Sujet : poésie médiévale, fable médiévale, langue d’Oil, vieux français, anglo-normand, auteur médiéval, ysopets, poète médiéval. Période : XIIe siècle, moyen-âge central. Titre : Dou Cheval qui s’afola d’un prei Auteur : Marie de France (1160-1210) Ouvrage : Poésies de Marie de France Tome Second, par B de Roquefort, 1820
Bonjour à tous,
our aujourd’hui, voici une fable courte de Marie de France. C’est finalement une version médiévale de l’adage « l’herbe est toujours plus verte ailleurs », à ceci près que vient s’y ajouter le thème de la « convoitise » même si celle dont il est question ici,
s’exerce à l’égard de ses propres désirs ou volontés.
Concernant le titre Dou Cheval qui s’afola d’un prei, dans le lexique de l’ancien français Godefroy(version courte), Afoler est défini de deux manières: « rendre fou » ou « blesser, meurtrir« . Ce double-sens se prête assez bien au contenu de cette fable et sa moralité.
Dou Cheval qui s’afola d’un prei
de Marie de France
« Uns Chevaus vit herbe qui crut Dedenz un pré ; mais n’aparçut La haie dunt ert enclos li prez ; Au saillir ens s’est eschiflez.
Moralité
Ce funt Plusur, bien le savez ; Tant cunveitent lur vulentez Ne voient pas qu’ele aventure En vient après pesans è dure. »
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Un cheval vit l’herbe qui croissait Dans un pré mais point ne vit Autour du pré, la haute haie ; Voulant sauter, il s’est meurtri.
Moralité
Ainsi font certains, on le sait, Qui tant convoitent (suivent) leurs volontés Qu’ils ne voient pas que l’aventure En sortira, triste et dure.
En vous souhaitant une belle journée.
Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes.
Sujet : fabliau médiéval Titre : la housse partie Auteur : le trouvère Bernier Période : moyen-âge central, XIIIe siècle Média : lecture audio, vidéo utube
Bonjour à tous !
‘espère que tout va bien de votre côté du monde et que la vie vous apporte chaque jour un peu de ce bonheur ineffable qu’il est quand même difficile de connaître sans être vivant. Nous vous proposons aujourd’hui une lecture audio du fabliau « la housse partie » du trouvère Bernier pour replonger encore dans la musique de cette langue médiévale et de ce vieux français, si loin et si proche de nous, à la fois.
« Où qu’elle est la housse partie? »
Alors, par contre, autant quand même le préciser d’entrée de jeu, si vous venez juste par hasard d’atterrir sur ce blog dédié au monde médiéval, cette « housse partie » n’a pas grand chose à voir avec une réunion de gens bizarres, éventuellement amateurs de psychotropes et qui dansent pendant plusieurs jours de suite, dans un champ, sur des rythmes endiablés. En plus, ça ne s’écrit pas du tout pareil, donc bon… Pour être clair, la housse partie dont il s’agit ici est un fabliau et pas du tout un festival techno, dont le titre signifie « la couverture coupée en deux ». Du coup, autant être honnête, pour ceux qui sont peut-être là par hasard, à la suite d’une erreur de frappe dans google, à la recherche de l’adresse du prochain festival rave underground qui déchire, ça risque d’être un peu compromis, mais bon, si vous en êtes, restez quand même, ça ne mange pas de pain, en plus nous avons mis une musique qui pète à la fin de la vidéo.
Les chiens, le cinéma chinois et un ouzbek problématique.
our le reste, afin de ne pas trop corser l’exercice et parce que c’est bien aussi pour apprendre, cette fois-ci, les deux versions vieux françois et français moderne sont présentes dans la vidéo. Cela permet encore de se rendre compte que le français médiéval et le français moderne sont quand même des langues plus proches entre elles que l’ouzbek ne l’est du pékinois (le langue pas le chien) et je dis ça bien sûr sans animosité aucune. J’ai toujours aimé les chiens, j’adore le cinéma et la cuisine chinoise. Bon, tant pis, avouons-le, concernant mon niveau d’ouzbek, il plafonne par contre résolument à des niveaux voisins de zéro, voir de moins un, ce qui aurait surement le mérite de déclencher l’hilarité de plus d’un local, même s’il n’est pas dans mes projets immédiats de me rendre en terre Ouzbek.