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Kaamelott : en attendant le retour du roi Arthur de Bretagne (Alexandre Astier) au cinéma

Sujet : Kaamelott, légendes arthuriennes, roi Arthur, humour,  comédie, série télévisée culte,  détournement, humour médiéval, série télé
Période : moyen-âge central, haut moyen-âge pour la légende.
Auteur : Alexandre  Astier
Distribution :   CALT productions, M6
Média : épisode Kaamelott  inédit, page FB

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour faire suite à l’article précédent sur Kaamelott et pour faire patienter les amateurs du genre, en attendant le retour du roi Arthur  national, alias le très affûté et talentueux Alexandre Astier, nous  vous proposons  deux nouveautés sur le sujet.

Un page Facebook Autour de Kaamelott

facebook_page_kaamelott_creation_humour_detournement_alexandre_astierLa première nouveauté est une  page FaceBook autour de la série Kaamelott. Vous pourrez y retrouver des détournements graphiques, (affiches cinéma et autres) de l’humour et tout un tas d’autres créations  sur le thème de la  célèbre série télévisée. Elle ne contient aucun « repompage » intempestif, uniquement des créations nouvelles et exclusives.

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Un  nouvel épisode de Kaamelott
inspiré des personnages de la série

L_lettrine_moyen_age_passiona deuxième nouveauté est un autre  épisode  à la façon d’Alexandre Astier.  Il met cette fois en scène les deux enchanteurs du château : le célèbre  Merlin  (Jacques Chambon à l’écran) et le nettement moins célèbre Elias de Kelliwic’h (Bruno Fontaine), dit « le fourbe ». Ce dernier est, en effet, nouveau dans le corpus des légendes arthuriennes  et a été crée de toutes pièces par l’auteur de la série télévisée, sans doute pour venir soutenir la nullité affligeante de son Merlin qui est un contre-pied total de celui que nous vante en principe les légendes.

Une colère gratinée  avec Merlin  et Elias,  Enchanteurs de Kaamelott

elias_enchanteur_kaamelott_legendes_arthuriennes_alexandre_astier_serie_televisee_bruno_fontainePris dans une compétition totalement illégale, au grand désavantage de Merlin, les deux enchanteurs n’en finissent pas de se chamailler, donnant lieu à quelques épisodes originaux savoureux. En voici donc un qui nous donne l’occasion de retrouver un peu ces deux personnages de Kaamelott. Il est totalement inédit. Encore une fois, c’est une forme de clin d’oeil à l’auteur et aux fans de la série pour patienter un peu en attendant le retour du roi.

En espérant que tout cela vous plaise, nous vous souhaitons une excellente week end.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous  toutes ses formes.

Kaamelott : la bête du Gévaudan 2, un épisode inédit en hommage à la série culte d’Alexandre Astier

Sujet : Kaamelott, légendes arthuriennes, roi Arthur, pécores, Hervé de Rinel, Léodagan, Perceval,  bête du Gévaudan, humour, audio, inédit, comédie, hommage.
Période : moyen-âge central, haut moyen-âge pour la légende.
Auteur :  Votre  serviteur à la manière de l’auteur Alexandre Astier
Série télévisée culte, M6, Calt Production
Média : épisodes audio, chaîne youtube.

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour se  détendre ce week end, nous vous proposons un nouvel épisode « maison » (voix et script) de la série télévisée culte des légendes arthuriennes à la française :  Kaamelott. Il s’agit ici de la suite de la bête du Gévaudan dont nous avions publié le premier épisode, il y a quelque temps déjà (Visionnez le premier épisode ici).

Cette fois-ci, nous retrouvons nos preux chevaliers autour d’Arthur et à la table ronde. Parviendront-ils  à élucider le mystère de l’étrange animal qui rode dans les campagnes environnantes et autour des fermes des pécores  ?

kaamelott_episode_herve_de_rinel_inedit_tony_saba_bete_du_gevaudan_hommage_alexandre_astierDans les intervenants, il y a ici le Roi Arthur (Alexandre Astier), Léodagan (Lionnel Astier), Perceval (Franck Pitiot) et surtout le  grand Hervé de Rinel dont on peut déplorer les trop rares interventions dans la Série télévisée, tant il brille par son impressionnante nullité.  Incarné à l’écran  par Tony Saba, il faut vraiment faire ici  une mention particulière à cet acteur pour la touche hilarante qu’il a su donner à ce personnage rêveur et totalement décalé. Il n’a, en effet, que quelques rares répliques dans toutes les saisons et pourtant, il n’est guère de fans ou d’aficionados de Kaamelott qui ne les connaissent par coeur.  Ajoutons que le personnage de  Hervé de Rinel est un ajout d’Alexandre Astier au corpus des légendes arthuriennes. Avant lui, ce chevalier n’y figurait pas.

Pour revenir sur l’épisode du jour, on y retrouvera encore les deux paysans, alias « les pécores » Guethenoc  (Serge Papagalli) et Roparzh (Gilles Graveleau) pour une brève apparition.  Précisons, kaamelott_episode_hommage_inedit_bete_du_gevaudan_roi_arthur_alexandre_astiercomme c’est de rigueur, que ce petit exercice de style et d’écriture est en hommage à la série d’Alexandre Astier. C’est d’abord une façon de prolonger la compagnie  des personnages créés par lui, en attendant le premier opus du film Kaamelott au Cinéma, et en espérant que le plaisir soit partagé.

Pour le reste, l’oeuvre demeure bien évidemment l’entière propriété de son brillant auteur et vous pouvez trouver les six livres vidéos qui la compose  dans toute  bonne boutique de DVDs ou même à l’achat en ligne.

Kaamelott, épisode audio inédit
en hommage à la série d’Alexandre Astier

La bête du  Gévaudan 2:  le script

Une réunion se finit à la table ronde.

Arthur: Bon, on a fait le tour, donc on se revoit plus tard dans la semaine. Ah, non, mais attendez, maintenant que j’y pense. Il y a un truc dont j’voulais vous parler. Apparemment du côté des pécores y aurait un genre de bête bizarre qui tournent autour de leurs baraques et d’leur vaches. Ça vous dit rien?

(réponses diffuses) Non Non Non

Léodagan :  Non moi non plus mais y a eu des dégâts?

Arthur : Pour l’instant non, mais bon vu la description qu’ils en font, ça pourrait bien finir par arriver.

Hervé de Rinel : Heu j’peux prendre la parole?

Arthur : Heu oui allez y Hervé. Juste une chose. Vous êtes bien certain que ça va avoir un rapport avec le sujet?

Hervé de Rinel : Heu Normalement oui. Enfin j’crois…

Arthur : Bon bin allez y. (je me méfie quand même un peu, je ne vous le cache pas)

Hervé de Rinel : Non mais j’y suis tout le temps là bas, moi, je n’ai rien d’vu bizarre.

Arthur : Comment ça vous y êtes tout le temps. qu’est ce que vous fichez la bas? Vous avez rien de mieux à foutre?

Hervé de Rinel : Bin c’est rapport à ce qu’on s’était dit sur l’espionnage.

Arthur : De quoi? Non mais ça s’était y a 6 mois au moins ça. Ça fait longtemps que c’est plié.

Hervé de Rinel : Ah ça chais pas, à moi personne m’a rien dit. A moins que je me souvienne pas.

Générique

Arthur : NON MAIS C’EST PAS VRAI! CA NE FAIT PAS SIX MOIS QUE VOUS TRAÎNEZ VOTRE CUL DANS LES CAMPAGNES A ESPIONNER LES PÉCORES, SI?

Léodagan : Sans compter qu’s’ils le voient ça va encore nous les mettre de travers les bouseux.

Hervé de Rinel : Non mais ça, ça craint rien par contre.

Arthur : Comment ça ça craint rien? Avec le boucan que vous devez faire avec votre armure, vous risquez pas de passer inaperçu..

Hervé de Rinel : Non mais c’est impossible qu’ils me repèrent, j’y vais camouflé en fait.

Arthur : Camouflé, mais comment ça?

Hervé de Rinel : Je me déguise en renard.

Arthur : En quoi? Vous???? En renard?

Léodagan : Dites voir Vous en avez déjà vu beaucoup des renards vous ? Non parce que niveau gabarit, vous êtes largement plus proche du blaireau…

Hervé de Rinel : Bin ouais c’est bien le truc un peu rouge avec des cornes et qui poussent des cris? C’est pas ça? Bon, c’est ma femme qui m’a fait le costume, . elle s’y connait mieux que moi en animaux. Bin j’l’ai là, justement, j’en viens.

Arthur : Faites voir. Mais qu’est-ce que c’est que cette M….? C’est pas une peau de renard, ça, En plus, la vache qu’est que ça pue ce truc! Non mais c’est un genre de peau de bouc avec une queue de renard cousu au niveau du fion. Regardez-moi ça, c’est limite monstrueux!

Perceval  : Ah mais c’est pour ça,  ça fait des mois que ça pue pendant les réunions. J’ai rien dit je pensais que c’était Karadoc mais ça doit être  l’explication…

Arthur: Non mais, regardez ça, y a même une peau de furet crevé cousu sur un  bras. On s’demande c’que ça vient foutre là… Dites donc votre femme, elle est au moins aussi douée en connaissance animalière qu’en couture .

Hervé de Rinel : Oui, on fait une bonne équipe. Elle c’est plus le côté manuel.

Arthur : Et vous c’est la tête donc? P… la vache…

Léodagan : Moi, c’qui m’échappe c’est qu’ils ne se soient pas plaints avant les pécores.

Hervé de Rinel : Non mais là j’ai changé en fait. Avant elle m’avait fait un costume de pigeon mais j’en avais marre d’être toujours perché dans le même arbre. En plus il était un peu loin des habitations, j’entendais rien.

Arthur : P… Bon.. Pfffff, alors Hervé vous écoutez bien là?

Hervé de Rinel : heu ouais…

Arthur : Alors à partir de maintenant, la mission d’espionnage est finie d’accord ? Allez y, répétez.

Hervé de Rinel : Heu ouais…

Arthur : Non, mais répétez !

Hervé de Rinel : Heu la mission d’espionnage est finie

Arthur : Voilà très bien  ET, attention, c’est important, vous arrêtez de roder autour des pécores avec ou sans costume! Terminé ! Ah et autre chose, ce truc immonde, vous m’le cramez, j’veux plus en entendre parler.

Hervé de Rinel : Vous êtes sûr? C’est dommage, Ma femme avait commencé à me faire un camouflage de truite.

Arthur : De? Truite   ?????

Hervé de Rinel : Bin oui y a un ruisseau qui passe pas loin.

Arthur : oh p… Non mais vous arrêtez tout c’qu’est costume à l’extérieur. POINT! ça suffit! VOUS CRAMEZ TOUT CE MERDIER, LE BOUC, LE PIGEON ET TOUTE LA MÉNAGERIE. Après si chez vous en soirée, bref vous faites c’que vous voulez, j’veux surtout pas l’savoir.

Hervé de Rinel : Mais du coup quand est ce que j’vous fais mon rapport de mission?

Arthur : Votre?

Hervé de Rinel : Bin, j’y ai passé du temps quand même…

Arthur : Ah oui exact. pfff… Bon, grouillez vous! Allez-y…

Hervé de Rinel : Voila, j’ai remarqué que depuis quelques temps ils n’arrêtent pas de planter des piquets. Je ne sais pas ce qu’ils font mais ça parait bizarre.

Arthur : Ah ok d’accord, non  non mais ça c’est bon on sait du coup.

Hervé de Rinel : Ah bon? Mais ça sert à quoi?

Arthur : Bin à mon avis, ça sert à attraper les gros cons déguisés en machins improbables et qui s’ prennent pour des renards…

Noir

Guethenoc : Alors, Sire rapport à notre problème vous avez des nouvelles?

Arthur : Non mais ça craint plus rien ça, c’est bon. c’est réglé

Roparzh : Comment ça c’est réglé? Mais c’tait quoi alors cette saloperie?

Arthur : Non mais rien. Alors si quand même par contre, parce qu’on sait jamais si vous voyez encore un truc dans le même style, roder par là-bas, sur la terre, dans un arbre ou tiens dans l’eau même, on sait pas, quelque soit la forme que ça a, vous y mettez un bon coup de fourche dans le fion.

Guethenoc : Ah non mais ça, avec nous, y a pas de problème. Par contre j’aime mieux vous l’dire si on a l’temps d’viser on choisira plutôt la tête.

En vous souhaitant une excellente journée!

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.

Kaamelott : les pécores et la bête du Gévaudan 1, un épisode inédit en hommage à la série Culte

Sujet : Kaamelott, légendes arthuriennes, roi Arthur, pécores, Guethenoc, Roparzh,  bête du Gévaudan, humour, non sens, , audio, inédit, comédie, hommage.
Période : moyen-âge central, haut moyen-âge pour la légende.
Auteur :  Votre  serviteur à la manière de l’auteur Alexandre Astier
Série télévisée culte, M6, Calt Production
Média : épisodes audio, chaîne youtube

Bonjour à tous,

N_lettrine_moyen_age_passionous en  avions déjà posté deux ici et en voici un nouveau.  Il s’agit donc d’épisodes inédits et d’un travail d’écriture et audio autour de la série télévisée culte Kaamelott et « à la manière » d’Alexandre Astier.

Cette fois-ci, l’histoire est en deux parties et il s’agit là du première épisode. Il met en scène les deux paysans  principaux de la série. Roparzh (Gilles Graveleau à l’écran) et Guethenoc (Serge Papagalli), ainsi que le Roi Arthur (Alexandre Astier ).

Dans Kaamelott, les deux  « pécores », comme les appelle le Roi Arthur, n’ont de cesse de se  battre et de se chamailler pour un oui ou pour un non. Ils ont tous les deux, bien sûr, de forts accents l’un, Guethenoc est sans doute plus  dauphinois et drômois (Serge Papagalli), l’autre, Roparzh, tire un peu plus du côté de l’Isère, de Grenoble, avec peut-être même une  légère pointe de savoyard dedans (Gilles Graveleau). Comme pour les épisodes précédents, l’audio est accéléré au niveau du traitement, comme  d’autres séries audio du type de celles que  François Pérusse faisait à la radio, il y a quelques années, ou encore du Donjon de Naheulbeuk.

Pour ceux d’entre vous qui relèveront d’emblée l’anachronisme du titre de cet épisode – cette affaire de la bête du Gévaudan, datant  du XVIIIe siècle (1764) – , je précise que  c’est un  clin d’oeil à l’auteur Alexandre Astier. Une partie de sa famille est en effet originaire de l’endroit et il   s’est dit, à plusieurs reprises, particulièrement intéressé sur le sujet. Il projette  même  d’écrire sur la question  (peut-être un long métrage ?) à un moment donné et dans le futur.

Kaamelott, épisode audio inédit
en hommage à la série d’Alexandre Astier

Les légendes arthuriennes au service d’une comédie & un humour résolument modernes

E_lettrine_moyen_age_passionncore une fois, dans la série originale Kaamelott, il s’agit d’humour à propos du moyen-âge, et même plutôt d’humour tout court mais pas du tout d’humour médiéval. L’ambition n’est pas là et l’écriture, au contraire, est résolument moderne. Si le moyen-âge ne s’y réduit pas non plus qu’à une toile de fond, il n’est pas question d’avantage de coller totalement aux valeurs de la chevalerie médiévale ou de les encenser, pas plus que de suivre le fil des versions très chrétiennes du Graal d’un Chrétien de Troyes ou d’autres auteurs de la période  médiévale. Nous sommes ici plutôt dans le mythe de « l’anti-héros ». Si les marques et les temps forts de la légende sont respectés (bien que l’auteur ne s’interdise pas certaines libertés), la série se présente avant tout comme un contre-pied humoristique.

L’auteur, Alexandre Astier se joue, dans une dérision constante, d’abord et avant tout de la nature humaine, de ses travers et de ses facéties. Au final, le Roi Arthur de Kaamelott qu’il campe à l’écran, a plus de maille à partir avec la stupidité incommensurable de ceux qui l’entourent qu’avec des intrigues touchant la quête véritable du Graal. Nous sommes ici résolument dans la « comédie » moderne, assumée  et définie au sens large puisqu’elle  ne s’enferme pas  dans le genre du « faire rire » à tout prix.

Pour analyser plus finement les relations entre le moyen-âge littéraire historique des légendes Arthuriennes et le moyen-âge restitué dans sa modernité « Kaamelottienne » (passez-moi le néologisme), il faudra sans doute attendre les minutes de colloque de l’université de la Sorbonne sur la question, en espérant qu’elles soient publiées pour ceux qui ne peuvent s’y rendre, ou même, un peu plus tard dans le temps, la thèse de Florian Besson sur la question.  Mais tout cela nous sort un peu de notre sujet du jour,  alors en attendant voici le script de  nos âneries  « à la manière » d’Alexandre Astier.

La bête du  Gévaudan 1 :  le script

(ambiance exterieur, bruit de piquet)

Extérieur, campagne, Guethenoc et Roparzh sont affairés ensemble à bricoler vaguement une clôture.

Guethenoc: Nom d gu, mais faites un peu attention à c’que vous faites, vous voyez bien que vous y plantez tout de traviole là.

Roparzh : Ah vouais. Tout à l’heure quand vous prendrez ma main dans votre tronche, vous m’direz si vous la trouverez assez droite pour vous ou si ça vous fait des problèmes d’angles !

Guethenoc: Non mais avec vous c’est simple on peut jamais rien vous dire…

Roparzh : Vouais bin d’toute façon, c’est pas de le savoir qui vous empéche d’l’ouvrir !

Guethenoc: Non, mais donnez moi cette masse, tiens ! j’vais le faire, là de voir ces piquets tout tordus comme ça, ça m’fait mal au coeur ! De toute façon, tout ce que vous faites, vous l’faites toujours tout de traviole…

Roparzh : Bin, tiens, faites moi plaisir ! V’nez la chercher la masse, que j’vous la mette directement dans la gueule !

Générique.

I se battent en silence.   Arthur arrive

Arthur : QU’EST CE QUE VOUS FOUTEZ LA ENCORE LES DEUX? ENCORE EN TRAIN DE VOUS TAPER DESSUS ?

Guethenoc: Ah sire, bonjour, non mais rien ça va. On essaye d’écouter vos conseils, on travaille un peu en équipe.

Roparzh : oui voila. tout à fait!, en équipe. Un qui bosse et un gros con de moustachu qui veut pas lui lâcher le fond de culotte!

Arthur : Non mais effectivement, on la sent bien la fine équipe là…

Guethenoc : Non mais on fait une clôture pour protéger nos bêtes. Justement vous tombez bien.Sire, on voulait pas venir vous déranger avec ça mais maintenant qu’vous êtes là.

Arthur :Tiens c’est nouveau ça… Normalement vous n’êtes pas trop du genre à vous embarrasser de ça. Bon alors, il se passe quoi?

Roparzh : Bin, dison s que depuis quelques temps on a repéré une bête bizarre qui tourne autour d’nos maisons et d’nos bêtes. D’la vraie saloperie !

Arthur : Tiens donc et elle ressemble a quoi cette bête?

Roparzh ; non mais ça on y jamais trop vu par ici ça, Sire. C’est un genre d’machin tout moisi… ça marche a moitié a quatre pattes avec des genre de cornes et pis des poils tout dégueulasses.

Guethenoc : Voui voila c’est ça, c’est comme i dit. Et pis ça fait des drôles de bruits comme des genres de grognements aigus, un peu ent’ la poule et le cochon, voyez. D’la vraie salop’rie.

Arthur : Bin dites donc, c’est bizarre en effet mais elle s’en est pris à vos bêtes?

Roparzh : Non à ce jour les seuls qu’on crevé, chez moi c’est de mort naturelle. Et puis chez lui comme d’habitude, à force de patauger dans la merde ses pauv’ bêtes elles sont à moitié dépressives et elles claquent toute seules. Y a même des poules qui se suicident chez lui!  J’y avais jamais vu avant ça, moi!

Guethenoc : Dites ? Et mon pied dans votre cul vous l’avez déjà vu ?

Roparzh : Allez y j’vous attends, par contre c’te fois ci ,ça sera pas la peine de gueuler j’vais vous dératiser, mais dans votre totalité !

Arthur : STOP! NE RECOMMENCEZ PAS ! Bon bin j’vais voir c’que j’peux faire et on s’en reparle. Allez j’m casse. J’vous assez vu…

NOIR

Guethenoc : bon, alors on en était ou?

Roparzh : Ah bin bougez pas, j’vous faire un petit résumé. On en était à peu prés la.

Bruit  de coups

Guethenoc :  Aie! … Bon dieu, prévenez sa famille, y a d’la veillée funèbre dans l’air!

Générique

En vous souhaitant une belle journée!

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.

Hommage Kaamelott : Perceval et la potion d’intelligibilité

kaamelott_alexandre_astier_legende_medievale_roi_arthur_moyen_age_passionSujet:  Kaamelott, roi Arthur, Perceval, Merlin, enchanteur, potion, Angharad, Bohort, Intelligibilité, légendes arthuriennes, Graal,  humour, humour médiéval, hommage, fan.
Auteur:  Alexandre Astier
Période: haut moyen-âge, moyen-âge central
Série culte : Kaamelott, M6, Calt production
Média : lecture audio, épisode hommage

Bonjour à tous,

J_lettrine_moyen_age_passione vous propose aujourd’hui un autre script et épisode   maison de notre petite série audio Kaameloot en accéléré. Il s’agit, en réalité, de nouveaux épisodes « inédits » mettant en scène les personnages de l’excellente oeuvre télévisuelle  d’Alexandre Astier. C’est un clin d’oeil en somme à cet univers pour ceux qui l’ont aimé avec l’idée d’y passer perceval_kaamelott_alexandre_astier_legendes_arthuriennes_medievalquelques minutes de plus en attendant le premier opus du long métrage  d’Alexandre Astier au Cinéma. Si ces petits épisodes sans prétention devaient se situer dans le temps, pour ceux qui connaissent bien la série, nous nous situons plutôt avant le livre III. Lancelot n’a pas encore commencé à courtiser ouvertement  Guenièvre, le seul enjeu véritable reste la découverte du Graal  et il y  règne une sorte d’insouciance qui permet de donner libre cours au non sens et à une certaine légèreté.

Encore une fois,  c’est un hommage, donc il faut plutôt y voir l’élan et ne pas rechercher à tout prix la fidélité des voix. Comme  je leur mets un sacré coup de speed  en plus, les différences sont un peu lissées en sortie. Pour le reste, la série originale co-produite par  Calt Production et Alexandre Astier et diffusée  sur M6, il y a quelques Merlin_enchanteur_kaamelott_serie_culte_roi_arthur_moyen-age_passiontemps déjà est disponible en  coffret DVDs et je sais que je me répète mais il est toujours temps de l’acquérir et de la découvrir si vous ne l’avez pas encore fait!  Ca vaut son pesant de cacahuètes.

Notre épisode du jour met en scène Merlin l’enchanteur (Jacques Chambon à l’écran), Perceval (Franck Pitiot), Angharad (Vanessa Guedj), Bohort (Nicolas Gabion) et Arthur (Alexandre Astier).

Kaamelott hommage, épisode audio

Perceval et  la Potion d’intelligibilité :
le script

Merlin est dans son laboratoire quand Perceval se présente à l’entrée:

Merlin :Tiens Seigneur Perceval, qu’est ce que vous faites là? Vous êtes pas avec votre ami Karadoc?

Perceval: Non mais il est pas là. Il est allé chez les pégus pour acheter du jambon…

Merlin : Ah? Et vous aimez pas ça, vous?

Perceval : Si mais j’voulais vous parler d’un truc.

Merlin :J’VOUS PREVIENS SI C’EST POUR D’LA MAGIE, VOUS ALLEZ ENCORE ME METTRE DE TRAVERS!

Perceval : Bin si c’était pour traire une vache je serais pas venu vous voir vous…

Merlin :Ah bin alors là vous avez tort parce que justement ça j’m’en sors drôlement bien, ça et les chèvres figurez vous.

Perceval : Non mais allez…

Merlin:Bon qu’est ce que c’est qui vous faut alors?

Perceval : Bin c’est Angharad. A chaque fois qu’elle me parle j’bite rien a c’qu’elle me dit du coup, c’qui m’faudrait c’est une potion que quand j’la prends je puisse la comprendre quoi…

Merlin :Vous préférez pas plutôt lui dire qu’vous bitez rien à c’qu’elle vous dit?

Perceval : Vous voulez que j’passe pour un con?

Merlin :Bin faut reconnaître que c’est le risque mais au moins après elle fera peut-être un peu gaffe à son vocabulaire.

Perceval : A son quoi?

Merlin:A c’qu’elle dit je voulais dire. L’autre truc ce serait que j’vous file une potion pour la mettre au niveau elle.

Perceval : Ah ? Heu ça change quoi?

Merlin :Bin niveau magie, c’est plus simple dans ce sens là. S’il existait une potion pour augmenter l’intelligence ça fait bien longtemps que j’m’en serais fait un stock, vous vous doutez bien. Le seul truc c’est qu’il va falloir lui faire prendre.

Perceval : Non mais c’est bon, ça. J’vais m’démerder.

(Générique)

Merlin : Tiens voilà c’est prêt. Attention par contre j’ai peut-être un peu forcé mais comme ça on est sûr.

Perceval : Ça va marcher vous croyez?

Merlin : Heu oui plutôt. Disons que là elle va être un peu au dessus du poisson blanc en terme d’intelligence. Mettez en qu’un infime pourcentage ça devrait suffire

Perceval : Ouais, c’est pas faux!

Merlin : Bon bin bon courage alors…

Perceval : Allez merci!

Dans les cuisines. Perceval verse du vin dans deux coupes et prend garde de verser le fiole de merlin dans l’une par contre comme il n’a rien bité il met toute la fiole.

Angharad: Comme je vous le disais mon cher ami, notre transport ne saurait perdurer si de votre côté, vous ne preniez pas un peu les devants.

Perceval : Ouais… Vous voulez pas plutôt boire un peu de vin là?

Angharad: Si plus tard… Car en l’absence de signe ostentatoire de votre élan pour moi…

Perceval : La vache… Vous z’êtes en forme aujourd’hui vous…

Angharad : Aussi sans vous offusquer ne croyez vous pas qu’il serait relevant de pouvoir enfin donner libre cours à notre idylle.

Perceval : … En tout cas, moi tout c’que vous m’dites ça m’donne drôlement soif ! Pas vous?

Angharad: Si bien sûr. Mais je voudrais d’abord finir de vous exprimer mon ressenti profond afin de m’assurer que ce hiatus ne reste pas lettre morte.

Perceval : Qui c’est qu’est mort? J’étais pas au courant…

Angharad: Heu, c’était une métaphore…

Perceval : Ah? Ça m’dit rien, j’devais pas la connaître. Elle était de votre village?

Angharad: …

Un serviteur entre:

Serviteur : Angarhad la reine vous fait quérir de toute urgence. Magnez vous l’train!

Angharad: Bien. Réfléchissez à tout cela mon ami. Je suis certaine que vous saurez en tirer le meilleur partie et lui donner suite avec toute votre grande noblesse de coeur.

Perceval: Ouais, c’est pas faux!

Angharad partie, Perceval se retrouve comme une noix devant les deux coupes quand Arthur entre dans la pièce.

Roi Arthur: Tiens Perceval mais qu’est ce que vous faites là?

Perceval : Heu rien j’parlais avec Angharad

Roi Arthur: Ah? Et comment ça se présente?

Perceval : Comme d’habitude, plutôt mal…

Roi Arthur: Bon, allez vous billez pas! ça va bien finir par s’décanter. Mais bon j’vous laisse j’ai l’autre taré de roi Burgonde qui m’attend en salle de réunion. Ah par contre ça tombe pas mal ça, j’ai un de ses soifs moi !

Perceval : Non mais sire, attendez!

Roi Arthur: AHHHHHHH, merci bien, il a un drôle de gout votre picrate mais il est drôlement rafraîchissant!

Un moment après , Bohort se tient soucieux devant la porte fermée de la salle de réunion quand Perceval le rejoint, l’air inquiet.

Perceval: Ça se passe comment?

Bohort : Plutôt bien. C’est bien ce qui m’inquiète. Cela fait deux heures qu’ils sont là dedans et on dirait qu’ils sont en grande conversation.

Perceval : Houla! Arthur, en grande conversation avec le roi burgonde? Vous devriez peut être aller voir, non?

Bohort : Je l’ai déjà fait il y a une heure et je n’ose plus depuis.

Perceval: Bin qu’est ce qui s’est passé?

Bohort : C’était affreux. Le roi Arthur m’a regardé d’un drôle d’air et puis il a crié « PAS CHANGER ASSIETTE POUR FROMAGE », le roi Burgonde a lâché un énorme vent et je me suis enfui.

NOIR

Perceval : N’empêche si i arrivent à signer le traité d’paix ils viendront pas dire encore que j’ai rien foutu…

Bohort : Comment seigneur Perceval? Je confesse ne pas avoir appréhendé la subtilité de votre remarque.

Perceval: Non mais maintenant que j’y pense vous aussi un d’ces jours, faudra que j’vous fasse goûter un truc.

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En vous souhaitant un très bon début de semaine dans la joie !

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

Lecture audio: le fabliau du pêcheur, un conte médiéval satirique du XIIIe siècle

lecture_poesie_medievale_vieux_francais_oil_audioSujet : fabliau  médiéval, conte satirique, humour, proverbe, larron, fourche patibulaire, littérature, vieux français
Période : moyen-âge central (XIIIe)
Auteur : Inconnu
Titre : du prudhomme qui sauva son compère de la noyade
Media : lecture audio vieux français

Ouvrage : Fabliaux et contes (T 1), Etienne Barbazan (XVIIIe siècle)
Manuscrit ancien : MS 1830 St Germain des prés. MS 2774.

Bonjour à tous,

N_lettrine_moyen_age_passionous vous avions présenté il y a quelques jours déjà, le fabliau Du Preudome qui rescolt son compere de noier, nous vous en proposons aujourd’hui une lecture audio dans sa langue originale. 

Vous trouverez plus de détails concernant ce petit conte satirique du XIIe, XIIIe siècles, ainsi que son adaptation en français moderne à l’adresse suivante: L’honnête homme et le noyé: un fabliau médiéval aux antipodes de la charité chrétienne

En vous souhaitant une bonne écoute et une excellente journée!
Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.

Lecture Audio, l’Ecole de Salerne avec Louis (pratiquement) Jouvet & Fabrice (presque) Luchini

medecine_medievale_ecole_salerne_science_savant_Regimen_SanitatisSujet : médecine, citations médiévales, école de Salerne, Europe médiévale, moyen-âge, ouvrage, manuscrit ancien.
Période: moyen-âge central
Titre:  l’Ecole de Salerne (1880)
Auteur :  collectif d’auteurs anonymes
Traducteur : Charles Meaux Saint-Marc
Média : lecture audio

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour ce qui est du post d’aujourd’hui, nous prolongeons le plaisir de la compagnie de la médecine médiévale de l’Ecole de Salerne. Il faut dire que résister à la lecture de quelques strophes du Flos Medicinae relevait de la gageure et je me suis trouvé dans l’incapacité de ne pas y céder. Et comme, pour une fois, le texte n’est pas en vieux français mais en français moderne du XIXe siècle avec, il faut l’avouer, une qualité dans la versification qui le distancie sûrement de son original latin, au niveau sémantique mais qui est savoureuse, il nous fallait un peu corser la difficulté. Alors plutôt que notre voix pour se prêter à l’exercice, nous avons décidé d’en emprunter  deux autres. Du Docteur Knock à l’école des femmes, celle de Louis Jouvet est la première des deux, et pour sa filiation avec lui, autant que pour ses grandes lectures, celle de Fabrice Luchini est la deuxième. Toute ressemblance avec des personnes existantes ne pouvant être qu’allégorique, le genre auquel nous nous exerçons ici pourrait avoir pour nom l’imitation de loin.medecine_medievale_science_medicale_ecole_salerne_moyen-age_central_flos_medicinae

Vous allez me dire que je n’en finis pas de chercher des peaux de banane sur lesquelles glisser et vous n’aurez sans doute pas tord, mais comme je ne cesse ici de le réaffirmer avec le poète latin Publilius Syrus du premier siècle avant notre ère: « L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient». Il faut donc bien, fidèle à cette maxime, se situer, de temps en temps, dans la prise de risque pour étonner et pour se divertir aussi.

Un OVNI médiéval

Du Docteur Knock au verbe de Molière, et de l’amour des lectures, de Lafontaine et de Jouvet
Du Docteur Knock au verbe de Molière, et de l’amour des lectures, de Lafontaine et de Jouvet

N_lettrine_moyen_age_passionous voici donc rendu avec une lecture audio sur le sujet très sérieux de la médecine médiévale, à la façon de Louis Jouvet et de Luchini, même si, encore une fois, ce n’est que de très loin. Techniquement, on pourrait être tenté d’appeler cela un OVNI, comprenez un Objet Versifié Non Identifié. Tout cela a un goût de fêtes de fin d’année, un goût d’enfance aussi parce que cette chose là qui consiste à s’amuser à calquer des notes, des rythmes, des accents ou des voix, en les empruntant aux autres ne s’explique pas. Elle prend sûrement sa source dans un mimétisme grégaire. On la commence comme un enfant qui joue à ressembler aux adultes, et puis elle fait partie de vous et, quelquefois, s’y enracine. Pourtant, toute réserve gardée sur la ressemblance de facto à l’original, au delà du singer, c’est aussi une question d’alchimie, une façon de prendre, un peu, de l’essence de l’autre pour lecture_audio_fabrice_luchine_louis_jouvetle retraduire, une  sorte de transmutation ou de distillation empathique. Et comme il est question d’empathie, rien ne pourrait mieux la traduire qu’une maxime un peu étirée: dis-moi qui tu singes, je te dirais qui tu es.

Alors voilà, nous y sommes. La peau de banane étant droit devant, laissez-moi prendre un peu d’élan et je suis à vous!

La médecine médiévale de Salerne avec
Louis (pratiquement) Jouvet et Fabrice (presque) Luchini

Une très belle journée à tous!
Fred
Pour moyenagepassion.com
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De la difficile quête du Saint Graal en Terre Sainte (2)

saint_graal_humour_medieval_mp3Sujet : Saint Graal, roi Arthur, légendes arthuriennes, chevaliers de la table ronde, humour médiéval, humour, Joseph d’Arimathie
Période : médiéval fantastique, haut moyen-âge.
Média : audio, mp3

Bonjour à tous,

R_lettrine_moyen_age_passionevenons à des choses sérieuses pour revivre un émouvant épisode de la quête du Saint-Graal. Chrétien de Troyes ne le mentionne pas, pas d’avantage que la joyeuse bande d’auteurs de la littérature arthurienne; il semble donc que jusque là l’Histoire ne l’ait pas retenu  mais c’était sans compter sur notre sagacité.

Du dit de l’arrière-arrière petit fils de Joseph d’Arimathie  et des chevaliers à sa porte (2).

Si, par la plus grande des infortunes, vous aviez manqué le trépidant premier épisode de cette série exclusive à très gros budget, il se trouve ici : De la difficile Quête du Saint-Graal en Terre Sainte (1)

En vous souhaitant une belle journée!

Fred
Pour moyenagepassion.com
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Fabliau médiéval: « Brunain, la vache au prêtre » de Jean Bodel, lecture audio

trouveres_jean_bodel_fabliau_poesie_jongleur_medieval_moyen-age_central_lecture_audioSujet : fabliau, poésie médiévale, conte populaire satirique, trouvère d’Arras
Période : moyen-âge central
Auteur : Jean (ou Jehan) Bodel (1167-1210)
Titre : de Brunain, la vache du prêtre
Média : lecture audio en vieux français

Bonjour à tous,

D_lettrine_moyen_age_passionans la foulée de l’article précédent sur Jean Bodel, sa vie, son oeuvre et le fabliau « De Brunain, la vache au prestre » nous vous proposons aujourd’hui et pour exactement le même prix, sa lecture audio. Elle est pas belle la vie?

Lecture audio : Brunain la vache au prestre,
dans la langue de Jean Bodel

Aparté prononciation, le [oi] en [wé]

C_lettrine_moyen_age_passion‘est moé le roé! Il est généralement entendu que la diphtongue [oi] se prononçait  « oué » ou [wé] pour le dire en phonétique correct, en français ancien.

Seulement voilà, il se trouve que nos dernières lectures sur le vieux français et sa prononciation, semble confirmer que le passage du {oi] au [wé] serait postérieur au XIIIe siècle. Avant cela, il est possible, même, si cela reste difficile, à affirmer que [oi] se prononçait de manière diphtongué comme dans « oyez, oyez bonne gens« , ce qui pourrait s’écrit  « oye » ou « olle » (en liant les deux l en ye comme en espagnol). Ex : S’averoie dans la phrase « S’averoie planté de bêtes » pourrait alors se voir prononcer, quelque que chose comme: « S’averouaille » Comme il est difficile d’en avoér la certitude absolue et pour que le texte reste plus compréhensible je n’ajoute pas cette difficulté et me contente fabliau_medieval_jean_bodel_poesie_humour_moyen-age_centralde de prononcer [oi] comme il s’écrit. A quelques reprises pour le respect de la rime, je le diphtongue toutefois légèrement en [owa]. comme justement dans ce même exemple de « S’averoie planté des bêtes », mais je ne vais pas jusqu’au « Aye » et je le coupe avant.

Notons tout de même que la difficulté de restitution de la prononciation du vieux français médiéval est immense parce que nous n’en avons que quelques traces et les témoignages d’auteurs souvent, eux-mêmes, de la renaissance. Les premiers enregistrements sonores ne datant que de la toute fin du XIXe, se situent déjà à plus de six siècles de notre sujet d’étude. Le reste fait appel à l’évolution de l’écrit et des diphtongues bien souvent en extrapolant des glissements progressifs du latin vers le vieux français, entérinés, par la suite, par des changement dans l’orthographe écrite. Dans d’autres cas, des graphies différentes pour un même vocable à époques identiques peuvent encore nous renseigner sur des prononciations plausibles. Si l’on ajoute à cela le fait qu’il y avait en plus d’un certain standard, sans doutes des myriades d’accents en fonction des régions, la difficulté se corse encore. Il faut donc faire des choix dans le champ des hypothèses.

Une belle journée à tous!
Fred
Pour moyenagepassion.com
« L’ardente passion que nul frein ne retient poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient » Publiliue Syrus  Ier s. av. J.-C.