Sujet : agenda médiéval, fêtes historiques, animations, tournois, campements et compagnies médiévales, Période : Moyen Âge tardif, XVe siècle Evénement : Le 8e festival de la Rose d’Or Lieu : Avignon, Provence, Rhône-Alpes, Date : les 7 et 8 octobre 2017
Bonjour à tous,
our en terminer avec l’agenda médiéval de ce week-end, nous vous entraînons du côté de la Provence avec un événement prometteur : le festival de la Rose d’or à Avignon. Il s’agit de la 8e édition de cette grande fête médiévale qui a lieu tous les deux ans dans l’ancienne cité des papes et rassemble, en général, une grande quantité de compagnies médiévales. Cette année ne déroge pas à la règle puisqu’on nous en promet plus de 85 avec un total de plus de 1300 figurants en costume ! Avec un tel nombre, nul doute que nous sommes face à un des plus important rassemblement médiéval du Sud de France.
Venues de toute l’Europe (France, Belgique, Espagne, Italie, Slovaquie, Moldavie, Suisse) ces troupes couvriront des époques allant du XIIe au XVe et déborderont même jusqu’au XVIIe siècle, puisque il devrait y avoir également, cette année, une compagnie de pirates. Les vikings seront eux-aussi représentés. Un grand défilé pour permettre de découvrir tous ces passionnés de reconstitution et d’Histoire vivante aura lieu le samedi après-midi dans les rues de la cité d’Avignon et fera l’ouverture de l’événement.
Animations, tournois, concours
et campements sur l’ïle de la Barthelasse
Pour la journée du dimanche, qui reste le temps fort de cet événement, des concours et tournois variés seront organisés entre escrime ancienne et combats à l’épée, archerie, lancer de haches et même encore, cuisine et gastronomie médiévale. Bien entendu, de nombreux campements seront installés sur l’île de la Barthelasse pour partir à la découverte de la vie, l’artisanat, les savoir-faire, mais aussi les arts du Moyen Âge (danse et musique).
En clôture, le festival mettra en scène une grande bataille qui s’annonce spectaculaire puisqu’elle devrait opposer plusieurs centaines de combattants en tenue d’époque ! On parle de 400 ! Du côté des ripailles, aucun souci à se faire non plus, il y aura sur place des tavernes montées pour l’occasion et largement de quoi se sustenter.
Sauf erreur de notre part, l’événement est relayé par les différents organes de tourisme locaux ou la presse locale mais ne possède pas de site officiel. On ne trouve donc guère plus de détails sur les compagnies présentes ou sur le programme. Quoiqu’il en soit, Voici le lien vers la page FB de cette fête médiévale de la Rose d’Or.
En vous souhaitant une excellente journée.
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du Moyen Âge sous toutes ses formes.
Sujet : guerre de cent ans, lieu d’intérêt, batailles médiévales, musée, armoiries, histoire médiévale, bataille d’Azincourt, atelier, conférence. Période : moyen-âge central, 1415 Lieu : Centre Historique Médiéval d’Azincourt
22, rue Charles VI. 62310 Azincourt Evénement : rencontre thématique, atelier conférence sur les armoiries d’Azincourt Date : Samedi 13 mai 2017
Bonjour à tous,
ur les lieux même d’une des plus grandes batailles de la guerre de cent ans, dans le Pas-De-Calais et à Azincourt se tient un centre historique et un musée qui commémore la célèbre date de 1415. Il vous y est proposé de partir à la découverte du champ de bataille mais aussi des armes, armure et forces en présence.
Résolument Interactif et multi-média, le centre vous propose, le temps d’une visite, de devenir un acteur de la guerre de cent ans et de vous immerger au coeur de l’événement. La technologie vient là encore se mettre au service de l’Histoire pour une expérience plus ludique mais vous pourrez aussi y manipuler des armes anciennes et des armures d’époque, pour vous faire une meilleure idée de ce qu’ont pu vivre les combattants d’alors sur le champ de bataille. Au delà, l’idée est encore de vous faire mieux percevoir les conséquences de la grande défaite d’Azincourt sur son époque.
Bataille d’Azincourt, miniature du XVe siècle, BnF, Chronique d’Enguerrand de Monstrelet
Rencontre thématique autour
des Armoiries présentes à Azincourt
n supplément de ses activités habituelles et pour aller un peu plus loin sur son sujet de prédilection, le Centre Historique Médiéval d’Azincourt organise également, ce samedi 13 mai, une rencontre thématique autour des Armoiries présentes en 1415 durant la grande bataille.
C’est Dominique Delgrange, membre associé de l’Académie Internationale d’Héraldique qui animera cet atelier conférence.
Pour plus d’information, vous pouvez vous mettre en contact directement avec le centre médiéval historique d’Azincourt au numéro de téléphone suivant : 03 21 47 27 53 ou contacter également la chargée de communication sur place, Louise Quenehen à l’adresse suivante :
En vous souhaitant une belle journée.
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes.
résentée dans le cadre d’une exposition sur les armes anciennes et plus particulièrement l’épée, au musée national du moyen-âge de Cluny, cette vidéo très sérieuse détaille les techniques de combat à terre en armure. Elle se base sur des traités du XVe siècle et met en présence deux combattants revêtus d’armures qui sont, sans aucun doute, le fleuron de l’époque. Ce sont d’ailleurs les reconstitutions d’armures ayant appartenu à de grands nobles et seigneurs : d’un côté, Frédéric 1er le victorieux de Bavière (1425 -1476), électeur palatin du Rhin et fils de Louis III, Pour information d’ailleurs, la reproduction de son armure (photo ci-contre), vous coûtera la bagatelle de 6105 euros sur le site boutique.epees.fr. On pourra donc en conclure que l’investissement de départ pour l’escrime ancienne est un peu plus important qu’au Judo qui, lui-même, tout étant toujours relatif, reste bien supérieur au Sumo. mais je plaisante car cette armure n’est apparemment que décorative et pèse pas moins de 45 kilos, ce qui est sans doute plus que l’authentique. Cela reste à vérifier car sauf à quelques exceptions près, les armures du moyen-âge semblent en effet avoir été plus proches de 25 kilos.
Pour ce qui est de la reconstitution de ces techniques de combat à l’épée, de l’autre côté et dans cette vidéo, nous avons donc l’armure de Robert de Sanseverino d’Aragona (1418-1487), comte de Cajazzo, noble également donc, mais encore condotierre* italien (*chef d’armées de mercenaires) et donc combattant aguerri. (ci-dessous l’armure en question).
Pour ceux qui avaient pu voir ici le documentaire sur le manuel du maître d’armes Hans Talhoffer dont nous avions publié la vidéo, ce reportage nous donnait également un aperçu de ces techniques et de la capacité de mobilité en armure. Contrairement ce qu’on pourrait être tenté de croire, ces équipements sont loin d’être aussi peu maniables qu’on pourrait le penser et n’étaient pas conçus que pour protéger un chevalier, juché sur un lourd frison. L’homme devait pouvoir combattre au sol, remonter sur sa monture ou même gravir des obstacles lors des sièges. Du fait que la charge est répartie sur l’ensemble du corps, le poids de ces armures reste donc relatif et c’est bien plus certainement l’endurance sur la durée et la longueur du combat que la liberté de mouvement qui est en question. Pour information, la moyenne, comme nous le disions, semble se situer autour de 25 kilos, ce qui correspond à peu près au poids de la tenue d’un sapeur pompier en action. Pour poursuivre la comparaison, pendant la première guerre mondiale et près de cinq siècles après, le poids moyen de la tenue militaire des fantassins, toute nation confondue, se situait autour de valeurs similaires et même supérieures puique voisines de 30 kilos, suivant que l’on inclut ou non l’ensemble du paquetage.
miniature du XVe, Martial d’Auvergne, manuscrit les Vigiles du roi Charles VII BnF
este qu’au vue du prix exorbitant de ce genre d’équipements à l’époque, dans ce documentaire, on a bien la fine fleur de ce type d’armures que seuls les plus nobles et fortunés chevaliers pouvaient acquérir, à défaut de les récupérer directement sur le champ de bataille ou sur leurs ennemis. Sauf bien sûr à parler des coups fatals qui intervenaient dans le feu de l’action, il faut encore ajouter que pour ce qui est d’achever au sol un homme d’armes vêtu d’une telle valeur sur lui, on préférait bien souvent mieux lui ôter, la récupérer, ainsi que son cheval, mais si possible ne pas le tuer pour obtenir rançon de sa libération. C’est un sport dont les compagnies de routiers étaient assez friandes durant la guerre de cent ans. mais qui faisaient aussi partie intégrante des retombées économiques appréciées de toute victoire durant les batailles du moyen-âge. Il y a bien sûr eu de sanglantes exceptions comme Azincourt, où la crainte d’être débordé et pris à revers par les prisonniers a poussé Henri V à faire exécuter sans forme de procès tous les prisonniers, mais l’histoire raconte que même ses archers refusèrent d’obéir à ses ordres justement pour ne pas perdre le bénéfice de ces rançons. (photo de droite, épée du XIVe siècle, musée de l’armée, Paris),
En vous souhaitant une bonne journée!
Fred
Pour moyenagepassion.com « A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes »
Vidéo d’une bataille médiévale épique entre l’ost française et anglaise*
* Ne vous laissez pas arrêter par le fait que la première tirade du chevalier n’est pas traduite en français, ce n’est pas nécessaire pour comprendre ce qui se joue dans cette video.
Jeu video : Medieval Total War et Medieval Total War II. Editeur : Creative Assembly Distributeur : Activision Type : stratégie/action; jeux de stratégie au tour par tour et tactique en temps réel.
Sujet : Batailles médiévales épiques du moyen-âge Période : de 1080 à 1530 Lieu : Europe, Afrique du Nord, Moyen-Orient Date de sortie : 2002, 2006, collector donc.
La série Total War
élange de stratégie et de batailles de terrain tactiques, la série Total war a connu son premier succès en 2000 avec le jeu Shogun Total War. Depuis la société Creative Assembly a développé et sorti de nombreux titres ayant pour objectif de faire revivre de grandes batailles stratégiques et historiques depuis Rome, jusqu’à Attila et même encore plus récemment l’univers médiéval fantastique de Warhammer.
De fait, ce concept Total War a rencontré un grand succès auprès des amateurs de batailles épiques et de jeux de stratégie militaires et de conquête, sur fond de réalisme historique. Dans les titres qui nous intéressent particulièrement ici, il faut relever Medieval Total War sorti en 2002 et Medieval Total War 2 en 2006. Chacun des titres proposera à son tour des extensions.
Medieval Total War (1)
12 factions jouables, 8 présentes sur le terrain mais non jouables.
La carte de campagne se partage entre vingt factions dont douze sont jouables. La stratégie se fait au tour par tour avant de passer en mode action ou bataille le cas échéant. Une fois les options stratégiques choisies, les batailles pourront alors se résoudre en 3D et sur le terrain. En terme de gestion, en dehors de la force pure et dure, il est également possible d’utiliser la religion ou la diplomatie.
Le territoire de chaque faction et les factions présentes, dépendent de la période historique choisie en début de partie : haut Moyen Âge le Moyen Âge central ou le bas Moyen Âge tardif. A la sortie de l’opus un de Medieval Total war, les journalistes ont notamment salué l’exactitude de sa trame historique.
En 2003, une extension appelée « Invasion Vikings » sortira proposant une campagne plus spécifique qui aura pour théâtre les îles Britanniques et la Scandinavie et se déroulera entre 793 et 1066.
Medieval Total War 2
Le jeu vous propose le choix entre 17 factions, d’Europe occidentale
et orientale, ainsi que du Proche-Orient, avec comme objectif de bâtir votre propre empire à travers l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen Orient.
Une extension offrant quatre campagnes supplémentaires et de nouvelles factions, sortira en 2007: « Total War Kingdoms »
Editeur et Batailles épiques filmées
éritable plus, l’éditeur permet la réalisation de véritables petits films sur les scènes d’action et l’on trouve sur youtube de nombreux exemples de ce type de vidéos. Celle que nous partageons en début d’article vous permettra de vous en faire une idée. Trés beau travail d’édition, cette vidéo donne une excellente idée de ce à quoi peuvent ressembler les batailles de Médiéval Total War. Epique à n’en pas douter!
S’il fallait être tatillon, nous dirions qu’il y a peut- être un peu trop de belles armures, notamment sur l’infanterie. Au vue du coût des armures en métal complète, heaume inclus, à la période médiévale, on a, en effet, un peu du mal à imaginer des milliers d’hommes à pied tous suréquipés de la sorte. On manque donc certainement un peu de ces troupes de mercenaires, de guerriers ou encore de routiers qui se joignaient aux batailles et aux différentes osts à la faveur des opportunités ou du plus offrant.
Reste que l’effort est louable et l’essai transformé, la bataille est épique et les blasons et armures, autant que les harnachements sont totalement somptueux.
En bref
Par goût personnel n’étant pas fan du moteur de jeu Total War et n’ayant pas pour être honnête passé des heures dessus, il faut bien reconnaître qu’à ce jour il reste encore le seul à permettre d’offrir des batailles rangées avec des milliers d’hommes en environnement 3D. Graphiquement réussi, les jeux de cette série offrent aussi une profondeur qui en garantit la durabilité pour les amateurs du genre. Un ou deux mécréants et néanmoins amis de ma connaissance ont blanchi de sérieuses nuits avec cette série et ils ne sont pas les seuls. Je sais qu’ils se reconnaîtront.
Fred
Pour moyenagepassion.com
Jeux video sur le moyen-âge, Batailles médiévales, Réconstitution historique