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Une sélection de lieux et sites d’intérêt autour du Moyen-âge : trésor du patrimoine, châteaux, musées, monuments classés, archéosites ou encore lieux plus orientés sur le divertissement découverte,

Le village médiéval de l’an Mil de Melrand : une aventure archéologique

Sujet : archéologie médiévale, archéosite, reconstitution, archéologie expérimentale, parc-musée,Lann-Gouh Melrand. site d’intérêt.
Période : XIe au XIVe siècle, Haut moyen-âge
Site : Village médiéval de l’an Mil et Centre Archéologique de Melrand,
Lieu : Melrand, Morbihan, Bretagne

Bonjour à tous,

‘est en 1902 que fut mis au jour dans le Morbihan, à proximité de l’agglomération de Melrand, les vestiges d’un village abandonné. Quelques premières fouilles furent effectuées et en l’absence de techniques suffisamment avancées, l’archéologue local, en charge de la trouvaille, pensa, à l’époque, qu’il s’agissait là d’un « oppidum celte » datant de la période préromaine.

Plus tard, on allait découvrir que ces vestiges étaient bien plus récents. Ce petit hameau, perché sur une butte à 115 mètres d’altitude et qu’on avait d’abord pensé antique, était, en réalité, médiéval. Au moment des premières prospections, certains vestiges de céramique caractéristiques avaient été trouvés sur place mais on n’avait pu, alors, les dater précisément. Connue sous le nom de « céramique onctueuse », cette technologie de fabrication a fait son apparition, sur le sol breton, autour de la fin du Xe siècle. Elle y fut en usage presque exclusif jusqu’au XIVe siècle. Dans le courant du XVe, elle se diversifia pour devenir nettement plus marginale à la fin du XVIe. Tout ceci était ignoré en 1902 et il restait encore 50 ans à attendre pour le découvrir ; d’autres techniques d’analyses allaient encore venir à la rescousse des archéologues des générations suivantes pour leur permettre d’affiner leurs conclusions et de percer les mystères de ce village abandonné..

Archéologie médiévale & nouvelles fouilles

Faisons un bond dans le temps pour nous retrouver à la fin des années 70. Le site dit de Lann-Gouh Melrand s’apprête à faire l’objet de nouvelles fouilles et investigations. Est-ce à la faveur d’un certain entrain qu’on voyait émerger alors, autour d’une archéologie plus centrée sur la période du moyen-âge ? C’est en tout cas la Direction des Antiquités Historiques de Bretagne qui fut à l’initiative de la réouverture d’un grand chantier de fouilles pour une durée de 4 ans. Par les miracles du web (et le travail d’archive du site Persée), on en trouve un compte-rendu détaillé, justement, dans le Tome 12 de la célèbre revue « l’archéologie médiévale ». Il est de la main même de Patrick André, archéologue alors en charge de cette toute nouvelle campagne de prospection du site qui s’étalera de 1977 à 1980. (1)

Les fouilles se sont étendues sur une surface de 2500 mètres carrés. Le chantier correspond à la taille entière du site historique à une infime parcelle près qui n’a pas survécu au temps. Grâce à l’étude de morceaux de charbons de bois, issus des foyers des habitations, on a pu alors affiner la datation des vestiges. On a ainsi fait remonter l’occupation du site à la fin du Haut moyen-âge et, plus précisément, encore à la fin du Xe siècle et l’aube de l’an mille. On connaissait aussi la céramique onctueuse et les informations pouvaient être recoupées. Mais, au delà des datations, quel portrait pouvait-on dresser de ce Lann-Gouh Melrand du XIe siècle ?

Le village de Lann-Gouh et ses vestiges

Situé en hauteur, le village était enclos et protégé par un talus, surmonté, par endroits, de dalles dressées. Sa disposition tirait aussi partie, sur un de ses flancs, du relief naturel escarpé de la colline sur laquelle il se trouvait installé et pour accéder à ce lieu, une entrée unique avait été ménagée, à l’est de l’enceinte.

Pas de folie des grandeurs sur ce site en l’an mil. Ici, on vivait chichement et on savait, sans doute, se contenter de peu. Les bâtiments étaient de taille plutôt modestes, 40 mètres carrés en moyenne. Du point de vue de la culture matérielle, le site a produit principalement des vestiges d’objets en terre cuite (pot, plat, galettières) ainsi que des fragments de poterie (près de mille), quelques meules de pierre et de granite aussi.

Pour le reste, il est demeuré assez avare en vestiges de type décoratifs, artistiques, mobiliers ou même objets destinés à la parure, pas de monnaie non plus,… Si on a pu en utiliser alors, sans doute qu’une partie d’entre eux du fait de leur composition (bois, matériaux périssables), n’ont pas traversé le temps. Quoi qu’il en soit, il reste que ces traces d’occupation font l’effet d’une communauté relativement (ou peut être simplement naturellement) repliée sur elle-même. De la même façon, on a trouvé, sur place, assez peu d’objets en métal : les simples restes d’une lame de couteau, un petit fragment d’anneau, un peu de patte de fer (mis en valeur, pour ces deux derniers éléments, par des fouilles plus tardives).

Dans l’enceinte, une grande partie des bâtiments et des masures étaient disposés autour d’une place qui semble avoir été le cœur de la vie communautaire des paysans d’alors. Espace social, espace de circulation de quelques 200 m² : on y a trouvé les traces d’un four à pain et les vestiges de ce qui semble avoir été une bergerie, ce qui tendrait à suggérer que le petit bétail se tenait sûrement à proximité de cet endroit et y circulait également. Dans son rapport de fouilles de 1982, Patrick André parle au sujet de cette place de « lieu essentiel de la vie sociale du groupe villageois« . Une autre partie du site de fouilles, celle où les fragments de meules ont été trouvés, suggère une zone sans plus réservée à l’artisanat ou à des dépendances, ateliers, à vocation artisanale : activités de filage ou de tissage peut-être, activités de transformation céréalière,…

Une vie paysanne sédentaire bien réglée

Grenier surélevé pour des agriculteurs-éleveurs sédentaires

Les fouilles des années 80 et d’autres campagnes effectuées dans leur prolongement ont permis d’évaluer à quelques dizaines, les habitants du lieu. Dans son compte-rendu, Patrick André en mentionnait une trentaine pour 9 bâtiments, mais des contributions plus récentes penchent pour un chiffre plus proche de 70 à 85 âmes. Elles semblent avoir vécu de manière plutôt sédentaire au village, avec quelques incursions en direction des marchés voisins (Pontivy) pour vendre leurs produits et, sans doute, s’approvisionner en denrées, voire en outils qui ne pouvaient être produits sur place.

Plus tard, certaines découvertes archéologique ont permis d’établir une datation précoce de la présence sur site au VIIIe siècle, pour les sources les plus reculées. Elles demeurent toutefois marginales et les vestiges les plus nombreux tendent plutôt à situer l’occupation de Lann-Gouh Melrand entre le XIe siècle et le XIVe siècle. Pour compléter cet aperçu archéologique et historique, si le village fait l’effet d’un lieu communautaire plutôt bien structuré et organisé, on ne note pas de présence d’édifices de culte ou religieux sur le site originel. La présence, attestée dans les sources, d’une paroisse dans le voisinage immédiat ne date que des débuts du XIIe siècle. A la même période (autour de 1125-1130), Patrick André relève l’installation d’un noble ayant fondé, à quelques kilomètres de là, une résidence, puis un château (le château de Rohan). Pour autant, l’archéologue médiéviste ne s’autorise pas à en conclure que des mouvements (assez répandus alors) de regroupement ou d’encastillement, aient pu, dès lors, expliquer la désertion de Lann-Gouh par ses habitants.

Pour qui veut creuser toutes ces questions d’un point de vue archéologique, on trouve encore en ligne le rapport de fouilles complet d’une nouvelle campagne effectuée entre 1988 et 1990, sous la direction, cette fois, de l’archéologue Joelle Chavaloux.

Le Centre Archéologique de Melrand : de l’Archéologie à l’archéosite

C’est en 1985 que l’archéologue Joelle Chavaloux, en accord avec la Direction des Antiquités de Bretagne s’attaque au projet passionnant de faire surgir de terre, à quelques distances du site originel, une réplique du village de Lann Gouh. Un espace musée y sera également ouvert.

Pour ce qui est de l’archéosite, l’intention est simple, y conduire des expériences, des études et des reconstitutions au plus près de la réalité. L’objectif : mieux comprendre la vie de ces paysans bretons de l’an mil. Bien sûr, l’autre vocation importante du site sera pédagogique : village musée, exposition du résultat des fouilles, lieu d’information avec un véritable parti-pris éducatif et encore valorisation du patrimoine. Ouvert sur le monde, ce hameau médiéval de l’an mil, sorti de terre comme neuf, pourra accueillir tous les publics pour leur faire découvrir la vie rurale et quotidienne de nos ancêtres du haut moyen-âge.

Le village de l’an mil, un rêve d’archéologue devenu réalité

Alors, ni une ni deux, on a troqué les petites cuillères contre les outils et les truelles, et peu à peu, le site a pris forme ; les bâtiments sont sortis de terre. Fidèle au Lann-Gouh original, on y a reconstruit, avec le temps, de belles chaumières médiévales d’époque, des abris pour le bois, une bergerie pour les animaux, un four à pain ou encore un grenier sur pilotis.

« L’archéologie, c’est un support de rêves, il faut bien penser qu’on a quelques traces et qu’on est obligé d’imaginer le reste. Donc aussi bien les archéologues que les visiteurs peuvent avoir tendance à rêver. Pour l’archéologue, ce qui est très important, c’est de ne pas faire croire que ces rêves sont des réalités. Mais sinon, tout le monde a le droit de rêver sur un site comme ça, au contraire même. »
Joelle Chavaloux, FR3 Bretagne, décembre 1986 (2)

A trente cinq ans de l’impulsion du projet et de ces mots de l’archéologue, le site est plus vivant que jamais. Il a atteint, depuis longtemps déjà, l’âge de maturité et, si l’on y rêve encore largement, la science et les découvertes y demeurent à l’honneur. Aujourd’hui, on y accueille des scolaires, des étudiants et des visiteurs venus de tous les coins de France, de Bretagne et même d’Europe. Très régulièrement, on y organise aussi des ateliers ouverts à la découverte de la vie rurale en l’an mil.

Jardin, élevage et ferme médiévale : archéologie expérimentale

Un beau jardin et des cultures à la façon médiévale

Temps fort de la visite, la ferme expérimentale de Melrand s’étend sur près de 10 ha. Ici, on élève des races d’animaux anciennes et rustiques (vache pie noir bretonne, mouton d’Ouessant,…), et on fait pousser, aussi, comme au moyen-âge, légumineuses d’époque ou encore herbes aromatiques et médicinales. Avec son grand jardin et ses terres cultivées, situées non loin des bâtiments reconstitués, cette ferme unique en son genre se veut assez proche en variétés, comme en agencement de ce qu’ont pu connaître les hommes et femmes qui occupaient l’endroit aux temps médiévaux.

Bien sûr, pas question ici de déverser même un once de pesticide, de fongicide ou d’insecticide. L’expérience est scientifique, la règle du jeu médiévale. En se tenant au plus prés des réalités du haut moyen-âge, on peut ainsi suivre et relever, avec soin et d’année en année, l’évolution des cultures, des sols, et encore la vie et les interactions des animaux de la ferme avec leur environnement naturel et humain : autant de façons d’expérimenter, de manière concrète, ce qu’ont pu vivre, là, ces paysans bretons de l’an mil.

Un parti-pris scientifique de chaque instant

Elevage de races anciennes et rustiques dans un cadre idyllique

Au delà de la dimension agricole, depuis sa création, les expériences ont vraiment été légion et continuent de l’être sur l’archéosite du village de l’an mil : travail du cuir, tannage, teinture, process artisanaux, cuissons, etc… La liste serait longue. Pour comprendre à quel point la science archéologique est ici de mise, dans un article de 2008 pour la revue Archéologie médiévale (3), Maud Le Clainche mettait, par exemple, l’accent sur l’étude permanente effectuée, sur place, de l’usure naturelle des matériaux de construction, enclos, toiture, … Au passage, l’impact immédiat et très concret des animaux élevés à la ferme expérimentale, sur l’environnement, les sols, la vie rurale, a également, fait l’objet d’études et de relevés tout aussi sérieux.

Dans le même papier, l’archéologue nous explique encore comment un incendie accidentel survenu sur le site a même été mis à profit. Au delà de la gène occasionnée que l’on imagine bien, on a tout de même étudié la rapidité de propagation du feu sur les installations, mais encore les dommages collatéraux occasionnés sur les masures voisines du fait de la proximité des bâtiments et de l’inflammabilité des matériaux, etc… Tout ça pour dire à quel point, l’expérimentation à visée scientifique ne baisse jamais la garde sur cet archéosite de Lann-Gouh. Tout y est prétexte à une meilleure compréhension et à une connaissance plus approfondie des réalités rurales et médiévales et, de fait, on mesure bien à quel point ce genre de site expérimental est indispensable à l’évolution des connaissances en matière historique.

Profitons-en pour noter au passage que l’archéologue Maud Le Clainche a pris la direction du Centre archéologique et de ses installations, depuis le milieu des années 90. De nos jours, elle le dirige toujours avec la même passion. En 2011, ses travaux et ses efforts pour promouvoir, développer et faire vivre ce beau village breton de l’an mil, lui ont même valu une distinction toute particulière : la Médaille du Rayonnement Culturel de l’Association de la Renaissance française.

Intérieur d’une masure médiévale avec foyer central

Programme, animations, reconstitutions

Pour revenir au programme des visites à Melrand, du côté des animations et des reconstitutions, elles suivent le rythme des saisons et de la vie médiévale d’alors : semis, moissons ou même battage au fléau, broyage du chanvre, cuisson du pain au four, etc… Autant d’activités pour lesquels le public est invité à questionner et à interagir avec les équipes d’encadrement. Aux beaux jours, de grandes fêtes événements y sont également organisées avec des troupes de reconstituteurs et d’acteurs. En costume, ils viennent redonner vie à l’ensemble du site, à l’occasion de journée spéciales.

Bref, vous l’aurez compris, on ne s’ennuie jamais dans ce petit village breton reconstitué. Et s’il est apparu, sur le papier et dans la chronologie, bien après celui (imaginaire) d’Astérix et Obelix, il a su, lui aussi, résister au temps à sa manière.

Ateliers, reconstitutions et fêtes médiévales au village de l’an mil de Melrand

Kaamelott, films & séries : Lann-Gouh Melrand, lieu de tournage privilégié.

Pour en dire un mot, le parc médiéval et l’archéosite de Lann-Gouh Melrand ne suscite pas que l’intérêt des amateurs d’histoire, d’archéologie ou du grand public avide de découvertes. Véritable star du cinéma, il a, en effet, servi de décor, à plusieurs reprises, à des tournages télévisuels et cinématographiques d’anthologie.

Entre autres films, documentaires et productions célèbres, il a été le théâtre, à l’été 2008, de nombreuses scènes du Livre VI de la série TV culte Kaamelott d’Alexandre Astier. Nul doute que depuis, il a même dû être un lieu de pèlerinage pour de nombreux fans qui, on le sait, n’en perdent jamais une miette quand il s’agit de leur série fétiche.

Kaamelott – livre 6 -Arthurus Rex et photo de Famille de fin de tournage au Village de l’An Mil

Pour conclure, aujourd’hui, le village de l’an mil de Melrand continue d’attirer plus de 10 000 visiteurs par an. C’est une étape à ne pas manquer pour les curieux d’histoire, d’archéologie mais aussi, bien sûr, pour tous les passionnés de moyen-âge de passage ou résidents en Bretagne et dans le Morbihan. Autant dire qu’il n’attend plus que vous.

Pour plus de précisions sur les horaires, la programmation, les visites guidées, les groupes scolaires ou toute question, il suffit simplement de contacter le village de l’an mil par téléphone au 02 97 39 57 89. Vous pouvez également vous tenir au courant de toute son actualité via son site web officiel.

En vous souhaitant une excellente journée.
Fred
pour moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen-âge sous toutes ses formes


Sources

(1) Un village médiéval breton du XIe siècle : Lann-Gouh Melrand (Morbihan). André Patrick. Archéologie médiévale, tome 12, 1982

(2) Melrand (56). Lann Gouh. Rapport de fouille programmée, Joelle Chavaloux, 1988 -1990

(3) Melrand (Morbihan). Lann Gouh, Maud Le Clainche. Archéologie médiévale, 39, 2009

Un Reportage de France 3 Bretagne archivé sur le site de l’Ina

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Un bol d’air culturel, historique et médiéval : le Puy du Fou à l’heure du déconfinement

armoirie_ecu_blason-puy-du-fou-vendeeSujet  : spectacle médiéval,    animations historiques, animations médiévales, reconstitution, village médiéval, parc à thème,  spectacles historiques,  reconstituteurs. confinement,
Lieu :   Le Puy du Fou,    Les Epesses, Vendée,  Pays-de-la-Loire
Dates :     Juin 2020 à Novembre    2020

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passionlors que le déconfinement continue de se dérouler prudemment sur les terres de France, certains sites culturels autour du patrimoine et notamment du moyen-âge ont déjà repris leurs activités. Ainsi, de fin mai à courant juin, un certain nombre de musées, châteaux, abbayes et sites  médiévaux ont pu rouvrir, sous couvert, bien sûr d’adapter leurs visites aux exigences d’une crise sanitaire qui n’en finit plus de s’éterniser (voir la carte officielle du ministère de la Culture).

La réouverture du   Puy du fou

En plus  de tous ces lieux d’intérêts,  de nouvelles décisions prises  par le pouvoir exécutif français, autour de la mi-juin. ont également opté pour la  réouverture (toujours sous conditions) de  certains parcs à thème en zone verte.

puy-du-fou-evenements-medievales-parc-vendee-covid-deconfinement

Cette dernière mesure a notamment permis au célèbre parc vendéen  du Puy du Fou, de rouvrir ses portes. Les médias s’en sont fait l’écho, courant juin, et l’affaire n’a pas été sans déclencher une forme de grogne, voire quelques polémiques  de la part de certains acteurs culturels  et  politiques qui se sont posés la question d’un possible favoritisme. On sait  Philippe de Villiers,  fondateur du Puy du Fou, relativement « proche » du chef de l’Etat français ; il ne s’en est  même jamais caché, tout en en soulignant, plus d’une fois, les limites idéologiques et factuelles de cette proximité.

Nous n’entrerons pas, de notre côté, dans ces questions,  étant plutôt réjoui de voir que les loisirs et les divertissements culturels puissent être, de nouveau, proposés au public. Levier ou non,  ajoutons que cette décision  semble avoir favorisé, en plus de l’ouverture du  parc médiéval de Vendée, celle d’un grand nombre  d’autres sites culturels ou de loisirs rangés à la même enseigne et qui de fait, ont  aussi pu en bénéficier.

Des mesures draconiennes   pour un accueil
dans les meilleures conditions

Pour assurer l’accueil de leurs visiteurs 2020 sous les meilleures auspices,  les organisateurs du Puy du Fou  ont  mis le paquet sur la qualité des animations autant que sur les aménagements et les grandes précautions sanitaires.  Ainsi, du côté des réservations et au vu du contexte, une plus grande flexibilité a été ménagée  avec même des solutions sur mesure pour répondre au mieux aux contraintes de chacun. Distances obligent : on a aussi revu les plans de circulations, les infrastructures et leurs quotas d’accueil pour réserver bien plus d’espace entre tous :  dans les spectacles, les allées, les restaurants  du parc … Un  effort logistique monumental à mesure de la  taille du parc et  de ses exigences.

evenement-medieval-spectacle-puy-du-fou-vendee-covid19--ouverture-deconfinement-2020Pour poursuivre sur l’accueil  et sur les mesures résolument sanitaires, on ajoutera des distances respectées,    des gestes barrières explicités tout du long, ou encore  un port du masque fortement recommandé et même rendu obligatoire sur certaines parties du parc.  Tout le   personnel  du parc est aussi équipé de matériel anti-covid et  350 agents sont prévus en renfort pour assurer la meilleure circulation du public. Dans ce même esprit, les restaurants   du parc se sont également organisés pour permettre aux gourmands qui le souhaiteraient, d’emporter plus simplement leur nourriture pour la consommer à l’air libre et au confort.

Enfin, pour  lister   quelques mesures fortes supplémentaires, citons la présence d’un médecin et son équipe médicale sur place, de mesures d’hygiène spéciales pour le nettoyage des installations, ainsi que 250 points de distribution de gel hydroalcoolique.   En bref,  pour la saison 2020, on devrait pouvoir se divertir et se changer les idées à moindre  risque au Puy du Fou  et le parc a mis en oeuvre tous les moyens nécessaires pour le rendre possible.

Le Puy du Fou :
Histoire  & divertissement  en grand

Dans le Top 3 des parcs à thème de France

Du point de vue des chiffres, le parc, aujourd’hui dirigé par Nicolas de Villiers a affiché, en 2019, près de 2,3 millions de visiteurs. Cette fréquentation continue de se placer dans le Top 3 des parcs d’attractions à thème français. Face à ses deux challengers principaux d’un côté, l’éternel Mickey et son Disneyland Paris qui le devance (empire culturel Disney et proximité de la capitale obligent), de l’autre, les irréductibles gaulois du parc Astérix, qu’il distance  le Puy du Fou continue de se positionner sur des thématiques qui s’attachent à l’Histoire  de France de Vendée et à la reconstitution : du divertissement donc, tout en jouant la carte du grand parc de loisirs familial à consonance éducative.

Grand Spectacles  et attractions

evenement-medieval-spectacle-puy-du-fou-vendee-covid19-ouverture-deconfinementLes animations du Puy du Fou sont nombreuses et épiques. Certaines se sont installées sur la durée pour devenir des classiques, d’autres sont  plus changeantes. En trente ans, le Parc a ainsi pu montrer sa capacité de se renouveler et de fidéliser une partie de son public, un public dont il grand soin. Ainsi, pour la saison 2020, le Puy du Fou aurait investi plus de 60 millions d’euros afin de créer de nouveaux divertissements à l’attention de ses visiteurs. Avec tant de moyens, créativité et énergie investis, on comprend dès lors qu’il ait souhaité déployer les efforts adéquats pour leur faire partager.

Au nombre de ses attractions, le parc  brille par ses grands spectacles à thème. On citera notamment Rome et les jeux du cirque, les temps médiévaux et des châteaux-forts, les vikings, l’épopée de Jeanne d’Arc, la guerre de Vendée, les mousquetaires de Richelieu, et dernièrement les Noces de Feu, spectacle spécialement réalisé pour la saison 2020.   Le parc manquerait à sa grande vocation familiale,  si à tout cela on n’ajoutait de nombreuses animations, attractions et spectacles conçues tout spécialement à destination des enfants.

La Cinéscénie

Côté programmation, on ne manquera pas non plus de mentionner la Cinéscénie, grande fresque de l’Histoire de la Vendée avec son impressionnante tribune, ses milliers de figurants et acteurs, ses centaines de cavaliers et de techniciens, mais aussi tous les effets aquatiques, pyrotechniques et spéciaux  qui lui sont associés.  Cette Cinéscénie  est , d’une certaine façon, la première pierre   de l’histoire du Puy du Fou puisqu’elle était déjà là à l’aube des années 80.

Faune, flore : un cadre d’exception

evenement-medieval-spectacle-puy-du-fou-vendee-covid-ouverture-deconfinement-2020Si, avec tout cela, vous n’étiez pas encore conquis par l’envie de partir ou  repartir à la découverte de ce fleuron du divertissement culturel et du loisir français   :   ajoutez-y encore, pour la flore, une forêt de près de 50 hectares qui est un véritable ode à la bio-diversité, une superbe roseraie, des jardins des simples et des potagers comme au moyen-âge. Quant à la faune, vous y découvrirez plus d’un millier d’animaux domestiques ou sauvages, locaux ou plus exotiques, dont une fauconnerie qui héberge plusieurs centaines d’oiseaux répartis dans  la bagatelle de    70 espèces (et qui s’y reproduisent).

Enfin,  pour prendre parfaitement la mesure du succès de Puy du Fou, ce n’est pas par hasard que,  bien au delà des frontières, le parc s’est vu décerné, à plusieurs reprises et pour ses qualités,   le titre de Meilleur Parc du monde, en plus d’une foule d’autres récompenses. A ce stade, il ne tient donc plus qu’à vous de décider si  vous  en serez.  De notre côté, après une mise en sommeil forcé de l’agenda médiéval depuis plusieurs mois, nous sommes très heureux de pouvoir le ré-ouvrir avec le Puy du Fou.

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du Monde Médieval  sous toutes ses formes.

Moyen-âge festif en vendée avec les Médiévales de Commequiers

commequiers-blason-armoirie-ecu-chateau-vendeeSujet : fêtes, animations médiévales, compagnies médiévales, marché médiéval,  campement, reconstitutions, tournoi, soule.
Evénement :  les Médiévales de Commequiers 
Lieu : 
Commequiers , Vendée, Pays de la Loire
Dates : du 3 au 4 août 2019

Bonjour à tous,

S_lettrine_moyen_age_passionur l’agenda du week-end, un événement de taille se prépare du côté de la Vendée : les Médiévales de Commequiers 2019.  Chaque année, au début du mois d’août, cette fête aux couleurs du Moyen-âge est organisée par l’Association des Amis du vieux château de Commequiers, aidée par de nombreuses mains bénévoles. Au delà de proposer un beau divertissement, sa vocation est la collecte de fonds pour le maintien des vestiges du château.

Le château de Commequiers

Construit entre le Moyen-âge tardif & le début du XVIe, le château de Commequiers compte parmi les tous derniers châteaux forts à avoir été édifiés sur le sol français. Autour de la période dont il est contemporain, on verra, en effet, les palais princiers ou royaux, à vocation d’agrément plus marquée, se substituer à ce type de forteresse. Même si ces derniers ne sont pas totalement exempts de dispositifs défensifs, à partir du XVe et du siècle suivant, le recul de la féodalité mais aussi les avancées techniques de l’artillerie auront changé, graduellement, le visage des guerres :  les affrontements se feront dès lors, de plus en plus, sur les champs de chateau-commequiers-vendee-Pays-de-la-Loirebataille et les murailles auront bien moins la côte pour assurer la défense des territoires.

S’il avait succédé à une motte castrale édifiée non loin, au cours du XIe siècle, le destin défensif et militaire du château de Commequiers allait, pourtant, être de courte durée. Au début du XVIIe siècle, il serait, en effet, démantelé en grande partie. Il n’en reste aujourd’hui que quelques beaux vestiges, l’enceinte et ses huit tours, entourées de leurs douves, qui pourraient évoquer, sous certains angles, un cousin tardif du château de Bodiam. Magie et poésie tout à la fois, au gré de la lumière du jour et des saisons, les vieilles pierres de l’édifice se mirent dans l’eau et la parent de mille reflets. A la vue de ce vieux témoin du temps finissant des forteresses médiévales, on comprend bien comment ces Amis du vieux château ont pu succomber à ses charmes, au point de vouloir porter haut le flambeau de sa conservation.

Au programme de ces Médiévales

medievales-de-commequiers-Vendée-Pays-de-la-Loire

Après cette parenthèse patrimoniale, revenons à ces médiévales qui seront, à n’en pas douter, à la hauteur des ambitions et de la passion de leurs organisateurs.  Elles occuperont, pour terrain de jeu et de divertissement, un espace qui s’étend sur près de 3,5 hectares autour du château. Avec des animations variées et nombreuses, leur programme s’annonce très prometteur ; la liste de compagnies invitées, entre artistes, musiciens, comédiens, reconstituteurs et médiévistes est tout simplement impressionnante et n’a d’égale que l’originalité de certains spectacles ou activités proposées (voir le programme détaillé sur le site officiel).

Dans les classiques, on trouvera les animations et divertissements propres aux fêtes médiévales réussies  : musiques, danses, contes, scénettes, farces et facéties des jongleurs. La grande parade devrait voir défiler plus de 600 figurants en costumes ou armures d’époque et un vaste campement représentant les différentes troupes permettra aussi de mieux découvrir la vie militaire médiévale, mais aussi son artisanat et ses savoir-faire. La fête aura également ses temps forts et ses grands spectacles : feu, équidés, fauconnerie, mais encore tournoi d’épéistes, tournoi d’archerie, attaque du château, joutes sur l’eau, découverte de la Soule, etc…

Ces Médiévales n’ouvriront qu’en fin après-midi, le Samedi, mais se prolongeront par un bal médiéval et des spectacles, en nocturne. Enfin, tout au long des réjouissances, un marché médiéval proposera également, ses nombreux étals et produits artisanaux. Est-il besoin d’ajouter que toute personne anxieuse de ripailler trouvera, sur le vaste espace de la fête, largement de quoi se contenter ? Non ! Et bien c’est chose faite.

medievales-2019-commequiers-chateau-sauvegarde-patrimoine-animations-moyen-age-festif

Compagnies médiévales et artistes présents

Les Saltin’ Branques – Les Archers Ligériens – La Forge Burgonde – Les Archers de Guerech – Hippogriffe – Francs Archers Braine Le Château – Les Coqs De Brume – La Confrérie du Poitou – Triangle des Archers – Compagnie des Anz Potés – Barbe Torte – Cheval Retz- -La Mesnie sans Terre – Les Coeurs de Lames – Le Fol Épervier – Le Ragnarök des Loups – Dreki Thoka – Les Gardiens de Midgard – De Tours en Detours – Miss’terre – Les Archers de Bro Waroc – Emptivus Miles – Ost à Moëlle – L’ost de L’hast – Les Lames Bertrandaises – Les Lames de Breizh -Les Compaings de Ruis – La Compagnie Kouviadenn – La Guilde d’Aquitaine – La Compagnie Des Deux Hermines – La Maisnie D’andoll – Ici et Ailleurs – Les Crocs des Loups – Arlouaen Broc’h – Sysla Ok Raena – Ductia avec Patrick Proust – Les Gouailleuses – Pauline – Ecurie Capalle – Fauconnerie Patrice Potier -Cheval Retz – Rigoletto, Deux-Mains-Gauches et Greu – Thomas le jongleur – La belle Aurore

Site web de ces médiévales Page Facebook – Edition 2018 

En vous souhaitant une excellente  journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes