Sujet : citations médiévales, sagesse persane, poésie morale, conte moral, miséricorde, justice, devoir politique Période : moyen-âge central, XIIIe siècle Auteur : Mocharrafoddin Saadi (1210-1291) Ouvrage : Gulistan, le jardin des roses, traduit par Charles Defrémery (1838)
Bonjour à tous,
ujourd’hui, nous vous proposons une nouvelle incursion dans la Perse du XIIIe siècle avec une leçon de morale politique du poète Saadi. Une fois encore, il y est question de tenue dans l’exercice du pouvoir. Comme dans un nombre important de ses contes, l’auteur médiéval insiste encore ici sur le fait que la sagesse et le discernement doivent primer chez l’homme d’Etat sur tout autre diktat, un peu comme si la loi religieuse demeurait sans fond si elle ne reposait d’abord sur des qualités humaines et de bon sens « intrinsèques », En d’autres termes, pour faire un bon roi, il faut d’abord un homme bon, juste et censé. Il faut aussi qu’il soit entouré de conseillés courageux et droits, prêts au besoin à essuyer les foudres du souverain pour s’acquitter du prix de la vérité.
Si la philosophie qui sous-tend les petits contes du voyageur, homme politique, diplomate et conteur du moyen-âge n’est pas la même que la morale chrétienne qui est alors à l’oeuvre dans l’Occident médiéval, son Jardin des Roses ne cesse pourtant d’évoquer, par certains aspects, ces Miroirs des princes que l’on retrouvait à la même époque en Europe. Ici comme ailleurs et par delà le temps, dans l’ombre du pouvoir, l’abus n’est jamais loin et il s’en faut toujours de peu que le détenteur du destin des hommes ne soit tenté de se changer en le pire des prédateurs. Qui pense-t-il servir vraiment ? La question de fond finit toujours par être posée en ces termes et sur ce point, de l’Iran médiéval aux terres occidentales, nombre d’auteurs s’accorde pour le lui rappeler : aucun souverain ne peut gouverner indéfiniment et impunément sans son peuple et encore moins contre.
Miséricorde dans l’exercice du pouvoir
Le roi demanda: « Quel est le moyen de rassembler l’armée et les sujets? » Le vizir répondit : « il faut au roi de la justice afin qu’on se rallie autour de lui, et de la miséricorde afin qu’on s’assoie tranquille à l’ombre de sa puissance. Or, tu n’as ni l’une ni l’autre de ces deux qualités. »
Distique : Celui qui a pour habitude la violence n’exerce pas la souveraineté; car les fonctions de berger ne seront pas remplies par le loup. Un souverain qui jette les fondements de l’oppression, arrache la base du mur de sa puissance.
Le conseil de ce vizir sage et dévoué ne se trouva pas conforme au caractère du roi. il le fit charger de liens et l’envoya en prison. Il ne s’était pas écoulé beaucoup de temps, lorsque les cousins germains du sultan se levèrent contre lui, équipèrent une armée pour le combattre et réclamèrent le royaume de leur père. Les gens qui avaient été réduits aux dernières extrémités par la main de son oppression et s’étaient dispersés, se rallièrent auprès d’eux, et les fortifièrent, si bien que le royaume sortit de sa puissance, et fut affermi dans la leur.
Distique ; Un roi se permet-il l’injustice envers ses sujets, son ami même, au jour de la détresse, devient un ennemi pressant. Fais la paix avec tes sujets et demeure sans aucune inquiétude d’avoir la guerre avec un ennemi; car les sujets sont une armée pour le monarque juste.
Une belle journée à tous.
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.
Sujet : jeu vidéo, heroic fantasy, RPG, jeux de rôle, jeu d’action, moyen-âge fantastique, jeu culte. Période : médiéval-fantastique Titre : the Elder Scrolls V, Skyrim Studio : Bethesda studio Date de sortie : 2011
Bonjour à tous,
élas pour les gamers (gameurs), notre catégorie sur les jeux vidéos autour du monde médiéval, réaliste ou plus fantastique, est jusque là demeurée un peu le parent pauvre du site. Faute de temps. Pourtant, à la faveur d’une vidéo riche de quelques mods bien sentis et avant qu’il ne soit rangé au rang des antiquités par un concurrent ou un digne successeur (ce qui ne semble toujours pas être arrivé), nous voulons vous parler ici d’un grand jeu vidéo médiéval fantastique. S’il est sorti, il y a déjà quelques années, il brille encore par sa profondeur, l’ampleur de son scénario mais aussi par son game play, j’ai nommé l’indémodable The Elder Scrolls V Skyrim.
RPG solo dans un environnement ouvert
Sortie en 2011, cette production avait eu quelques heureux prédécesseurs demeurés d’anthologie. Il se présentait, de fait, comme le 5e chapitre de la série The Elder Scrolls des studios américains de Bethesda Softworks. Rejoint par Todd Howard dans le courant 98, cette série d’action-aventure avait bénéficié, dès son opus 2, de l’appui et du talent de ce concepteur médiatique qui compte dans le TOP 20 des personnes les plus influentes dans le domaine du jeux vidéo au niveau international.
Au milieu de la vague des univers persistants qui sévissaient en ligne durant les années 2010, ce RPG très attendu se présentait comme une alternative solo prometteuse d’autant que la société de production avait eu rapidement l’ingéniosité de le doter d’un environnement suffisamment ouvert pour le rendre modable. Hors, les mods ont largement pris, les programmeurs indépendants s’y sont collés et une véritable communauté s’est constituée. S’ils n’ont pas tous été maintenus, il en existe encore des centaines, des plus graphiques aux plus fantaisistes et cette ouverture a fini par représenter un atout indéniable de Skyrim, en l’améliorant tout en prolongeant sa durée de vie.
Vidéo : une version de Skyrim « ultra-modée » graphiquement
RolePlay et Action
Du point de vue de l’histoire et du Role Play, The Elder Scrolls V Skyrim présente une approche classique. Le joueur choisit une ethnie et lui attribue des points pour privilégier un premier set de compétences : force, magie, vol, etc,… Ce choix de départ orientera le Role play dans l’aventure, même si par un système de points plutôt généreux, Skyrim permet, au final, de créer des personnages assez polyvalents et moins spécialisés que ceux qu’on peut trouver dans d’autres jeux de ce type. A un niveau avancé de l’aventure, on peut ainsi être un excellent archer, savoir manier correctement une épée et un bouclier et être aussi un mage en possession d’un niveau de sorts et de puissance décents.
Du point de vue physique, la personnalisation de l’avatar offre un nombre considérable d’options et,, si le coeur vous en dit, vous pouvez même vous essayer à le rapprocher de votre propre physionomie. Mine de rien, c’est un de ses petits détails supplémentaires qui fait le charme de Skyrim, pratiquement dès l’entrée en matière. D’un point de vue ergonomique, le jeu est aussi une réussite puisque, notamment sur PC, la souris et quelques touches claviers sont nécessaires pour s’orienter efficacement et interagir avec l’univers.
Le monde de Tamriel
Sur le fond, l’inspiration puise largement du côté des légendes nordiques revisitées à la façon Heroic Fantasy et si l’on y croise quelques créatures familières du bestiaire de JRR Tolkien, Skyrim s’en distancie tout de même par un univers bien à lui. Une fois lancé dans l’aventure, un monde d’options, de quêtes et d’opportunités s’offre au joueur. Le scénario possède une colonne vertébrale qui vous proposera de reconquérir les pouvoirs de celui que vous êtes en réalité. Les dragons sont en effet revenus à Tamriel et menacent l’équilibre du monde. Seul un enfant de dragon pourra les mettre à mal et absorber leur force et ça tombe bien puisque vous en êtes un de ceux là.
La carte offre une grande variété de paysages et de climat. Entre hautes montagnes, bords de mer, collines ou plaines, sa surface est approximativement de 38 m². On peut l’arpenter à pied ou même à cheval. D’une point de vue de la variété végétale, là encore les mods sont venus suppléer à la relative simplicité de départ : plus d’arbres, de fleurs, etc…
Compétences & quêtes annexes
Au fur et à mesure de l’avancée et de la montée en niveau du joueur, Skyrim luioffre la possibilité de développer un nombre considérable de compétences : sorts divers, magie élémentale, enchantement d’armes ou d’armures, forge, vol, furtivité, charisme, etc, et bien sûr adresse et puissance au combat (épée à deux mains, boucliers et parades, arme à une main, archerie, …). Le système de déblocage de ces aptitudes et savoir-faire est fouillé, très créatif et particulièrement réussi visuellement.
Quant aux quêtes, elles vous entraîneront dans les nombreuses villes ou villages de la carte, mais encore dans les donjons ou les ruines abandonnées les plus obscures de Tamriel (près de 150 lieux annexes à explorer), à la rencontre de centaines de créatures hostiles à souhait. Il faut ici souligner que les quêtes annexes proposées ne se contentent pas d’être simplement des petites missions isolées pour occuper la galerie, à côté de l’histoire principale. A côté des quêtes simples, il existe, en effet, de véritables aventures intermédiaires qui regroupent à elles seules plusieurs missions complexes dont l’issu laisse le libre champ au Role Play et aux choix du joueur. Sans trop spoiler l’histoire (qui pourrait s’étaler sur plusieurs articles, ce qui n’est pas ici le propos), vous aurez même l’occasion de participer à de larges échauffourées opposant la faction des « impériaux » qui tient, tant bien que mal, tout ce petit monde aux « Nordiques » et à leurs alliés qui brûlent d’en reprendre le contrôle.
Bestiaire skyrim
En plus des PNJs humains travaillant pour leur compte ou issus de différentes factions,(voleurs, bandits de grands chemins, légionnaires, mages corrompus, etc, …), le joueur pourra croiser, au cours de cette grande aventure heroic fantasy d’inspiration médiévale, des centaines de créatures, depuis les animaux sauvages (ours, loups, tigres à dent de sabre, etc…), jusqu’au trolls, vampires, géants, dragons, en passant par les squelettes, les créatures démoniaques et autres spectres de glace, ou encore des gardiens mécaniques laissés derrière eux par les Dwemers, une civilisation disparue dont les technologies et les installations souterraines ne sont pas sans évoquer celles du peuple des nains de Tolkien.
DLC’s & MMORPG
Quelques années après la sortie de Skyrim, Bethesda a gratifié les joueurs de quelques extensions supplémentaires permettant de prolonger d’autant le plaisir du jeu. En 2014, l’univers a même été porté en ligne à travers un MMORPG qui semble avoir un peu tardé à décoller : The elder scrolls online. Ce dernier propose un système de jeu différent et n’offre sans doute pas la profondeur RP que permettait son homologue solo. Comme c’est souvent le cas, les notions de RP ou de collaboration ont quelquefois tendance à se changer en ligne en toute autre chose, quant elle n’est pas sacrifié sur l’autel de la baston généralisée. Un bourrin averti en vaut deux.
En conclusion
Pour donner une approximation de l’aventure solo, DLCs comprises, plus quelques tests mod pour le fun, en faisant le tour de l’ensemble des quêtes en présence, vous pourrez compter sur plusieurs centaines d’heures en fonction de votre rythme de jeu.
Du point de vue de sa dimension culte, la presse spécialisée a reconnu et primé de divers manières ce titre exceptionnel. Au Japon, il est même un des rare jeu vidéo à avoir obtenu, en son temps une note de 40/40. Au delà de ses concurrents RP pris dans l’univers médiéval fantastique, qu’il continue de distancier sur bien des aspects, on admet généralement que Skyrim se situe, quelque part dans le Top 20 des meilleurs jeux vidéos mondiaux de tous les temps. Les quelques reproches qui avaient pu lui être fait, au lancement, au sujet de l’interface ont depuis été comblés par les moddeurs et certains ont même vu leurs développements inclus dans le moteur standard du jeu. Avec son passage total sur Steam, il y a quelque temps de cela, le jeu a encore bénéficié d’une facilité accrue d’installation des mods qui lui a sans doute donné un peu de nouveau souffle. Quelques offres promotionnelles bien senties ont encore permis de le faire durer, à plus de 8 ans de sa création.
Bien entendu, malgré tous ces mods, on pourra argumenter que les capacités offertes par les cartes graphiques actuelles ont inévitablement distancé Skyrim, mais pour un jeu sorti en 2011, le titre s’en sort encore avec une mention largement honorable, si on le compare à d’autres titres de la même période. De fait, si des millions de joueurs attendent aujourd’hui un Elder Scrolls VI bénéficiant de toutes ses avancées, suite que l’on espère advenir d’ici quelques années, la profondeur du titre et le nombre d’heures de jeu proposé permettent encore de patienter un peu.
En bref, pour tous ces arguments, ce n’est pas par hasard que depuis sa sortie, ce jeu exceptionnel s’est écoulé à près de 30 millions d’exemplaires.
En vous souhaitant une très belle journée.
Frédéric EFFE
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Sujet : armure médiévale, équipement, histoire vivante, reconstitution historique, armure viking Période : haut moyen-âge, Xe siècle Média : vidéo documentaire Auteur :Ola Onsrud (chaîne youtube)
Bonjour à tous,
ous partageons, aujourd’hui, un nouveau vidéo documentaire produit par Ola Onsrud. A l’occasion d’un article précédent ( voir passion histoire vivante : revêtir une armure du XIVe siècle ), nous vous avions déjà touché un mot de ce passionné d’histoire médiévale d’origine norvégienne qui s’efforce de restituer au plus près les armures, armes et même parfois les armoiries de guerriers et chevaliers nordiques du haut moyen-âge au moyen-âge tardif.
Du point de vue méthodologique, ce reconstituteur chevronné prend sa tâche très à cœur en épluchant consciencieusement les manuscrits anciens et les ouvrages les plus sérieux sur la question, mais en visitant également, au besoin, les églises datant de la période médiévale et les gisants des chevaliers, princes ou puissants que l’on peut encore y trouver.
Une armure viking du Xe siècle
Dans cette vidéo publiée, il y a déjà quelque temps, sur sa chaîne youtube, il nous invitait à la découverte de la tenue d’un homme du nord et d’un viking du haut moyen-âge et particulièrement du Xe siècle.
Limites de la reconstitution
Comme le dit lui-même, par ailleurs, Ola Onsrud, recréer très fidèlement et précisément une armure viking du Xe siècle relève de la gageure. Les sources sont peu nombreuses, souvent incomplètes et laissent libre champ à certaines interprétations. De fait, certains détails peuvent toujours être sujets à débat entre experts de la question. Faut-il privilégier, comme il a été fait dans cette vidéo, un camail d’armure en forme de capuche qui recouvre entièrement la tête et le cou ou plutôt lui préférer un simple couvre-nuque que l’on attachait directement au casque et qui permettait de protéger le cou, voir la partie inférieure du visage ? Sans doute retrouvait-on ce dernier de manière plus commune au Xe siècle. De la même façon dans le courant de ce même siècle et du suivant, l’usage des casques comprenant une visière en métal cerclant les yeux et permettant de les protéger ainsi que le nez, semble avoir eu tendance à se généraliser (voir photo ci-dessus).
L’armure, marque de pouvoir et de privilèges
Bien entendu, sauf à inclure l’usage de pièces glanées pendant les raids ou confisquées à la faveur des batailles, il faut encore ajouter que de telles armures n’étaient pas le lot de tous les vikings mais plutôt celui des plus prestigieux. De nombreux guerriers de base devaient, quant à eux, se contenter de combattre avec des protections bien moins sophistiquées et onéreuses.
Ci contre détail d’une illustration deAngus Mc Bride : Vikings contre Carolingiens. (Osprey Publishing)
Quoiqu’il en soit, nous avons ici une base sérieuse pour approcher le sujet. Inutile donc d’y chercher l’ombre de quelques casques à cornes, nous sommes loin des fantasmagories hollywoodiennes qui, dans les débuts du 7e art et quelquefois même jusqu’à très récemment, se souciaient autant de réalisme que de l’an quarante.
En vous souhaitant une très belle journée.
Frédéric EFFE
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Sujet : Bande dessinée, médiéval fantaisie, légendes nordiques, vikings, aventure médiévale, heroic fantasy, fantastique. Période : Haut moyen-âge, VIIIe siècle Auteur : Matthieu Brivet et Antone Brivet Titre : Harald et le Trésor d’Ignir Maison d’édition : Bamboo Edition. Date de sortie : janvier 2019
Bonjour à tous,
e mois-ci, dans le domaine de la Bande dessinée Heroic fantasy à destination plus particulière de la jeunesse, la maison d’édition Bamboo nous propose le premier opus d’un bel album autour du monde viking et des légendes du Nord.
Une aventure viking
sur toile de fond médiéval-fantaisie
Signé de la plume de Matthieu Brivet, avec des illustrations et une mise en couleur d’Antoine Brivet, l’album a pour titre Harald et le Trésor d’Ignir.
L’histoire se range résolument sous le signe de l’aventure dans un univers médiéval-fantastique assumé. Elle se passe quelque part autour du haut moyen-âge et du VIIIe siècle et on y croisera dragons des mers, trésors et gemmes extraordinaires, mais encore magie runique et légendes nordiques, dans une course poursuite haletante et pleine de rebondissements.
Le « pitch »
Après que les vikings aient tenté de s’attaquer au trésor du terrible dragon des mers Ignir et notamment à son bien le plus précieux, une gemme aux pouvoirs incommensurables, la bête furieuse lancera une malédiction à l’encontre de Dagmar, le chef des vikings. Si le bien n’est pas restitué au plus vite à la créature, ce dernier périra. De
fait, le sort, à peine prononcé, ses jours sont déjà comptés mais les hommes du Nord ne peuvent restituer au dragon ce qu’ils ne possèdent pas. De mystérieux pillards, en provenance d’une civilisation inconnue les ont, en effet, devancés et ont subtilisé la pierre précieuse. Pour sauver le chef viking d’une mort certaine, Harald, son jeune fils, prendra la tête d’une trépidante expédition sur les mers et à travers les landes, à la poursuite des fuyards.
Avec de belles planches et une superbe mise en couleur, Harald et le Trésor d’Ignir propose une agréable bouffée d’évasion. Si son récit n’a pas la prétention du réalisme historique et demeure bien plus un voyage au sein de l’imaginaire nordique, peut-être cet album suscitera-t-il chez certains la curiosité d’aller creuser d’un peu plus près la culture des ancêtres des normands, pour faire la part du réel et de l’imaginaire.
Les éditions Bamboo
Spécialisée dans la Bande dessinée tout public, la maison d’édition Bamboo a le vent en poupe. Fondée en 1993 par Olivier Sulpice et Henri Jenfèvre, elle a, depuis, développé de nombreuses collections dans des domaines aussi variés que la BD réaliste, le sport, l’humour, l’éducation ou même encore le manga. Du point de vue de son lectorat, Bamboo a réussi le pari de séduire un large public, qui va de la jeunesse à des publics plus adultes, et inclut même le lectorat féminin. Avec plus de 25 ans d’existence, elle compte, dans ses collaborations, près de 150 auteurs et elle propose aujourd’hui un ample catalogue d’albums.
A noter qu’en 2016, Bamboo Edition a même racheté la revue mythique Fluide Glacial. Fondée dans le courant de l’année 75 par Marcel Gotlib, Alexis et Jacques Diament, le magazine a fait, depuis les années 80-90, les beaux jours d’une longue liste d’illustrateurs humoristiques et talentueux. On pourra citer, entre autres noms, Carali, Edika,Foerster, Binetet ses Bidochons, ou encore Tronchet et son impayable Jean-Claude Tergal.