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en août, le grand retour du festival de musique Voix et Route Romane

Sujet : événement, festival  musiques anciennes, musiques médiévales, patrimoine, églises romanes, chants polyphoniques, églises médiévales, Espagne médiévale
Période : Moyen-âge (XIIe au XVe s)
Evénement : 29 eme Festival Voix et Route Romane, « Ibérica »
Dates : du  27 août au 12 sept 2021
Lieu : Alsace, itinérant (route romane)

Bonjour à tous,

ur l’agenda des événements à retenir autour du moyen-âge et de ses musiques, le vendredi 27 Août marquera le retour du Festival Voix et Route Romane. Il s’étalera, à l’habitude, sur plusieurs week-end, trois en tout, et proposera pas moins de 8 concerts d’exception, jusqu’à sa clôture, le dimanche 12 septembre.

Le Festival Voix et Route Romane :
musiques médiévales et patrimoine

Depuis quelques années déjà, nous relayons, avec plaisir, cet événement qui célèbre le moyen-âge de plusieurs manières. Rappelons un peu ses fondamentaux avant de fournir plus de détails sur son programme 2021.

Le festival Voix et Route Romane affiche une double ambition : musicale et patrimoniale. Sur le mode itinérant, il se propose ainsi de faire découvrir à ses publics, les plus beaux monuments d’architecture romane de la région Grand Est et plus précisément d’Alsace, tout en les délectant de concerts de musiques médiévales donnés par les ensembles les plus prestigieux du moment.

« Iberica » : l’Espagne médiévale en vedette

Pour cette édition, c’est « Iberica » qui sera à l’honneur, ou, si l’on préfère, l’Espagne médiévale. Ceux qui nous suivent savent combien ce thème nous est cher et, à dire vrai, ce programme 2021 s’avère plus que prometteur. Il proposera, en effet, un voyage autour des trois cultures et religions qui coexistaient alors sur la péninsule.

Pas question pour autant de tomber dans un idéalisme un peu surfait. L’introduction du programme du festival donne d’emblée le ton. On y apporte quelques bémols historiques à cette vision romancée qu’on retrouve parfois, ici ou là, d’une Espagne médiévale ou même d’une Andalousie totalement pacifiées où les 3 religions monothéistes et leur gens auraient coexisté dans une sorte d’égalitarisme, de liesse et de tolérance lisses. La réalité est un peu moins idyllique même si, en se souvenant de cours royales comme celle d’Alphonse X le savant, les organisateurs de l’événement rappellent très justement qu’à un certain niveau d’érudition et de pouvoir, l’atmosphère avait pu être quelquefois propice aux échanges et aux enrichissements mutuels.

Ajoutons que ce thème de l’Espagne médiévale tombe d’autant plus à point pour le festival qu’on célèbre, cette année, le 800e anniversaire de la naissance d’Alphonse X de Castille. Il aura, bien sûr, sa place dans la programmation, avec notamment ses cantigas de Santa Maria.

Iberica 2021 : les formations et les concerts

Voici un aperçu de ce que les organisateurs vous ont concocté. Pour ce cru, 8 ensembles de musique ancienne ont été invités.

Premier week-end, les 27 et 28 août.

Du point de vue des formations, c’est Eduardo Paniagua qui ouvrira le bal, le vendredi 27 août au soir, avec un concert dans le ton. Intitulé L’Espagne des trois cultures, ce programme verra les chants chrétiens, juifs et arabes du moyen-âge se rejoindre et s’enchaîner sur scène, sous la houlette du grand directeur espagnol.

Il sera suivi, le lendemain, par l’ensemble La Roza Enflorese, originaire, quant à lui, de Belgique (comme son nom ne l’indique pas). Menée par ses deux fondateurs, la mezzo soprano Édith Saint-Mard et le flûtiste Bernard Mouton, entourés d’autres musiciens, cette formation médiévale, qui fêtera, cette année, ces 21 ans de carrière s’est consacrée tout particulièrement aux chants judéo-espagnols de la diaspora séfarade.

Second week-end, les 3,4 et 5 septembre

C’est l’Ensemble Discantus qui ouvrira, le week-end suivant, avec un concert dédié aux cantigas de Sant Maria d’Alphonse X (le vendredi 3 septembre). Dans l’esprit de l’album Santa Maria, chants à la vierge dans l’Espagne du XIIIe siècle de cette formation médiévale, les cantigas d’Alphonse le Sage côtoieront ici des pièces mariales variées du moyen-âge central et du XIIIe siècle (chants de troubadours, chants polyphoniques cisterciens, etc.). Avec ses sept voix féminines de toute beauté au rendez-vous, ce concert donné à l’Eglise de Sain-Foy de Sélestat, s’annonce comme une belle promesse d’émotion et d’évasion.

Le samedi 3, succédera une autre formation vocale féminine : Proyecto EVOCA. Ce jeune Quatuor d’origine espagnole s’est donné pour objectif « l’Exploration de la Vocalité et de l’Oralité du Chant Antique » (EVOCA) ; il proposera ici un premier programme élaboré à partir du Codex Calixtinus, manuscrit médiéval du XIIe siècle consacré à l’évocation de la vie de Saint-Jacques de Compostelle.

Pour clôturer ce week-end sous des auspices artistiques très féminines, c’est Cum Jubilo, une formation française qui prendra le relai. Le dimanche, ce quintet féminin suivra, lui aussi, l’inspiration de Santiago mais en y ajoutant, cette fois, l’angle des routes de pèlerinages. Ainsi, le Codex Calixtinus viendra s’y trouver enrichi d’emprunts au corpus des Cantigas de Santa Maria. Encore un beau voyage en perspective.

Troisième week end, les 10,11 et 12 septembre

Le dernier week-end s’ouvrira sous la direction de Guillermo Pérez et sa formation Tasto Solo, dont le répertoire prend racine dans le Moyen-âge pour s’étendre jusqu’à la Renaissance. Son programme, au titre évocateur de La Flor en Paradis, entraînera son audience au XIVe siècle dans les monastères et les cours de Castille et d’Aragon. La créativité de son directeur autant que son parti pris de proposer un véritable spectacle vivant et riche d’improvisation devrait faire de ce concert un autre temps mémorable du festival à ne pas manquer.

Le samedi 11, ce sera au tour du jeune ensemble La Quintina de monter sur scène. Fondée en 2019, sous la direction du ténor Jérémie Couleau, cette formation française s’est donnée pour ambition de faire revivre les polyphonies oubliées sans se cantonner à une époque, i une ère géographique particulière. Leur concert, qui aura lieu en l’église de Saints-Pierre-et-Paul de Sigolsheim, entraînera son public dans la deuxième moitié du XVe siècle et, en Espagne, comme il se doit. On y suivra les pas et l’œuvre de Juan de Triana, compositeur espagnol, héritier de l’Ecole Franco-flamande et de ses chants polyphoniques. Sur les 20 pièces léguées par ce maître de musique de la renaissance, Jérémie Couleau et son ensemble se proposera de vous faire revivre ses chants spirituels.

Enfin, le dimanche 12 septembre, pour clore ce festival en beauté, c’est l’ensemble français Canticum Novum qui nous fera voyager, une dernière fois encore, sur les routes menant à l’Espagne médiévale. Créée à la fin des années 90 par le contre-ténor et directeur d’orchestre Emmanuel Bardon, la formation explore depuis, les voies de la musique ancienne. Ayant fait de l’Europe et du bassin méditerranéen, sa zone de prédilection, il entend y questionner les échanges interculturels et les notions d’identité et de transmission. Pour ce concert de clôture, tout (ou presque) est dans le titre : Samâ-ï, Les routes d’Al-Andalous de Cordoue à Alep. On y partira donc sur les traces de la musique Arabo-Andalouse, de son émergence à son histoire et ses évolutions.

Un festival pour tous

Bien entendu, le Festival Voix et Route Romane ne s’adresse pas qu’à la clientèle régionale du Grand Est. Il demeure, au contraire, totalement ouvert, ajoutant encore à sa vocation culturelle, historique et patrimoniale, une dimension touristique. Aussi, si vous ne connaissez pas la région et que vous êtes férus de musiques anciennes et de moments inoubliables dans des cadres enchanteurs, cela pourrait être un très beau choix de destination pour cet été.

Nous vous laisserons découvrir les tarifs des concerts (voir lien vers le site ci-dessous) mais nous pouvons déjà vous dire que les formules restent étonnamment accessibles au regard de la qualité proposée. Pour plus de détails sur cela, ainsi que sur les dates, lieux et réservations, merci de vous reporter au site officiel du Festival Voix et Route Romane (vous pouvez également le télécharger le programme du festival au format pdf sur ce lien alternatif).

En vous souhaitant une belle journée.
Frédéric EFFE

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DeS fêtes johanniques 2021 hors normes, à orléans

Sujet : fêtes, festivités médiévales, fête de Jeanne d’Arc,  guerre de cent ans, commémoration, histoire vivante, patrimoine culturel, chevauchée johannique
Personnage historique : Jeanne d’Arc (1412 – 1431)
Période  : moyen-âge tardif, XVe siècle
Lieu : Orléans,  Loiret, Centre-Val de Loire
Evénement : 591e fêtes Johanniques d’Orleans
Dates : 8 mai 2021

Bonjour à tous,

lors que les rues d’Orleans sont restées désespérément désertes en raison des mesures prises par l’exécutif face à la Covid, nous souhaitons, à tous ceux qui célèbrent Jeanne d’Arc, d’heureuses fêtes autour de l’héroïne médiévale qui défit les anglais et permit au dauphin de reprendre espoir et foi, et de devenir roi. Elle est, depuis, entrée dans l’Histoire et le roman national par la grande porte.

Célébrations johanniques inhabituelles
mais célébrations tout de même

« Les vies des femmes célèbres » A Dufour
MS 17 Musée Dobrée, Nantes, (1505)

Pour rappel, depuis près de six siècles, on commémore, à Orléans, les fêtes de Jeanne d’Arc. Ces grandes réjouissances johanniques se tiennent, en principe, de la première semaine de mai jusqu’au second week-end de ce même mois. Elles incluent, notamment, la date du 8 mai, en relation avec la libération d’Orléans par la jeune guerrière, à la tête des armées françaises, le 8 mai 1429. Depuis 1920, cette commémoration est aussi devenue officielle sur l’ensemble du territoire français, sous le nom de Fête nationale de Jeanne d’Arc et du patriotisme. Elle est célébrée le deuxième dimanche du mois, en souvenir de cette même libération.

Dans le dernier tiers du XXe siècle et jusqu’à présent, les célébrations johanniques, notamment à Orléans, ont fourni l’occasion constante à de nombreux politiques de s’écharper et de se prendre à partie : « Qu’est-ce que la nation ? » « Qu’est-ce que le patriotisme ? » « Qui a le monopole du cœur en politique ? » etc… (Vous avez 3 heures). L’évidence est là : avec le Général Charles de Gaulle, Jeanne d’Arc, jeune bergère « appelée », nimbée de son aura miraculeuse et prophétique, personnage éclatant de l’Histoire de France, est sans doute celle qui fédère le plus autour d’elle sur les plans à la fois civil, politique, militaire, et spirituel. Aujourd’hui encore, elle se pose comme le symbole d’une France forte et unie, quand ce n’est pas celui d’une France à retrouver et à reconquérir.

Jeanne d’Arc au temps de la Covid

On connait le faste habituel des fêtes johanniques à Orleans. Nous les avons souvent couvertes dans nos articles. 2020 les avaient vu tristement annulées mais deux années de suite c’était, décidemment, une de trop. En 2021, la municipalité a donc tenu à célébrer, à sa façon, la jeune pucelle médiévale, en s’adaptant au contexte. Ainsi, en date du 1er mai, après un office religieux loin des médias, un petit rassemblement dans le respect des mesures imposées avait été suivi d’une chevauchée un peu hors du commun. Sans grande foule, ni cortège, ni chevaux, elle s’était clôturée par la restitution de l’étendard et on avait pu y voir une Jeanne et un public masqués, à l’heure, notons-le, où l’obligation du port du masque en extérieur suscite des polémiques scientifiques de plus en plus vives.

Un reportage commémoratif qui fait polémique

En matière de polémique mais dans un autre registre, on a également vu, récemment, le maire d’Orléans, Serge Grouard, se manifester sur les réseaux et diverses chaînes youtube à propos d’un reportage réalisé, par la cité, à l’occasion de ses fêtes johanniques 2021. Selon lui, la diffusion du documentaire avait été convenue au préalable avec et sur France 3. Pourtant, contre toute attente, 24 heures avant le début du tournage, la décision de diffusion aurait été finalement mise en suspens par la chaîne, au motif qu’une des commentatrice-journalistes en charge de la voix off du documentaire aurait eu, par le passé, certaines accointances du côté d’une droite jugée un peu trop à droite (RN ?).

D’après Serge Grouard toujours, lui même républicain (LR) et qui se dit assez loin de ce type de considérations : « l’amour pour Jeanne d’Arc est chevillé au corps de la cité depuis près de 600 ans, indépendamment de l’obédience politique de ses élus« . Il en fallait donc bien plus pour empêcher que le reportage ne soit réalisé et proposé au public. Il est donc disponible depuis le 7 mai, sur les réseaux. N’ayant nous-même, par nature, que très peu d’affinités pour les chasses aux sorcières (quel qu’en soit le bord) et refusant d’entrer dans la polémique, nous vous proposons de découvrir ce documentaire ci-dessous. Au passage, vous aurez le plaisir d’y entendre et d’y reconnaître le chanteur et musicien Luc Arbogast.

Voir également nos articles sur les éditions précédentes des fêtes d’Orléans : Edition 2017 – Edition 2018  – Edition 2019Voir toutes les fêtes Johanniques

En vous souhaitant une belle journée.

Fred
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« La grande histoire de Notre-Dame de Paris » une anthologie littéraire d’actualité

cathedrale-notre-dame-livre-litterature-reflexions-actualite-representation-Pascal-TonassiSujet  :  Notre Dame de Paris, cathédrale, littérature, grands auteurs, florilège, anthologie, réflexions, actualité, représentations, symboles.
Période  : du Moyen-âge à nos jours
Auteur :  Pascal Tonazzi
Titre :   La grande histoire de Notre-Dame dans la littérature, Edition le Passeur,  octobre 2019.

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passionu cœur de l’actualité 2019,  nombre d’entre nous auront grand peine à oublier le funeste incendie qui emporta, dans ses terribles flammes, la flèche de Notre Dame de Paris et bien d’autres de ses  richesses.

L’émotion passée, l’heure fut bientôt aux interrogations autour de l’événement. Les plus croyants et les plus sensibles au sentiment religieux n’ont pu s’empêcher d’y lire quelques signes divins, en se perdant en conjectures sur la manière de les interpréter. D’autres s’étonnèrent aussi de la nature, définie (un peu trop vite à leur goût) comme accidentelle du sinistre. A l’habitude, les réseaux  sociaux s’y sont joint, mettant de l’huile sur le feu des émotions,  déchaînant les thèses, les antithèses et leurs trolls, ; et même les grands donateurs  qui s’affichèrent bientôt, n’échappèrent pas à  la diatribe.  A quelques mois de là, toutes les questions n’avaient pas été adressées,   mais   les préoccupations liées à la reconstruction de la célèbre  cathédrale, allaient bientôt donner lieu à de nouveaux débats.

Comment restaurer un symbole  et lequel ?

cathedrale-notre-dame-actualite-reflexion-litterature-moyen-ageAu titre des plus épineux, on trouvait et on trouve toujours, celui sur la décision architecturale : fallait-il opter pour le classique ou le moderne ? Privilégier une révolution complète dans les matériaux et les formes ? Ou préférer une restauration au plus près de l’original et de ses aménagements, y compris ceux de Viollet le Duc, datant du XIXe siècle.  Là encore, les esprits se sont échauffés. On ne touche pas si facilement à un symbole, fut-il partiellement brûlé.

Nous n’allons pas, ici, trancher sur ces débats mais plutôt observer combien toutes ses questions touchent à la nature polymorphe du symbole que représente, aujourd’hui, Notre-Dame.  De sa vocation religieuse évidente et manifeste, la cathédrale semble avoir glissé vers un statut largement plus flou : repère patrimonial, urbain, politique ou « culturel » ? Un peu tout à la fois ? Quelquefois, elle cumule, d’autre fois non. Pour le dire trivialement, au moment de l’incendie et pour une partie des regards, Dieu ou son temple ne semblaient  rien avoir à y faire,  c’est d’abord Paris qu’on amputait :  Notre Dame,  symbole divin, symbole historique, symbole parisien, symbole  de la nation, voire  de la république, symbole d’un continent même pourquoi pas ? (« Notre Dame d’Europe » !), et même encore symbole sans frontière, pleuré ou trollé mondialement, sur les réseaux  planétaires. Dans une éclipse presque total du religieux par le politique, on a même pu comparer l’impact symbolique de l’événement au tragique septembre outre-atlantique du World Trade Center.

Entre tradition  et  modernité

Pour abonder encore dans ce sens d’une Notre Dame de Paris, devenue réceptacle de tous les symboles, certains projets architecturaux ayant émergé par la suite ont bien montré la nature éclectique des projections et même, disons-le, des glissements. On pense, notamment, à cette idée de transformer le toit de l’antique cathédrale en une sorte de « serre botanique » ; autrement dit, de réaffecter totalement la nature originelle du bâtiment pour l’amener sur le terrain des idéologies modernes : Notre Dame de Paris ambassadrice de l’écologie.  Désacralisation du Monument, négation du sacré  ? Ou nouvelles formes de « sacralité » en quête de temples ?

Bref.  En dehors de ceux, sans doute minoritaires, que le sujet aura laissé totalement indifférent et qui n’ont vu, là,  qu’un brasier sur un amas de vielles pierres, tout se passe comme si chacun s’était fait de la cathédrale, son propre symbole. Et ce sont là autant de visions qui s’étalent et s’entrechoquent entre histoire, tradition et modernité.

Penser Notre Dame : une mise en profondeur et  en perspective

Face à tout cela, l’heure est sans doute venue de réfléchir, un peu plus posément, à Notre Dame  de Paris. Mieux la resituer dans notre histoire, notre héritage, notre culture, notre paysage urbain, notre imaginaire, voilà qui semblerait une excellente idée. Or, pour nous y aider, un ouvrage vient justement de paraître aux Editions Le Passeur. On le doit à Pascal Tonazzi et il a pour titre :  Une grande histoire de Notre-Dame  dans la littérature.

Un patient travail de recherche  &  de compilation

cathedrale-notre-dame-de-Paris-livre-histoire-litterature-medievale-actualite-Pascal-TonazziDepuis plus de 15 ans déjà, Pascal Tonazzi est parti à la rencontre de la cathédrale sous un angle à la fois littéraire et monographique. Du moyen-âge à nos jours, il a ainsi patiemment collecté les textes, poésies, chansons et les vues des plus grands auteurs français et étrangers, au sujet de Notre Dame de Paris.

A travers leurs yeux et en suivant les pas de l’auteur dans ses recherches, nous redécouvrons l’édifice dans toute sa profondeur et dans toute la grâce de ses inspirations.    Certes, il n’est pas question de réduire le livre  de Pascal Tonazzi  à la seule actualité du sujet, mais, dans le même temps,   il ne pouvait mieux tomber.  Et si, comme le dit l’adage, c’est toujours sur les épaules des géants (qui les ont précédés) que les grands hommes ont pu voir plus loin, cet ouvrage se pose, aujourd’hui, comme un outil précieux pour mettre en perspective Notre Dame, dans son héritage comme dans son actualité.

La    grande histoire de Notre-Dame  de Pascal Tonazzi est disponible au format poche   ou ebook  au lien suivant : La grande histoire de Notre-Dame dans la littérature.

Pascal Tonazzi, auteur et artiste :
esquisse de biographie

pascal-tonazzi-auteur-livre-histoire-cathedrale-notre-dame-de-Paris-litteratureAmis des étiquettes figées et des avis tranchés, voila un auteur qui va vous obliger à réviser vos classiques. Pascal Tonazzi est, en effet, tout à la fois, un passionné de littérature et un musicien compositeur de jazz.

A l’aide de son instrument de prédilection, la guitare, il a même été primé, à plusieurs reprises, par des médailles d’or et on le trouve  aussi à l’accompagnement de nombreuses formations de jazz.    De grandes facilités donc. Il faut dire que, né en 1963 d’un père lui-même guitariste, notre auteur est tombé dans la musique, un peu comme Obélix dans la potion magique.  Du côté artistique, le cursus de Pascal s’enrichit encore du goût de la transmission. En plus de composer des partitions et des pièces pédagogiques pour guitare, il enseigne, en effet,  la musique et cet instrument au Conservatoire de Stains, mais encore au sein de diverses autres associations.

Ouvrages  et livres

Pour ce qui est de  son œuvre écrite, on retiendra, pour l’instant un  précis sur le vocabulaire des fables de la Fontaine (datant de 2017), mais aussi une première sélection d’auteurs sur le thème de Notre Dame. Sorti en 2007, l’ouvrage avait pour titre : florilège de Notre Dame de Paris. Désormais, il faudra ajouter à ces deux parutions, cette « Grande histoire de Notre-Dame dans la littérature » qui se présente comme une version encore plus complète de  l’anthologie  de 2007.

En vous souhaitant une belle journée.

Frédéric Effe
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Le Festival Voix et Route Romane 2019

festival-musique-medievale-alsace-voix-et-route-romane-2019Sujet : événement, festival médiéval,  musiques anciennes, musiques médiévales, patrimoine, églises romanes, Ars Nova, chants polyphoniques, Cantigas Santa Maria, Trobairitz, églises médiévales
Période : Moyen-âge central à tardif
Evénement : Festival Voix et Route Romane, « l’Alpha et l’Omega, une Histoire du Temps »
Dates : du  30 août au 22 septembre 2019
Lieu : Alsace, itinérant,  (route, romane)

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passion partir du 30 août et jusqu’au 22 septembre 2019, le beau Festival Voix et Route Romane sera de retour, sur les routes d’Alsace, pour sa 27eme édition. Pour ceux d’entre vous qui seraient passés à côté de notre article sur l’édition 2018 de ce bel événement, le projet original de ses organisateurs est à la croisée du monde musical et patrimonial. Il s’agit, en effet, de faire découvrir à ses auditeurs des églises médiévales et romanes de la région alsacienne, tout en leur proposant des concerts issues du répertoire du Moyen-âge et interprétés par les plus grandes formations du moment.

Une édition 2019
sur les traces du Merveilleux au Moyen-Age

festival-musique-medievale-patrimoine-voix-et-route-romane-2019Dans un monde médiéval perçu par ses contemporains comme empli de mystères, de magie et de miracles, la frontière est ténue et se brouille, quelquefois, du naturel au surnaturel ; du point de vue thématique, l’édition 2019 du Festival Voix et Route Romane ne se contentera pas de vous entraîner sur les routes. Elle porte, en effet, en elle, de belles promesses de voyages spirituels et imaginaires puisqu’elle se propose de vous inviter sur les traces du Merveilleux au Moyen-âge avec ses bestiaires, ses miracles, ses étranges métamorphoses, ou encore ses sortilèges et ses philtres d’amour.

Pour accompagner cet itinéraire que mêlera plus que jamais patrimoine, histoire, imaginaire et musiques médiévales, onze dates clefs, étalées sur quatre week-end sont à retenir sur vos agendas. De Strasbourg à Saint-Dié-des-Vosges, en passant par Eschau, Marmoutier, Haguenau et bien d’autres sites encore, elles vous entraîneront, du XIIe au XVe siècle, sur les terres de l’Europe médiévale et même au delà.

Ensembles de musique et thèmes abordés

Le Miroir de Musique (l’étonnement amoureux dans la Bourgogne du XVe siècle)  – Mora Vocis (les compositrices du Moyen-âge) – Peregrina (musique et miracles autour de Saint Nicolas, du XIIe au XVe) – Ordo Virtudum (Chants grégoriens et rivalités monacales de Cluny à Cîteaux) – La Fonte Musica  (Mythes antiques et métamorphoses dans l’Ars Nova) – Hesam Naseri et l’Ensemble Novak (mélodies persanes du XIIIe) – Cum Jubilo (l’Amour et l’émerveillement amoureux médiéval au Féminin)  – Canticum Novum (les Miracles dans les Cantigas de Santa Maria)Trio Mediaeval  (itinéraire musical et chants anciens d’Islande, Italie, Norvège et Angleterre) – Ars Choralis Coeln (sur les traces du culte marial Cantigas d’Alphonse X et llibre vermeil de Montserrat) – Alla Francesca (bestiaire médiéval des IIIe et XIVe)

Pour les dates précises, les réservations ainsi que le détail complet des lieux et programme des concerts, merci de vous reporter au Site officiel du Festival Voix et Route Romane (vous pouvez également le télécharger au format pdf sur ce lien alternatif).

En vous souhaitant une belle journée.
Fred

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