Faire reculer la mort : vocation médicale et questions liées à l’exercice de la médécine

Bonjour à tous,

ans la foulée de notre article précédent (idées pour tromper le temps en août), la deuxième chose que nous voulions mentionner ici est aussi liée, ç sa manière au contexte actuel en relation au roman « Frères devant dieu et la tentation de l’alchimiste« . C’est une coïncidence assez étrange mais dans cet ouvrage ayant pour toile de fond le Moyen Âge, et paru quelques mois avant l’arrivée de la Covid, nous traitions, entre autres sujets, de médecine médiévale et de questions liées à cette vocation.

« Ceux qu’on désespérait de guérir »

Depuis son origine, la pratique médicale s’est donnée pour objectif de prévenir, soulager, mais aussi de faire reculer la maladie et, autant que faire se peut, la mort. Jusqu’où devait-elle le faire et où le médecin devait-il fixer la limite ? On peut supposer que le peu de moyens des médecines anciennes évitait, bien des fois, de se poser la question. Pourtant, si la nature mettait souvent le pratiquant face à l’inconnu ou devant le fait accompli, cette question de « l’acharnement thérapeutique » semble bien avoir accompagné les tous premiers médecins. En suivant certains vieux textes de l’antiquité et hippocratiques, le médecin prudent pouvait être tenté de s’écarter bien vite de celui qu’il ne pouvait soigner, de crainte qu’on l’accuse, plus tard, de l’avoir conduit à leur perte. Mais d’autres sources l’enjoignaient, au contraire, au dépassement et à l’opposition contre le sort et la nature même (1).

Cette dernière idée était, en tout cas, présente au début du Moyen Âge central et Avicenne l’exprimait déjà de manière un peu abrupte en écrivant : « Certains avaient pensé qu’il fallait tuer ceux qu’on désespérait de guérir. » Le médecin face à sa vocation autant qu’à son impuissance, vaste sujet. Cette citation donne la mesure de cette problématique et d’une pratique médicale qui peut, quelquefois, glisser au point de devenir obsessionnelle.

Toute proportion gardée, les questions de l’acharnement et des limites dans l’exercice médical étaient donc déjà là, dès l’aube de la médecine et, a fortiori, au Moyen Âge. Elles se sont posées, de manière plus aigue encore, au fur et à mesure, de l’avancée de la médecine moderne et bien que transposées sur le plan collectif et politique, on ne peut tout à fait les abstraire de la toile de fond qui préside à la crise sanitaire actuelle.

Dans la fiction « Frères devant Dieu ou la tentation de l’Alchimiste« , vous trouverez justement un médecin médiéval en prise avec un mal mystérieux et face à ce questionnement. Jusqu’où aller pour exercer son don de médecine sans prendre le risque de s’égarer soi-même ? Où doit s’arrêter la science ? Où commence la vanité ? Au Moyen Âge, le médecin et son patient s’inscrivent aussi dans une relation triangulaire puisque la vie comme la mort demeure, en premier et en dernier ressort, dans les mains de Dieu.


Où trouver ce roman d’aventure médiévale ?

Vous pouvez retrouver cette fiction médiévale qui a pour toile de fond le XIVe siècle, aux adresses suivantes.

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 Format papier.  – 18,90 €uros chez Amazon ou chez  Librinova.fr

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Format  Ebook, Epub ou Mobi
Dans toutes les plus grandes librairies en ligne, à partir du 8 août 2021, Opération Spéciale Eté à 2,99 €uros

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Quelques retours de lecteurs

Livre, fiction médiévale de Fréderic Effe

« Philosophie , médecine, religion, croyances et vie médiévale font de ce roman un agréable moment de lecture. le narrateur est soit omniscient, soit ce sont les personnages tour à tour et c’est ce qui permet d’impliquer le lecteur encore plus dans l’histoire. J’aime beaucoup les romans historiques et celui ci m’a beaucoup plu. » Isabelle sur Netgalley.

« J’ai adoré ce roman. Très beau voyage dans ces temps reculés. Personnage vraiment attachant ce Geoffroy ! C’est une lecture que je conseille vivement ! » Pascale Lainé  – Maquettes médiévales

« Je viens de terminer la lecture de Frères devant Dieu ou la tentation de l’Alchimiste. Je voudrais vous adresser mes compliments. Votre roman m’a passionnée !!!  » Marianne – Scénariste

« Le Moyen Age reste tout de même toujours dans mon cœur et m’accompagne dans mes quelques temps de loisirs grâce à la lecture d’un livre que j’aime beaucoup et qui aborde des sujets sensibles pour  Conscience Médiévale comme l’Alchimie et la médecine au Moyen Age. Une lecture prenante, facile et très agréable, je vous la recommande !  Merci à l’auteur de Moyen-âge Passion qui est aussi l’auteur de ce livre, pour ce bon moment de lecture ! »
Blog Conscience Médiévale

« Frédéric Effe, l’architecte du site @moyenagepassion, vient de publier un chouette roman racontant l’histoire de deux frères, un médecin et un troubadour, confrontés à une obscure affaire de sorcellerie dans une seigneurie du XIIIe siècle… Avec plein de vrai Moyen Âge dedans! » Florian Besson – Historien-médiéviste, blog Actuel MoyenAge

« J’ai terminé Frères devant Dieu et l’histoire m’a longtemps habitée. Dès le départ et tout au long du livre, j’ai été impressionnée par les descriptions si vivantes des lieux, les ambiances, la psychologie des personnages, les discussions, les idées qui s’opposaient, et la quantité de détails documentés sur le Moyen Âge. Au départ tout cela m’a rappelé — avec plaisir Le Nom de la Rose. Et puis l’intrigue a pris une tournure tout à fait originale. (…) Merci pour ce beau roman. »
Michelle Galles – Réalisatrice – A la Recherche de Vaubeton


En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com.
A la découverte du Monde médiéval sous toutes ses formes.

(1) voir Le Médecin du Prince: Voyage à travers les cultures, Anne Marie Moulin -Odile Jacob 2010

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