Saint Louis, citations oubliées voir même peut-être occultées. Humour

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« Un conseil, quand même, de temps en temps, sortez un peu le nez de vos notes, mon petit vieux, il y a une vie après le parchemin. »
Le Roi Saint Louis à Jean de Joinville, XIIIe siècle (forcément)

Une Chronique de
Gonthier Bernoix de la Tanche

O_lettrine_moyen_age_passionui! Nous revoilà, mes amis, insatiable et sans peur, à la poursuite effrénée de la vérité historique mais pas celle souffreteuse et convenue,  des mensonges des livres et des prétendus spécialistes, oh non! Nous, la vérité historique qui nous intéresse, c’est la seule, la vraie, l’unique, celle qui se livre sans imposture, là où on l’attend le moins, de la bouche même de ceux qui s’en souviennent encore: les anonymes, les gens du simple dont les ancêtres l’ont surprise à l’époque des faits, au détour d’un couloir ou d’une rue et l’ont transmise à leurs descendants, à travers les âges et les générations, chronique_humour_histoire_medieval_absurde_non-senseavec amour et fièvre, pour qu’un jour elle puisse éclater au grand jour; et c’est là  que nous nous efforçons toujours de la débusquer.

Je sais… On va encore me dire que Jehan de Joinville n’a écrit ses chroniques de Saint-Louis, qu’après les faits et que du vivant de Louis IX, il n’était pas en train de « gratouiller » en permanence avec sa plume. On ajoutera même sûrement, avec un sourire en coin et visiblement fort content de son petit effet, que si le portrait le plus connu de lui, le représente écrivant, cette peinture ne date que de quelques siècles après et a été faite en tribut à l’ensemble des chroniques de l’homme et non pas parce qu’il aurait passé sa vie, une plume à la main. Et bien parlez, parlez toujours, messieurs les érudits et autres olibrius à la longue barbe et à la courte vue, rien ne saurait nous faire flancher car nous portons en nous la certitude immuable de nos affirmations et la confiance aveugle dans la fiabilité de nos dires, quand vous n’avez, vous, qu’un tissu maigrelet de vagues présomptions.

Les chemins de la vérité, la vraie, la seule

F_lettrine_moyen_age_passion-copiaini le didacte des experts beaux parleurs, réfugiés derrière les pages décaties des vieux codex et autres parchemins mités! Exit les gnagnagnis gnagnagnas, les messieurs « je sais tout mieux que tout le monde et je vous en rabats »! Au placard, tous les boniments et toutes les salades dont on nous a abreuvé! Et croyez-moi, Dieu sait si ce n’est pas évident de s’abreuver avec de la salade (bon, à la rigueur en la passant au mixeur avec un verre d’eau, mais, de toute façon, là n’est pas le sujet. Je vous en supplie à genoux! Ne commençons pas à nous disperser).

Oui, vous, mes chers compagnons en vérité, mes frères, cousins, cousines, vous le savez, depuis que votre serviteur (j’ai nommé moi-même), l’unique, l’opiniâtre, le flamboyant, Gonthier Bernoix de la Tanche est là, les institutions ne font plus que trembler; elles frémissent, elles chavirent, elles chaloupent, et pour tout dire elles frétillent moins de l’arrière train tant elles ne savent gonthier_bernoix_tanche_humour_medieval_chroniques_saint_louis_de_joinvilleplus comment faire face aux coups de béliers incessants que nos chroniques n’en finissent pas d’asséner sur les vieilles portes usées de leur pouvoir passéiste et dépassé (et vous pouvez vérifier, même si ça y ressemble étrangement, cela n’a rien d’un pléonasme).

Oui, mes fidèles amis, mes inconditionnels soutiens! Elles savent désormais qu’il leur faut compter avec nous et se tiennent, tapies, dans l’angoisse de la prochaine révélation historique que, nous seuls, pourrons exhumer du terreau fertile  de la mémoire des petites gens, de ceux de l’ombre, qui sont là partout, autour de nous et qui l’ont gardé en eux comme un trésor et l’ont relayé à travers les siècles, un peu comme la flamme olympique ou même le jeu de la patate chaude, sauf qu’il ne s’agit pas d’une patate chaude, vous l’avez compris bien sûr. Déjà bon, sous Louis IX la patate, si vous voulez, ce n’est tristement pas d’époque. En fait, je disais ça pour prendre une image… Bon, du coup, c’est vrai, je vous le concède, j’aurais sans doute pu en prendre une autre, ce n’est pas ce qui manque, mais on ne va pas, non plus, en faire une raclette. Avançons plutôt!  Je pense que vous avez saisi le fond, c’est ce qui compte le plus. (Qui a dit « la raclette fond sur la patate »? Sortez!)

Le camouflet fondateur

C_lettrine_moyen_age_passionertes,  notre thèse d’état ne fut point accueillie favorablement par les maîtres qui nous mentent et le corporatisme de leurs institutions, mais comment pouvait-il en être autrement? La remise en cause était bien trop forte et la prise de conscience trop cinglante. Comment auraient-ils pu l’accepter, eux les chercheurs de laboratoire, les « addicts » des livres tamponnés qu’on doit ramener sous quinzaine de crainte de recevoir une pénalité de deux jours sans prêt (Holala! La catastrophe…)? Mais encore les autres, les champions toute catégorie du carbone 14 (ou 15?, je sais plus, enfin bref), tous ces archéologues à la petite cuillère farfouilleuse et tenace, comment auraient-ils pu admettre que les réponses qu’ils avaient convoité depuis tant d’années se trouvaient là, à portée de main, pour peu qu’on les cherche au bon endroit. Ah ça! Quand il s’agit de  lâcher les études confortables et chauffées pour mouiller un peu le maillot, on fait tout de suite moins les fiers! Méritions-nous pour autant,  de la part de « l’establishment » et de ses sbires, tandis que nous tentions modestement de conduire nos études, les appellations successives de « farfelu », « fumiste », « chronique_histoire_medievale_humour_non-sense_saint-louis_de_joinvilleplaisantin », ou même encore, pis, de « crétin irrécupérable »? Non point! Je passe encore sur cette petite phrase assassine de la bouche même du directeur de l’institut d’Histoire de la Sorbonne qui en dit long sur le désarroi et la colère dans laquelle les avaient rendu mes imparables conclusions. Je le cite ici:

« Toute cette navrante histoire ne remet qu’une seule chose en cause: les failles des circuits administratifs sur les dépôts de dossiers, autant que la faiblesse des règles de sécurité de notre établissement. Ces deux facteurs réunis ont seuls permis, hélas, à cet abruti congénital et ce demi-débile probablement sous l’emprise des psychotropes, de déposer sur la table de nos plus brillants professeurs, (et pire encore de parvenir à réussir à leur faire lire, leur faisant, ainsi, perdre  un temps précieux!) cet indigne « torchon » que l’intéressé a eu l’outrecuidance d’affubler du nom de thèse et qu’il aurait mieux fait de présenter sur papier rose et en rouleau pour nous en faciliter l’usage. »

A_lettrine_moyen_age_passionh le cuistre! Comprenez-vous désormais mieux, mes amis, à quel point nos vérités dérangent? Que leur restait-il d’autre, une fois giflés par l’aveu d’échec de leur prétendue science, que le refuge du silence; ce lieux muet où, médusés par la révélation de nos découvertes, les mots ne veulent soudain plus sortir, ce lieu encore, où ne règne plus que le monde des émotions régressives et de la colère: « pipi, caca, cucul ». Ah! Si je n’avais moi-même quelques notions avancées de psychologie, je dois dire que j’aurais pu, à mon tour, y céder, mais la noblesse de mon lignage m’a très fort heureusement éduquer à ne pas y répondre. On ne mange pas de ce pain là chez les de la Tanche! En vérité, ce camouflet m’a même fait honneur et n’a fait que me conforter dans mon approche. Au fond, si je n’avais pas touché du doigt un point aussi sensible, je m’en serais tiré, comme tant d’autres, avec une simple mention chronique_humour_absurde_non_sens_histoire_medieval_sorbonne_gonthier_bernoix_de_la_tanchepassable, et on ne m’aurait pas fait jeter de manière si peu courtoise sur les marches de l’établissement, comme on le fit alors. Mon dos, Ah! Mon cher dos, tu t’en souviens encore! Mais qu’à cela ne tienne, nous avons compris alors depuis que notre chemin ne pouvait être que solitaire; il nous faudrait l’arpenter en compagnie de la seule vérité, portant sur nos épaules, le poids écrasant de notre découverte.

L’importance d’avoir de bonnes jambes

C_lettrine_moyen_age_passionroyez-vous que la voie fut pour autant facile? Non bien sûr, vous en doutez bien. Combien de temps nous fallut-il et nous faut-il encore passer pour que nos sources acceptent de nous livrer dans la confiance et trempées d’une émotion fébrile, la vérité? Combien de longues heures usées à les questionner sans relâche, flirtant parfois avec les limites de la bienséance, au risque de faire éclater celles de leur patience? Combien de coups reçus ou de fuites éperdues? Croyez-moi, il en faut du mollet pour faire un bon historien de terrain. Oui!, mesdames, messieurs, mes amis, mes frères, (et même le petit monsieur là-bas dans le fond qui me regarde de travers), la vérité est timide et fragile. Elle ne se livre pas aisément, oh non! Il y a encore, chez nombre de ceux qui la détiennent, la touchante pudeur de refuser d’admettre qu’ils en sont les dépositaires, comme s’ils savaient confusément jehan_de_joinville_chroniqueur_poete_ecrivain_historien_medievaleque les simples mots qu’ils nous livrent et qui ont traversé le temps recèlent en eux un terrible pouvoir, capable de faire trembler jusqu’aux fondements même de notre vision du monde.

Et aujourd’hui encore, c’est cette même vérité qui triomphe à nouveau car nous le crions haut et fort, nous le savons, nous l’affirmons, nous en avons les preuves! Oui, Jehan De Joinville! Monsieur le « je fais rien qu’à passer mon temps dans les jupons du roi », tu as travesti la vérité, fusse par omission, et travestir par omission c’est très très grave, et pas seulement grammaticalement, car tu n’as jamais rapporté cette grande phrase du Roi Saint-Louis et tu voulais que l’histoire nous en prive, mais te voilà défait Mossieur le Senéchal, puisque nous la dévoilons au monde dans toute sa lumière. Il est temps que les masques tombent!

La révélation de Saint Louis occultée
par De Joinville, les preuves accablantes

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Q_lettrine_moyen_age_passionue l’on sache tout de même que pour révéler au grand jour cette vérité proprement scandaleuse qui risque d’en déranger plus d’un,  il aura fallu que nous interrogions, sans relâche, notre contact pour qu’enfin il nous confesse ce qu’il savait depuis si longtemps et gardait bien caché, de crainte, sans doute, de le révéler à quelqu’un qui n’en soit pas digne. Et c’est tout à ton honneur aujourd’hui,  Jean-Emile Pichon, chauffeur de bus de la ligne 22 que nous empruntons tous les matins,  que nous élevons cette tribune à la vérité historique. Sache, mon cher Jean-Emile, que ce secret, qu’exténué et les nerfs à vif, vaincu par plus de deux ans d’insistance, tu as concédé à nous révéler, avec nous, ne sera pas trahi. Il sera sublimé, élevé, il ira rejoindre les étoiles de la vérité et brillera, à tout jamais, dans le ciel de la connaissance. Et nous restituons ici tes mots, sans leur ajouter une virgule, pour que l’Histoire les contemple, que tous en soient témoins et que la vérité éclate enfin:

« Ok, ça va, ça va, il a gagné, allons-y, puisqu’il y insiste… Vous l’aurez pas volé celle-là par contre… Bon… Quand j’étais moutard, y avait un grand oncle dans la famille. On l’appelait Jeannot l’enfume. J’ai jamais compris pourquoi on l’appelait comme ça mais, à table, quand i causait personne le calculait et comme i s’arrêtait jamais de causer, forcément, personne le calculait jamais. Mais bon, moi je l’aimais bien Jeannot. Il arrêtait pas de faire des grimaces et i me racontait des blagues du genre « tire sur mon petit doigt » et i lâchait des caisses si jamais on tirait dessus. Ca me faisait bien rire même si je trouvais ça un peu lourd des fois, à force. Un jour, il m’a tendu le petit doigt et j’ai fait comme les autres, j’ai tourné la tête et j’ai arrêté de l’écouter. Bon déjà on était à bus_22_chronique_humour_medieval_histoire_non-sense_absurdetable mais, surtout, on change en grandissant. C’est triste mais c’est comme ça. On devient sérieux quoi… En même temps, au bout de deux mille sept cent fois, le coup de « tire sur mon p’tit doigt », ça finit forcément par saouler. S’il avait eu un peu de blair, il aurait freiné avant, mais bon il était pas du genre à freiner, tonton Jeannot, plutôt l’inverse. Bref… Donc, lui, i m’a raconté un jour quand j’étais minot comme quoiqu’il y avait eu un Pichon célèbre dans la famille. Enfin Célèbre, pas non plus une vedette comme Rita Zaraï ou Gino Eglisias attention!, mais bon. Adrien qu’i s’appelait. C’était un cuistot, enfin un genre d’apprenti plutôt à l’époque. Bon bin i paraîtrait que quand il était mioche il avait turbiné pour les cuisines du roi là, comment que vous dites déjà? Oui voilà Louis IX, ça doit être ça… Il était rentré par piston grâce à une cousine, courtisane qu’elle était, enfin un genre de pute quoi. Bon bref… Donc le gamin pour en revenir, il marnait tous les jours en cuisine et puis le service terminé, c’est pas rare qu’i s’en jetait un p’tit avec les chefs cuistots après le nettoyage. Et bin c’est là, un jour, en rentrant un peu chaud chez lui, qu’i serait passé dans les couloirs du château où qu’elles étaient toutes les huiles là et qu’il aurait entendu comme quoi machin là, Louis truc, oui voilà, Louis IX, il aurait balancé à l’autre con, Dujoint c’est ça? Voilà, De Joinville, si c’est vous qui le dites, comme quoi bon fallait un peu qu’i se sorte les doigts du fondement et qu’i y avait un peu autre chose à gratter que l’parchemin dans la vie. »

« De Joinville, mon ptit vieux, il y a une vie après le parchemin »; les mots même de Louis IX, grand roi de France nous sont parvenus aujourd’hui grâce à toi, Jean-Emile. A l’évidence, ton ancêtre Adrien Pichon, dit Adrien le mirliton, n’était pas qu’un simple petit marmiton des cuisines de Saint Louis, ça non. Sous les dehors rustres et ingénus de l’apprenti-cuisinier, affecté, peut-être aux sauces et aux farces et qui devait aussi avoir connu les longues heures de plonge à se battre rageusement avec la graisse de porc ou d’oiehumour_monde_medieval_chronique_non-sens_saint-louis_jean_de_joinville_citations_oubliees, battait assurément le coeur d’un grand homme, un homme que l’Histoire avait choisi. Et ce jour là où, sans doute exténué par la charge, mais encore écrasé par ta propre destinée de petit Mirliton du roi, à la fin de ton service et à demi-ivre, tu surpris la conversation entre Louis IX et le mesquin petit De Joinville qui se garda bien d’en faire mention dans ses chroniques, oui, ce jour là, toi, Adrien Pichon, témoin de l’Histoire, tu avais dû savoir, confusément, qu’un lourd devoir de mémoire venait de t’être confié. Et ne cherchant pas à t’y soustraire, tu as fait front de manière admirable, en confiant précieusement les faits à tes descendants pour que la vérité ne nous soit jamais occultée.

Quant à toi Jean Emile, modeste chauffeur de bus de la ligne 22, lointain descendant de cet héroïque mirliton,  en nous reportant ces mots même de Saint Louis que, depuis plus de cinq cents ans, la lignée familiale avait su conserver, tu as su reconnaître en nous,  un humble serviteur de la vérité et nous nous en sentons aujourd’hui, tout à la fois, ému et honoré (même si tu as mis le temps). Ta révélation restera, à jamais, gravée dans notre mémoire et sache que par nous, ni par l’Histoire tu ne seras oublié, pas d’avantage que le seront  tes derniers mots :

« Voilà i sait tout, i va pouvoir me lâcher les crampons maint’nant, le pingouin là, parce qu’i’me déconcentre avec ses conneries et c’est encore un coup que j’mette le bus dans un mur… Alors si monsieur voulait bien se magner d’aller s’asseoir, et tout au fond même, de préférence… Par contre, une dernière chose pour que tout soit bien clair, j’veux plus l’entendre jacqueter pendant au moins deux ans sans quoi je ne répondrais plus de ma capacité à retenir les mandales. Il monte, il descend et entre les deux, il la moule »

Epilogue

H_lettrine_moyen_age_passioneureux de l’admirable découverte, mais aussi exténué par l’effort intellectuel qu’avait demandé l’entretien, j’allais m’installer à l’arrière du bus, un sourire contenu de victoire aux lèvres. Par la fenêtre, les gens vaquaient à leurs occupations. Combien d’entre eux portaient-ils, bien cachés dans leur mémoire, des vérités susceptibles de changer notre conception même de l’histoire? Combien? Repensant à Jean Emile et au grand cadeau qu’il m’avait fait,  je me sentais rempli d’une gratitude toute particulière. Pourtant, bien que j’avais acquiescé à sa requête et étais venu m’asseoir sagement comme il m’y avait enjoint, passager anonyme parmi les anonymes, je savais qu’il me faudrait, dans quelques temps, insister encore auprès de lui pour que nous reparlions d’Histoire. Je n’osais caresser l’espoir qu’au fil du temps, notre prometteuse amitié croissant, il me fournirait peut-être l’adresse de ce mystérieux et fascinant personnage: l’oncle Jeannot. Tant de questions me chronique_humour_histoire_medievale_saint_louisvenaient à l’esprit. Combien d’autres secrets couvait-il encore? Etait-il même encore vivant? Continuait-il à demander à tous de tirer sur son petit doigt? En tout état de cause, si Jean Emile ne me concédait plus d’informations concernant ce dernier, il faudrait absolument que nous reparlions de cette charmante cousine à laquelle il avait fait allusion. Il y avait là matière à vérité, j’en avais l’intuition.

Merci encore de votre grand soutien, cela compte beaucoup pour nous et surtout pour l’Histoire. Une belle journée à tous dans la grande lumière de la vérité, la vraie, la seule.

Gonthier Bernoix de la Tanche
Grand  pourfendeur d’idées reçues, héros solitaire, amant de la vérité et joueur occasionnel de criquet.

« Notre lignée s’enorgueillit d’avoir eu, il y a fort longtemps un manoir près d’un étang et nous portons, depuis, à tout jamais dans notre coeur, la grande noblesse de la tanche. »

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