Archives de catégorie : Evènements et fêtes médiévales

Cette rubrique d’actualité contient une sélection d’événements culturels, festivals, fêtes ou marchés autour du Moyen-âge. Pour chaque événement concernée, vous trouverez un aperçu des programmes, les liens vers les sites des organisateurs, ainsi que la liste des compagnies médiévales et passionnés de reconstitution historique attendus.

Agenda : en juillet, le moyen-âge festif de retour à Dinan

Sujet : fêtes historiques, fêtes médiévales, compagnies médiévales, spectacles, animations médiévales, marché médiéval
Période : moyen-âge, médiévalisme
Evénement : Les Remparts de l’Histoire
Lieu : Dinan, Côtes-d’Armor (Bretagne)
Date : du 20  au 25 juillet 2021

Bonjour à tous,

i l’année 2020 a vu s’annuler un nombre incalculable d’événements culturels, dont bien sûr aussi des festivals et fêtes médiévales au motif que l’on sait, cette tendance s’est poursuivie en 2021. Le climat psychologique a joué ; il faut beaucoup d’énergie mais aussi un minimum de foi en l’avenir pour mettre en place des événements. En l’absence de visibilité, de calendrier stratégique et de directions claires, pas facile de se mobiliser.

Gestion culturelle & fêtes médiévales 2021

Plus encore, pour des raisons évidentes de logistique tout autant que de balance économique, les organisateurs n’étaient et ne sont pas toujours en situation de se plier aux mesures sanitaires et aux « jauges » imposées par l’exécutif. Enfin, Pour donner une vision complète du tableau, on pourra encore mentionner dans ces difficultés, la possibilité de décisions intempestives de dernière minute (par l’exécutif et aux mains des préfets) susceptibles de venir annuler une fête ou un festival sur le point d’être lancé et qu’on croyait acquis.

Bref pas simple, même si cet été, certains organisateurs se donnent tout de même les moyens d’être dans les clous pour reprogrammer des fêtes autour du moyen-âge. C’est notamment le cas de la cité médiévale bretonne de Dinan. En cette fin de mois de juillet, elle entend, en effet, célébrer son moyen-âge avec une fête qui prendra, toutefois, une forme un peu différente. Présentée comme « intimiste », pour la distinguer de la traditionnelle fête des remparts, l’Association organisatrice a baptisé l’événement ”Les Remparts de l’Histoire”. Formule intermédiaire, il ne s’agit donc pas de l’habituelle Fête bisannuelle des remparts, annulée l’année dernière et qui devrait retrouver sa programmation normale en 2022.

Au programme de la fête médiévale de Dinan

Soucieux de respecter toutes les mesures encore en vigueur, les organisateurs précisent avoir tout mis en œuvre depuis un an pour proposer un événement qui corresponde aux exigences fixées par l’exécutif. Comme la situation semble s’être un peu éclaircie en matière de coercition, on peut se montrer doublement optimiste.

Si la voilure a été réduite au motif de mesures sanitaires, l’Association des Remparts a tout de même packagé, à son habitude, un événement plutôt attractif : compagnies médiévales, animations et spectacles, marché inspiré du moyen-âge resteront au programme. Mais là où tout le centre ville se mobilise, de manière ouverte, à l’occasion de la Fête des remparts, pour ces Remparts de l’histoire, les lieux seront mieux circonscrits pour en maîtriser les accès et les règles : masques obligatoires, respect des distances, nombre de personnes en simultanée sous contrôle. L’Association précise que « L’accès se fera sans pass sanitaire car la jauge totale est inférieure à 1 000 personnes«  (1).

Liste des compagnies médiévales répertoriées

Du point de vue des animations programmées à l’occasion de ces festivités de Dinan, elles se tiendront sur deux sites. Une vingtaine de compagnies médiévales y sont attendues. Des joutes et tournois à cheval sont aussi prévus. Quant au marché artisanal, un peu plus d’une trentaine d’exposants devraient y être présents.

Arkaval – Les Ecuyers de l’Histoire – Clair Obscur – L’effet Railleur – Créalid – Théâtre du Laid Cru – Les pies – OO-Kaï – Gueule de loups – Les coupeurs de Bourses – Rêves temporels – Trace du Geste – Battle of color – Belli Mercator – Sembadelle – Confrérie de Coëtquen – Vitalamine – Art’Themis – La Mesni du Goëlo – Sonjévéyés – La Chalémie – Julien Danielo

Si les visiteurs sont enjoints, comme d’habitude, à se costumer à la façon médiévale, tous les lieux de spectacles et animations seront, avec le marché d’inspiration médiévale (rebaptisé marché « médiévaliste ») accessible pour une somme modique. C’est mathématique, en réduisant la voilure, on peut moins compter sur le nombre pour aider au financement d’un tel événement, sans compter la logistique induite par le contexte.

Pour conclure, la fête s’adresse-t-elle seulement aux dinannais ou même aux habitants de Bretagne et des Côtes-d’Armor ? Loin s’en faut. Les 5 jours prévus devraient pouvoir permettre de contenter un grande nombre de visiteurs dans le respect des règles. Si vous prévoyez de venir de loin, la prudence recommanderait de contacter les organisateurs pour s’enquérir des places disponibles ou d’éventuelles réservations. Consulter le site officiel ici pour en savoir plus : Fête des remparts Dinan.

Vous pouvez consulter nos articles précédents sur les fêtes de Dinan ici : Edition 2018 de la fête des Remparts Les fous d’Histoire 2017 Les fous d’Histoire 2016

En vous souhaitant une très belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

(1) Pardon pour cette disgression, mais il est difficile de s’empêcher de réprimer un frisson à se dire que ce type d’affirmations est peut-être, en passe, de se banaliser : « Pass sanitaire requis ou non à l’entrée ». Vous nous avez compris, pas du fait des organisateurs d’événement de taille, mais en raison des orientations politiques en cours. S’il est bien clair que les visiteurs n’auront pas à le faire à cette fête de Dinan, l’idée de devoir présenter, en d’autres circonstances, un document de santé à l’entrée d’un lieu privé et à un parfait étranger, donne franchement l’impression qu’on est en train de passer dans un monde orwellien. Si cela perdure, on peut même supposer qu’il faudra s’attendre à des baisses substantielles de fréquentation d’un nombre important de grands événements. On pense aux complications engendrées par ce genre de contrôle mais aussi à tout ceux qui se sentiront bafoués dans leur liberté et leur intimité, et seront réticents à étaler leur état de santé (chose jusque là totalement privée) à la vue de n’importe quel quidam, non officiel, non habilité, ni même lié par une quelconque obligation de secret médical. Au passage et pour clore cette parenthèse, on parle déjà de faux documents et de fausses attestations de tests et l’on mesure bien que ce pass sanitaire est un engrenage dans lequel l’exécutif s’engage sans du tout mesurer où tout cela pourra le mener et nous avec.

Lancement du Brussels Renaissance Festival au KBR Museum de Bruxelles

Sujet : festival médiéval, conférences, ateliers, exposition, manuscrits anciens, ducs de Bourgogne, enluminures, miniatures, Belgique médiévale
Période : moyen-âge central à tardif
Lieu : KBR Museum,  Mont des Arts 28, Bruxelles. Belgique
Dates : du 19 juin au 11 juillet 2021

Bonjour à tous,

ur un agenda brûlant d’actualité, le KBR Museum de Bruxelles a réglé son horloge temporelle sur le moyen âge tardif et la renaissance et se propose de vous entraîner à la découverte de la Librairie des Ducs de Bourgogne et de la Belgique médiévale.

A partir du XIVe siècle, la belle capitale belge était, en effet, à la main de la très puissante maison bourguignonne. La bibliothèque nationale a ainsi hérité d’un riche patrimoine d’époque et de manuscrits anciens qu’elle se propose d’exposer aux yeux du public pendant près d’un mois. Avant de parler du riche programme de ce Festival, disons un mot du KBR Museum pour ceux qui ne le connaîtrait pas.

Le KBR Museum de Bruxelles

On connaissait auparavant, cette belle et digne dame, amoureuse d’Histoire et de culture, sous le nom de Bibliothèque Royale de Belgique. Fondée officiellement dans la première partie du XIXe siècle, en 1837, sa prédécesseure avait hérité, dès le XVe siècle, d’un fonds impressionnant de 900 manuscrits en provenance des Ducs de Bourgogne, fonds lui-même cédé à la capitale Belge en 1803.

Loin de l’archive bourguignonne des origines, le KBR Museum compte, de nos jours, pas moins de 7 millions de documents : cette archive monumentale est en évolution constante. Elle est conservée précieusement par des férus d’histoire et de patrimoine, de grands passionnés qui ont décidé de faire de la conservation, mais aussi de la transmission, leur métier.

Aujourd’hui, le KBR Muséum est donc un peu l’équivalent belge de notre BnF : une institution ayant pour mission de conserver, restaurer et proposer à la consultation, un patrimoine documentaire, culturel, scientifique, historique et pluridisciplinaire d’une valeur inestimable. Quant à son appellation, ce n’est qu’en 2019 que la Bibliothèque Royale de Belgique fut rebaptisée ainsi. La notion de Museum ouvre un peu plus sur sa vocation de conversation et d’exposition. Quant au sigle KBR, il est la marque de la double appartenance flamande et wallonne de la Belgique puisque c’est le résultat de la contraction de Koninklijke Bibliotheek (Bibliothèque royale en flamand) et Bibliothèque Royale (en Français donc) : K (Koninklijke) et R (Royale) avec un seul B central pour signifier le mot Bibliothèque/Bibliotheek. En somme, une modernisation de son nom qui s’inscrit dans la continuité historique.

Brussels Renaissance Festival, le programme

Anciennement nommé le Festival Carolus V, l’événement a lui aussi été rebaptisé. Désormais, il porte l’appellation de Brussels Renaissance Festival. Son nom s’anglicanise aussi à l’occasion de cette nouvelle édition 2021, sans doute pour mieux consacrer l’ouverture sur le monde de la capitale européenne. C’est d’ailleurs visit.brussels qui l’organise en partenariat avec le musée. Cette grande agence du tourisme et de la culture de la Région de Bruxelles a pour vocation de promouvoir la capitale intra muros mais aussi, bien au delà, auprès de l’ensemble des populations européennes.

Exposition de la Librairie des Ducs de Bourgogne

Du 19 juin au 11 juillet 2021, l’événement vous propose de découvrir de vos propres yeux, ce véritable joyau historique qu’est la librairie des Ducs de Bourgogne. Cette collection unique, engagée au milieu du XIVe siècle par Philippe le Hardi et scellée à la fin du XVe par la mort de Charles le Téméraire, contenait alors 900 manuscrits. La Bibliothèque Royale en conserve, de nos jours, un tiers. Ce fonds médiéval qui n’avait rien à envier, en son temps, avec ceux des plus belles bibliothèques d’Europe, touche toutes les thématiques et on y trouve aussi des trésors d’illustrations par les plus grands enlumineurs du moyen-âge tardif.

Conférences & ateliers : dans les pas des peintres et des enlumineurs flamands

Pour compléter la découverte de ces manuscrits médiévaux, le KBR vous propose une véritable initiation aux arts de l’enluminure et des miniatures au moyen-âge tardif, à travers conférences et ateliers.

Ainsi le 11 juillet, Véronique Bücken, chef de section aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, vous proposera de mettre en miroir art des enlumineurs et peintures dans les Pays-Bas bourguignons des XVe, XVIe siècles. Ce sera aussi l’occasion de partir à la découverte de l’univers des fabuleux peintres flamands de la fin du moyen-âge et des débuts de la Renaissance. Le 27 juin, Les flamandophones pourront, quant à eux, assister à une conférence de Till-Holger Borchert sur la peinture sur parchemin, de Jan van Eyck à Simon Bening.

Pour découvrir plus en profondeur cette période et son art autour des manuscrits, rien de tel que mettre la main à la pâte. Deux ateliers du festival vous y inviteront. Le premier aura lieu le 29 juin. Il consistera en une initiation à la calligraphie, plume à la main. Ce sera le moment d’éprouver vos talents et de savoir quel copiste vous auriez pu être aux temps médiévaux. Le second atelier, en date du 1er juillet, vous invitera à la peinture aux pigments. Après la calligraphie, ce sera donc le temps de la mise en couleur. Vous y apprendrez à manipuler, mélanger et fixer vos pigments, avant de les appliquer sur des modèles de miniatures ou d’enluminures.

Initiation à la gastronomie médiévale

Le Mesnagier de Paris, ms. 10310-11 KBR Museum Bruxelles

Du côté de la mise en pratique, le festival complétera son offre, en conviant ceux qui le souhaitent, à un détour gastronomique par le nouveau restaurant du musée. En fait de participation active, il s’agira là de mettre les pieds sous la table et de se laisser choyer par le chef de la Maison Albert, Filip Fransen et sa brigade. Ils vous proposeront, pour l’occasion, une carte aux accents médiévaux directement inspirée du « Mesnagier de Paris », célèbre traité ménager de la fin du XIVe siècle qui contient, entre autre chose, des recettes de cuisine. Que les frileux, s’il en est, tentés de bouder cette offre gastronomique venue du passé, soient ici rassurés : la carte moderne habituelle coexistera avec cette offre médiévale « spécial festival ».

Pour clore ce vaste programme, gageons qu’on ne se déplacera, certainement pas au musée sans visiter l’ensemble de l’institution. Le cas échéant, de nombreuses formules de visites thématiques y sont proposées. Pour plus d’informations et tous détails utiles, vous pouvez retrouver le programme détaillé du Festival sur le site du musée.


Découvrir le KBR Museum autrement

Pour ceux qui n’auraient pas la chance de se déplacer physiquement à Bruxelles, à l’occasion de cet événement, nous vous recommandons tout de même de prendre un instant pour consulter le site officiel du KBR Museum. Vous y trouverez une bibliothéque numérique riche de nombreux documents et manuscrits anciens, entre lesquels une partie de la librairie de Ducs de Bourgogne, des croquis incroyables de Pieter Bruegel et, pour nos amis mélomanes, des partitions de musique ancienne et classique datées du XIXe siècle. Cette liste est loin de résumer l’intérêt du site. Entre autre contenu, l’institution vous invitera également à flâner dans ses couloirs et ses expositions à travers une sympathique visite virtuelle.

Pour clore cet article, si vous hésitiez encore à faire un saut en Belgique à la faveur de ce bel événement culturel et médiéval, considérez encore le charme incomparable d’un séjour à Bruxelles. Entre sa gastronomie, ses animations, ses pubs, ses atouts historiques, mais encore l’esprit pétillant de ses habitants et leur sens de l’accueil, la capitale Belge saura vous fournir le cadre de moments uniques, en journée comme en soirée, au sortir du Musée.

En vous souhaitant une belle journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

en août, le grand retour du festival de musique Voix et Route Romane

Sujet : événement, festival  musiques anciennes, musiques médiévales, patrimoine, églises romanes, chants polyphoniques, églises médiévales, Espagne médiévale
Période : Moyen-âge (XIIe au XVe s)
Evénement : 29 eme Festival Voix et Route Romane, « Ibérica »
Dates : du  27 août au 12 sept 2021
Lieu : Alsace, itinérant (route romane)

Bonjour à tous,

ur l’agenda des événements à retenir autour du moyen-âge et de ses musiques, le vendredi 27 Août marquera le retour du Festival Voix et Route Romane. Il s’étalera, à l’habitude, sur plusieurs week-end, trois en tout, et proposera pas moins de 8 concerts d’exception, jusqu’à sa clôture, le dimanche 12 septembre.

Le Festival Voix et Route Romane :
musiques médiévales et patrimoine

Depuis quelques années déjà, nous relayons, avec plaisir, cet événement qui célèbre le moyen-âge de plusieurs manières. Rappelons un peu ses fondamentaux avant de fournir plus de détails sur son programme 2021.

Le festival Voix et Route Romane affiche une double ambition : musicale et patrimoniale. Sur le mode itinérant, il se propose ainsi de faire découvrir à ses publics, les plus beaux monuments d’architecture romane de la région Grand Est et plus précisément d’Alsace, tout en les délectant de concerts de musiques médiévales donnés par les ensembles les plus prestigieux du moment.

« Iberica » : l’Espagne médiévale en vedette

Pour cette édition, c’est « Iberica » qui sera à l’honneur, ou, si l’on préfère, l’Espagne médiévale. Ceux qui nous suivent savent combien ce thème nous est cher et, à dire vrai, ce programme 2021 s’avère plus que prometteur. Il proposera, en effet, un voyage autour des trois cultures et religions qui coexistaient alors sur la péninsule.

Pas question pour autant de tomber dans un idéalisme un peu surfait. L’introduction du programme du festival donne d’emblée le ton. On y apporte quelques bémols historiques à cette vision romancée qu’on retrouve parfois, ici ou là, d’une Espagne médiévale ou même d’une Andalousie totalement pacifiées où les 3 religions monothéistes et leur gens auraient coexisté dans une sorte d’égalitarisme, de liesse et de tolérance lisses. La réalité est un peu moins idyllique même si, en se souvenant de cours royales comme celle d’Alphonse X le savant, les organisateurs de l’événement rappellent très justement qu’à un certain niveau d’érudition et de pouvoir, l’atmosphère avait pu être quelquefois propice aux échanges et aux enrichissements mutuels.

Ajoutons que ce thème de l’Espagne médiévale tombe d’autant plus à point pour le festival qu’on célèbre, cette année, le 800e anniversaire de la naissance d’Alphonse X de Castille. Il aura, bien sûr, sa place dans la programmation, avec notamment ses cantigas de Santa Maria.

Iberica 2021 : les formations et les concerts

Voici un aperçu de ce que les organisateurs vous ont concocté. Pour ce cru, 8 ensembles de musique ancienne ont été invités.

Premier week-end, les 27 et 28 août.

Du point de vue des formations, c’est Eduardo Paniagua qui ouvrira le bal, le vendredi 27 août au soir, avec un concert dans le ton. Intitulé L’Espagne des trois cultures, ce programme verra les chants chrétiens, juifs et arabes du moyen-âge se rejoindre et s’enchaîner sur scène, sous la houlette du grand directeur espagnol.

Il sera suivi, le lendemain, par l’ensemble La Roza Enflorese, originaire, quant à lui, de Belgique (comme son nom ne l’indique pas). Menée par ses deux fondateurs, la mezzo soprano Édith Saint-Mard et le flûtiste Bernard Mouton, entourés d’autres musiciens, cette formation médiévale, qui fêtera, cette année, ces 21 ans de carrière s’est consacrée tout particulièrement aux chants judéo-espagnols de la diaspora séfarade.

Second week-end, les 3,4 et 5 septembre

C’est l’Ensemble Discantus qui ouvrira, le week-end suivant, avec un concert dédié aux cantigas de Sant Maria d’Alphonse X (le vendredi 3 septembre). Dans l’esprit de l’album Santa Maria, chants à la vierge dans l’Espagne du XIIIe siècle de cette formation médiévale, les cantigas d’Alphonse le Sage côtoieront ici des pièces mariales variées du moyen-âge central et du XIIIe siècle (chants de troubadours, chants polyphoniques cisterciens, etc.). Avec ses sept voix féminines de toute beauté au rendez-vous, ce concert donné à l’Eglise de Sain-Foy de Sélestat, s’annonce comme une belle promesse d’émotion et d’évasion.

Le samedi 3, succédera une autre formation vocale féminine : Proyecto EVOCA. Ce jeune Quatuor d’origine espagnole s’est donné pour objectif « l’Exploration de la Vocalité et de l’Oralité du Chant Antique » (EVOCA) ; il proposera ici un premier programme élaboré à partir du Codex Calixtinus, manuscrit médiéval du XIIe siècle consacré à l’évocation de la vie de Saint-Jacques de Compostelle.

Pour clôturer ce week-end sous des auspices artistiques très féminines, c’est Cum Jubilo, une formation française qui prendra le relai. Le dimanche, ce quintet féminin suivra, lui aussi, l’inspiration de Santiago mais en y ajoutant, cette fois, l’angle des routes de pèlerinages. Ainsi, le Codex Calixtinus viendra s’y trouver enrichi d’emprunts au corpus des Cantigas de Santa Maria. Encore un beau voyage en perspective.

Troisième week end, les 10,11 et 12 septembre

Le dernier week-end s’ouvrira sous la direction de Guillermo Pérez et sa formation Tasto Solo, dont le répertoire prend racine dans le Moyen-âge pour s’étendre jusqu’à la Renaissance. Son programme, au titre évocateur de La Flor en Paradis, entraînera son audience au XIVe siècle dans les monastères et les cours de Castille et d’Aragon. La créativité de son directeur autant que son parti pris de proposer un véritable spectacle vivant et riche d’improvisation devrait faire de ce concert un autre temps mémorable du festival à ne pas manquer.

Le samedi 11, ce sera au tour du jeune ensemble La Quintina de monter sur scène. Fondée en 2019, sous la direction du ténor Jérémie Couleau, cette formation française s’est donnée pour ambition de faire revivre les polyphonies oubliées sans se cantonner à une époque, i une ère géographique particulière. Leur concert, qui aura lieu en l’église de Saints-Pierre-et-Paul de Sigolsheim, entraînera son public dans la deuxième moitié du XVe siècle et, en Espagne, comme il se doit. On y suivra les pas et l’œuvre de Juan de Triana, compositeur espagnol, héritier de l’Ecole Franco-flamande et de ses chants polyphoniques. Sur les 20 pièces léguées par ce maître de musique de la renaissance, Jérémie Couleau et son ensemble se proposera de vous faire revivre ses chants spirituels.

Enfin, le dimanche 12 septembre, pour clore ce festival en beauté, c’est l’ensemble français Canticum Novum qui nous fera voyager, une dernière fois encore, sur les routes menant à l’Espagne médiévale. Créée à la fin des années 90 par le contre-ténor et directeur d’orchestre Emmanuel Bardon, la formation explore depuis, les voies de la musique ancienne. Ayant fait de l’Europe et du bassin méditerranéen, sa zone de prédilection, il entend y questionner les échanges interculturels et les notions d’identité et de transmission. Pour ce concert de clôture, tout (ou presque) est dans le titre : Samâ-ï, Les routes d’Al-Andalous de Cordoue à Alep. On y partira donc sur les traces de la musique Arabo-Andalouse, de son émergence à son histoire et ses évolutions.

Un festival pour tous

Bien entendu, le Festival Voix et Route Romane ne s’adresse pas qu’à la clientèle régionale du Grand Est. Il demeure, au contraire, totalement ouvert, ajoutant encore à sa vocation culturelle, historique et patrimoniale, une dimension touristique. Aussi, si vous ne connaissez pas la région et que vous êtes férus de musiques anciennes et de moments inoubliables dans des cadres enchanteurs, cela pourrait être un très beau choix de destination pour cet été.

Nous vous laisserons découvrir les tarifs des concerts (voir lien vers le site ci-dessous) mais nous pouvons déjà vous dire que les formules restent étonnamment accessibles au regard de la qualité proposée. Pour plus de détails sur cela, ainsi que sur les dates, lieux et réservations, merci de vous reporter au site officiel du Festival Voix et Route Romane (vous pouvez également le télécharger le programme du festival au format pdf sur ce lien alternatif).

En vous souhaitant une belle journée.
Frédéric EFFE

Pour moyenagepassion.com
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En juin, Retour du grand Tournoi de Chevalerie de Sainte-Croix-Grand- Tonne

Sujet : agenda, fêtes médiévales, animations,  tournoi, chevalerie, moyen-âge festif.
Lieu : Château de Sainte-Croix-Grand-Tonne, Thue et Mue, Calvados, Normandie
Evénement : Tournoi de chevalerie de Sainte-Croix-Grand-Tonne
Dates : 26 et 27 juin et les 24 et 25 juillet 2021

Bonjour à tous,

l est difficile de vous dire à quel point il nous est plaisant d’annoncer, à nouveau, la tenue de beaux événements et fêtes célébrant le moyen-âge, en terres de France. Cette fois, l’agenda nous mènera du côté du Calvados et de la Normandie. C’est là que se tiendra, en effet, les 26 et 27 juin, ainsi que les 24 et 25 juillet prochains l’habituel grand tournoi de chevalerie du château de Sainte-Croix-Grand-Tonne.

Nous avons déjà salué, à plusieurs reprises, la tenue de ce tournoi qui a pour cadre le XVe siècle (voir nos articles sur les éditions 2019 et 2018). Pour dire un mot de sa localisation, le château des chevaliers est situé à mi-distance au sud-est de Bayeux et au nord-ouest de Caen, sur la commune de Thue et Mue.

Programmation du premier week-end

Ceux qui auront la chance de s’y joindre à ce cru 2021 ne devraient pas être déçus. En plus d’y voir de talentueux chevaliers croiser le fer et se mesurer dans un grand nombre de disciplines, de nombreuses autres animations médiévales sont, en effet, prévues.

Le samedi 26 juin, dès l’ouverture du château et de sa taverne, sur le coup de midi, on pourra d’emblée festoyer autour de quelques collations. À partir de 13h30, l’après-midi du samedi et du dimanche enchaîneront riches épreuves avec force démonstrations de talents aux armes ou à l’adresse, avec ou sans montures : béhourd à pied et à cheval, duels, archerie montée, jeux de chasse et de guerre mais encore tournoi de joutes en armure du XVe siècle.

Les chevaliers et champions ayant le plus brillés au cours de la journée du samedi, seront annoncés en fin de journée, à 18 heures. Les prix officiels seront, quant à eux, remis au terme de l’ensemble des épreuves, soit le dimanche en fin d’après-midi.

Les autres animations médiévales

Tout au long de ces deux journées et de l’ouverture à la fermeture, les visiteurs auront l’occasion de profiter d’animations et d’activités médiévales prévues à leur intention. Ainsi on pourra s’initier à l’archerie ou encore, découvrir des jeux médiévaux gratuits pour petits et grands avec deux espaces prévus à cet effet. A tout moment, les amoureux de verdure auront aussi le loisir de partir à la découverte du beau parc à l’anglaise du château, avec sa rivière et son lac.

Côté tarif, l’événement affiche un prix de participation à 12 euros et une gratuité pour les enfants de moins de 5 ans). Pour en suivre l’actualité ou pour plus d’information, retrouvez les organisateurs sur la page Facebook officielle du tournoi.

Une très belle journée à vous.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.

NB : sur la photo d’en-tête, on retrouve en premier plan, Xavier Fauvel, alias le chevalier de Gonneville, fier normand, propriétaire du château de Grand-Tonne et grand vainqueur du tournoi 2020 (crédits photo Claire Honorin). En arrière plan, l’enluminure est tirée du « Traité de la forme et devis comme on peut faire les tournois » de René d’Anjou (Français 2695). Elle représente le duc de Bretagne et le duc de Bourgogne tournoyant. Cet ouvrage médiéval, daté du XVe siècle est conservé au département des manuscrits de la BnF (à consulter ici).