
Période : de l’antiquité à nos jours
Livre : « Vert, Histoire d’une Couleur » (2013)
Auteur : Michel Pastoureau
Média : émission radio, livre, « conférence »
Titre : « Des goûts et des couleurs : le vert»
Radio : France Culture, « Hors Champs », Laure Adler
Bonjour à tous,

« La couleur n’est pas seulement un phénomène physique et perceptif ; c’est aussi une construction culturelle complexe, rebelle à toute 
Michel Pastoureau, Communication 2005, Académie des Beaux-Arts
Stigmates : d’une instabilité chimique
à une ambivalence symbolique
Couleur emblématique et sacrée de l’Islam, il semble que le vert ait connu un destin plus houleux et moins consensuel du côté de l’occident antique et médiéval. Est-ce la présence dans le colorant dont on use pour la produire d’un poison, le vert de gris, qui 
Même si le fait n’épuise pas, à lui seul, l’Histoire symbolique de cette couleur à travers les âges et les réserves qu’on a pu émettre sur son usage, notamment dans le champ du textile et du vêtement, il demeure fascinant de penser que la difficulté de le fixer chimiquement ait pu en faire une couleur dont on s’est souvent défié et qui semble, du même coup, résister à se laisser figer, une fois pour toute, dans des symboles clairs. Selon Michel Pastoureau, elle reste en effet, à travers l’Histoire la couleur de l’instabilité, de l’ambivalence, du changement et les premiers tâtonnements chimiques pour la maîtriser, autant que sa nature « empoisonnée » l’ont chargés, pour longtemps, de superstitions tenaces.
Lien vers ce même podcast sur le site officiel de France-Culture

Molière ? Peut-être même Napoléon, emporté par le vert et l’arsenic contenu dans les murs qu’il avait fait repeindre de la couleur qui lui était si chère? Vert empoisonné, vert turbulent et rebelle, vert de la fortune comme des « revers » du sort, elle sera encore, au moyen-âge tardif, la 
Du vert considéré comme la couleur du « barbare » chez les romains, elle connaîtra tout de même quelques succès dans la chevalerie et la littérature courtoise au moyen-âge central, pour perdre à nouveau quelques galons du XIVe au XVIe en devant la couleur attitrée du Diable. On se souvient encore qu’elle sera le symbole de l’inconstance et de la femme facile, comme nous en avions parlé à l’occasion de l’article sur la célèbre chanson anglaise GreenSleeves. Elle aura tout de même, entre temps, conquis les fonds marins et le monde aquatique dans les représentations picturales et graphiques, avant de reprendre, à travers le temps, sa marche symbolique hasardeuse, faite de dénigrement et de « tièdes » promotions.
Du dénigrement à la promotion :
Le Vert pour sauver le monde
« On lui a donné le feu vert, et même confié une mission de taille : sauver la planète ! C’est devenu une idéologie : l’écologie »
Michel Pastoureau, Entretien, Telerama, Propos recueillis par Juliette Cerf


Au final, on suivra là encore avec intérêt et fascination le projet entrepris par Michel Pastoureau pour faire des couleurs un véritable objet d’étude historique. Peut-être fallait-il qu’il compte dans sa famille trois oncles peintres, un père passionné d’art qui le mène tout jeune au musée, et qu’il se soit lui-même essayé quelques temps aux toiles et aux pinceaux. pour devenir, pour notre plus grand plaisir, d’un historien passionné, un chasseur de couleurs ?
Le vert : plus qu’un beau livre d’Histoire,
un beau livre d’Art
Au delà du programme radio et de l’article que nous présentons ici, il faut vraiment souligner la grande qualité des ouvrages de Michel Pastoureau sur les couleurs, dans leur édition originale ( au Seuil ). Au delà de sa nature informative et académique, cette histoire de la couleur verte est un superbe objet qui se situe, à mi chemin entre le livre d’Histoire et le livre d’art. Vous pouvez cliquer sur l’image ci-dessous pour en avoir un aperçu.
L’ouvrage est toujours disponible à la vente en ligne, dans son édition originale; en voici le lien : Vert. Histoire d’une couleur (relié). Pour les bourses plus modestes, il est aussi paru dans un format poche, chez Points :Vert – Histoire d’une couleur
.
En vous souhaitant une très belle journée.
Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes.



uand une historienne de l’art, attachée au Musée du Louvre et un architecte du patrimoine, nécessairement férus d’Histoire, se piquent de passion pour les vieilles pierres d’un château et décident de le restaurer, quand, en plus, pour accompagner cet ambitieux projet, débuté en 2014, le couple décide d’organiser des événements à thème de haute qualité, alors nous ne pouvons que leur rendre deux fois grâce 

conteurs, il y aura même des jeux en provenance d’Ecosse et du lancer de troncs !


u titre de l’agenda médiéval de cette fin de semaine, nous dédions un premier article à la 4eme Foire médiévale de la cité de Senlis, haut lieu d’intérêt patrimonial et historique qui nous fournira l’occasion d’une petite plongée au coeur de son moyen-âge.

our la partie reconstitution historique, les nombreuses troupes invitées sur place par les passionnés de Cité D’antan, seront toutes spécialisées dans le XIIIe siècle. En plus des combats et démonstrations, elles y tiendront de nombreux camps thématiques sur la vie civile et militaire au XIIIe siècle : hygiène, médecine, gastronomie, art du costumes civil et militaire, etc… En tout, près de 80 reconstituteurs seront présents sur le site.
e ses premiers vestiges gallo-romains, aux premiers siècles de notre ère, jusqu’à ses édifices religieux et ses fortifications du moyen-âge central, le site anciennement baptisé Augustomagus, fut évangélisé par Saint Rieul, premier évêque de Senlis, autour du IVe siècle. Devenu, dans le courant du IXe siècle, le comté de Senlis, la cité n’a pas tardé à connaître des heures prestigieuses dont elle conserve encore aujourd’hui les traces dans son 




our faire suite à notre 

