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Kaamelott épisode clin d’oeil inédit : Perceval et le roi Burgonde, entre chefs de guerre

kaamelott_cinema_trilogie_humour_alexandre_astier_news_infos_serie_culteSujet : humour, détournement, série télévisée, légendes arthuriennes, Kaamelott, Alexandre Astier, comédie, série culte, Perceval, roi Burgonde.
Période : moyen-âge central et haut moyen-âge
Auteur original: Alexandre  Astier
Distribution :   CALT production, M6
Média : détournement, épisode inédit hommage, chaîne youtube monde médiéval .

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour la détente, nous publions un nouvel épisode inédit inspiré directement de la série télévisée Kaamelott et réalisé avec des bouts de ficelle.

Comme pour les précédents épisodes, il s’agit d’imaginer de nouvelles situations, à partir des personnages existants, qui se situeraient entre le livre 1 et le livre 2, soit une période encore légère de ton. kaamelott_guillaume_briat_roi_burgonde_serie_televisee_culte_M6_monde_medievalL’idylle de Guenièvre et Lancelot ne l’a pas entachée de gravité. Le roi Arthur, de son côté, n’a pas non plus fauté avec Dame Mevawni, l’épouse ambitieuse du chevalier Karadoc, et il n’est pas encore tout entier gagné par les affres du doute et de la déprime. Dans l’effervescence et la fraîcheur des nouveaux départs, même le Graal peut sembler tout proche et tout reste à faire.

L’épisode d’aujourd’hui met en scène les chevaliers Bohort (Nicolas Gabion) et Perceval (Franck Pitiot), ainsi que le très rabelaisien Roi Burgonde (incarné par Guillaume Briat à l’écran). Le roi Arthur (Alexandre Astier dans la série) y fait également une apparition.

Encore une fois, il ne s’agit pas, à proprement parler, d’un exercice d’imitation vocale mais plus d’un effort d’écriture et de style, une tentative de restitution et de prolongement des personnages dans leurs traits de caractère, leurs répliques et leurs intonations. Le passage en format audio permet de se faire une bonne idée du résultat, même si dans l’idéal, le script se destinerait aux brillants acteurs originaux de la troupe d’Alexandre Astier et de la série, mais ne rêvons pas trop, l’auteur original est déjà en place et quel auteur !

Entre chefs de guerre : un épisode audio clin d’oeil Kaamelott

J_lettrine_moyen_age_passione précise que c’est sans doute le dernier épisode que nous réalisons dans cette veine. D’une part, l’oeuvre est celle d’Alexandre Astier et il est occupé à continuer à faire vivre ses excellents personnages de mille manières : pour preuve, une nouvelle BD sortira en janvier et la trilogie toujours prévue au cinéma, est normalement déjà écrite. Il y a quelque temps, il avait encore parlé d’un format peut-être romancé pour le projet Kaamelott Resistance et nul doute (il l’a d’ailleurs déclaré) qu’il entend bien continuer d’exercer sa plume autour de l’univers qu’il a crée avec brio et de toutes pièces autour de la légende d’Arthur, du Graal, et de la matière de Bretagne. De notre côté, s’agissant d’un clin d’oeil, nous avons déjà fait autour de dix épisodes et c’est bien suffisant, Plus serait sans doute indigeste. D’autre part, nous avons aussi d’autres projets d’écriture et nos propres personnages à faire vivre.

kaamelott_perceval_franck_pitiot_legendes_arthuriennes_humour_serie_televise_alexandre_astier_M6_monde_medievalDernière remarque, pour certains de nos visiteurs et membres qui ne connaitraient pas la série, nous vous la recommandons chaudement. Bien sûr, il ne faut pas y chercher le moyen-âge réaliste mais bien plutôt le moyen-âge représenté. L’histoire du Graal a de plus l’avantage de se situer sur une terre de légendes qui autorise une certaine liberté. L’histoire littéraire du roman arthurien l’a largement démontré.

Avec Kaamelott, nous nous situons dans le Médiévalisme, mais aussi  dans le registre de la  comédie moderne avec une sérieuse touche de non sens et d’absurde, à l’anglaise. Sans chevaux et sans grands renforts de figurants, les légendes arthuriennes y sont épiques mais d’une manière toute particulière. Leurs drames, leurs péripéties et leurs rebondissements se jouent en effet, dans le quotidien et plus que s’y jouer, elles s’y empêtrent pour notre plus grande jubilation.

Perceval et le roi Burgonde :
entre chefs de guerre, le script

O_lettrine_moyen_age_passionù l’on découvrira la valeur hautement stratégique de l’échange culturel et militaire entre grands guerriers autant que les méandres inexplicables du destin et des dons du chevalier Perceval.

Bohort : Seigneur Perceval, Dieu merci ! Vous êtes là. Je vous cherchais partout.

Perceval : Heu moi ? Mais pourquoi ? Qu’est ce que j’ai fait encore?

Bohort : L’heure est grave. en partant Arthur a totalement oublié la présence du roi Burgonde en salle de réunion et nous nous retrouvons avec cet affreux sauvage sur les bras. Je suis désemparé. Que va-t-il advenir de nous?

Perceval : Mais en quoi ça me concerne moi ?

Bohort : Et bien mais si nous ne nous en occupons pas, le roi Burgonde risque de se vexer et il pourrait bien décider d’envoyer ses troupes à l’assaut de nos remparts. Mon dieu c’est terrible la seule idée que ces barbares puissent nous attaquer me retourne l’estomac.

Perceval : Ah ouais mais faudrait que je fasse quoi en fait?

Bohort :  De grâce parlez-lui !

Perceval : Moi ? mais vous voulez que je lui dise quoi ? Déjà l’breton j’bite a moitié alors vous vous doutez bien que l’Burgonde… Mais pourquoi vous l’faites pas vous?

Bohort :  Et bien mais…Il me fait peur voilà je vous l’avoue. Déjà il n’arrete pas d’envoyer des vents immondes et cela me déstabilise alors que vous en tant que partenaire privilégié du seigneur Karadoc, vous y étés au moins habitué. Cela vous donne, en quelque sorte, une longueur d’avance.

Perceval : Une longueur d’avance ? Non mais faut pas croire qu’on s’habitue ce serait une erreur, on apprend plus ou moins à vivre avec, mais on s’habitue jamais.

Bohort :  Seigneur Perceval je vous en conjure !

Perceval : Bon d’accord mais j’vous préviens si jamais il met tout à feu et à sang, faudra pas venir dire que c’est d’ma faute.

Bohort :  Je…je crois que je vais tourner de l’oeil.

Perceval : Bon bin d’accord, j’y vais…

Bohort : … Une derniere chose, Si tout cela se passe mal, inutile de crier, je n’interviendrais pas, je prefere être clair la dessus.

Perceval : Mais j’fais quoi alors si ça part en sucette ?

Bohort : Et bien mais vous faites comme tout les gens raisonnables et qui tiennent un tant soi peu à leur vie. Vous fuyez! Mais allons assez parlé, ne le faites plus attendre.

Perceval : Bon bin a tout a l’heure alors.

Perceval entre dans la pièce.

Le roi Burgonde : Arthourrrrrrrrrrrrrrr?

Perceval : Heu non il a pas pu venir en fait.

Le roi Burgonde :  (mange) hmmmm   (vent) (mange)…. Vous qui?

Perceval : Moi qui ? Heu, Perceval.

Le roi Burgonde :  (mange) Plous fort que Arthour ?

Perceval :  Heu ça dépend en quoi, mais en principe oui. Mais faut pas lui dire parce après ça le vexe.

Le roi Burgonde :  muhaaaaaa ça dépend. (mange) …. PARCIVALLLLLLL ?

Perceval : Heu ouais?

Le roi Burgonde :  Shuttttttt. Il faut pas Loui dirrrrrre ! muhuhahahaha. (vent immonde)

Générique.  Arthur Arrive

Arthur :  Bohort mais qu’est ce que vous faites là ? Oh p’tain la délégation burgonde j’l’avais complêtement oublié celui là.

Bohort :   Non mais attendez sire, ne vous inquiétez pas le seigneur perceval s’en occupe

Arthur :  HEINNNNNNNNNNNNNN? Qu’est ce que c’est que ces conneries encore?

Bohort :  C’est une initiative que je me suis vu contraint de prendre, mais apparement ils sont enfermés ensemble depuis plus de deux heures et ça a l’air de plutôt bien se passer.

Arthur :  Bien se passer ? Qu’est ce qui vous fait dire ça au juste?

Bohort :  Et bien je n’arrête pas de les entendre rire.

La porte s’ouvre le roi et Perceval sortent tous les deux de la pièce

Perceval : Ouais c’est comme moi, une fois, j’ai voulu faire une surprise à une fille, mais en fait, c’était un cheval. Du coup, J’crois que j’l’ai vexé. I m’a mordu.

Le roi Burgonde :  Muhahaha.

Perceval :  Ah tiens bonjour sire

Le roi Burgonde :  ARTHURRRRRRRRRR ?

Arthur :  Heu oui ?

Le roi Burgonde :  Parcival Grand chouvalier. toi bien soucoupe lui !

Arthur :  Heu oui non mais ça va ça.

Le roi Burgonde : hmmmm, ça vaaaa. (vent)

Il s’éloigne.

Arthur :  Mais i fait quoi là ?

Perceval : Bin. i rentre chez sa mémé là, c’est bon, c’est géré, vous inquietez pas….

Arthur : Mais vous lui avez dit quoi?

Perceval :  Rien d’spécial on a taillé l’bout d’gras quoi. On s’est échangé quelques trucs rapport au combat et tout, c’est normal entre chefs de guerre ça.

Arthur : Entre ? Chefs de Guerre ? Vous ? Vous lui avez des trucs à lui ??? !!!!!!!!

Perceval :  Bin ouais jvois pas c’qu’y a d’choquant

Arthur :  Bin vous êtes bien l’seul…

Générique. noir

Le roi Burgonde :  ARTHURRRRRRRRRRRRRRRR !!!!

Arthur :  Oui, qu’est-ce qu’i y a encore ?

Le roi Burgonde : C’EST PAS FAUX muhahahahahaahahaha

Arthur : Hein quoi ? Mais qu’est-ce qui déblatère encore, qu’est-ce que c’est qu’est pas faux?

Perceval :  Non mais c’est rien, j’vous expliquerai. (vent)

Générique


En vous souhaitant une très belle journée.
Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes

Kaamelott : la bête du Gévaudan 2, un épisode inédit en hommage à la série culte d’Alexandre Astier

Sujet : Kaamelott, légendes arthuriennes, roi Arthur, pécores, Hervé de Rinel, Léodagan, Perceval,  bête du Gévaudan, humour, audio, inédit, comédie, hommage.
Période : moyen-âge central, haut moyen-âge pour la légende.
Auteur :  Votre  serviteur à la manière de l’auteur Alexandre Astier
Série télévisée culte, M6, Calt Production
Média : épisodes audio, chaîne youtube.

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour se  détendre ce week end, nous vous proposons un nouvel épisode « maison » (voix et script) de la série télévisée culte des légendes arthuriennes à la française :  Kaamelott. Il s’agit ici de la suite de la bête du Gévaudan dont nous avions publié le premier épisode, il y a quelque temps déjà (Visionnez le premier épisode ici).

Cette fois-ci, nous retrouvons nos preux chevaliers autour d’Arthur et à la table ronde. Parviendront-ils  à élucider le mystère de l’étrange animal qui rode dans les campagnes environnantes et autour des fermes des pécores  ?

kaamelott_episode_herve_de_rinel_inedit_tony_saba_bete_du_gevaudan_hommage_alexandre_astierDans les intervenants, il y a ici le Roi Arthur (Alexandre Astier), Léodagan (Lionnel Astier), Perceval (Franck Pitiot) et surtout le  grand Hervé de Rinel dont on peut déplorer les trop rares interventions dans la Série télévisée, tant il brille par son impressionnante nullité.  Incarné à l’écran  par Tony Saba, il faut vraiment faire ici  une mention particulière à cet acteur pour la touche hilarante qu’il a su donner à ce personnage rêveur et totalement décalé. Il n’a, en effet, que quelques rares répliques dans toutes les saisons et pourtant, il n’est guère de fans ou d’aficionados de Kaamelott qui ne les connaissent par coeur.  Ajoutons que le personnage de  Hervé de Rinel est un ajout d’Alexandre Astier au corpus des légendes arthuriennes. Avant lui, ce chevalier n’y figurait pas.

Pour revenir sur l’épisode du jour, on y retrouvera encore les deux paysans, alias « les pécores » Guethenoc  (Serge Papagalli) et Roparzh (Gilles Graveleau) pour une brève apparition.  Précisons, kaamelott_episode_hommage_inedit_bete_du_gevaudan_roi_arthur_alexandre_astiercomme c’est de rigueur, que ce petit exercice de style et d’écriture est en hommage à la série d’Alexandre Astier. C’est d’abord une façon de prolonger la compagnie  des personnages créés par lui, en attendant le premier opus du film Kaamelott au Cinéma, et en espérant que le plaisir soit partagé.

Pour le reste, l’oeuvre demeure bien évidemment l’entière propriété de son brillant auteur et vous pouvez trouver les six livres vidéos qui la compose  dans toute  bonne boutique de DVDs ou même à l’achat en ligne.

Kaamelott, épisode audio inédit
en hommage à la série d’Alexandre Astier

La bête du  Gévaudan 2:  le script

Une réunion se finit à la table ronde.

Arthur: Bon, on a fait le tour, donc on se revoit plus tard dans la semaine. Ah, non, mais attendez, maintenant que j’y pense. Il y a un truc dont j’voulais vous parler. Apparemment du côté des pécores y aurait un genre de bête bizarre qui tournent autour de leurs baraques et d’leur vaches. Ça vous dit rien?

(réponses diffuses) Non Non Non

Léodagan :  Non moi non plus mais y a eu des dégâts?

Arthur : Pour l’instant non, mais bon vu la description qu’ils en font, ça pourrait bien finir par arriver.

Hervé de Rinel : Heu j’peux prendre la parole?

Arthur : Heu oui allez y Hervé. Juste une chose. Vous êtes bien certain que ça va avoir un rapport avec le sujet?

Hervé de Rinel : Heu Normalement oui. Enfin j’crois…

Arthur : Bon bin allez y. (je me méfie quand même un peu, je ne vous le cache pas)

Hervé de Rinel : Non mais j’y suis tout le temps là bas, moi, je n’ai rien d’vu bizarre.

Arthur : Comment ça vous y êtes tout le temps. qu’est ce que vous fichez la bas? Vous avez rien de mieux à foutre?

Hervé de Rinel : Bin c’est rapport à ce qu’on s’était dit sur l’espionnage.

Arthur : De quoi? Non mais ça s’était y a 6 mois au moins ça. Ça fait longtemps que c’est plié.

Hervé de Rinel : Ah ça chais pas, à moi personne m’a rien dit. A moins que je me souvienne pas.

Générique

Arthur : NON MAIS C’EST PAS VRAI! CA NE FAIT PAS SIX MOIS QUE VOUS TRAÎNEZ VOTRE CUL DANS LES CAMPAGNES A ESPIONNER LES PÉCORES, SI?

Léodagan : Sans compter qu’s’ils le voient ça va encore nous les mettre de travers les bouseux.

Hervé de Rinel : Non mais ça, ça craint rien par contre.

Arthur : Comment ça ça craint rien? Avec le boucan que vous devez faire avec votre armure, vous risquez pas de passer inaperçu..

Hervé de Rinel : Non mais c’est impossible qu’ils me repèrent, j’y vais camouflé en fait.

Arthur : Camouflé, mais comment ça?

Hervé de Rinel : Je me déguise en renard.

Arthur : En quoi? Vous???? En renard?

Léodagan : Dites voir Vous en avez déjà vu beaucoup des renards vous ? Non parce que niveau gabarit, vous êtes largement plus proche du blaireau…

Hervé de Rinel : Bin ouais c’est bien le truc un peu rouge avec des cornes et qui poussent des cris? C’est pas ça? Bon, c’est ma femme qui m’a fait le costume, . elle s’y connait mieux que moi en animaux. Bin j’l’ai là, justement, j’en viens.

Arthur : Faites voir. Mais qu’est-ce que c’est que cette M….? C’est pas une peau de renard, ça, En plus, la vache qu’est que ça pue ce truc! Non mais c’est un genre de peau de bouc avec une queue de renard cousu au niveau du fion. Regardez-moi ça, c’est limite monstrueux!

Perceval  : Ah mais c’est pour ça,  ça fait des mois que ça pue pendant les réunions. J’ai rien dit je pensais que c’était Karadoc mais ça doit être  l’explication…

Arthur: Non mais, regardez ça, y a même une peau de furet crevé cousu sur un  bras. On s’demande c’que ça vient foutre là… Dites donc votre femme, elle est au moins aussi douée en connaissance animalière qu’en couture .

Hervé de Rinel : Oui, on fait une bonne équipe. Elle c’est plus le côté manuel.

Arthur : Et vous c’est la tête donc? P… la vache…

Léodagan : Moi, c’qui m’échappe c’est qu’ils ne se soient pas plaints avant les pécores.

Hervé de Rinel : Non mais là j’ai changé en fait. Avant elle m’avait fait un costume de pigeon mais j’en avais marre d’être toujours perché dans le même arbre. En plus il était un peu loin des habitations, j’entendais rien.

Arthur : P… Bon.. Pfffff, alors Hervé vous écoutez bien là?

Hervé de Rinel : heu ouais…

Arthur : Alors à partir de maintenant, la mission d’espionnage est finie d’accord ? Allez y, répétez.

Hervé de Rinel : Heu ouais…

Arthur : Non, mais répétez !

Hervé de Rinel : Heu la mission d’espionnage est finie

Arthur : Voilà très bien  ET, attention, c’est important, vous arrêtez de roder autour des pécores avec ou sans costume! Terminé ! Ah et autre chose, ce truc immonde, vous m’le cramez, j’veux plus en entendre parler.

Hervé de Rinel : Vous êtes sûr? C’est dommage, Ma femme avait commencé à me faire un camouflage de truite.

Arthur : De? Truite   ?????

Hervé de Rinel : Bin oui y a un ruisseau qui passe pas loin.

Arthur : oh p… Non mais vous arrêtez tout c’qu’est costume à l’extérieur. POINT! ça suffit! VOUS CRAMEZ TOUT CE MERDIER, LE BOUC, LE PIGEON ET TOUTE LA MÉNAGERIE. Après si chez vous en soirée, bref vous faites c’que vous voulez, j’veux surtout pas l’savoir.

Hervé de Rinel : Mais du coup quand est ce que j’vous fais mon rapport de mission?

Arthur : Votre?

Hervé de Rinel : Bin, j’y ai passé du temps quand même…

Arthur : Ah oui exact. pfff… Bon, grouillez vous! Allez-y…

Hervé de Rinel : Voila, j’ai remarqué que depuis quelques temps ils n’arrêtent pas de planter des piquets. Je ne sais pas ce qu’ils font mais ça parait bizarre.

Arthur : Ah ok d’accord, non  non mais ça c’est bon on sait du coup.

Hervé de Rinel : Ah bon? Mais ça sert à quoi?

Arthur : Bin à mon avis, ça sert à attraper les gros cons déguisés en machins improbables et qui s’ prennent pour des renards…

Noir

Guethenoc : Alors, Sire rapport à notre problème vous avez des nouvelles?

Arthur : Non mais ça craint plus rien ça, c’est bon. c’est réglé

Roparzh : Comment ça c’est réglé? Mais c’tait quoi alors cette saloperie?

Arthur : Non mais rien. Alors si quand même par contre, parce qu’on sait jamais si vous voyez encore un truc dans le même style, roder par là-bas, sur la terre, dans un arbre ou tiens dans l’eau même, on sait pas, quelque soit la forme que ça a, vous y mettez un bon coup de fourche dans le fion.

Guethenoc : Ah non mais ça, avec nous, y a pas de problème. Par contre j’aime mieux vous l’dire si on a l’temps d’viser on choisira plutôt la tête.

En vous souhaitant une excellente journée!

Fred
Pour moyenagepassion.com
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Kaamelott : les pécores et la bête du Gévaudan 1, un épisode inédit en hommage à la série Culte

Sujet : Kaamelott, légendes arthuriennes, roi Arthur, pécores, Guethenoc, Roparzh,  bête du Gévaudan, humour, non sens, , audio, inédit, comédie, hommage.
Période : moyen-âge central, haut moyen-âge pour la légende.
Auteur :  Votre  serviteur à la manière de l’auteur Alexandre Astier
Série télévisée culte, M6, Calt Production
Média : épisodes audio, chaîne youtube

Bonjour à tous,

N_lettrine_moyen_age_passionous en  avions déjà posté deux ici et en voici un nouveau.  Il s’agit donc d’épisodes inédits et d’un travail d’écriture et audio autour de la série télévisée culte Kaamelott et « à la manière » d’Alexandre Astier.

Cette fois-ci, l’histoire est en deux parties et il s’agit là du première épisode. Il met en scène les deux paysans  principaux de la série. Roparzh (Gilles Graveleau à l’écran) et Guethenoc (Serge Papagalli), ainsi que le Roi Arthur (Alexandre Astier ).

Dans Kaamelott, les deux  « pécores », comme les appelle le Roi Arthur, n’ont de cesse de se  battre et de se chamailler pour un oui ou pour un non. Ils ont tous les deux, bien sûr, de forts accents l’un, Guethenoc est sans doute plus  dauphinois et drômois (Serge Papagalli), l’autre, Roparzh, tire un peu plus du côté de l’Isère, de Grenoble, avec peut-être même une  légère pointe de savoyard dedans (Gilles Graveleau). Comme pour les épisodes précédents, l’audio est accéléré au niveau du traitement, comme  d’autres séries audio du type de celles que  François Pérusse faisait à la radio, il y a quelques années, ou encore du Donjon de Naheulbeuk.

Pour ceux d’entre vous qui relèveront d’emblée l’anachronisme du titre de cet épisode – cette affaire de la bête du Gévaudan, datant  du XVIIIe siècle (1764) – , je précise que  c’est un  clin d’oeil à l’auteur Alexandre Astier. Une partie de sa famille est en effet originaire de l’endroit et il   s’est dit, à plusieurs reprises, particulièrement intéressé sur le sujet. Il projette  même  d’écrire sur la question  (peut-être un long métrage ?) à un moment donné et dans le futur.

Kaamelott, épisode audio inédit
en hommage à la série d’Alexandre Astier

Les légendes arthuriennes au service d’une comédie & un humour résolument modernes

E_lettrine_moyen_age_passionncore une fois, dans la série originale Kaamelott, il s’agit d’humour à propos du moyen-âge, et même plutôt d’humour tout court mais pas du tout d’humour médiéval. L’ambition n’est pas là et l’écriture, au contraire, est résolument moderne. Si le moyen-âge ne s’y réduit pas non plus qu’à une toile de fond, il n’est pas question d’avantage de coller totalement aux valeurs de la chevalerie médiévale ou de les encenser, pas plus que de suivre le fil des versions très chrétiennes du Graal d’un Chrétien de Troyes ou d’autres auteurs de la période  médiévale. Nous sommes ici plutôt dans le mythe de « l’anti-héros ». Si les marques et les temps forts de la légende sont respectés (bien que l’auteur ne s’interdise pas certaines libertés), la série se présente avant tout comme un contre-pied humoristique.

L’auteur, Alexandre Astier se joue, dans une dérision constante, d’abord et avant tout de la nature humaine, de ses travers et de ses facéties. Au final, le Roi Arthur de Kaamelott qu’il campe à l’écran, a plus de maille à partir avec la stupidité incommensurable de ceux qui l’entourent qu’avec des intrigues touchant la quête véritable du Graal. Nous sommes ici résolument dans la « comédie » moderne, assumée  et définie au sens large puisqu’elle  ne s’enferme pas  dans le genre du « faire rire » à tout prix.

Pour analyser plus finement les relations entre le moyen-âge littéraire historique des légendes Arthuriennes et le moyen-âge restitué dans sa modernité « Kaamelottienne » (passez-moi le néologisme), il faudra sans doute attendre les minutes de colloque de l’université de la Sorbonne sur la question, en espérant qu’elles soient publiées pour ceux qui ne peuvent s’y rendre, ou même, un peu plus tard dans le temps, la thèse de Florian Besson sur la question.  Mais tout cela nous sort un peu de notre sujet du jour,  alors en attendant voici le script de  nos âneries  « à la manière » d’Alexandre Astier.

La bête du  Gévaudan 1 :  le script

(ambiance exterieur, bruit de piquet)

Extérieur, campagne, Guethenoc et Roparzh sont affairés ensemble à bricoler vaguement une clôture.

Guethenoc: Nom d gu, mais faites un peu attention à c’que vous faites, vous voyez bien que vous y plantez tout de traviole là.

Roparzh : Ah vouais. Tout à l’heure quand vous prendrez ma main dans votre tronche, vous m’direz si vous la trouverez assez droite pour vous ou si ça vous fait des problèmes d’angles !

Guethenoc: Non mais avec vous c’est simple on peut jamais rien vous dire…

Roparzh : Vouais bin d’toute façon, c’est pas de le savoir qui vous empéche d’l’ouvrir !

Guethenoc: Non, mais donnez moi cette masse, tiens ! j’vais le faire, là de voir ces piquets tout tordus comme ça, ça m’fait mal au coeur ! De toute façon, tout ce que vous faites, vous l’faites toujours tout de traviole…

Roparzh : Bin, tiens, faites moi plaisir ! V’nez la chercher la masse, que j’vous la mette directement dans la gueule !

Générique.

I se battent en silence.   Arthur arrive

Arthur : QU’EST CE QUE VOUS FOUTEZ LA ENCORE LES DEUX? ENCORE EN TRAIN DE VOUS TAPER DESSUS ?

Guethenoc: Ah sire, bonjour, non mais rien ça va. On essaye d’écouter vos conseils, on travaille un peu en équipe.

Roparzh : oui voila. tout à fait!, en équipe. Un qui bosse et un gros con de moustachu qui veut pas lui lâcher le fond de culotte!

Arthur : Non mais effectivement, on la sent bien la fine équipe là…

Guethenoc : Non mais on fait une clôture pour protéger nos bêtes. Justement vous tombez bien.Sire, on voulait pas venir vous déranger avec ça mais maintenant qu’vous êtes là.

Arthur :Tiens c’est nouveau ça… Normalement vous n’êtes pas trop du genre à vous embarrasser de ça. Bon alors, il se passe quoi?

Roparzh : Bin, dison s que depuis quelques temps on a repéré une bête bizarre qui tourne autour d’nos maisons et d’nos bêtes. D’la vraie saloperie !

Arthur : Tiens donc et elle ressemble a quoi cette bête?

Roparzh ; non mais ça on y jamais trop vu par ici ça, Sire. C’est un genre d’machin tout moisi… ça marche a moitié a quatre pattes avec des genre de cornes et pis des poils tout dégueulasses.

Guethenoc : Voui voila c’est ça, c’est comme i dit. Et pis ça fait des drôles de bruits comme des genres de grognements aigus, un peu ent’ la poule et le cochon, voyez. D’la vraie salop’rie.

Arthur : Bin dites donc, c’est bizarre en effet mais elle s’en est pris à vos bêtes?

Roparzh : Non à ce jour les seuls qu’on crevé, chez moi c’est de mort naturelle. Et puis chez lui comme d’habitude, à force de patauger dans la merde ses pauv’ bêtes elles sont à moitié dépressives et elles claquent toute seules. Y a même des poules qui se suicident chez lui!  J’y avais jamais vu avant ça, moi!

Guethenoc : Dites ? Et mon pied dans votre cul vous l’avez déjà vu ?

Roparzh : Allez y j’vous attends, par contre c’te fois ci ,ça sera pas la peine de gueuler j’vais vous dératiser, mais dans votre totalité !

Arthur : STOP! NE RECOMMENCEZ PAS ! Bon bin j’vais voir c’que j’peux faire et on s’en reparle. Allez j’m casse. J’vous assez vu…

NOIR

Guethenoc : bon, alors on en était ou?

Roparzh : Ah bin bougez pas, j’vous faire un petit résumé. On en était à peu prés la.

Bruit  de coups

Guethenoc :  Aie! … Bon dieu, prévenez sa famille, y a d’la veillée funèbre dans l’air!

Générique

En vous souhaitant une belle journée!

Fred
Pour moyenagepassion.com
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Une petite affiche Kaamelott trilogie détournée pour égayer votre journée

kaamelott_alexandre_astier_legende_medievale_roi_arthur_moyen_age_passionSujet:  Kaamelott, roi Arthur, trilogie, cinéma,  légendes arthuriennes, Graal,  humour, humour médiéval, hommage, fan. détournement affiche cinéma.
Auteur:  Alexandre Astier
Période: haut moyen-âge, moyen-âge central
Série culte : Kaamelott, M6, Calt production
Média : détournement, affiche de cinéma

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour ceux qui attendent avec impatience le retour du roi, non pas celui du Seigneur des anneaux, mais bien le mythique Arthur de Bretagne campé par Alexandre Astier dans la série télévisée Kaamelott, je vous poste  encore une petite affiche détournée maison pour commencer la journée.  Au vue des millions de fan de la série des légendes arthuriennes revisitées à la façon d’Alexandre Astier, voilà bien un revenant que personne ne se plaindra de voir revenir.

Pour être tout à fait juste , la punch line de l’affiche originale et notamment les mots « Habité par la vengeance »  ne correspondent pas tout à fait à l’esprit de ce Kaamelott trilogie sur grand écran tant attendu. A ce stade de l’histoire, Arthur a lui-même laissé le pouvoir à Lancelot  et il est question de son retour pour reprendre son trône, mais la vengeance n’est pas ce qu’il anime. Au sortir du livre V, le  combat  qu’il achevait de livrer restait plutôt contre lui-même et c’est de ses propres doutes et fantômes qu’il devait se relever.

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
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Hommage Kaamelott : Perceval et la potion d’intelligibilité

kaamelott_alexandre_astier_legende_medievale_roi_arthur_moyen_age_passionSujet:  Kaamelott, roi Arthur, Perceval, Merlin, enchanteur, potion, Angharad, Bohort, Intelligibilité, légendes arthuriennes, Graal,  humour, humour médiéval, hommage, fan.
Auteur:  Alexandre Astier
Période: haut moyen-âge, moyen-âge central
Série culte : Kaamelott, M6, Calt production
Média : lecture audio, épisode hommage

Bonjour à tous,

J_lettrine_moyen_age_passione vous propose aujourd’hui un autre script et épisode   maison de notre petite série audio Kaameloot en accéléré. Il s’agit, en réalité, de nouveaux épisodes « inédits » mettant en scène les personnages de l’excellente oeuvre télévisuelle  d’Alexandre Astier. C’est un clin d’oeil en somme à cet univers pour ceux qui l’ont aimé avec l’idée d’y passer perceval_kaamelott_alexandre_astier_legendes_arthuriennes_medievalquelques minutes de plus en attendant le premier opus du long métrage  d’Alexandre Astier au Cinéma. Si ces petits épisodes sans prétention devaient se situer dans le temps, pour ceux qui connaissent bien la série, nous nous situons plutôt avant le livre III. Lancelot n’a pas encore commencé à courtiser ouvertement  Guenièvre, le seul enjeu véritable reste la découverte du Graal  et il y  règne une sorte d’insouciance qui permet de donner libre cours au non sens et à une certaine légèreté.

Encore une fois,  c’est un hommage, donc il faut plutôt y voir l’élan et ne pas rechercher à tout prix la fidélité des voix. Comme  je leur mets un sacré coup de speed  en plus, les différences sont un peu lissées en sortie. Pour le reste, la série originale co-produite par  Calt Production et Alexandre Astier et diffusée  sur M6, il y a quelques Merlin_enchanteur_kaamelott_serie_culte_roi_arthur_moyen-age_passiontemps déjà est disponible en  coffret DVDs et je sais que je me répète mais il est toujours temps de l’acquérir et de la découvrir si vous ne l’avez pas encore fait!  Ca vaut son pesant de cacahuètes.

Notre épisode du jour met en scène Merlin l’enchanteur (Jacques Chambon à l’écran), Perceval (Franck Pitiot), Angharad (Vanessa Guedj), Bohort (Nicolas Gabion) et Arthur (Alexandre Astier).

Kaamelott hommage, épisode audio

Perceval et  la Potion d’intelligibilité :
le script

Merlin est dans son laboratoire quand Perceval se présente à l’entrée:

Merlin :Tiens Seigneur Perceval, qu’est ce que vous faites là? Vous êtes pas avec votre ami Karadoc?

Perceval: Non mais il est pas là. Il est allé chez les pégus pour acheter du jambon…

Merlin : Ah? Et vous aimez pas ça, vous?

Perceval : Si mais j’voulais vous parler d’un truc.

Merlin :J’VOUS PREVIENS SI C’EST POUR D’LA MAGIE, VOUS ALLEZ ENCORE ME METTRE DE TRAVERS!

Perceval : Bin si c’était pour traire une vache je serais pas venu vous voir vous…

Merlin :Ah bin alors là vous avez tord parce que justement ça j’m’en sors drôlement bien, ça et les chèvres figurez vous.

Perceval : Non mais allez…

Merlin:Bon qu’est ce que c’est qui vous faut alors?

Perceval : Bin c’est Angharad. A chaque fois qu’elle me parle j’bite rien a c’qu’elle me dit du coup, c’qui m’faudrait c’est une potion que quand j’la prends je puisse la comprendre quoi…

Merlin :Vous préférez pas plutôt lui dire qu’vous bitez rien à c’qu’elle vous dit?

Perceval : Vous voulez que j’passe pour un con?

Merlin :Bin faut reconnaître que c’est le risque mais au moins après elle fera peut-être un peu gaffe à son vocabulaire.

Perceval : A son quoi?

Merlin:A c’qu’elle dit je voulais dire. L’autre truc ce serait que j’vous file une potion pour la mettre au niveau elle.

Perceval : Ah ? Heu ça change quoi?

Merlin :Bin niveau magie, c’est plus simple dans ce sens là. S’il existait une potion pour augmenter l’intelligence ça fait bien longtemps que j’m’en serais fait un stock, vous vous doutez bien. Le seul truc c’est qu’il va falloir lui faire prendre.

Perceval : Non mais c’est bon, ça. J’vais m’démerdez

(Générique)

Merlin : Tiens voilà c’est prêt. Attention par contre j’ai peut-être un peu forcé mais comme ça on est sûr.

Perceval : Ça va marcher vous croyez?

Merlin : Heu oui plutôt. Disons que là elle va être un peu au dessus du poisson blanc en terme d’intelligence. Mettez en qu’un infime pourcentage ça devrait suffire

Perceval : Ouais, c’est pas faux!

Merlin : Bon bin bon courage alors…

Perceval : Allez merci!

Dans les cuisines. Perceval verse du vin dans deux coupes et prend garde de verser le fiole de merlin dans l’une par contre comme il n’a rien bité il met toute la fiole.

Angharad: Comme je vous le disais mon cher ami, notre transport ne saurait perdurer si de votre côté, vous ne preniez pas un peu les devants.

Perceval : Ouais… Vous voulez pas plutôt boire un peu de vin là?

Angharad: Si plus tard… Car en l’absence de signe ostentatoire de votre élan pour moi…

Perceval : La vache… Vous z’êtes en forme aujourd’hui vous…

Angharad : Aussi sans vous offusquer ne croyez vous pas qu’il serait relevant de pouvoir enfin donner libre cours à notre idylle.

Perceval : … En tout cas, moi tout c’que vous m’dites ça m’donne drôlement soif pas vous?

Angharad: Si bien sûr. Mais je voudrais d’abord finir de vous exprimer mon ressenti profond afin de m’assurer que ce hiatus ne reste pas lettre morte.

Perceval : Qui c’est qu’est mort? J’étais pas au courant…

Angharad: Heu, c’était une métaphore…

Perceval : Ah? Ça m’dit rien, j’devais pas la connaître. Elle était de votre village?

Angharad: …

Un serviteur entre:

Serviteur : Angarhad la reine vous fait quérir de toute urgence. Magnez vous l’train!

Angharad: Bien. Réfléchissez à tout cela mon ami. Je suis certaine que vous saurez en tirer le meilleur partie et lui donner suite avec toute votre grande noblesse de coeur.

Perceval: Ouais, c’est pas faux!

Angharad partie, Perceval se retrouve comme une noix devant les deux coupes quand Arthur entre dans la pièce.

Roi Arthur: Tiens Perceval mais qu’est ce que vous faites là?

Perceval : Heu rien j’parlais avec Angharad

Roi Arthur: Ah? Et comment ça se présente?

Perceval : Comme d’habitude, plutôt mal…

Roi Arthur: Bon, allez vous billez pas! ça va bien finir par s’décanter. Mais bon j’vous laisse j’ai l’autre taré de roi Burgonde qui m’attend en salle de réunion. Ah par contre ça tombe pas mal ça, j’ai un de ses soifs moi !

Perceval : Non mais sire, attendez!

Roi Arthur: AHHHHHHH, merci bien, il a un drôle de gout votre picrate mais il est drôlement rafraîchissant!

Un moment après , Bohort se tient soucieux devant la porte fermée de la salle de réunion quand Perceval le rejoint, l’air inquiet.

Perceval: Ça se passe comment?

Bohort : Plutôt bien. C’est bien ce qui m’inquiète. Cela fait deux heures qu’ils sont là dedans et on dirait qu’ils sont en grande conversation.

Perceval : Houla! Arthur, en grande conversation avec le roi burgonde? Vous devriez peut être aller voir, non?

Bohort : Je l’ai déjà fait il y a une heure et je n’ose plus depuis.

Perceval: Bin qu’est ce qui s’est passé?

Bohort : C’était affreux. Le roi Arthur m’a regardé d’un drôle d’air et puis il a crié « PAS CHANGER ASSIETTE POUR FROMAGE », le roi Burgonde a lâché un énorme vent et je me suis enfui.

NOIR

Perceval : N’empêche si i arrivent à signer le traité d’paix ils viendront pas dire encore que j’ai rien foutu…

Bohort : Comment seigneur Perceval? Je confesse ne pas avoir appréhendé la subtilité de votre remarque.

Perceval: Non mais maintenant que j’y pense vous aussi un d’ces jours, faudra que j’vous fasse goûter un truc.

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En vous souhaitant un très bon début de semaine dans la joie !

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

Kaamelott: épisode audio clin d’oeil, Perceval et les échecs

kaamelott_alexandre_astier_legende_medievale_roi_arthur_moyen_age_passionSujet:  Kaamelott, roi Arthur, Perceval, maître d’armes, légendes arthuriennes, Graal, jeux d’échec, humour, humour médiéval, hommage, Auteur:  Alexandre Astier
Période: haut moyen-âge, moyen-âge central
Série télévisée : Kaamelott, M6
Média : lecture audio, épisode hommage

Bonjour à tous,

B_lettrine_moyen_age_passionon, le vent Kaamelott continue de souffler de notre côté et de nous inspirer quelques nouvelles âneries, sans doute du fait de l’impatience d’avoir à se mettre sous la dent le premier volet de la trilogie sur grand écran. La concernant, pour l’instant, pas de nouvelles fraîches à l’horizon, mais comme plusieurs informations datant de l’année dernière étaient venues confirmer un  tournage autour du début d’année 2017, nous formons l’espoir que tout se déroule au mieux et suivant les souhaits les plus chers du très créatif et talentueux Alexandre Astier, alias notre bon roi Arthur dans la série télévisée.

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En attendant le long métrage donc et pour prolonger un peu la compagnie des personnages d’anthologie qu’il a créés pour notre plus grand plaisir, nous empruntons, le temps de quelques minutes leurs chausses et leurs guêtres, en mettant en audio, l’épisode dont nous avions l’autre jour posté le script: Perceval et les échecs.

Le traité est un peu à la façon de François Pérusse et ses « deux minutes du peuple », pour ceux qui s’en souviennent, ou encore à la Naheulbeuk pour ceux qui ne se souviennent pas que l’auteur de cette dernière série s’était aussi inspiré du premier. Encore une fois, ce n’est qu’un clin d’oeil et si vous ne connaissez pas la série Kaamelott, je ne peux que vous conseiller d’acquérir d’urgence les DVD’s, et au moins le livre 1 pour la découvrir.

Voilà donc l’épisode audio, en espérant que vous y retrouverez vos billes, si vous êtes fans de la série!

Perceval et les échecs. Episode Audio

Perceval dans les légendes arthuriennes:
de la candeur au parcours initiatique.

perceval_kaamelott_alexandre_astier_legendes_arthuriennes_medieval« Faut faire comme avec les scorpions qui se suicident quand ils sont entourés par le feu, faut faire un feu en forme de cercle, autour d’eux, comme ça ils se suicident, pendant que nous on fait le tour et on lance de la caillasse de l’autre côté pour brouiller… Non ? »
Perceval (Franck Pitiot), Kaamelott – Alexandre Astier

D_lettrine_moyen_age_passionans le Roman de Graal de Chrétien de Troyes, Perceval est clairement un candide. Surprotégé par sa mère qui l’a tenu loin du maniement des armes, de peur qu’il ne connaisse le même destin que son frère et son père, chevaliers tous deux morts au combat, il ne sait rien de la chose militaire, ni des valeurs chevaleresques, avant de croiser un groupe de chevaliers dans la forêt. Cela donne l’occasion d’une scène mémorable dans laquelle l’auteur médiéval nous le présente dans toute son innocence. En voici un court extrait traduit, pris dans les premières lignes:

« Les compagnons s’arrêtent et le maître va vers le garçon à grande allure. Il le salue. Il le rassure:
« Garçon, n’aie donc pas peur !
– Je n’ai pas peur, dit le garçon, par le Sauveur en qui je crois! Etes-vous Dieu?
– Non, certes!
– Alors, qui êtes-vous donc?
– Un chevalier.
– Chevalier ? Je ne connais personne ainsi nommé ! Jamais je n’en ai vu. Mais vous êtes plus beau que Dieu.. Vous ressembler je le voudrais, tout brillant et fait comme vous ! »
Perceval le Gallois ou le roman de Graal – Chrétien de Troyes

Pour autant qu’il soit ingénu et même rustre, Perceval deviendra un personnage hautement héroïque de la légende Arthurienne et tirera son épingle du jeu. Il y a sans doute, derrière tout cela, l’idée que la noblesse de coeur et la destinée percent toujours là où elles le doivent. Et peut-être encore, dans l’innocence et l’ingénuité que Perceval personnifie fait-on l’éloge d’une forme de pureté qui, seule, peut permettre, de trouver le Graal.

Perceval et la quête du Graal, à la cour du Roi Pêcheur. Enluminure française du XIVe
Perceval et la quête du Graal, à la cour du Roi Pêcheur. Enluminure française du XIVe

C_lettrine_moyen_age_passionhez Chrétien de Troyes et dans l’aventure de son Perceval, il y a encore l’invitation à un parcours initiatique qui est aussi l’occasion de disséquer les valeurs de la chevalerie, de la courtoisie et de l’Amour. Pour gagner sa place auprès du roi, autant que dans la société, l’innocent et jeune chevalier devra, en effet, perceval_kaamelott_chretien_de_troyes_roman_de_graal_legendes_arthuriennes_graal_enluminures_moyen-agefaire l’apprentissage d’un monde qui n’est pas le sien en intégrant ses valeurs, pour mieux les dépasser ensuite.

(Perceval  le Gallois de Chrétien de Troyes, enluminure du XIVe (1330 Manuscrit MS 12577, Bnf)

Pour autant qu’il soit candide, notre héros arthurien est aussi un être qui accepte sa destinée en s’ouvrant à ce processus de maturation. Est-ce parce qu’il est vide comme une coupe, prêt à accueillir les valeurs réelles qui animent le chevalier véritable en quête du Graal, qu’il y réussit mieux que tous? Sans doute. Comme dans tout parcours initiatique, le chemin parcouru compte au moins autant que le résultat et la finalité. Il y a, dans cette quête à la recherche de soi, du monde et de la transcendance, la présence nécessaire d’une innocence qui n’est plus tout à fait la candeur originelle mais qui pourtant, une fois cette dernière perdue à la faveur des valeurs apprises et des épreuves, sert de fil conducteur au dépassement de soi.

Le Perceval d’Alexandre Astier

L_lettrine_moyen_age_passione Perceval d’Alexandre Astier dans Kaamelott réussit à allier inculture et conscience cosmique, candeur et poésie,  incompétence et loyauté sans faille, et même encore des mots même de son créateur « naïveté et intelligence » et cette relecture de la légende le place, sans aucun doute, dans la parfaite continuité de cette dernière, étant entendu qu’il prend aussi, au passage, la marque de son auteur. D’ailleurs, il ne fait aucun doute qu’il possède un destin et on lui connait mêmes des actes héroïques. Concernant ce personnage épique, il faut rendre tribut encore ici à la parfaite incarnation de Franck Pitiot (ici en photo) qui franck_pitiot_acteur_talent_perceval_kaamelott_alexandre_astierl’incarne admirablement bien à l’écran.

Nous l’avons sûrement déjà dit ici, mais il ne coûte rien de le répéter, même si tous ceux qui prennent l’humour au sérieux le savent déjà. Kaamelott est une oeuvre qui peut paraître légère dans ses formes pourtant, contre vents et marées et même si elle le fait toujours avec modestie et respect, elle s’inscrit sans aucune fausse note et avec brio dans le corpus des légendes arthuriennes. D’ailleurs, et c’est un véritable exercice de virtuosité auquel se livre son auteur, le ton change quand c’est nécessaire et ne sacrifie jamais à l’Histoire.

Au passage, si le sujet vous intéresse, je vous recommande aussi cet article sur la popularité médiévale des héros arthuriens.

En vous souhaitant une merveilleuse journée.
Longue vie!

Fred
Pour moyenagepassion.com
« L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient. » Publiliue Syrus  Ier s. av. J.-C.

Le dizain à Villon de Théodore de Banville: un bel hommage du XIXe siècle à François Villon

poesie_monde_medieval_ballade_formes_poetique_moyen-age_theodore_de_banville_vergers_roi_louisSujet : poésie, résonance médiévale, François Villon, Dizain, hommage, réhabilitation.
Paroles : Théodore de Banville (1823-1891)
Titre : Dizain à Villon
Période : XIXe siècle

Bonjour à tous,

C_lettrine_moyen_age_passionomme promis, il y a quelques temps, nous partageons une autre poésie de Théodore de Banville dédiée à Maistre François Villon. La dernière fois nous avions publié le verger du roi Louis ou Ballade des Pendus, hommage allégorique qu’avait rendu l’auteur du XIXe siècle aux formes poétiques de Villon tout autant qu’au contenu de son épitaphe. Cette fois-ci, la référence au poète médiéval est encore plus directe et plus qu’un hommage, ce Dizain prend même la forme d’une réhabilitation sublime de Villon lui-même et de son oeuvre.

poesie_medievale_theodore_banville_dizain_francois_villon

Théodore de Banville nous offre l’image d’un Villon, rendu  à jamais éternel comme Prométhée, le titan supplicié de la mythologie grecque qui s’en était allé dérober les arts du feu aux Dieux, pour les offrir aux hommes. Ce Villon à « la prunelle encore épouvantée » par son propre larcin qu’il nous dépeint, échappe définitivement à ses juges de mauvaise conscience pour devenir, rien moins que le porteur de la lumière, au service de tous les hommes. On rejoint presque ici, sur le plan de la mystique, la hauteur de vision que Michel de Meaulnes nous partageait de Villon dans un article précédent.

Le dizain à Villon de Théodore du Banville

« Sage Villon, dont la mémoire fut
Navrée, hélas! comme une Iphigénie,
Tant de menteurs s’étant mis à l’affût,
Dans ta légende absurde, moi je nie
Tout, grand aïeul, hors ton libre génie.
O vagabond dormant sous le ciel bleu,
Qui vins un jour nous apporter le feu
Dans ta prunelle encore épouvantée,
Ce vol hardi, tu ne l’as fait qu’à Dieu:
Tu fus larron, mais comme Prométhée. »
Théodore de Banville (1823-1891) Dizain à Villon

D_lettrine_moyen_age_passione nombreux auteurs ont déclamé leur admiration et même leur fascination pour la poésie de Villon, mais je ne sache pas qu’on est, jusqu’à ce jour, écrit éloge plus élevé et plus lyrique sur lui que ce dizain de Théodore de Banville.

Ce texte sera rien moins que la clôture de son ouvrage intitulé « 36 ballades joyeuses pour passer le temps » où le poète du XIXe renouait avec la forme poétique médiévale de la ballade, en la remettant au gout du jour, près de cinq siècles après qu’on l’eut presque entièrement délaissée. L’ombre de Villon passe, du reste sur l’ensemble de l’ouvrage, et on le trouve présent dès le premier dizain qui ouvre sur ces trente-six ballades joyeuses et que voici:

Dizain au lecteur

« Ami lecteur, donne-moi l’accolade,
Car j’ai pour toi besogné, Dieu merci.
Comme Villon qui polit sa Ballade
Au temps jadis, pour charmer ton souci
J’ai façonné la mienne, & la voici.
Je ne dis pas que les deux font la paire.
Et contenter tout le monde & son père
Est malaisé, chacun garde son rang!
Mais voire! avec ces rimes, je l’espère,
Tu peux aussi te faire du bon sang. »
Juin 1873.
Théodore de Banville

En vous souhaitant une très belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.

Raisonances poètiques : Philippe Léotard chante Léo Ferré qui chante Rutebeuf

leo_ferre_rutebeuf_poesie_medievale_pauvrete_rutebeuf_hommage2Sujet : poésie médiévale mise en chanson, Rutebeuf, complainte
Titre : Pauvre Rutebeuf, la Complainte de l’Amitié
Auteur : Rutebeuf, Léo Ferré (1916-1993)
Interprète : Philippe Léotard

Bonjour à tous,

oilà quelques temps que nous n’avons rien publié autour de Rutebeuf et, une fois encore, c’est par l’intermédiaire de Léo Ferré que nous allons le faire en revenant sur cette chanson « Pauvre Rutebeuf » que l’on appelle encore la complainte de l’amitié et que le célèbre chanteur et rutebeuf_troubadour_medieval_musique_moyen_age_passionauteur anarchiste écrivit, dans les années cinquante, en hommage au poète du XIIIe siècle.

Aujourd’hui, nous postons aussi les vers originaux de la poésie de Rutebeuf qui inspirèrent Léo Ferré. Il est indéniable que ce dernier y mit sa plume et son talent autant que sa grande sensibilité, ne se contentant pas simplement de traduire le poète médiéval. De fait, sa version est très librement inspirée et emprunte même à d’autres extraits de Rutebeuf autant que s’y mêle un véritable travail d’écriture poétique. Mettre les deux versions en miroir permet de mesurer un peu mieux cette distance d’une poésie à l’autre.

Philippe Léotard, le coeur au bord du gouffre

« Tout le monde aimerait qu’il ne manque personne à sa solitude. Qu’ on se réjouisse ou qu’ on se lamente, quand on est seul, c’est tout de même aux yeux du monde ! »
Philippe Léotard –  Clinique de la raison close

C_lettrine_moyen_age_passionomme nous l’avions évoqué lors d’un article précédent, cette chanson de Léo Ferré à donné lieu à d’innombrables versions, mais nous voulons profiter de l’occasion du jour pour en partager une très spéciale. Elle nous vient du regretté Philippe Léotard, artiste écorché vif, acteur, chanteur, poète et écrivain anticonformiste de talent que la vie a fini par emporter, de boires en déboires, à l’âge de soixante et un ans. C’était il y a philippe_leotard_leo_ferre_rutebeuf_hommage_poetesmaintenant plus de quinze ans, presque jour pour jour, le 27 août 2001, aussi que cette pensée s’envole jusqu’à lui, et que cet article permette de le faire revivre le temps d’une chanson.

Au delà de la coïncidence des dates, cette version est encore très particulière à deux titres au moins. Dans sa forme, elle nous permet de nous délecter de la voix éraillée de Philippe Léotard et de la sensibilité unique de ce coeur qui semblait toujours être au bord du gouffre. Sur le fond, c’est aussi un hommage en cascade qui raisonne de la voix de trois véritables artistes et poètes, à travers les temps et les âges, du monde médiéval à nos jours.

La version originale de Rutebeuf

Li mal ne sevent seul venir;
Tout ce m’estoit a avenir,
        S’est avenu.
Que sont mi ami devenu
Que j’avoie si pres tenu
        Et tant amé ?
Je cuit qu’il sont trop cler semé;
Il ne furent pas bien femé,
        Si ont failli.
Itel ami m’ont mal bailli,
C’onques, tant com Diex m’assailli
        En maint costé,
N’en vi un seul en mon osté.
Je cuit li vens les a osté,
        L’amor est morte.
Ce sont ami que vens enporte,
Et il ventoit devant ma porte
        Ses enporta.
C’onques nus ne m’en conforta
Ne du sien riens ne m’aporta.
        Ice m’aprent
Qui auques a, privé le prent;
Més cil trop a tart se repent
        Qui trop a mis
De son avoir pour fere amis,
Qu’il nes trueve entiers ne demis
        A lui secorre.
Or lerai donc fortune corre
Si entendrai a moi rescorre
        Si jel puis fere.

La complainte de l’Amitié ou Pauvre
Rutebeuf de Léo Ferré


Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Avec le temps qu’arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n’aille à terre
Avec pauvreté qui m’atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d’hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière

Que sont mes amis devenus
Que j’avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L’amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m’était à venir
M’est advenu

Pauvre sens et pauvre mémoire
M’a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m’évente
L’amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

En vous souhaitant une très belle journée! Pleut-il chez vous? Ici, les tropiques n’en finissent pas de s’épancher en belles pluies capricieuses.

Fred
Pour moyenagepassion.com
« L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient. » Publilius Syrus   Ier s. av. J.-C.