Archives par mot-clé : Histoire

Université d’Eté de l’Ecole des Chartes : plus que deux semaines avant l’ouverture

universite_ete_ecole_nationale_chartes_histoire_medievale_patrimoine_moyen-ageSujet :   école d’été, Summer School, Histoire, monde médiéval, patrimoine, passion,  enseignement, conférence, visites guidées,
Période :  du moyen-âge à l’ancien régime
Organisateur :  Ecole nationale des Chartes
Lieu  :  sites historiques d’intérêt,  Cité internationale universitaire de Paris.
Date : du lundi 3  au vendredi 7  juillet 2017

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaetit rappel pour ceux qui seraient passés à côté de l’information. La première Université d’été de l’Ecole des Chartes ouvre ses portes dans seulement quelques semaines. Si vous n’aviez pas vu notre article précédent sur la question et que vous souhaitiez profiter de cette formation d’excellence autour du patrimoine français, du moyen-âge à l’empire, c’est le moment où jamais de vous y pencher!

Vous trouverez plus d’informations ici :  L’Ecole d’été de l’Ecole nationale des Chartes : excellence & prestige au service de l’Histoire.

 Voici également une courte vidéo de présentation.

Pour les détails pratiques, vous pouvez également vous rendre directement sur le site de l’école ici : Informations et inscriptions sur le site de l’ENC.

En vous souhaitant une très belle journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
« L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient. » Publilius Syrus  Ier s. av. J.-C.

Le moyen age, état primitif de notre civilisation et notre littérature par Michel Zink

“Le Moyen Age est le moment où nous pouvons saisir notre civilisation et notre littérature dans leur état primitif et pourtant la civilisation médiévale n’est nullement une civilisation primitive, bien que certaines approches anthropologiques permettent parfois de mieux la comprendre.”
Introduction à la littérature française du moyen-age
Michel ZINK – médiéviste, philologue et académicien français

Sujet : citation moyen-âge, histoire, civilisation, littérature médiévale.

Pérouges, histoire d’une belle cité médiévale au coeur du bugey

perouges_blason_histoire_cite_medievale_patrimoine_moyen-age_centralSujet :  histoire médiévale, plus beaux villages de France, histoire du Lyonnais, comte du Forez et de Lyon, Guichard d’Anthon. Guigues II,  Guichard de Pontigny
Période : moyen-âge central et tardif
Lieu : Pérouges (Ain – région Rhône-Alpes).

Bonjour à tous,

L_lettrine_moyen_age_passion‘agenda des sorties de fin de semaine nous amène du côté du célèbre village médiéval de Pérouges et comme il s’agit d’un lieu d’intérêt véritablement unique, nous voulons toucher ici deux mots de son histoire médiévale.

perouges_histoire_medievale_moyen-age_central_savoie_dauphine_plus_beaux_village_de_france_

 L’histoire médiévale de Pérouges

Il y a, à Pérouges, comme pour de nombreux autres sites, un fossé ou si l’on préfère une zone d’ombre entre les découvertes de l’archéologie ancienne et les éléments connus par leurs traces écrites à compter du moyen-âge central. On sait que le site  était déjà occupé plus de deux perouges_histoire_medievale_age_du_cuivre_merovingien_archeologiemille cinq cent ans avant notre ère, durant l’âge du cuivre et qu’il le fut jusqu’au XVIIIe siècle et à l’époque mérovingienne. Dans les années 80, cinquante-huit tombes couvrant cette large période furent, en effet, découvertes sur place

Sépulture mérovingienne – site archéologique de la Croix Tombée, (Musée du vieux Pérouges )

Après cela, il faut attendre le XIIe siècle pour reprendre l’Histoire en marche. La seigneurie de Pérouges était alors sous la main des comtes de Forez et de Lyon qui l’inféodèrent à Guichard d’Anthon 1er.  Nous sommes autour de l’an 1100, ce dernier est de retour victorieux de la première Croisade. Il y a conquis Jérusalem aux côtés de Girart de Roussillon. C’est dans le courant de ce même XIIe siècle qu’on trouvera la première mention d’un château sur le lieu dit nommé alors Péroges. Il est vraisemblable que le Seigneur d’Anthon le fit ériger.

Des comtes de Forez à l’Archevêché de Lyon

perouges_histoire_medievale_plus_beau_village_de_france_lieu_interetA l’approche de la fin du XIIe siècle, Guigues II,  comte de Forez et de Lyon, traite avec l’Archevêché de Lyon mettant  ainsi fin à des tensions et un conflit de près d’un siècle entre les comtes de Forez et l’Eglise pour la possession du Lyonnais.  Ce traité datant de 1173 et connu sous le nom de Permutatio est entériné par une bulle papale de 1174. L’église y cède ses terres du Forez et de Loire et récupère en échange toutes les terres lyonnaises de Guigues II, prenant ainsi la main sur la région dont elle devient la suzeraine. La  cession de la seigneurie de Pérouges, ainsi que son château sont dans les termes du traité. Ils passent donc sous le contrôle de l’archevêché lyonnais, en la personne de  Guichard de Pontigny.  Les Anthons conservent la tenue du fief.

Permutation 1173 - le traité d'échange entre le Comte de Forez et l'Eglise de Lyon (source Chapitre de Lyon — Archives départementales du Rhône )
Permutation 1173 – le traité d’échange entre le Comte de Forez et l’Eglise de Lyon (source Chapitre de Lyon — Archives départementales du Rhône )

Au XIIIe siècle, la Seigneurie de Pérouges passe par jeu de mariages des Anthon à la famille de Genève pour finalement échoir au début du XIVe aux Dauphins du Viennois qui accordèrent à la cité, entre les années 1329 et 1334, d’importants privilèges .

En 1343, le dernier dauphin du Viennois cède la seigneurie à la maison de France qui l’échangera contre d’autres terres, 11 ans plus tard, en 1354, aux comtes de Savoie. En 1469, le duc de Savoie s’étant allié à Charles le Téméraire, Louis XI envoie les troupes dauphinoises à l’assaut de Pérouges. La cité résistera bravement aux assauts et ne tombera pas. Elle recevra de ce fait, un perouges_histoire_village_medievale_dauphine_savoie_lieu_interetan plus tard, de nouveaux privilèges, cette fois ci de la main de son seigneur savoyard Philippe de Savoie: exonération de droits de fouages, subsides, péages, gabelle et Pontonnage pour un durée de 20 ans.

Dans le courant du XVIe siècle, Pérouges sera échangée par les Ducs de Savoie contre d’autres terres, au profit du Baron de Meximieux, puis finalement du Baron de Monfort. La ville suivra, par la suite, le jeu des familles et des héritages nobiliaires jusque XVIIIe siècle.

Pérouges, bijou médiéval, classé parmi
les plus beaux villages de France

C’est entre le XIIIe et le XIVe siècle que le château de Pérouges sera partiellement détruit et qu’une ville fortifiée sera établie sur le site, suite à un droit de franchise concédé aux habitants du lieu. Les murs d’enceinte datant du XIIe y sont encore relativement bien conservés et c’est la seule cité de tout le département de l’Ain qui ait su préserver intacte sa physionomie comme son architecture médiévale.

histoire_medievale_perouges_village_medieval_exception_
Une belle ruelle de Pérouges – photo très réussie de Ltduende sur le site monnuage.fr

Son état de conservation est tel qu’un écrin mystérieux semble l’avoir protégée du passage du temps et l’on oublierait presque, le temps d’une ballade sur les vieux pavés de ses rues en pente, qu’elle fut sauvée des morsures du temps, au début du XXe siècle, sous la houlette d’Edouard Herriot. Depuis, sa beauté unique en a fait un lieu privilégié de tournage de film d’époques et ce n’est pas par hasard, si Pérouges est classé parmi les plus beaux villages de France. C’est une appellation amplement méritée.

Si vous passez dans la région Rhône-Alpes ou si vous ne connaissez pas encore cette belle cité médiévale, nous ne pouvons que vous conseiller de faire un crochet pour la visiter. Et s’il fallait vous convaincre qu’elle en vaut vraiment le coup d’oeil, sachez qu’entre toutes les personnalités célèbres que ses murs ont vu passer dans le courant du XXe siècle, le président américain Bill Clinton lui-même a fait le détour pour la visiter.

En vous souhaitant une belle journée !

Fred
Pourmoyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes

Le fabuleux voyage d’Ibn Battûta, grand aventurier du moyen-âge central

ibn_batouta_explorateur_monde_medieval_livre_moyen-age_centralSujet : aventurier, explorateur, musulman, Islam médiéval, voyageur,
Portrait :  Ibn Battûta  (1304-1368 ?77),
Abu Abdullah Muhammad Ibn Battuta (Batutah ou Batouta)
Période : moyen-âge tardif, XIVe siècle
Ouvrage : « les voyages » ou « Un cadeau pour ceux qui contemplent les splendeurs des cités et les merveilles des voyages » (1356)

« Écrivain arabe et l’un des plus grands voyageurs de tous les temps, Ibn Baṭṭūṭa est l’auteur d’un récit de voyage (Riḥla) qui, par l’ampleur du champ parcouru et les qualités du récit, constitue une des œuvres de la littérature universelle » André MIQUEL – Encyclopédie Universalis

Bonjour à tous,

P_lettrine_moyen_age_passion copiaour les besoins de l’indexation, nous reprenons ici, en le complétant largement, le portrait que nous avons dédié au grand voyageur berbère et musulman Ibn Battûta dans  l’article consacré au Festival Musique et Histoire  de Fontfroide à venir.

ibn_battuta_aventurier_pelerin_musulman_medieval__moyen-age_centralIl a fallu attendre le XIXe siècle pour que les européens découvrent ce grand aventurier, chroniqueur et témoin du monde musulman du moyen-âge central que l’on a souvent surnommé « le plus grand voyageur de tous les temps » (en opposition aux voyageurs maritimes et sur le plan de la distance parcourue par les terres, il l’est assurément).

Ayant recouvert bien plus de miles et de distance que Marco Polo, la popularité de ce pèlerin explorateur, hors du monde arabe, est sans doute, aujourd’hui plus grande dans le monde anglophone que francophone, aussi ce portrait rétablira-t-il un peu, à sa manière, l’équilibre. Voilà donc quelques mots de l’histoire de Abu Abdallah Muhammad Ibn Abdallah al-Lawati at-Tanji plus connu sous le nom de Ibn Battûta (Batutah),

ibn_battuta_aventurier_musulman_voyageur_moyen-age_central_XIVe_siecle

« Je sortis de Thandjah, lieu de ma naissance, le jeudi 2 du mois de redjeb, le divin et l’unique, de l’année 725,  dans l’intention de faire le pèlerinage de La Mecque et de visiter le tombeau du Prophète. (Sur lui soient la meilleure prière et le salut !) J’étais seul, sans compagnon avec qui je pusse vivre familièrement, sans caravane dont je pusse faire partie ; mais j’étais poussé par un esprit ferme dans ses résolutions et le désir de visiter ces illustres sanctuaires était caché dans mon sein. Je me déterminai donc à me séparer de mes amis des deux sexes, et j’abandonnai ma demeure comme les oiseaux abandonnent leur nid. Mon père et ma mère étaient encore en vie. Je me résignai douloureusement à me séparer d’eux, et ce fut pour moi comme pour eux, une cause de maladie. J’étais alors âgé de vingt-deux ans. »
Ibn Battûta — Voyages  

Un périple aux confins du monde musulman du XIVe siècle

De 1325 à 1349, cet aventurier berbère musulman, né à l’aube du XIVe siècle, parcourut plus de 120 000 kilomètres à l’occasion de trois grands périples qui le menèrent de son Maroc natal jusqu’aux confins du monde musulman médiéval.

Parti originellement en pèlerinage vers la Mecque, à l’age de 22 ans, il finira par visiter des myriades de destinations dans une longue aventure où il prendra toute la mesure du monde musulman, de sa diversité autant que de ibn_battuta_voyages_moyen-age_central_explorateur_musulman_monde_medievalson étendue : Inde, Asie centrale, Chine, Afrique orientale, Moyen et proche orient, Palestine, Perse, Irak, Syrie, son périple le conduira jusqu’à l’Anatolie, et encore Sumatra ou plus près l’Andalousie et il s’aventura même encore, hors des terres de l’Islam, jusqu’à la ville de Constantinople.

Si ses longs périples pourraient prendre par moments, les contours d’une longue errance, Ibn Battûta  connaîtra aussi des périodes de sédentarisation qui lui permettront de mieux approfondir ses observations. Démontrant d’une solide capacité d’adaptation et bénéficiant aussi de l’aura que son origine arabe lui confère dans les pays musulmans qu’il traverse et qui ne sont pas tous arabes, l’explorateur prodigue est aussi lettré et occupera des fonctions variées, au fil de ses voyages, dont, à de nombreuses reprises, celles de juge.

Quelques années après son retour, en 1354 et à la demande du sultan du Maroc Abu Inan Faris,  il dictera ses aventures à un historien, poète, juge et érudit, ibn_battuta_voyages_moyen-age_central_explorateur_monde_medievaloriginaire de Grenade et de la grande Andalousie d’alors (Al-Andalous), du nom de Ibn Juzayy al-Kalbi al-Gharnati, pour les inscrire dans la postérité.

Par la suite, il finira vraisem-blablement sa vie en occupant la charge de juge mais l’on n’est pas vraiment fixé sur la date de sa mort qui oscille de 1368 à 1377, suivant les historiens. A l’image des aventures de Marco Polo, la véracité de certains récits d’Ibn Battuta a été partiellement mise en doute. Sans entrer dans le détail, ces polémiques ne touchent toutefois que quelques destinations qu’il dit avoir visitées. Et pour être clair, nul ne peut aujourd’hui nier qu’il ait véritablement effectué ces immenses voyages et sillonné le monde qui lui était contemporain. Nombre des observations qu’il fut le tout premier et même le seul à faire, dans certains cas, ont d’ailleurs été corroborés par des voyageurs et observateurs ultérieurs et, pour tout dire, sa sincérité est à ce point reconnu qu’on l’a encore baptisé quelquefois : « l’honnête voyageur ».

Ibn Battûta, conteur, chroniqueur et sa contribution aux sciences humaines

« Voyager vous laisse d’abord sans voix, avant de vous transformer en conteur. »
Ibn Battûta — Voyages

Dien sûr, même si le leg et les écrits d’Ibn Battuta restent d’une valeur inestimable, au regard des sciences humaines modernes et de leurs méthodes, on y rencontrera  des limites communes à tous les chroniqueurs du moyen-âge.

Apports historiques

Du point de vue de l’historien, les repères chronologiques manquent, des imprécisions et incohérences demeurent, certaines destinations décrites, nous l’avons dit plus haut, n’ont sans doute pas été visitées (ce qui, en soit, ne serait pas un obstacle majeur). En réalité, le récit d’Ibn Battuta s’approche plus d’un grand tableau ou d’une fresque, si l’on préfère, du monde musulman médiéval et des pays visités, que de chroniques historiques, à ibn_battuta_batutah_aventurier_moyen-age_monde_musulman_medieval_XIVe_siecleproprement parler. On ne sait s’il tenait un journal de bord systématique, il semble que ce n’était pas le cas, même si l’on sait, par ailleurs, qu’il a perdu des notes en chemin, en se faisant dérober ses effets,

Dictée de mémoire et après coup, sur la base de ses souvenirs, cette compilation comporte forcément certaines limites « scientifiques », même si la quantité de détails et d’anecdotes fournis ne cesse de forcer l’admiration. Pour mieux comprendre cela, il faut se souvenir que durant ses périples, Ibn Battûta  se rapproche souvent des rois, des émirs et des puissants pour bénéficier de leurs dons et de leur largesse. Bien décidé à vivre de ses voyages, il leur conte, à plus d’un tour, ses aventures, sous forme de récits. De fait, c’est une matière qui n’est donc pas restée cloisonnée en lui pour ne sortir,  par magie, que des années après ce qui explique sans doute aussi qu’il ait pu la garder aussi vive.

Alors, pour le reste, peut-il être considéré comme un historien ? Non. et encore moins au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Il n’en a ni la rigueur, ni les méthodes, à son époque nul ne les a. Il n’en a pas non plus d’ailleurs la prétention. Quoiqu’il en soit, dans le domaine de l’histoire médiévale du monde musulman, sa grande contribution ne peut être niée, pas d’avantage que l’intérêt et la valeur particulière de ses récits. A cette même époque, les historiens du monde arabe sont un peu à l’image de ceux de l’Europe médiévale, nombre d’entre eux s’occupent bien plus de grandes batailles ou des hauts faits militaires ou religieux (plus ou moins enjolivés) des seigneurs et nobles (qui, la plupart du temps, les financent et les font vivre).

ibn_battuta_voyages_portrait_livre_medieval_moyen-age_central_aventurier_monde_musulman_arabe

Dans ce contexte, Ibn Battuta apparaît comme l’un des rares à dépeindre les moeurs, les cultures et les sociétés qu’il observe. Son approche est plus celle d’un chroniqueur ou d’un journaliste; il décrit plus qu’il ne questionne en profondeur ce qu’il voit, mais il a légué un témoignage précieux par la qualité autant que par l’ampleur des destinations parcourues. Il a  encore été un des premiers voyageurs à s’aventurer en profondeur dans le centre Afrique et de même qu’il n’a pas constitué un atlas et une cartographie précise des régions traversées durant tous ses périples, son apport en géographie a longtemps été reconnu.

Apports ethnologiques

ouvrage_ancien_chroniques_voyages_ibn_batouta_batutah_aventurier_monde_medieval_moyen-age_central

Pour l’ethnologue, comme pour l’anthropologue, au regard des méthodologies actuelles de ces disciplines, là encore, l’ouvrage d’Ibn Battuta ne peut être considéré comme « scientifique », L’auteur médiéval  ne conduit pas une monographie précise et systématique des pays traversés ou des cultures rencontrées pas plus qu’il n’engage une réflexion profonde et conceptuelle à partir de ses observations (qui ne serait, de toute façon et là encore, pas de son temps). En revanche, sa contribution est là aussi de taille, pour ces sciences humaines. Certaines de ses observations sur les cérémonies de mariage, sur le patriarcat mais aussi le matriarcat et les lignées matriarcales de certains pays ou cultures qu’il visite sont d’un haut intérêt ethnologique. (voir à ce sujet l’article de Joseph Chelhod Ibn Battuta, ethnologue, sur persée). Au delà et sur le terrain des observations, la curiosité de l’explorateur médiéval  reste insatiable et s’exerce dans de nombreux domaines; moeurs sexuelles, techniques, musiques, monnaie, économie, bureaucratie, pratiques religieuses qui intéressent l’anthropologie comme l’ethnologie dans un perspective historique.

Se procurer les ouvrages Ibn Battuta.

Du point de vue de l’édition, les  récits de Ibn Battûta sont en général découpés en 3 tomes: de l’Afrique du Nord à la Mecque (tome 1), de La Mecque aux steppes russes (tome 2), et Inde, Extrême-Orient, Espagne & Soudan (tome 3).

ibn_battûta_voyages_portrait_aventurier_monde_medieval_moyen-ageLes versions que l’on retrouve le plus communément ont été traduites depuis l’Arabe en 1858 par Charles Defrémery et Beniamino Raffaelo Sanguinetti, tous deux orientalistes. On peut trouver des versions digitalisées de quelques uns de ces ouvrages d’époque sur le web.

Pour ce qui est de l’édition papier, les versions les plus récentes datent des années 1980-90. Leur traduction provient des auteurs sus-mentionnés et elles sont annotées et préfacées par Stéphane Yerasimos  (Historien, professeur des universités, spécialiste de l’empire ottoman, 1942-2005). On les trouve chez plusieurs maisons d’édition, Les éditions de la découverte sont encore, à ce jour, semble-t-il, celles qui proposent les prix les plus abordables (autour de 15 euros par exemplaire). En voici les liens:

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes