Archives de catégorie : Moyen âge passion

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Retouche d’enluminure : La carole du Roman de la Rose

détail enluminure ms 5226, joueur de viele.

Sujet : enluminure, manuscrit médiéval, retouche numérique, feuille d’or, ms 5226, poésie médiévale, littérature médiévale, vieux français.
Période : Moyen-âge central, XIIIe siècle.
Titre : Le Roman de la Rose
Auteur :  Guillaume De Lorris (1200-1238) et Jean De Meung (1240-1305).

Bonjour à tous,

ous vous proposons, aujourd’hui, une nouvelle retouche d’enluminure. L’illustration originale représente la célèbre carole du Roman de la Rose. Elle est tirée d’un manuscrit médiéval daté du XIVe siècle.

Nous avions fait cette retouche ou plutôt ce « rafraîchissement » à l’occasion de notre dernière carte de vœux de fin d’année et nous vous la présentons ici sous forme d’animation en plusieurs étapes.

Des centaines de manuscrits pour un best seller médiéval

De nombreux manuscrits médiévaux du Roman de la Rose de Guillaume de Lorris et Jean de Meung nous sont parvenus. En jetant un œil sur le site arlima.net, vous en trouverez près de 300 référencés. Un nombre important sont des éditions complètes de l’ouvrage. D’autres codex n’en présentent que certaines parties ou extraits.

En matière de codicologie (cf l’excellente conférence de Richard Trachsler sur le roman arthurien), la quantité d’exemplaires ayant traversé les siècles renseigne, à elle seule, sur la grande popularité médiévale du Roman de la Rose. L’ouvrage se classe, indéniablement, dans le top des Best Sellers du Moyen Âge.

Dans l’ensemble de ce corpus, disséminé à travers les plus prestigieuses bibliothèques d’Europe et même d’outre-Atlantique, on retrouve, bien sûr, un nombre important de manuscrits enluminés.

Le ms 5226 de la Bibliothèque de l’Arsenal

Le manuscrit médiéval qui nous occupe aujourd’hui est le ms 5226 de la la Bibliothèque de l’Arsenal.

Daté du XIVe siècle, l’ouvrage présente sur 154 feuillets une édition complète du Roman de la Rose. Il a été copié et enluminé par Jeanne et Richard de Montbaston, un couple de libraire et enlumineur qui avait leur atelier à Paris, vers le milieu de ce même siècle. On peut le consulter sur Gallica.

Ce manuscrit est agrémenté de vingt-quatre miniatures qui ont plutôt bien résisté au temps. Les fonds diaprés sont particulièrement bien conservés (damiers ou losanges or et couleur).

Sur certains fonds unis (feuille d’or), le matériel s’est un peu défraîchi et a perdu de sa brillance mais sans que cela altère nullement la lisibilité des scènes. Après plus de six siècles, quelques détails se sont aussi altérés sur certaines enluminures : visages ou traits effacés ou brouillés partiellement.

L’enluminure retouchée

Dans l’ensemble, on se trouve face à un manuscrit enluminé dans une bel état de conservation. L’exercice du jour est donc plus un léger rafraîchissement sur quelques tracés et sur le fond de feuille d’or. Il n’a rien d’une retouche ou d’une reprise en profondeur. Nous l’avons restitué ici en quelques passes.

cliquez sur l’enluminure pour charger l’animation

La carole du Roman de la Rose

La scène est bien connue. L’auteur, dans sa quête d’amour et de courtoisie, est attiré dans un verger où des gens dansent ensemble une charmante carole. Le poète verra s’y succéder les composantes de la courtoisie : liesse, plaisir, beauté, amour, etc…

En voici un extrait en vieux-français original et sa traduction en vers dans l’édition de Pierre Marteau daté de 1878 : Le Roman de la Rose par Guillaume de Lorris et Jean de Meung, Édition accompagnée d’une traduction en vers.

Lors m’en alai tout droit à destre,
Par une petitete sente
Plaine de fenoil et de mente;
Mès auques près trové Déduit,
Car maintenant en ung réduit
M’en entré où Déduit estoit.
Déduit ilueques s’esbatoit;
S’avoit si bele gent o soi,
Que quant je les vi, je ne soi
Dont si très beles gens pooient
Estre venu; car il sembloient
Tout por voir anges empennés,
Si beles gens ne vit homs nés.

Ceste gent dont je vous parole,
S’estoient pris à la carole,
Et une dame lor chantoit,
Qui Léesce apelée estoit:
Bien sot chanter et plesamment,
Ne nule plus avenaument,
Ne plus bel ses refrains ne fist,
A chanter merveilles li sist;

Qu’ele avoit la vois clere et saine,
Et si n’estoit mie vilaine;
Ains se savoit bien desbrisier,
Ferir du pié et renvoisier.

Ele estoit adès coustumiere
De chanter en tous leus premiere:
Car chanter estoit li mestiers
Qu’ele faisoit plus volentiers.
Lors véissiés carole aller,
Et gens mignotement baler,
Lors véissiés carole aller,
Et faire mainte bele tresche,
Et maint biau tor sor l’erbe fresche.

Traduction en français actuel de Pierre Marteau

Lors donc, à droite je m’engage
Dans un sentier tout parfumé,
De menthe et de fenouil semé.
Tout près de là, suivant mon guide,
J’entrai dans un réduit splendide
Où le beau Déduit se trouvait.
En ce lieu Déduit s’ébattait;
Si belle était sa compagnie,
Que soudain ma vue éblouie
Crut voir des anges empennés,
Comme onc n’en virent hommes nés,
Et ne savais d’où pouvaient être
Venus gens si beaux, si beau maître.

Cette troupe que je devise
A la karole s’était prise;
Une gente dame chantait
Que Liesse l’on appelait.
A chanter elle était savante,
Car d’une façon ravissante
Elle modulait ses refrains
Gracieux, entraînants, divins.

Elle avoit la voix claire et saine,
Et n’était pas non plus vilaine,
Mais sa taille souple ondulait
Et lestement son pied frappait.

Elle était toujours coutumière
De chanter partout la première,
Car chanter pour elle c’était
Ce que plus volontiers faisait.
Vous eussiez vu gens en cadence
Mener karole et fine danse,
Et mainte tresce et maint beau tour
Sur l’herbe fraîche d’alentour.


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En vous souhaitant une excellente journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
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Fable, Marie de France : retouche d’une enluminure

Sujet : fable médiévale, enluminure, retouche, feuille d’or, bestiaire,
Période : XIIe siècle, Moyen Âge central.
Titre : Dou Leu et de la Grue ki li osta l’os de la goule
Auteur : Marie de France (1160-1210)
Ouvrage : ms Français 24428 département des manuscrits de la BnF

Bonjour à tous,

our faire suite à notre article sur la fable du Loup et de la Grue de Marie de France, nous postons, aujourd’hui, une enluminure d’époque retouchée digitalement à cette l’occasion. L’illustration originale est tirée du manuscrit ms Français 24428 daté du XIIIe siècle.

Le ms Français 24428 de la BnF

Sur 119 feuillets, ce manuscrit médiéval contient une sélection de textes variés : L’image du monde de Gossuin de Metz (Gautier de Metz), Les volucraires de Omont (poème moral sur les oiseaux), Li bestiaires par Guillaume le Clerc de Normandie ou encore Le lapidaire chrétien (traité sur les vertus des pierres précieuses) et enfin Les Esopes (ou fables) de Marie de France.

L’ouvrage est actuellement conservé au département des manuscrits de la BnF et est consultable en ligne sur le site de Gallica.

Sans prétendre refaire ici le travail des conservateurs de la BnF qui s’en acquittent parfaitement, comme en attestent les précieuses notes de Gallica sur chaque manuscrit ou celles d’arlima.net, disons un mot de l’état général du ms Français 24428.

L’état général du manuscrit

Cet ouvrage richement enluminé est plutôt bien conservé. Dans l’ensemble, les textes en sont demeurés bien lisibles. Les feuilles parcheminées ont aussi gardé leur intégrité à quelques exceptions près. On note quelques altérations sur certaines bordures de pages mais elles n’entravent pas la lisibilité.

Quelques enluminures du bestiaire (feuilles d’or)

La partie sur l’Image du monde, ainsi que les pages du bestiaire montrent des enluminures assez bien conservées. Quelques traits de détails sont effacés ici ou là (visage, contours,…) mais la feuille d’or utilisée sur de nombreuses illustrations a assez bien résisté à l’épreuve du temps. Les captures des enluminures ci-dessus en témoignent.

Les enluminures des fables de Marie de France

L’affaire se complique un peu sur les fables de Marie de France, en particulier sur les enluminures à la feuille d’or. Sur la majorité d’entre elles, le matériau s’est détaché de son support original, compliquant la lisibilité des illustrations. C’est moins le cas sur les fonds utilisant des pigments colorés comme on peut le voir sur les images ci-contre.

Il nous est difficile de savoir si la technique ou le matériau utilisée peuvent expliquer cette détérioration des enluminures à la feuille d’or d’une partie à l’autre de ce manuscrit ancien.

L’enluminure retouchée

En retouchant l’enluminure « Dou Leu et de la Grue ki li osta l’os de la goule« , notre idée était simplement de remettre en valeur les sujets.

Sur la version originale du ms français 24428, on distingue assez difficilement les animaux et la détérioration de l’arrière plan fait peu justice à l’œuvre de l’enlumineur.

Ce travail rapide permet d’en avoir une vision un peu plus claire. Laissez un peu de temps de chargement à l’image c’est un gif.

Le loup et la grue de Marie de France, enluminure retouchée et original du ms français 24428 (format gif)
Dou Leu et de la Grue ki li osta l’os de la goule, retouchée digitalement

La retouche de l’enluminure n’est, bien sûr, que digitale. Le manuscrit original reste, quant à lui, précieusement conservé par la BnF.

Sur la fable du coq ayant trouvé un gemme, voir notre enluminure originale recréée à partir de différents manuscrits.

En vous remerciant de votre lecture.

Frédéric Effe.
Pour Moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen Âge sous toutes ses formes.

Raconti 7, des hommes, des bêtes et des contes de Corse et du Monde

écu blason corse

Sujet : contes, fables, Corse, origines comparées, collection, livre, culture, tradition orale corse
Période : du Moyen Âge à nos jours.
Titre Raconti 7, Ces animaux pas si bêtes, St’animali ùn sò cusì scemi
Parution : 2021-2026, Editions Maïa.

Bonjour à tous,

‘est avec grand plaisir que nous voyons paraître le septième volume de la collection Raconti. Cette aventure a été lancée en 2014, à l’initiative du conteur corse Claude Franceschi. Entouré d’une équipe d’universitaires et de passionnés, il s’est donné pour noble mission de retranscrire les contes de la culture orale corse mais pas seulement. L’idée était aussi de les mettre en miroir avec d’autres contes similaires en provenance du monde, d’autres cultures ou même de l’Histoire1.

Raconti, contes corses à la croisée de Culture, Tome 7 'Ces Animaux pas si Bêtes" couverture

Depuis le début de ce voyage, nous avons été sollicité sur la partie médiévale et c’est toujours avec grand plaisir que nous avons répondu présent. Nous voilà désormais au tome 7, un ouvrage à la saveur toute particulière. Outre le fait qu’il devrait clore la série, nous l’affectionnons tout spécialement pour son thème : « Ces animaux pas si bêtes« .

Des histoires où des hommes côtoient des bêtes et des contes animaliers, voilà un sujet que nous avons exploré plus d’une fois et qui ne pouvait que nous plaire. Nous sommes donc très heureux d’avoir apporté notre modeste contribution à ce tome 7 de Raconti, sous forme de quelques modestes traductions de fables et de fabliaux. Elles viennent faire leur nid bien au chaud entre de nombreux contes du patrimoine oral corse et mondial et elle s’y trouvent bien.

Les animaux au Moyen Age

La relation de l’homme aux animaux durant le Moyen Âge se joue dans la proximité. Présents dans les campagnes comme dans les villes, les bêtes sont partie intégrante du monde médiéval. En fonction de sa classe, elles sont d’une aide précieuse au travail, à la guerre, dans les déplacements, dans les loisirs, ou même dans l’assiette. Quant à leur présence en zone urbaine comme en zone rurale, elle peut même occasionner quelques nuisances.

De la présence à l’omni-présence

La peste noire avec ses cohortes de rats et surtout leurs puces en est un exemple frappant mais ce n’est pas le seul qui vienne à l’esprit. Plus étonnant encore, on se souvient d’accidents causés par des animaux suivis de procès en bonne et due forme. On pense entre autres exemples, à ce porc ayant causé la mort d’un prince et infléchi le destin de la royauté française, dont nous parlait Michel Pastoureau dans son ouvrage Le Roi tué par un cochon.

Les porcs errants dans les villes ne furent pas les uniques victimes de ces étranges procès. Chevaux, bœufs, chiens, chats, coqs, ânes, insectes ou même poissons se voient punir ou gracier sous la houlette des juges (voir les Procès faits aux animaux, conférence du même Michel Pastoureau).

Si l’animal peut être doué d’une once d’entendement et de sensibilité en ce bas-monde, peut-être n’est-ce pas par hasard qu’au XIIIe siècle, un Saint François viendra sanctifier cette relation entre l’homme et les créatures de Dieu, ou à tout le moins en sceller l’importance.

Le Renard qui voulait boire le reflet de lune, fable de Marie de France
Le Renard piégé par un reflet de lune, Marie de France (Enluminure Moyenagepassion.com

Fables et Bestiaires

Quand ils sortent des campagnes ou des villes pour entrer dans les contes ou sur les pages de manuscrit, les animaux du Moyen Âge viennent, comme dans l’antiquité, souligner les travers de la nature humaine, jouer de la satire ou nous enseigner la morale. Les isopets de Marie de France, les Fables d’Eustache Deschamps ou le Roman de Renart, entre autres textes médiévaux, sont encore là pour en témoigner.

Enfin, on les retrouve encore ces bêtes fascinantes, voire inquiétantes et toutes chargés de symboles et quelquefois d’étranges pouvoirs dans les pages des bestiaires médiévaux. Voilà encore un autre territoire que l’historien Michel Pastoureau s’est évertué à arpenter (voir par exemple Le loup ou Le taureau).

Des contes animaliers de Corsica aux contes du monde

Nous voilà donc au pied de ce nouvel ouvrage de la série Raconti. Le bestiaire est complet : contes mettant en scène des hommes et des animaux, contes uniquement animaliers, contes d’hier, contes d’aujourd’hui.

Par la richesse des références, cette invitation au départ de l’île de Beauté prend aussi des allures de véritable tour du monde. Le travail de compilation est riche et impressionnant. la liste des pays visités est incomptable et vous entraînera sur bien des continents.

C’est exactement le genre d’ouvrages qu’on a envie d’ouvrir au hasard pour s’entendre raconter à soi-même une histoire ou, mieux encore, pour la raconter à un proche, à un enfant, et perpétuer un peu de cette tradition orale venue du fond des temps. Raconti – « Raconte moi une histoire » – Au fond, n’avons-nous pas fait que cela depuis le début de notre Humanité ? Nous transmettre les uns aux autres des récits et des histoires pour perpétuer la culture, la sagesse, l’humour, le sens des valeurs et des choses ?

L’oralité est un trésor fragile qu’il faut consigner et perpétuer pour ne pas le perdre. Petits ou grands, on a tous besoin de contes pour réenchanter le quotidien et ce tome 7 de Raconti tombe a pic. Il a juste ce qu’il faut d’humour et de soleil pour faire entrer un brin de magie dans votre bibliothèque. Rendez-vous sur le site des éditions Maia pour plus d’informations.

En vous souhaitant une belle journée.

Frédéric F
Moyenagepassion.com

Voir notre article sur la collection Raconti


  1. A ce propos, voir l’interview de Claude Franceschi à Radio Corsica International, daté du 8 janvier dernier. ↩︎

Moyenagepassion 2026, vers l’infini et au delà ?


Bonjour à tous,

ous espérons que ce début d’année vous trouve en forme et plein de bonnes dispositions pour les temps à venir. Nous profitons de cette énergie nouvelle pour faire un petit point sur l’année écoulée et sur les perspectives pour 2026, à plus de 10 ans de la création du site.

En regardant les statistiques de fréquentation de Moyenagepassion pour l’année dernière, vous avez été encore plus de 120 000 à consulter le site. Etudiants, professeurs des collèges ou universitaires, musiciens, curieux, enlumineurs, amateurs de Moyen Âge sous toutes ses formes, vous semblez trouver de quoi nourrir vos intérêts dans nos quelques 1600 articles.

Pour nous, cette diversité est une vraie joie comme l’est aussi le fait de constater que Moyenagepassion a des résonnances en France, mais aussi dans de nombreux pays de la francophonie et même au delà.

Héritage et Patrimoine médiéval

En plus des fêtes médiévales, des instituts aussi prestigieux que le KBR Museum de Bruxelles, le Réseau des Monuments et du Patrimoine nationaux, la BnF et d’autres acteurs de l’héritage et du patrimoine nous contactent régulièrement pour mettre en avant leurs événements ou leurs conférences. C’est toujours un vrai plaisir que de leur ouvrir nos colonnes et nous le prenons comme une reconnaissance appréciable de nos modestes contributions dans le secteur culturel et historique.

En dehors des événements, nos présentations et traductions de textes médiévaux et chansons continuent de former le centre d’intérêt principal du site. Si le vieux français d’oïl et la français moyen restent les plus représentés, en dix ans nous avons couvert et continuons de couvrir de nombreux autres langages : occitan médiéval, galaïco-portugais ou même encore espagnol, italien, ou catalan.

Moyenapassion ce sont aussi des milliers d’images maison (près de 8000) et des centaines d’enluminures et de manuscrits médiévaux précisément référencés. Nombre d’entre eux sont d’ailleurs retouchés par nos soins pour mettre en valeur ce merveilleux patrimoine européen et mondial.

Arrivée de l’IA dans les moteurs de recherche

Moyenagepassion est, bien sûr, entièrement fait main. Il ne fait appel à aucune Intelligence Artificielle pour produire ces contenus et c’est quelque chose que nous comptons bien maintenir. Nous parlons donc ici de fonctionnalités de réponses IA sur des recherches google. Elles ont souvent tendance à capter de plus en plus d’audience directe qui ne s’oriente plus vers les sites.

Enluminure de bâtisseurs de cathédrale dans le Codice Bodmer 181, "Flavius Iosephus, Antiquitates iudaicae", jean Fouquet, XVe siècle
Bâtisseurs de cathédrale dans le Codice Bodmer 181, Fondation Martin Bodmer, Cologny, Suisse.

Bonne nouvelle, après l’arrivée de l’IA dans la recherche google, la position et la visibilité de MoyenAgepassion se sont maintenus. Pour l’instant, pas d’érosion majeure sur le site. L’audience est restée relativement constante et les positions moyennes sont même en hausse dans les index.

Ainsi, nous avons totalisé en 2025 plus de 4,5 millions d’impressions sur Google auxquelles il faut ajouter 1,9 million d’impressions sur Bing.

Il semble donc que les moteurs considèrent, de plus en plus, Moyenagepassion comme un site d’autorité dans son champ d’intervention et nous prennent en référence sur un nombre important de requêtes pointues concernant le Moyen Âge.

Les outils IA directs (chatgpt, perplexity, claude, etc…) reconnaissent, eux aussi, le site et ses contributions. Il restera à voir à quel point ces outils capteront directement les audiences sans les renvoyer vers les sites qui leur ont permis de constituer leur base de savoirs.

Le prix de la constance

Finalement, avec plusieurs milliers d’heures consacrés à notre sujet et une large base d’articles exclusifs. Moyenagepassion s’est aussi référencé naturellement sur de nombreux sites d’autorité touchant la sphère de l’Histoire, du Moyen Âge et, plus généralement, de la Culture.

Nous réjouissons vraiment de tout cela en ce début 2026 qui scellera en septembre prochain les dix ans d’anniversaire du site. Sans verser dans l’autosatisfaction, c’est plutôt pas mal pour un site entièrement fait main sur la base de recherches personnelles, de traductions et de design maison.

Bien sûr, nous vous en remercions aussi chaleureusement parce que cela n’aurait pu se faire sans vous et sans votre intérêt.

Monétisation du site


Petit bémol dans ce paysage, le site pèche encore par son modèle économique. La publicité ne suffit pas vraiment à le financer. Elle paye à peine l’hébergement et les dons restent encore inexistants. C’est une priorité pressante sur laquelle nous devrons travailler.

Jusque là, le Tipeee que nous avons mis en place reste peu usité et nous nous permettons de vous le resoumettre ici. Au vu du nombre de visites, des dons mêmes très modiques pourront faire une grande différence et nous permettre de poursuivre le travail engagé et de l’intensifier.


NB : je ne sais pas dans quelle mesure, un ulule ou une collecte de type cagnotte pourraient aussi fonctionner ? Donnez nous votre avis par email ou en commentaires.

Contenu et Perspectives

Nous l’avons dit, contre l’invasion des contenus IA, nous tenons à maintenir, pour l’instant, notre parti-pris d’articles qualitatifs, humainement rédigés et sourcés. C’est une garantie de qualité et d’originalité que nous souhaitons vous offrir.

Avec un peu d’aide, nous pourrions prendre plus de temps pour le site, varier grandement les contenus : publications d’ouvrages dédiés, articles fouillés, couverture d’événements accrue, interviews de personnalités publiques, d’acteurs du médiévalisme, de chercheurs, etc… Le site ne demande qu’à évoluer mais cela ne tient qu’à vous. Pour l’instant, il bute encore sur la partie économique et a besoin de soutien.

La monétisation est, hélas, une réalité importante de notre monde. Il n’y a guère que les mastodontes des réseaux sociaux qui peuvent proposer du gratuit et, le cas échéant, il faut toujours se souvenir de l’adage : « Si c’est gratuit c’est vous le produit ». Sur Moyenagepassion, nous vous vouons bien plus de considération.

En vous remerciant encore de votre lecture et de votre présence.

Une belle journée à tous.

Frédéric EFFE.
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen Âge sous toutes ses formes.