Sujet : salon médiéval, évocation historique, reconstitution médiévale, Moyen Âge, animations, compagnies médiévales, marché artisanal, médiéval fantastique. Evénement : Salon de la Passion médiévale 2026 Lieu : Place Bell, 1950 rue Claude-Gagné, Laval, Québec, Canada Dates : les 1, 2 et 3 mai.
Bonjour,
l’approche du mois de mai, nos pas nous guideront de l’autre côté de l’Atlantique, au pays de nos cousins du nord, grands amoureux d’histoire et de langue française. C’est la terre de Vigneault, de Charlebois, de Fred Pellerin et de tant d’autres encore. Vous l’avez compris, nous parlons du Québec.
A deux pas de Montréal, se tiendra, en effet, les 1, 2 et 3 mai prochain, une nouvelle édition du Salon de la Passion médiévale de Laval. L’aventure a commencé il y a plus de 15 ans et l’événement est désormais bien installé. Il rassemble, à chaque nouvelle édition, des milliers de visiteurs québécois.
Animations & programme 2026
La programmation de ce nouveau cru renouera avec les axes forts du salon, entre troupes de reconstitution historique, artistes et artisans, mais aussi musiciens et bateleurs.
Ici, l’évocation médiévale se conjugue au sens large. On trouve d’ailleurs quelquefois cet événement sous le nom de Salon de la Passion médiévale et historique. Si le Moyen Âge reste un axe fort, les activités, spectacles et campements évoque aussi des périodes plus récentes : Pirates, Vikings, Mousquetaires, Habitants de la Nouvelle-France, etc… L’artillerie s’invitera même avec un tir de canon. Le médiéval fantastique y trouve aussi sa place.
Animations médiévales et historiques
Entre les spectacles et les temps forts, les animations permanentes ne manqueront pas : déambulations joyeuses dans les allées du salon ou hors les murs, chasse au trésor, concours, jeux pour enfants, jeux de rôle grandeur nature, défilés artistiques. Pour les plus férus d’histoire et de nourritures cérébrales, des conférences sont aussi au programme.
Côté ambiance musicale, de nombreux concerts de musiques historiques et d’inspiration médiévale sont également programmés : chants du Moyen-Âge, musiques de pirate et même encore danse fantastique se mêleront dans une joyeuse fête.
Enfin, sur les nombreux campements, les troupes et reconstituteurs évoqueront tous ces temps anciens entre ateliers, activités ludiques et animations. Les démonstrations de combats en armure et maniements d’armes diverses seront également au menu : combats à l’épée, combats vikings, archerie et, bien sûr, combat de Béhourd.
Compagnies historiques et troupes invitées
Skarazula – Andy St-Louis – Sang Vertu – Wakinyan – Académie Scrimicie (Escrime médiévale) – Sis Void – Déferlante – Lance et Conte – Isa – Sellsword Arts – Le Dogue de Montréal (Béhourd) – Urwaz (Combats Vikings) – Destreza Nova – La Garde du Lys.
Grand marché artisanal
Avec plus de 100 exposants, le marché sera un autre cœur battant du salon. Ici, les artisans régneront en maître : travail du cuir, confection d’armures et de costumes, création artistique, art et décoration, bijouterie, bougies, et beaucoup d’autres spécialités.
Il va sans dire que des espaces sont aussi prévus sur le salon pour banqueter et étancher sa grand soif.
Sujet : Cantigas de Santa Maria, galaïco-portugais, culte marial, chants de louange, Sainte-Marie, nativité, révélation. Période : Moyen Âge central, XIIIe siècle Auteur : Alphonse X (1221-1284) Titre : Cantiga de Santa Maria 1 « Des hoge mais quér’ éu trobar. » Interprète : Boston Camerata et Joel Cohen, A Spanish Christmas ( 2008, Warner Music)
Bonjour à tous,
ujourd’hui, nous voguons vers l’Espagne médiévale du XIIIe siècle, à la découverte d’une nouvelle pièce musicale de la cour de Castille et quelle pièce : la cantiga de Santa Maria 1.
Pour rappel, les quelques 417 Cantigas de Santa Maria comportent une grand majorité de récit de miracles qui alternent régulièrement avec des chants de Louange. La pièce qui ouvre le corpus des chants à la vierge légués par Alphonse X de Castille est un de ceux là.
le somptueux Códice Rico (T. I. 1) de la Bibliothèque Royale de l’Escurial (à consulter en ligne ici)
Une représentation de la nativité dans les Cantiga de Santa Maria.
En plus d’ouvrir le bal, la Cantiga de Santa Maria 1 a ceci de particulier que ses enluminures, en particulier celles du Codice Rico représentent, entre autres scènes bien connues de l’imagerie chrétienne, une scène de la nativité. Ce chant marial nous a donc semblé particulièrement indiqué pour cette période de l’année où l’on célèbre traditionnellement, en France et dans de nombreux pays occidentaux, la naissance du christ et du christianisme mais aussi, finalement, la maternité et l’enfantement.
A noter que le Cantiga de Santa Maria n’est pas la seule à présenter une scène de la nativité dans le large corpus. On retrouve, en effet, cette scène attachée à la Cantiga 80 qui est, elle aussi, un chant de louange à la vierge.
Moyen Âge chrétien et naissance de la crèche
Pour rappel, la célébration de la nativité et l’établissement de la date du 25 décembre par l’Eglise romaine remontent au quatrième siècle de notre ère. La date avait d’abord été fixée au 6 janvier mais le 25 décembre fut bientôt établi par Rome car il coïncidait, entre autre date, avec le solstice d’hiver et le culte de Mitra, le dieu solaire 1.
Au Xe siècle, l’enthousiasme et les célébrations autour de la nativité portés par les chrétiens et relayés par le clergé commencèrent à donner lieu à des représentations et un engouement autour de moments importants des évangiles comme l’annonce aux bergers ou l’arrivée de rois mages.
Une initiative de Saint François d’Assise
Au début du XIIIe siècle, le pape romain Innocent III ne tarda pas à les interdire et il faudra attendre saint François d’Assise et quelques décennies (1223) pour que soit acceptée par la papauté romaine une première mise en scène de la nativité, à l’occasion d’une messe de Noël.
L’initiative de saint François d’Assise connut bientôt un franc succès et son installation originelle avec son bœuf et son âne allaient entrer dans la tradition. La crèche de Noël était née. Elle commença à se diversifier entre personnages à l’effigie des protagonistes, représentations artistiques, peintures, sculptures, puis figurines et finit pour traverser les siècles.
Au moment de l’écriture des cantigas et de leur mise en image dans le codice rico (daté du dernier tiers du XIIIe siècle) on est donc assez proche historiquement de la naissance de cette imagerie vivante, à quelques dizaines d’années à peine. Bien sûr, les premières représentations de la nativité sont antérieures à ce rite de la crèche et on peut dater les premières représentations des tout premiers siècles de notre ère (Catacombes de Priscille).
La Cantiga de Santa Maria 1 , ouverture du corpus sur un chant de louange
Les Cantigas de Santa Maria d’Alphonse X s’ouvrent donc sur ce chant de louange mariale particulièrement important puisqu’il introduit le corpus.
Sur huit strophes, le poète et compositeur, sans doute Alphonse X pour le coup, reprend les épisodes les plus forts des évangiles autour de la vierge. Son insistance à n’en oublier aucun marque toute l’importance qu’il accorde à la vie de la sainte et l’emphase qu’il entend mettre, dans son ouvrage, à transmettre les écritures et le culte marial.
Dans les enluminures de la première Cantiga de Santa Maria, on retrouvera tous ces temps forts représentés, aux côtés de la nativité : la révélation de l’Ange Gabriel à Marie, l’annonciation aux bergers, l’arrivée des rois mages, etc…
Sur le fond, on retrouvera tous les ingrédients qui ont fait la popularité du culte marial au Moyen Âge central et ce pouvoir de protection mais aussi d’intercession de la vierge auprès de Dieu, son fils.
Un Noël Médiéval avec la Boston Camerata et Joel Cohen
Pour l’interprétation musicale de la cantiga de Santa Maria 1, on n’a que l’embarras du choix. Sa place dans le corpus et ses qualités l’ont, en effet, rendue très populaire et elle a été enregistrée par de nombreux musiciens et formations de la scène médiévale.
Au début des années 2000, la talentueuse formation proposa un voyage musical original à travers un triple album et trois façons de célébrer Noël : à l’américaine, à la française et à l’espagnol. Cette production est sortie sous le titre « A Boston Camerata Christmas : Worlds of Early Music. »
Du milieu des années 70 et jusqu’aux années 90, la Boston Camerata et son directeur avaient eu l’occasion d’aborder, à de nombreuses reprises, le thème de Noël et des musiques anciennes. Ce travail de remise à plat était donc le fruit d’un long itinéraire de recherche et de compilation. Sur une période couvrant plus de 7 siècles et 3 continents, cet album reste, à ce jour, totalement unique.
Un Noël à l’Espagnol et en musique
Le CD dédié au Noël espagnol propose 18 pièces pour plus d’une heure d’écoute. Il est intitulé : « Un Noël Espagnol : musique de la péninsule ibérique, l’Afrique du Nord, la terre promise et le nouveau monde » (A Spanish Christmas. Music from the Iberian Peninsula, North Africa, the Holy Land & the New World, 1200-1700). On y trouve cinq cantigas de Santa Maria. Le reste des pièces s’étale sur une période allant du XIIe siècle (Calendia maya) au XVIIe siècle et voyage d’un continent à l’autre.
Cette production commence un peu à dater. En l’absence de réédition récente, il peut donc s’avérer difficile de la trouver en stock chez votre disquaire. A défaut, vous pourrez également accéder à des versions digitalisées sur de nombreuses plateformes en ligne. A toutes fins utiles, voici un lien vers le CD du Noël espagnol au format MP3 : A Spanish Christmas, Joel Cohen et la Boston Camerata
La Cantiga de Santa Marial d’Alphonse X et sa traduction française
Esta é a primeira cantiga de loor de Santa María, ementando os séte goios que houve de séu Fillo.
Voici le premier chant de louange à Sainte Marie, évoquant les sept joies qu’elle a éprouvées pour son Fils.
Des hoge mais quér’ éu trobar pola Sennor honrrada, en que Déus quis carne fillar bẽeita e sagrada, por nos dar gran soldada no séu reino e nos herdar por séus de sa masnada de vida perlongada, sen havermos pois a passar per mórt’ outra vegada.
A partir d’aujourd’hui, je souhaite chanter pour la Dame honorée en qui Dieu a choisi de s’incarner, bénie et sainte, pour nous donner une grande récompense dans son royaume et pour nous donner en héritage, comme [membres] de sa suite, une vie prolongée sans avoir à repasser par la mort.
E porên quéro começar como foi saüdada de Gabrïél, u lle chamar foi: “Benaventurada Virgen, de Déus amada: do que o mund’ há de salvar ficas óra prennada; e demais ta cunnada Elisabét, que foi dultar, é end’ envergonnada”.
C’est pourquoi je souhaite commencer par la manière dont elle fut accueillie par Gabriel, lorsqu’il lui dit : « Vierge bénie, bien-aimée de Dieu, de celui qui sauvera le monde, maintenant tu es enceinte, comme ta parente Élisabeth, qui avait des doutes, et en a désormais honte. »
E demais quéro-ll’ enmentar como chegou canssada a Beleên e foi pousar no portal da entrada, u pariu sen tardada Jesú-Crist’, e foi-o deitar, como mollér menguada, u deitan a cevada, no presév’, e apousentar ontre bestias d’ arada.
Et de plus, je veux me souvenir de son arrivée fatiguée à Bethléem, et de la façon dont elle s’installa, comme une pauvre femme, dans l’étable à l’entrée, où elle donna naissance à Jésus-Christ et le déposa là où l’on sème l’orge, dans la mangeoire, et comment elle se logea parmi les animaux de la ferme.
E non ar quéro obridar com’ ángeos cantada loor a Déus foron cantar e “paz en térra dada”; nen como a contrada aos tres Reis en Ultramar houv’ a strela mostrada, por que sen demorada vẽéron sa oférta dar estranna e preçada.
Et je ne veux pas oublier comment les anges chantant les louanges de Dieu chantèrent et « Paix sur la terre » ; ni comment l’étoile montra aux trois rois mages le lieu des mers lointaines, afin que sans tarder ils viennent apporter leur présent extraordinaire et précieux.
Outra razôn quéro contar que ll’ houve pois contada a Madalena: com’ estar viu a pédr’ entornada do sepulcr’ e guardada do ángeo, que lle falar foi e disse: “Coitada mollér, sei confortada, ca Jesú, que vẽes buscar, resurgiu madurgada.”
Une autre chose que je veux raconter, et que lui raconta plus tard a Marie-Madeleine : comment elle vit la pierre entrouverte du sépulcre et gardée par un ange qui lui parla et lui dit : « Femme affligée, sois réconfortée car Jésus, que tu es venue chercher, est ressuscité à l’aube. »
E ar quéro-vos demostrar gran lediç’ aficada que houv’ ela, u viu alçar a nuv’ enlumẽada séu Fill’; e pois alçada foi, viron ángeos andar ontr’ a gent’ assũada, mui desaconsellada, dizend’: “Assí verrá julgar est’ é cousa provada.”
Et je veux aussi vous montrer l’immense joie qu’elle a ressentie en voyant s’élever sur la nuée illuminée son Fils ; et une fois qu’il fut élevé, ils virent les anges marcher parmi le peuple rassemblé, qui était très déconcerté et disait : « Ainsi viendra-t-il nous juger, cela ne fait aucun doute. »
Nen quéro de dizer leixar de como foi chegada a graça que Déus envïar lle quis, atán grãada, que por el’ esforçada foi a companna que juntar fez Déus, e enssinada, de Spírit’ avondada, por que soubéron preegar lógo sen alongada.
Je ne veux pas omettre de dire comment fut reçu La grâce que Dieu voulait leur envoyer, avec une telle abondance, que par elle, le groupe que Dieu avait fait se rassembler fut très instruit et déterminé, et rempli du Saint-Esprit, si bien qu’ils apprirent à prêcher immédiatement, sans délai.
E, par Déus, non é de calar como foi corõada, quando séu Fillo a levar quis, des que foi passada deste mund’ e juntada con el no céo, par a par, e Reínna chamada, Filla, Madr’ e Crïada; e porên nos dev’ ajudar, ca x’ é nóss’ avogada.
Et, par Dieu, je ne dois pas me taire sur la façon dont elle a été couronnée, lorsque son Fils voulut la porter lorsqu’elle a quitté ce monde, et, la tenir avec lui, à ses côtés, au Ciel, où (et) elle est appelée Reine, fille, mère et servante ; et c’est pourquoi elle doit nous aider, car elle est notre avocate.
Sujet : animations médiévales, marché médiéval, tournois, campement, compagnies médiévales, spectacles, médiéval fantastique, monde médiéval, Moyen Âge festif Evénement:les23e Médiévales de Falaise Lieu : Falaise, Calvados, Normandie Dates : les samedi 9 et dimanche 10 août 2025
Bonjour à tous,
‘agenda médiéval nous conduira, ce week-end, du côté de la Normandie et du Calvados en un lieu chargé d’Histoire. Direction Falaise ! Lieu mythique du château de Guillaume le Conquérant où les rues chanteront les joies du Moyen Âge retrouvé pour deux jours de célébrations.
Impulsées par la municipalité, les Médiévales de Falaise ont su s’entourer de nombreux partenaires institutionnels, associatifs et privés. Depuis plus de 20 ans, elles réunissent des milliers de visiteurs chaque année. L’édition 2024 en a dénombré près de 35000. Pour cette 23eme célébration, la riche programmation devrait permettre de confirmer cette belle fréquentation et même de la dépasser.
23e Médiévales de Falaise, le programme
Le monde médiéval qui s’invitera, ce week-end, à Falaise tient à la fois de l’évocation historique et de la fantasy. Le Moyen Âge fantastique y prendra donc une part importante. Il aura même son campement et ses animations, aux côtés d’installations plus proches de la reconstitution et de l’Histoire vivante.
Animations permanentes & temps forts
Quoi de mieux pour égailler les rues et les places autour du château qu’un bon lot d’animations médiévales permanentes ? Elles seront nombreuses à Falaise pour cette 23e édition des Médiévales. Théâtre de rue, contes, musique médiévale et déambulations joyeuses sont au programme. Divers campements historiques avec démonstrations de combats en armure, récits de bataille et ateliers divers viendront encore compléter le tableau de ces activités « médiévalisantes ».
Pour que le retour au Moyen Âge soit complet, temps forts, spectacles de feu et créatures fantastiques géantes seront également là pour ravir les visiteurs et leur garantir le plein d’émotions. Dans les animations particulièrement originales et qui collent à l’histoire du lieu, on ne manquera pas le défi que s’est lancée la Cie la Mora de faire revivre un chantier de construction navale et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de reconstruire le navire amiral de Guillaume le Conquérant.
Compagnies médiévales et artistes attendus
Cie Artoutaï – Association Aisling 1198 – Compagnie Clair Obscur – Les Dernières Amazones – L’Ost Caillebourg – Les Gueux-Lardiers – Le Vétéran d’Hastings – Waraok – Gweltaz Le File – Cie Créalide – Cie Zoolians – Cie Flam’anime – Battle of Color – Cie Lilamayi – Rêves temporels – Compagnie Les contes de Mélusine – La Mora – Cie LesAccros – Valhalla – Atôme Théâtre – …
Amateurs d’emplettes, d’envies gourmandes ou d’idées cadeaux ne seront pas en reste à Falaise, ce week-end. Plus de 120 exposants les y attendent, en effet. Ils seront même répartis sur différents marchés thématisés : un marché médiéval et artisanal d’un côté et un marché médiéval d’inspiration plus fantastique de l’autre.
Bien sûr, vous trouverez encore sur place force tavernes et alternatives pour rafraîchir vos gosiers et remplir vos panses affamées par tant d’émotions.
Voir nos articles sur les éditions précédentes de ces médiévales et sur Falaise :
Sujet : légendes arthuriennes, héros arthuriens, roman arthurien, littérature médiévale, médiévalisme. Période : du Moyen Âge au monde moderne Conférences : « Les héros du roman arthurien, d’hier à aujourd’hui » Organisateur : BnF, Paris Dates : du 3 février 2025 au 28 mai 2025 Intervenants : Nathalie Koble, Myriam White-Le Goff, Christine Ferlampin-Acher, Christophe Imperiali.
Bonjour à tous,
e début février à la fin mai 2025, la prestigieuse Bibliothèque Nationale de France et son conservateur Jérôme Chaponneau vous convient à la découverte des légendes arthuriennes, au travers ses héros les plus marquants.
Quatre conférences sur les héros arthuriens
De Merlin à Lancelot, en passant par Perceval et Morgane, ce cycle de quatre conférences vous permettra de suivre l’origine médiévale et les évolutions des célèbres héros arthuriens. Chaque intervention sera conduite par d’éminents universitaires spécialistes de ces questions.
Merlin, Lancelot, Morgane, Perceval, nous les connaissons tous tant le médiévalisme et les productions littéraires, ludiques ou cinématographiques modernes continuent de les mettre à l’honneur ou de les décliner. Pourtant, que savons-nous vraiment d’eux ? D’où viennent-ils ? Comment ont-ils évolué à travers la littérature arthurienne ? Quels visages ont ils pu emprunter du Moyen Âge à nos jours, au long de plus de huit siècles de légendes arthuriennes ?
Voilà les thèmes passionnants que ces conférences de la BnF vous inviteront à aborder. En voici le détail :
Merlin, ou la mémoire du monde. Un prophète d’outre-tombe
Merlin et Blaise dans le Français 749.
D’où vient Merlin l’enchanteur et son personnage ? Entre ombres et lumières, qu’incarne-t-il ? Tout pose question sur ce personnage, jusqu’à sa disparition dans certains récits arthuriens. Ici, la BnF vous invite à découvrir les différents visages de Merlin de sa naissance jusqu’à l’époque moderne.
Conférenciére : Nathalie Koble, professeure de littérature médiévale à l’École normale supérieure. Dates : Lundi 3 Février 2025 : 18h30 -20h00 Lieu : Richelieu – Salle des conférences, 5, rue Vivienne, Paris 2e.
Morgane, entre ambiguïté et polyvalence
Lancelot et Morgane, Français 122
Mystère et fascination entourent la plus sombre des héroïnes arthuriennes. Fée ou sorcière ? Ses apparitions dans les différents récits du roman arthurien peuvent la montrer sous les jours les plus ambivalents. Elle incarne un pouvoir insaisissable et secret. Autant séductrice que dangereuse, le feu qu’elle couve n’est jamais très loin.
Conférenciére : Myriam White-Le Goff, maîtresse de conférences en littérature médiévale à l’université d’Arras. Dates : Lundi 10 Mars 2025 : 18h30 -20h00 Lieu : Petit auditorium François-Mitterrand, Quai François-Mauriac, Paris 13e.
Perceval, héros du roman arthurien
Perceval chevauchant, Français 122
Tantôt naïf, drôle et touchant, tantôt héroïque et valeureux, l’un des plus célèbres chevalier arthurien a traversé le temps, en maintenant sa popularité. La conférence vous invitera à la découverte de Perceval des récits de Chrétien de Troyes à la série Kaamelott d’Alexandre Astier et même d’autres productions hollywoodiennes plus récentes.
Conférencier : Christophe Imperiali, professeur de littérature française à l’université de Neufchâtel. Dates : Lundi 5 Mai 2025 : 18h30 -20h00 Lieu : Petit auditorium François-Mitterrand, Quai François-Mauriac, Paris 13e
Lancelot & ses représentations illustrées
Lancelot au chevet de Guenièvre, Ms Fr 122
Qu’on l’admire ou qu’on soit tenté de le fustiger pour ses trahisons, Lancelot est, sans conteste, le chevalier de la table ronde qui a la fâcheuse tendance d’éclipser ses confrères. Ses talents d’épée et son courage sont aussi légendaires que sa capacité de séduction. Cette conférence vous invitera à la découverte de ses représentations imagées. Elle fournira l’occasion d’un beau voyage au cœur des manuscrits enluminés ou des œuvres illustrées plus modernes issues du roman arthurien.
Conférencière : Christine Ferlampin-Acher, professeure de littérature médiévale à l’université de Lille Dates : Lundi 26 Mai 2025 : 18h30 -20h00 Lieu : Arsenal, 1, rue de Sully, Paris 4e.
Pour assister à ces conférences, nous vous recommandons de réserver sur le site officiel de la BnF.
NB : sur l’image d’en-tête, vous retrouverez une autre enluminure tirée du Manuscrit médiéval Français 122 de la BnF (consultable sur Gallica). L’ouvrage daté de la fin du XIVe siècle contient divers écrits arthuriens dont une copie partielle de Lancelot du Lac, de la Queste du saint Graal et de La Mort Artu. L’enluminure représente le tournoi des chevaliers au chastel du moulin.
En vous souhaitant une très belle journée.
Frédéric Effe Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
Découvrir d’autres articles et conférences sur un thème similaire :