
Evénement : « Manifestation médiévale de Noël»
Lieu : Estrées-Lés-Crécy , Picardie (Hauts de France)
Date : les 10 et 11 décembre 2016
Bonjour à tous,

Le programme de la manifestation médiévale d’Estrées-Lés-Crécy


Pour cette 21e édition du marché médiéval de Noël d’Estrées-lès-Crecy, il y aura même, le samedi à 23 heures, du théâtre en nocturne en langue régionale picarde avec la compagnie locale les merlettes. A savoir toutefois, concernant cette dernière activité, le sujet de la pièce présentée n’a pas de relation avec le moyen-âge.
Pour le programme et plus d’informations, vous pouvez consulter la page Facebook de l’événement ici.
Un mot de la bataille de Crécy
Le roi d’Angleterre alors dit à ses gens : — « Prenons place ici, car je n’irai pas plus avant que je n’aie vu nos ennemis ; et il y a bien raison que je les attende, car je suis sur le vrai héritage de madame ma mère et qui lui fut donné en mariage ; aussi je le veux défendre et revendiquer contre mon adversaire Philippe de Valois. »
Jean Froissart (1337 -1405) – Les Chroniques


Quoiqu’il en soit, le résultat fut cuisant et les pertes terribles. Sur le champ de bataille, on parle de près de 30 000 morts du côté français, dont plus de 1000 nobles et chevaliers. Galvanisé par cette victoire, Edouard III d’Angleterre poursuivra sur sa lancée à la conquête de Calais. Après un long siège, la ville tombera d’ailleurs entre ses mains, pour devenir durant l’ensemble du conflit, une tête de pont stratégique des armées anglaises en France. Elle sera d’ailleurs un des derniers bastions anglais à tomber, à la fin de la guerre de cent ans.



(…) A Crécy, toute la chevalerie était là réunie, toute bannière flottait au vent, ces ners blasons, lions, aigles, tours, besans des croisades, tout l’orgueilleux symbolisme des armoiries. En face, sauf trois mille hommes d’armes, c’étaient les va-nu-pieds des communes anglaises, les rudes montagnards de Galles, les porchers de l’Irlande’; races aveugles et sauvages, qui ne savaient ni français, ni anglais, ni chevalerie. »
Jules Michelet – Histoire de France Tome IV
Le style est, bien sûr, à l’image de Michelet. Aussi racialiste que lyrique et emporté, il n’appartient qu’à lui, même si, par certains aspects, il sonne aussi très XIXe siècle. Reste que l’on s’entend, en général, sur le fait que les armées d’Angleterre n’étaient pas faites alors que de professionnels, loin de là, mais de paysans ou petite gens dont la discipline militaire était pourtant irréprochable. Le corps des archers longs anglais qui fit la différence, ici comme à Azincourt, procédait, 
Face à la chevalerie française, ces mêmes archers, par leur puissance et l’utilisation stratégique qui en sera faite durant les batailles, seront un atout majeur du camp anglais, et ce pendant de longues années. Il faut dire que les systèmes de valeur et la vision de la guerre diffèrent sensiblement d’un camp à l’autre. Du côté de l’approche de la bataille, on a, en effet, souvent relevé la nature très pragmatique des anglais pour lesquels les valeurs du combat au corps à corps ne priment pas sur le résultat à atteindre. Dans ce cadre, la victoire à distance ne représente pas un obstacle, mais un moyen. Cet argument ne peut pourtant tout expliquer et concernant la déroute de Crécy, les notions de conseil militaire et de discipline doivent certainement être prises en compte pour comprendre la mauvaise tournure que prit cette bataille du côté français.
Pour quelques éléments supplémentaires sur Crécy et sur la guerre de cent ans, vous pouvez vous reporter utilement à l’article suivant: vidéo-documentaire: la guerre de 100 ans en 30 m. chrono.
En vous souhaitant une belle journée et un excellent week-end!
Fred.
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.





Sujet :
ujourd’hui, nous publions un vidéo-documentaire télévisuel produit par la très bonne émission Des Racines et des ailes de France 3 et ayant pour sujet ce conflit incontournable du moyen-âge que fut la guerre de Cent ans. C’est donc un cours de rappel pour ceux qui connaissent l’histoire sur le bout des doigts, et un cours de rattrapage pour les autres.


out de même au sortir de tout cela, niveau stratégie militaire, il reste un constat un peu gênant: mettre près de cent ans pour se rendre compte que l’arc long ça pique et qu’il faut s’en méfier, ça fait quand même un peu long même s’il est vrai, comme le fait remarquer l’historien Olivier Naulleau (est-il cousin de Eric et surtout est-ce vraiment une question pertinente dans le cadre de cet article?) que la foi dans la chevalerie et ses valeurs avaient alors une grande place dans l’idée de la gloire et de la guerre du côté français. Cela ne peut tout expliquer. Il y a peut-être encore des histoires de discipline militaire, mais aussi certainement quand même des bons et des mauvais chefs de guerre dans toute cette histoire. Crécy (1346), Azincourt (1415), après les nombreuses guerres de croisades, les armées royales des XIVe et XVe siècles sont tout de même censées être un peu plus professionnalisées et disciplinées que celles des siècles précédents.


‘est cette fois-ci en Aquitaine et dans le bordelais que nous vous invitons pour une sortie week end de qualité et d’exception. Elle vous transportera au XVe siècle pour vous y faire revivre un des moments décisifs de la guerre de cent ans: la bataille de Castillon.





avec le ventre qui gargouille. 
on, encore un fois il paraîtrait qu’Edouard III d’Angleterre aurait dit ça, en aparté, on ne sait pas trop à qui d’ailleurs, mais il faudrait quand même y voir de plus près. Notre ami