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Kaamelott au cinéma : début de tournage imminent pour le premier volet de la trilogie

kaamelott_integrale_dvd_serie_televisee_coffret_humour_legendes_arthuriennes_GraalSujet : Kaamelott, humour, série télévisée,  trilogie, cinéma, tournage, légendes arthuriennes,  quête du Graal, Heroic Fantasy, médiéval-fantastique, comédie.
Période : haut moyen-âge à  moyen-âge central,
Auteur : Alexandre Astier

Bonjour à tous,

O_lettrine_moyen_age_passionn sentait bien, depuis quelque temps, que le tournage du premier opus très attendu de Kaamelott au cinéma se précisait.  A l’occasion de divers programmes et d’interviews récents,  Alexandre Astier l’auteur de la célèbre série télévisée avait, en effet, laissé échapper quelques allusions confirmant que le projet  allait s’engager bientôt.

« Début de tournage dans quelques jours »

Comme il aime souvent à le faire, c’est par l’intermédiaire des réseaux sociaux qu’il vient donc d’annoncer, hier, la bonne nouvelle aux fans des Légendes Arthuriennes à la française. A en juger par les nombreux commentaires, retweets et partages qui ont suivi, sur Facebook et Twitter, tous s’en montrent déjà ravis.

Avec près de 10 ans d’attente, les difficultés juridiques des origines, suivies par quelques faux départs de communication, finissaient par donner, un  peu, au projet des allures de légende. Force est de constater pourtant que si quelques « mécréants » finissaient par se décourager, la fan base, dans son ensemble,  continuait de tenir bon, en répondant présente à chaque appel de l’auteur. On se souvient notamment des longues files d’attente devant la Fnac de Lyon, à l’occasion d’une séance de dédicace qu’Alexandre Astier avait donné en décembre dernier, pour la sortie du coffret de l’Intégrale de la série ou même encore de son passage très remarqué au Festival d’Angoulême, début 2018, pour le lancement du Tome 8 de la BD Kaamelott : « L’Antre du Basilic« . La presse avait même parlé, à cette occasion, de « Marée humaine » !

Bref, pour y revenir, la nouvelle de ce départ de tournage est de taille et risque de valoir à l’auteur de Kaamelott une nouvelle avalanche de questions de la part de toute la presse. Y répondra-t-il ?  Rien n’est moins sûr. Connaissant son goût de la surprise et cette salutaire tendance qu’il cultive à n’être jamais là où on l’attend, il pourrait bien être enclin à n’en dire guère plus jusqu’à nouvel ordre, et choisir de se réfugier, à nouveau, dans le silence.

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Si le démarrage du tournage est donc bien confirmé pour ce début 2019, à en juger par les « Htags » utilisés, la sortie du film semble, pour l’instant, prévue pour 2020. Au vue de la mer de dunes postée par l’auteur avec l’annonce, les grands espaces seront au rendez-vous. Va-t-il tirer quelques passages de cette nouvelle aventure Kaamelottesque du côté des références moyen-orientales ? Mystère. On ne sait pas non plus s’il a retouché les scenarii qu’il a déclaré avoir écrits depuis quelques années déjà, ni si le ton qu’il adoptera sera plus proche des premiers opus non-sensiques de la série, ou plutôt voisin des derniers livrets qui n’étaient pas exempts d’une certaine gravité. Quoiqu’il en soit, sachons nous contenter de cette heureuse nouvelle et souhaitons-lui bonne chance pour ce nouveau défi de réalisation !

Asterix au box office

Rappelons également qu’en 2018, Alexandre Astier s’est vu confier la réalisation d’un nouvel Asterix, au scénario cette-fois totalement original et écrit de sa plume :  « Le Secret de la potion Magique ». Le film d’animation faisait suite à « Asterix et le domaine des Dieux » sorti en 2014 et qui avait connu un franc succès. Très bien accueilli par le public, ce deuxième film, réalisé une nouvelle fois, avec la complicité de Louis Clichy a déjà dépassé depuis sa sortie, début décembre,  les 13 millions d’entrées au box office et il est toujours à l’affiche.

Retrouvez tous nos articles sur la série Kaamelott au lien suivant.

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
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Passion reconstitution : approche d’une armure viking du haut moyen-âge

prince_noir_arts_militaires_armure_reconstitution_historique_moyen-age_XIIIe_siècleSujet : armure médiévale, équipement, histoire vivante, reconstitution historique, armure viking
Période : haut moyen-âge, Xe siècle
Média : vidéo documentaire
Auteur :  Ola Onsrud (chaîne youtube)

Bonjour à tous,

N_lettrine_moyen_age_passionous partageons, aujourd’hui, une nouvelle vidéo documentaire produite par Ola Onsrud. A l’occasion d’un article précédent ( voir  passion histoire vivante :  revêtir une armure du XIVe siècle ), nous vous avions déjà touché un mot de ce passionné d’histoire médiévale d’origine norvégienne qui s’efforce de restituer au plus près les armures, armes et même parfois les armoiries de guerriers et chevaliers nordiques du haut moyen-âge au moyen-âge tardif.

Du point de vue méthodologique, ce reconstituteur chevronné prend sa tâche très à cœur en épluchant consciencieusement les manuscrits anciens et les ouvrages les plus sérieux sur la question, mais en visitant également, au besoin, les églises datant de la période médiévale et les gisants des chevaliers, princes ou puissants que l’on peut encore y trouver.

Une armure viking du Xe siècle

Dans cette vidéo publiée, il y a déjà quelque temps, sur sa chaîne youtube, il nous invitait à la découverte de la tenue d’un homme du nord et d’un viking du haut moyen-âge et particulièrement du Xe siècle.

Limites de la reconstitution

camail_armure_casque_viking_moyen-ageComme le dit lui-même, par ailleurs, Ola Onsrud, recréer très fidèlement et précisément une armure viking du Xe siècle relève de la gageure. Les sources sont peu nombreuses, souvent incomplètes et laissent libre champ à certaines interprétations. De fait, certains détails peuvent toujours être sujets à débat entre experts de la question. Faut-il privilégier, comme il a été fait dans cette vidéo, un camail d’armure en forme de capuche qui recouvre entièrement la tête et le cou ou plutôt lui préférer un simple couvre-nuque que l’on attachait directement au casque et qui permettait de protéger le cou, voir la partie inférieure du visage ? Sans doute retrouvait-on ce dernier de manière plus commune au Xe siècle. De la même façon dans le courant de ce même siècle et du suivant, l’usage des casques comprenant une visière en métal cerclant les yeux et permettant de les protéger ainsi que le nez, semble avoir eu tendance à se généraliser (voir photo ci-dessus).

L’armure, marque de pouvoir et de privilèges

Bien entendu, sauf à inclure l’usage de pièces glanées pendant les raids ou confisquées à la faveur des batailles, il faut encore ajouter que de telles armures n’étaient pas le lot de tous les vikings mais plutôt celui des plus prestigieux. De nombreux guerriers de base devaient, quant à eux, se contenter de combattre avec des protections bien moins sophistiquées et onéreuses.

Ci copassion_reconstitution-historique_armure_viking_monde_medieval_angus-mc-bridentre  détail d’une illustration de Angus Mc Bride : Vikings contre Carolingiens. (Osprey Publishing)

Quoiqu’il en soit, nous avons ici une base sérieuse pour approcher le sujet. Inutile donc d’y chercher l’ombre de quelques casques à cornes, nous sommes loin des fantasmagories hollywoodiennes qui, dans les débuts du 7e art et quelquefois même jusqu’à très récemment, se souciaient autant de réalisme que de l’an quarante.

En vous souhaitant une très belle  journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
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Harald et le Trésor d’Ignir : une BD à la croisée de l’Heroic fantasy et des mondes vikings

medieval-fantastique_heroic-fantasy_vikings_bandes-dessinees_bamboo-editionsSujet : Bande dessinée, médiéval fantaisie, légendes nordiques, vikings, aventure médiévale, heroic fantasy, fantastique.
Période : Haut moyen-âge, VIIIe siècle
Auteur : Matthieu Brivet et Antone Brivet
Titre : Harald et le Trésor d’Ignir
Maison d’édition : Bamboo Edition.
Date de sortie : janvier 2019

Bonjour à tous,

C_lettrine_moyen_age_passione mois-ci, dans le domaine de la Bande dessinée Heroic fantasy à destination plus particulière de la jeunesse, la maison d’édition Bamboo nous propose le premier opus d’un bel album autour du monde viking et des légendes du Nord.

Une aventure viking
sur toile de fond médiéval-fantaisie

monde-viking_heroic-fantasy_legendes-nordiques_bande-dessinee_moyen-age_harald_004_sSigné de la plume de Matthieu Brivet, avec des illustrations et une mise en couleur d’Antoine Brivet, l’album a pour titre Harald et le Trésor d’Ignir.

L’histoire se range résolument sous le signe de l’aventure dans un univers médiéval-fantastique assumé. Elle se passe quelque part autour du haut moyen-âge et du VIIIe siècle et on y croisera dragons des mers, trésors et gemmes extraordinaires, mais encore magie runique et légendes nordiques, dans une course poursuite haletante et pleine de rebondissements.

Le « pitch »

Après que les vikings aient tenté de s’attaquer au trésor du terrible dragon des mers Ignir et notamment à son bien le plus précieux, une gemme aux pouvoirs incommensurables, la bête furieuse lancera une malédiction à l’encontre de Dagmar, le chef des vikings. Si le bien n’est pas restitué au plus vite à la créature, ce dernier périra. De
fait, le sort, à peine prononcé, ses jours sont déjà comptés mais les monde-viking_heroic-fantasy_legendes-nordiques_bande-dessinee_haut-moyen-age_001_shommes du Nord ne peuvent restituer au dragon ce qu’ils ne possèdent pas. De mystérieux pillards, en provenance d’une civilisation inconnue les ont, en effet, devancés et ont subtilisé la pierre précieuse. Pour sauver le chef viking d’une mort certaine, Harald, son jeune fils, prendra la tête d’une trépidante expédition sur les mers et à travers les landes, à la poursuite des fuyards.

Avec de belles planches et une superbe mise en couleur, Harald et le Trésor d’Ignir propose une agréable bouffée d’évasion. Si son récit n’a pas la prétention du réalisme historique et demeure bien plus un voyage au sein de l’imaginaire nordique, peut-être cet album suscitera-t-il chez certains la curiosité d’aller creuser d’un peu plus près la culture des ancêtres des normands, pour faire la part du réel et de l’imaginaire.

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Les éditions Bamboo

Spécialisée dans la Bande dessinée tout public, la maison d’édition Bamboo a le vent en poupe. Fondée en 1993 par Olivier Sulpice et Henri Jenfèvre, elle a, depuis, développé de nombreuses collections dans des domaines aussi variés que la BD réaliste, le sport, l’humour, l’éducation ou même encore le manga. Du point de vue de son lectorat, Bamboo a réussi le pari de séduire un large public, qui va de la jeunesse à des publics plus adultes, et inclut même le lectorat féminin. Avec plus de 25 ans d’existence, elle compte, dans ses collaborations, près de 150 auteurs et elle propose aujourd’hui un ample catalogue  d’albums.

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A noter qu’en 2016, Bamboo Edition a même racheté la revue mythique Fluide Glacial. Fondée dans le courant de l’année 75 par Marcel Gotlib, Alexis et Jacques Diament, le magazine a fait, depuis les années 80-90, les beaux jours d’une longue liste d’illustrateurs humoristiques et talentueux. On pourra citer, entre autres noms, Carali, Edika, Foerster, Binet et ses Bidochons, ou encore Tronchet et son impayable Jean-Claude Tergal.

Visiter le site officiel des éditions bamboo –
Le lien vers l’album chez Bamboo  –  chez Amazon

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
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800 Manuscrits anciens de la France et de l’Angleterre médiévales nouvellement mis en ligne

manuscrits_anciens_bnf_british-library-haut_moyen-age_monde_medieval_bibliotheque_numeriqueSujet : manuscrits anciens, monde médiéval, Europe médiévale, France médiévale, Angleterre médiévale, mécénat, digitalisation, bibliothèque numérique, préservation, patrimoine culturel.
Période : du haut moyen-âge au moyen-âge central (700-1200)
Porteur de projet : Fondation Polonsky
Partenaires : BnF, British Library (2016-2018)

Bonjour à tous,

V_lettrine_moyen_age_passion-copiaoilà une excellente nouvelle qui devraient combler les amateurs de culture médiévale et de beaux manuscrits anciens. Avec le soutien de la fondation Polonsky, la Bibliothèque Nationale de France et la British library ont, en effet, depuis 2016, conjugué leurs savoir-faire et leurs efforts pour digitaliser et mettre à la disposition du public et des chercheurs plus de 800 manuscrits anciens, en provenance du monde médiéval.

Les relations franco-anglaises du haut moyen-âge au moyen-âge central

La sélection, qui porte sur les plus beaux ouvrages témoignant des relations franco-anglaises du haut-moyen-âge au moyen-âge central, a fait l’objet de toutes les attentions. On y trouvera ainsi de véritables chef-œuvres d’enluminures couvrant de vastes champs thématiques : psautiers, bibles, hagiographies, mais aussi ouvrages bede_chronique_historique_fondation_polonsky_british-library_Bnf_manuscrits-anciens_enluminures_moyen-age  de sciences, musique, histoire, médecin, philosophie ou encore de littérature médiévale.

Du point de vue linguistique et au vue de la période une grande partie de ces ouvrages  est  en langue latine, mais on en trouve aussi en anglo-saxon, en anglais moyen, en français ancien, en gallois et encore en anglo-normand.

Pour qui ne maîtrise pas nécessairement ces idiomes ou qui n’est pas versé en paléographie, on pourra largement se contenter de feuilleter ces merveilleux manuscrits pour y découvrir de véritables trésors de miniatures et d’enluminures. Rappelons qu’il s’agit d’une collection qui n’a pas son pareille au niveau mondial.


La Fondation Polonsky

A l’initiative du projet et de son financement, on retrouve la Fondation Polonsky. Cette institution, dédiée au mécénat et basée en Angleterre, se consacre toute entière au financement de projets en relation avec les « Humanities », soit d’une manière large le champ des Sciences Humaines et sociales, avec des visées claires de préservation de l’héritage culturel et historique de l’humanité.

Préservation & démocratisation du patrimoine historique et culturel de l’Humanité

fondation_Leonard_Polonsky_mecenat_monde_medieval_manuscrits_anciens_moyen-ageDepuis sa création par Leonard Polonsky, la fondation a apporté son soutien à de nombreux projets à travers le monde, sans se limiter aux manuscrits anciens. Entre autres actions, on relèvera une collaboration semblable à celle qui fait l’objet de cet article et qui a permis de 2012 à 2017 de réunir la prestigieuse Bodleian Library d’Oxford et la Bibliothèque apostolique du Vatican.  Le fruit de ce financement avait alors rendu possible la numérisation et la mise à disposition des chercheurs, mais aussi du grand public, du fleuron de ces deux collections. La période ciblée était, cette fois, le moyen-âge tardif et le XVe siècle. Un nombre impressionnant de manuscrits grecs, latins et hébreux du XVe siècle ont été ainsi digitalisés à cette occasion, pour un total de plus de 1,5 million de pages. Si vous en avez la curiosité, vous pouvez consulter le site de ce programme ici.


France Angleterre, 700-1200 : manuscrits médiévaux de la BnF et de la British Library,

Pour revenir au projet faisant intervenir la Bibliothèque Nationale de France et de la British library, après deux ans de travail soutenu, cette superbe collection est enfin consultable en ligne et un site spécial lui a même été dédié. A lire et découvrir les publications enthousiastes des conservateurs, copistes et de l’ensemble des acteurs impliqués des deux côtés de la Manche, on ne peut que mesurer la passion qui les a portée tout au long de ce projet et on ne peut que se réjouir avec eux de voir, aujourd’hui, le fruit de leurs efforts récompensés. Des trésors de patience et de précautions ont, en effet, été nécessaires pour mener à bien cette opération dans le respect des manuscrits anciens et de leur fragilité.

Le site web des 800 manuscrits

Sous le nom de France et Angleterre : manuscrits médiévaux entre 700 et 1200, il est en place depuis la semaine dernière à l’adresse suivante : manuscrits-france-angleterre.org  ( notons que le site  a également un homologue du côté anglais sur le site de la british library et au lien suivant).

evangile_bible_Echternach_Enluminures_miniatures_fondation_polonsky_british-library_Bnf_manuscrits-anciens_moyen-ageCeux d’entre vous qui sont familiarisés avec le site Gallica.fr de la BnF (que nous ne finissons jamais assez ici de remercier pour ses précieuses ressources), ne devraient pas être déroutés par l’interface de recherche de ce nouveau « bébé » de la BnF. C’est en effet le moteur marque blanche de Gallica qui a servi de base à son interface, à son indexation et à sa navigation.

En plus de fonctionnalités avancées pour les recherches les plus pointues, vous y trouverez également des entrées multiples par thème, par auteur, par lieu ou par siècle.

En vous souhaitant une très belle journée.

Frédéric EFFE
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Historia Brittonum : aux sources de la légende arthurienne, Nennius et les 12 batailles du roi Arthur

manuscrit_ancien_enluminures_rochefoucauld_grail_legendes_arthurienne_sources_historiques_moyen-ageSujet : Roi Arthur, légendes arthuriennes, roman arthurien, sources historiques, Citation médiévales, Nennius, Arthur historique, Angleterre médiévale, littérature médiévale.
Période : haut moyen-âge (VIIIe siècle
Ouvrage : Historia Brittonum
Auteur : Nennius 

Bonjour à tous,

D_lettrine_moyen_age_passionans la continuité de l’article d’hier, nous vous livrons ici la traduction (depuis l’anglais) de la célèbre mention faite par Nennius, dans son Historia Brittonum, au sujet des 12 batailles du Roi Arthur et de ses victoires. Le point culminant en est la grande bataille du Mont Badon et, ici, Nennius (auteur supposé de cette compilation), retombe ici sur une donnée un peu plus sourcée historiquement. De manière documentée et écrite, on se souvient, en effet, qu’on trouve la mention d’un chef de guerre nommé Arthur, à la bataille de Badon, dans les Annales Cambriae. (voir Arthur, les premières sources historiques).

En réalité, le propos, ici, n’est pas tant de discuter de la véracité historique des affirmations de Nennius, ni d’entrer dans le détail des lieux possibles et probables de ces fameuses batailles; de nombreux historiens s’y sont essayés et nous aurons sûrement l’occasion d’y revenir.  Avant les derniers siècles et la période moderne, avant que l’Histoire ne se forge quelques méthodes et prenne son indépendance scientifique, le genre des chroniques historiques n’était pas avare d’approximations ou même d’inventions et il y a indéniablement, dans cet extrait de Historia Brittonum, de nombreuses digressions de la part de son auteur. Pourtant, et c’est justement ce qui nous intéresse ici, à sa lecture, on ne peut s’empêcher de mesurer la distance franchie depuis les Annales Cambriae. Au fond, ce qui se joue dans cet extrait, avant Chrétien de Troyes et bien d’autres auteurs du roman arthurien, c’est rien moins que la naissance littéraire du Arthur de la légende. A ce titre, ce texte est sans nul doute une des premières pierres (écrite, sourcée, formelle presque)  sur lequel se bâtira un peu plus tard, auteur après auteur, l’édifice du roman arthurien.

La miniature utilisée sur cette planche est tirée du Rochefoucauld Grail « Arthur combattant les Saxons », Baron de Rochefoucauld, manuscrit ancien du XIVe siècle

“Ce fut alors que Arthur, le magnanime, avec tous les rois et la force militaire de Grande-Bretagne, lutta contre les Saxons. Et bien qu’il y ait eu beaucoup plus de nobles que lui seul, il fut pourtant choisi douze fois comme leur commandant et fut tout aussi souvent vainqueur. La première bataille dans laquelle il fut engagé se trouvait à l’embouchure de la rivière Gleni. Les deuxième, troisième, quatrième et cinquième étaient sur une autre rivière, appelée Duglas par les Britanniques, dans la région de Linuis. La sixième, sur la rivière Bassas. La septième dans le bois Celidon, que les Britanniques appellent Cat Coit Celidon. La huitième se trouvait près du château de Gurnion, où Arthur portait l’image de la Sainte Vierge, mère de Dieu, sur ses épaules et par le pouvoir de notre Seigneur Jésus-Christ et de la sainte Marie, il a mis les Saxons en fuite et les a poursuivi, durant tout le jour, jusqu’à leur grande défaite. La neuvième était à la ville de la Légion, appelée Cair Lion. La dixième était sur les rives de la rivière Trat Treuroit. La onzième était sur la montagne Breguoin, que nous appelons Cat Bregion. La douzième fut le combat le plus dur quand Arthur pénétra sur la colline de Badon. Dans cette bataille, neuf cent quarante sont tombés par sa seule main, personne excepté le Seigneur ne lui prêtant assistance. Dans tous ces combats, les Britanniques réussirent. Car aucune force ne peut prévaloir contre la volonté du Tout-Puissant. »

Historia BrittonumNennius

Une belle journée à tous.

Fred
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