Sujet : Guerre de cent ans, Bataille Crecy, Azincourt, Edouard III, Philippe le Bel, Jeanne d’Arc, Charles VII.
Période : moyen-âge central à tardif (1337 – 1453)
Média : Vidéo-documentaire, France 3
Distribution : Des Racines &t des ailes
« Le royaume de France est si noble qu’il ne peut aller à femelle. »
Chroniques de Jean Froissart (mot prononcé aux états généraux du 2 février 1317 invoquant la loi salique)
Bonjour à tous,
ujourd’hui, nous publions un vidéo-documentaire télévisuel produit par la très bonne émission Des Racines et des ailes de France 3 et ayant pour sujet ce conflit incontournable du moyen-âge que fut la guerre de Cent ans. C’est donc un cours de rappel pour ceux qui connaissent l’histoire sur le bout des doigts, et un cours de rattrapage pour les autres.
Bien sûr, comme il s’agit d’un survol de trente minutes, vulgarisation historique oblige, seules les grandes dates et batailles charnières y sont abordées. Quelques raccourcis historiques sont encore imposés par le format, notamment concernant le déclenchement du conflit, l’impasse sur certains dommages collatéraux, etc…, mais on ne peut traiter de manière exhaustive un sujet aussi complexe en un temps aussi court, sans faire des choix, aussi cela reste un bon documentaire pour reprendre les bases.
Une parenthèse y est même ménagée pour y visiter la belle cathédrale de Bourges et nous avons encore le point de vue de deux historiens, un du côté anglais et l’autre du côté français tout au long du reportage, pour bien montrer que l’Histoire a fini par panser les blessures des deux côtés: les français ayant oublié l’outrecuidance et la barbarie sanguinaire des anglais qui combattaient même le dimanche, autant que l’assassinat sauvage et injuste de la plupart des nobles de France lors d’Azincourt et de Jeanne d’Arc, plus tard, et de leur côté, ces derniers se sont finalement consolés de leur cuisante défaite en repensant à la nullité des français à Crecy et à Azincourt, qu’ils continuent de venir commémorer en autobus (qu’on imagine anglais, bien sûr) ou en relisant ce gros menteur de Shakespeare qui n’a fait rien qu’exagérer le tout pour leur mettre la grosse tête. Bon, mais ça va, je plaisante là!

Côté réalisation, le reportage est, comme toujours dans le cadre de ce programme, impeccable avec de très belles idées notamment pour les scènes de reconstitution des batailles et un mélange de miniatures d’époque en 2D, traitées dans une profondeur 3D très réussi. Dit comme ça, ça à l’air un peu compliqué mais une fois devant, vous comprendrez.
Au passage, nous en profitons d’ailleurs pour reposter ici, une illustration très sérieuse que ce conflit nous avait déjà inspirée.
En vous souhaitant une très belle journée!
Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.




écidément, quand il est question d’histoire médiévale, la ville de Bayeux nous régale de bien des choses et pas seulement de la mythique tapisserie de soixante-dix mètres de long que la reine Mathilde broda aux XIe siècle et qui conte l’histoire de la conquête de l’Angleterre par le Duc de Normandie, Guillaume le conquérant. Aujourd’hui, nous nous intéressons à un 
que nous vous proposons, aujourd’hui, il est question de chanter la mort d’Henri V d’Angleterre 


résentée dans le cadre d’une exposition sur les armes anciennes et plus particulièrement l’épée, au musée national du moyen-âge de Cluny, cette vidéo très sérieuse détaille les techniques de combat à terre en armure. Elle se base sur des traités du XVe siècle et met en présence deux combattants revêtus d’armures qui sont, sans aucun doute, le fleuron de l’époque. Ce sont d’ailleurs les reconstitutions d’armures ayant appartenu à de grands nobles et seigneurs : d’un côté, Frédéric 1er le victorieux de Bavière (1425 -1476), électeur palatin du Rhin et fils de Louis III, Pour information d’ailleurs, la reproduction de son armure 


este qu’au vue du prix exorbitant de ce genre d’équipements à l’époque, dans ce documentaire, on a bien la fine fleur de ce type d’armures que seuls les plus nobles et fortunés chevaliers pouvaient acquérir, à défaut de les récupérer directement sur
le champ de bataille ou sur leurs ennemis. Sauf bien sûr à parler des coups fatals qui intervenaient dans le feu de l’action, il faut encore ajouter que pour ce qui est d’achever au sol un homme d’armes vêtu d’une telle valeur sur lui, on préférait bien souvent mieux lui ôter, la récupérer, ainsi que son cheval, mais si possible ne pas le tuer pour obtenir rançon de sa libération. C’est un sport dont les compagnies de routiers étaient assez friandes durant la guerre de cent ans. mais qui faisaient aussi partie intégrante des retombées économiques appréciées de toute victoire durant les batailles du moyen-âge. Il y a bien sûr eu de sanglantes exceptions comme Azincourt, où la crainte d’être débordé et pris à revers par les prisonniers a poussé Henri V à faire exécuter sans forme de procès tous les prisonniers, mais l’histoire raconte que même ses archers refusèrent d’obéir à ses ordres justement pour ne pas perdre le bénéfice de ces rançons. (