l’Histoire médiévale ou presque : Troisième croisade, le retour du roi.

De la troisième croisade : le retour de Philippe-Auguste II (1191)

Arrivé sur place en avril 1191, départ en juillet 1191, l’Histoire dit que c’est pour des raisons politiques que Philippe auguste II rentra alors en France, après trois mois de campagne.

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L_lettrine_moyen_age_passiones gens nous disent souvent, « Mais comment faîtes-vous pour obtenir des informations aussi précises quand nous, historiens, philosophes et érudits ne sommes jamais parvenus à les trouver durant de longues heures passées en bibliothèque et en recherche? Et nous leur répondons souvent, en un mot et en toute modestie : « le talent peut-être? »

Mais je plaisante, il n’y a pas que cela même si cela compte, bien sûr, énormément. Il y a encore et c’est sans doute une des grandes clés, les longues heures passées, les sacrifices, le patient et laborieux travail de terrain à interroger sans relâche nos sources, à construire avec elles une véritable confiance,  au jour le jour. Nous en parlions déjà à l’occasion de cet article sur les échanges de Saint Louis et de Jean de Joinville. Cette fois-ci, il n’est pas question de primeur comme alors, mais d’une voisine de palier, dont l’un des ancêtres fut, finit-elle par nous apprendre devant notre insistance, valet de pied du roi de France, à l’époque qui nous interesse. Après nous avoir révélé le  contenu de l’échange entre les deux rois (d’une voix monocorde qui humour_medieval_troisieme_croisade_retour_du_roitrahissait bien l’émotion rentrée que suscitait chez elle l’évocation), elle nous a encore gratifié de précieuses confidences sur cet incroyable aïeul qui tutoyait les grands et vivaient dans leur ombre –  et qui aurait été, lui-même et en personne!, responsable de planter la tente du roi de France en campagne, durant cette croisade:

« – Personne d’autre ne pouvait toucher au matériel et, croyez-moi, avec lui, ça filait droit. On risquait pas de paumer les piquets ou d’oublier le maillet. En plus, les piquets i z’étaient en bois à l’époque et c’était autre chose à planter que les p’tits machins en fer tout prêts qu’i vendent chez Décathlon de nos jours. Mais bon m’sieur Fred vous êtes bien mignon, bien gentil et à l’évidence vous avez du temps libre, mais moi pas. J’ai mon ménage qui m’attend alors, si vous pouviez décarrer…« 

Et c’est ce moment magique où tout a été dit, la vérité historique s’est déjà livrée belle et entière, dans son écrin et il faut alors savoir se retirer sur la pointe des pieds, ce que nous fîmes.

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Votre dévoué serviteur.
Frédéric EFFE

pour moyenagepassion.com
« A la découverte du monde médiéval sous toutes formes »

NB : il nous reste, bien entendu, à vérifier quelques menus détails sur toute l’affaire (notamment sur les piquets d’époque), mais globalement, au vue de la suite des événements entre le roi de France et le roi d’Angleterre, nous dirons pour l’instant et confiant de nos sources, que cet échange reste dans l’ordre des possibles. Dans le futur, il n’est, toutefois, pas impossible que nous ayons à recroiser l’information avec celle d’une nouvelle source, assez prometteuse, il faut bien l’avouer. L’homme vend, en effet, de la viande assez épicée, à deux rues de là, qu’il cuit d’une drôle de façon en la faisant tourner sur un pique de fer, avant de la mettre dans de petits pains très savoureux. Il y a même tout un tas de choix de sauces mais, bref, restons sur notre sujet. Il nous affirme, quant à lui, qu’un de ses aïeuls était espion pour le compte de Saladin mais refuse, pour l’instant, d’en dire plus. Il ne nous parlera, dit-il, que quand nous aurons accumulé dix sceaux sur un petit bout de carton qu’il nous a donné et qui comporte, de fait, dix petits emplacements, Pour chaque petit pain acheté, il nous gratifiera de la marque de son sceau et quand tous les petits emplacements seront ainsi scellés, il nous affirme qu’il nous confiera tout ce qu’il sait de cette affaire. Il s’y est fermement engagé et il semble de confiance, nous restons donc optimistes. Jusque là, par contre, il faudra, hélas, que l’Histoire patiente.

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