Archives de catégorie : Humour médiéval

Rire au Moyen-âge mais aussi rire du ou avec le Moyen-age. C’est toute l’ambition de cette catégorie dédiée à l’humour médiéval au sens large.

Kaamelott au cinéma : Premier record sur les avant-premières

Sujet  :  Kaamelott,  médiéval-fantastique, légendes arthuriennes, cinéma, trilogie, humour, détournement, produits dérivées, entracte.
Période  : haut moyen-âge à central
Auteur/réalisateur :   Alexandre Astier
Date de sortie : 21 juillet 2021

Bonjour à tous,

lors que nous sommes clairement passé en mode estival comme nombre de nos lecteurs, nous continuons de nous attacher, tout de même, à parler de la sortie du film Kaamelott Premier Volet au cinéma. Si sa sortie est prévue pour le 21 juillet, depuis 4 ans, nous avons, de notre côté, consacré plus de 100 articles à la série d’Alexandre Astier et son actualité. Cela compte tout de même, même si c’est loin de résumer le contenu du site. De ce côté là, nous en sommes, en effet, à plus de 1300 articles dont probablement près de 500 pour vous présenter des textes, poésies, et chansons médiévales en français ancien, en occitan, en espagnol, italien ou encore en anglais.

Avant-première : record de ventes absolu

Aux portes du débarquement du long métrage Kaamelott dans les salles, on vient d’apprendre que le film s’est déjà signalé avec plus de 60 000 places d’avant-première vendues en 24 heures. Prévue pour le 20 juillet 2021, c’est tout simplement un record de prévente d’avant-premières pour le cinéma français et ce n’est pas fini puisque de nouvelles places sont déjà remises à la vente. Dans un monde devenu tellement virtuel, beaucoup de blablas circulent sur les réseaux sociaux : Iike, share, pouce vers le haut, vers le bas, larmichette, etc… C’est au point que l’expression prend souvent des tours exclusivement émotionnels et finit quelquefois par s’y résumer. Beaucoup de zapping, pas toujours des actions véritables, le « like » comme horizon, comme moyen et comme fin… En l’occurrence, en achetant massivement les tickets de l’avant première en ligne, la fan base de Kaamelott a très concrètement répondu présent à l’appel de l’auteur-réalisateur. Voilà qui devrait rassurer Alexandre Astier sur l’accueil réservé au film même s’il devait être un des rares à en douter.

Au passage, au département R&D confiserie, on a bossé d’arrache-pied. Uniquement des circuits courts bretons (ou presque). Seulement voilà Môssieur Alexandre Astier s’en fout. Môssieur Alexandre Astier veut toujours faire tout tout seul. Et après faut pas s’étonner que les confiseries pour l’entracte en pâtissent (ouais, bon, c’est un peu pourri comme jeu de mots…) :

D’autres records déjà en vue

Ajoutons, comme nous l’avons déjà dit sur Facebook, que tout ceci n’est sans doute qu’un début, niveau record, pour Kaamelott premier volet. Par exemple, un fan s’est déjà déclaré prêt à voir le long métrage 200 fois de suite pour inscrire son nom et celui du film d’Alexandre Astier dans le livre des records. Pour ceux qui se poseraient la question, le précédent record en la matière est détenu par un résident de Floride. Ramiro Alanis a, en effet, inscrit son nom dans le Guinness Book pour avoir visionné le film « Avengers – Endgame » 191 fois d’affilée. Personnellement, nous déconseillerons vivement de s’attaquer à une tel performance, sauf suivi médical rapproché. Niveau sommeil quand même c’est pas top. L’opus 1 de la trilogie Kaamelott dure certainement plus de 2 heures. On parle donc de 400 heures face à un écran ! Certains nolife japonais sont tombés en inanition devant des jeux vidéo pour moins que ça.

Dans la série des records non comptabilisés auxquels on peut s’attendre pour le film d’Alexandre Astier, on pourra encore citer tous ceux qui vont aller le voir 18 fois en moyenne. Les mots « couillères » et « interprétes » prononcés, certainement, plus de 112 000 fois dans les files d’attente. Il y aura encore tous ces anonymes qui vont faire saigner du nez leurs collègues de travail ou leur conjoint en leur répétant, 60 fois par jour, les répliques du film (à coté, l’effet Cité de la peur des Nuls qui avait connu un phénomène semblable risque d’être petit joueur) et tant d’autres performances encore…

Côté box office, que Dany Boon se tienne à carreau, les Chtis, à coté, pourrait bien être du gâteau. Du point de vue des entrées, on se souvient que son film sur le ch’nord avait cartonné pour même se hisser plus haut que La grande vadrouille avec plus de 20 millions d’entrée contre 17,27 pour la superbe réalisation de Gérard Oury en 1966. Pour Alexandre Astier, qui cite souvent Louis de Funès et la grande vadrouille comme des modèles de comédie, surpasser ces chiffres ou même s’en approcher, aurait sans aucun doute de vraies allures de consécration. Nous verrons. La fan base n’a, à l’évidence, pas dit son dernier mot.

Bonus la galerie confiseries entracte KaaPV

Tiens, en prime, voilà la galerie des confiseries spéciales merchandising entracte Kaamelott Premier Volet :

En vous souhaitant une belle journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

Retrouvez tous nos articles sur la série Kaamelott ici – Nous postons également des actus et détournements sur FB sur Kaamelottcreas.

Kaamelott : le trailer officiel du film & un interview de son auteur

Sujet  :  Kaamelott,  médiéval-fantastique, légendes arthuriennes, cinéma, trilogie, trailer cinéma, interview, Alexandre Astier, humour
Période  : haut moyen-âge à central
Auteur/réalisateur :   Alexandre Astier
Date de sortie : 21 juillet 2021

Bonjour à tous,

ans la foulée des bonnes nouvelles au sujet de la sortie de Kaamelott le film, au cinéma, voici le premier trailer officiel, suivi, en prime d’une interview toute fraiche du jour de l’auteur-réalisateur Alexandre Astier.

Le trailer du film Kaamelott 1er volet

D’une certaine manière, ce trailer répond à la question que nous nous posions, dans notre dernier article, sur le ton général de ce nouvel opus de Kaamelott (voir Kaamelott sortie confirmée pour juillet). Si les affiches, très artistiques, n’étaient pas dénuées d’une certaine dimension dramatique, le trailer donne un autre la et semble annoncer une comédie plutôt décapante. Je dis « semble » car une bande annonce n’est jamais tout à fait le film et on peut gager que l’auteur n’y a pas tout mis.

Kaamelott au Cinéma – trailer officiel

Le teaser de début 2020 nous en avait déjà donné un avant-goût visuel, mais on découvre ici de nouvelles images qui laissent présager d’une belle tenue en terme de production, de décors et finalement d’aventure (avec une mention spéciale pour certains costumes plutôt spectaculaires). Bref, on est loin du format parfois un peu à huis-clos des origines. Si ce dernier avait ses charmes, on comprend mieux, à la vue de ce trailer, à quel point Alexandre Astier a pu ressentir le besoin d’en repousser les bords. Il avait d’ailleurs commencé à le faire à l’occasion du Livre V, et plus encore du Livre VI de Kaamelott tourné, en partie, à Cinecittà. Là encore, pourtant, il avait dit avoir touché de nouvelles limites en terme de format : celles de la production télévisuelle contre celles du 7ème art. L’affaire était claire ; la suite se raconterait au cinéma ou elle ne serait pas. De longues années après, la première partie de son rêve est donc en train de se concrétiser.

L’interview d’Alexandre Astier

Publiée, aujourd’hui même, sur la chaîne youtube pop corn (redif de la chaîne Twitch Domingo), Alexandre Astier y donne quelques précisions sur le film. On y fait aussi quelques agréables détours par le voyage intergalactique, la SF et quelques autres sujets. Concernant le premier long métrage Kaamelott, il y confirme ce qu’il avait déjà déclaré il y a quelques années : le fait que le temps a passé dans la vie réelle autant (et même sans doute plus) que dans l’histoire sert son propos et il s’en dit même privilégié. Pas d’artifice donc, le temps s’est écoulé pour les personnages, comme pour les acteurs.

A l’occasion ce cet entretien, l’auteur-réalisateur affirme aussi (en toute logique) que le film ne s’adresse pas spécifiquement aux inconditionnels de Kaamelott. On pourra donc aller le voir en famille même sans rien connaître de la série TV. Quant aux fans, ils y croiseront forcément des surprises même si après tout ce temps, le meilleure chose serait sans doute de rester ouvert à l’œuvre et de se défaire, si on en avait formé, de quelque attente trop précise et particulière pour retrouver un œil neuf.

Alexandre Astier part-il « gagnant » en terme de succès ? Pas nécessairement. En tout cas, on le sent sur une réserve qui semble sincère et pas le fruit d’une fausse modestie. Même si la fan base est réputée impressionnante en taille, avant la sortie concrète, il est toujours délicat pour un réalisateur de préjuger du nombre d’entrées. Avec un peu de recul et à juger les échos que fait systématiquement la presse de la moindre nouvelle autour de l’auteur et de Kaamelott, on est quand même tenté de demeurer résolument optimiste sur l’engouement du public à aller voir ce film à partir du 21 juillet.

Ecriture, réalisation, composition, montage

On saluera encore ici sa vision globale de la tenue de l’œuvre et sa façon originale d’approcher le métier. Auteur, acteur, scénariste, réalisateur, compositeur de la musique et même monteur, le parti-pris d’assumer seul cette pluralité de fonctions qu’on a plus souvent l’habitude de voir déléguer à des personnes différentes n’est pas chose commune. Qui était le dernier à l’avoir fait en France ? Gainsbourg ? Et encore sans doute pas pour une production de cette dimension.

L’auteur de Kaamelott semble, en tout cas, y trouver une liberté d’action autant qu’une façon essentielle d’exprimer, jusque dans les moindres détails, sa vision d’auteur. Dans des entretiens passés, il avait dit, à plusieurs reprises, préférer assumer les limites, voire les imperfections éventuelles d’un tel choix pour parvenir à une œuvre qui soit entièrement sienne plutôt que de prendre le risque de déléguer les choses, pour de mauvaises raisons, et pour un résultat qui soit loin de ses aspirations.

D’un point de vue de l’écriture scénaristique, autant que musicale, il faut dire que tout le monde n’a pas, non plus, sa double compétence. Et s’il n’a pas lui-même dirigé l’orchestre sur ce long métrage, il va être intéressant de voir comment sa vision, presque à la Sergio Leone, d’une musique qui préexiste au film et fait bien plus que l’accompagner se conjugue ici, toute comparaison de style gardée, avec une composition que Leone aurait inévitablement confié à Ennio Morricone. Sur Kaamelott, premier volet, c’est bien la même personne qui tiendra ces deux rôles.

Pour conclure, sachant aussi que du succès de ce premier film dépendra le déroulement et la production du reste de la trilogie, on lui souhaite, à nouveau, tout le meilleur.

En vous souhaitant une belle journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
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NB : sur l’image d’en-tête d’article issue du trailer, on reconnaître Franck Pitiot dans le rôle de Perceval et Jean-Chrstophe Hembert dans celui de Karadoc.

savants et nantis, un quatrain caustique de Melin de saint-gelais

Sujet :  poésies courtes,  poésie de cour, quatrain, moyen français, humour, science, pouvoir, argent.
Période :   XVIe s, renaissance, hiver du moyen-âge
Auteur  :  Mellin Sainct-Gelays ou Melin (de) Saint- Gelais (1491-1558)
Ouvrage : Œuvres poétiques de Mellin de S. Gelais (1719)

Bonjour à tous,

ujourd’hui, nous partageons un nouveau quatrain de Melin de Saint-Gelais pour mettre un peu d’esprit et de réflexion dans votre journée. À cheval sur le moyen-âge et la renaissance, ce poète de cour de la génération de Clément Marot et qui a même reçu quelques éloges poétiques de ce dernier, a brillé par son esprit, son style et son sens de la chute. On le retrouve, ici, dans une pièce courte et mâtinée d’ironie sur les savants et leur relation aux puissants et aux nantis.


« Dy moy, ami, que vaut-il mieux avoir,
Beaucoup de biens, ou beaucoup de savoir ?
Je n’en say rien, mais les savans je voy
Faire la cour à ceux qui ont dequoy. »

Melin de Saint-Gelais – Quatrain


Difficile de reconstruire le contexte historique de ce quatrain. Les lieux de pouvoir et d’argent sont toujours le théâtre de bien des doléances et sollicitudes. Au vue du contexte, c’est d’ailleurs plutôt la résonnance actuelle de ces quatre vers qui aurait tendance à nous interpeller. Ceux qui ont suivi, depuis plus d’un an, les développements autour de ce qu’est devenue une partie de la science médicale ne manqueront peut-être pas, à leur tour, de juger d’une certaine ironie de leur actualité. Disant cela, on ne pense pas, bien sûr, aux personnels soignants, à leur courage et leurs grandes difficultés de moyens, ni aux médecins qui font encore, en leur âme et conscience, leur travail de prescription, mais plutôt à une certaine science « de couloir », mêlée d’intérêts privés, un peu plus haute, un peu plus distante, un peu plus proche du pouvoir et des deniers aussi, quand ce n’est pas des deux.

Dans la même veine, on pense aussi (comment s’en empêcher ?) aux enjeux touchant aux conflits d’intérêt et aux innombrables défilés médiatiques des « experts médicaux » arrosés ou sponsorisés qui, et c’est bien le problème, avancent à couvert avec la complicité, passive ou non, de leurs hôtes. Viennent encore à l’esprit, certaines opérations boursières de 2020 rondement menées, les sommes gigantesques engagées, cette course lucrative aux nouvelles molécules, revendues à prix d’or, et qui sème, dans son sillage, l’opprobre sur toute autre solution expérimentée ici ou là. Enfin, pour compléter le tableau, ajoutons l’achat massif (et inconsidéré ?) par la commission européenne d’un traitement déclaré inefficace le jour d’après, si ce n’est l’avant-veille, ou encore les révélations entendues lors de certaines commissions d’assemblées… Le tout dans un contexte, saupoudré de tacles et d’obstruction à la prescription médicale, de tri sélectif dans les études, et encore d’arbitraire et de répression dont nous sommes nombreux, aujourd’hui, à ne plus lire clairement les soubassements.

Bref c’est à sortir du cadre médiéval et on est tenté de lire, non sans grincer, dans ce quatrain de Melin de Saint-Gelais, un peu plus qu’une note d’humour d’époque, une réalité bien actuelle.

Pour découvrir d’autres quatrains du moyen-âge, c’est par là.

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen-âge  sous toutes ses formes.

NB : la miniature ayant servi à l’image d’en-tête est tirée du très beau Psautier latin dit de Saint Louis et de Blanche de Castille. Ce manuscrit médiéval, daté des débuts du XIIIe siècle et référencé Ms-1186, est conservé à la  Bibliothèque de l’Arsenal et consultable sur Gallica.

interlude Kaamelott : Tous les secrets du jeu du pélican de Perceval

Sujet : légendes arthuriennes, humour, détournement, série télévisée,  Kaamelott,  Perceval, Franck Pitiot, jeu du Pélican, fan art, livres, bibliothèque imaginaire.
Série : Kaamelott, M6; CALT production.
Période : moyen-âge fantastique
Auteur de la série : Alexandre Astier

Bonjour à tous,

ous étions très nombreux à l’attendre. Il est vrai que la série Kaamelott d’Alexandre Astier, avait laissé, à ce sujet, de larges zones d’ombres. Aussi, ce n’est pas sans une certaine joie que nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie des règles simplifiées du célèbre Jeu du Pélican de Perceval (Franck Pitiot à l’écran). En un peu moins de 10 000 pages, ces trois tomes permettront à tous les amateurs du divertissement originaire du pays de Galles de briller dans les tavernes qui perpétuent la tradition.

Petit rappel sur les règles

« Si vous m’ratez encore une artichette après ça, c’est vraiment qu’vous l’faites exprès. » Perceval

On rappelle que pour jouer au Jeu du Pélican, il suffira de se munir de 120 à 130 d’artichauts. Le vainqueur de la donne devra trier les siens du plus lisse au plus râpeux, non sans avoir tenté, au passage, d’en refourguer 17% à l’occasion du tour de troc. Quant aux annonces, elles sont, dans le jeu d’origine, au nombre de 10, dont, bien sûr, la célèbre Artichette, la Tichette de 21 et la Raitournelle. Sauf dans quelques rares variantes, elle ne dépendent jamais des donnes bissextiles ou asymétriques. Mais n’en dévoilons pas trop, on découvrira toutes les subtilités des règles du Pélican, ainsi que leur simplicité déconcertante, dans ces 9593 pages, d’une grande facilité de lecture, sorties aux Éditions du Doliprane.

Pour information, la sortie du film Kaamelott au cinéma, maintes fois repoussée à cause des mesures anti-covid, vient d’être à nouveau annoncée par Alexandre Astier. Elle est désormais prévu pour le 21 Juillet 2021.

Pour retrouver toute l’actu de Kaamelott et nos articles à ce sujet, c’est par là. Pour les ouvrages (plus sérieux) déjà sortis sur la série, c’est ici.

Une Belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

NB : l’image en-tête d’article est un montage réalisé à partir de deux extraits de l’épisode : « Perceval fait Raitournelle » du livre IV de Kaamelott (2006) – M6 – Calt Production – Alexandre Astier.