Sujet : festival , fêtes médiévales, reconstitutions historiques, idées sortie, week end. Lieu : Blain, Château de la Groulaie Département : Loire Atlantique Date : les 24 et 25 septembre 2016 Nom : Les médiévales de Blain et les 16ème joutes d’Archers,
Bonjour à tous,
ous espérons que ce billet vous trouve en forme et en joie pour débuter ce week end dans les meilleures conditions et comme nous le faisons régulièrement, nous vous invitons à nouveau à passer ces quelques jours qui viennent à vous détendre et à vous divertir. Du dépaysement, de l’émotion et du rêve donc, et un voyage qui, à l’habitude, ne se fera pas que sur une carte et dans l’espace, mais aussi dans le temps puisqu’il vous plongera au coeur du monde médiéval, le temps d’un festival.
Cette semaine, c’est du côté de la Loire Atlantique que nous vous proposons de diriger votre charrette, votre carrosse ou vos chausses vers la ville de Blain et rien moins que dans un château; celui de la Groulaie. Pour la seizième année consécutive, il s’y déroule, en effet, un événement de taille autour du moyen-âge qui commencera dès le samedi et atteindra son point culminant, le dimanche avec ses joutes d’archers et ses reconstitutions historiques.
Quand la passion est de la fête
On ne parle jamais assez de la passion qu’il faut pour animer et faire vivre de tels événements autour de l’histoire et du moyen-âge et nous voudrions, ici, prendre un instant pour le faire. Il y a, bien sûr, tout ceux qui sont tombés dans la marmite de l’histoire médiévale et qui, durant l’année, écument les routes de France et de Navarre pour s’y trouver présents: artistes, troubadours, jongleurs, saltimbanques, acteurs et comédiens, troupes et compagnies et encore artisans, passionnés et autres fondus du monde médiéval et qui y ont décidé d’y consacrer leur vie ou leurs week end, mais il y a encore tous les bénévoles qui s’associent à la fête et développent des trésors d’ingénuité et d’énergie autour d’elle, pas seulement le temps qu’elle dure mais longtemps avant et après aussi.
En l’occurrence à Blain, le château est propriété de la commune qui est totalement associée à la valorisation du site, mais il héberge aussi une association de véritables passionnés et d’habitants bien décidés à faire vivre leur histoire, autant que leur patrimoine historique, dans le but louable de vous les faire partager: l’association du Château Essor Blinois(ci contre les armoiries de l’association). L’histoire a commencé, il y a plus de vingt ans maintenant, mais la passion ne ternit pas, et l’association n’a jamais été aussi vivante. Outre les ateliers à thèmes et les visites qu’elle organise toute l’année sur site pour faire découvrir le château, il y a quelques années, entre deux grands fêtes historiques, ses bénévoles ont même recrée dans la plaine du pavé et à l’ombre des tours du château, un merveilleux jardin médiéval! Sous le signe de la passion historique, ce petit paradis de verdure est une reconstitution à la fusion de trois jardins différents du XIVe siècle.
Doté d’un verger et d’un potager où sont même cultivés des légumes ou fruits d’espèce peu communes et d’époque, le petit havre a aussi ses espaces dédiés à l’agrément, à la détente et pourquoi pas, aux élans romantiques, et héberge encore des plantes destinées à fabriquer les teintures, pour les ateliers de calligraphie aux Château. Pour finir, on y a même planté des vignes. Ceux qui ont un jour cultivé un peu de terre ou même un jardin, savent surement le temps qu’il faut y consacrer pour le maintenir et le faire vivre, que l’on sache que c’est la même flamme qui anime ces passionnés du Chateau Essor Blinois quand il s’agit d’organiser des fêtes médiévales et de célébrer le moyen-âge.
Le programme des festivités
Pour assurer toute la réussite de ces médiévales cette fin de semaine, plus de 62 compagnies et échoppes médiévales, ainsi que pas moins de 450 « reconstituteurs » seront présents sur le site du château pour y recréer pour vous faire partager dans la joie, la flamme de leur passion pour cette époque lointaine. On y trouvera un marché médiéval bien sûr, avec ses échoppes artisanales, et de nombreuses animations musicales et
festives autour du moyen-âge, nourritures et boissons à foison, dans le cadre reconstitué d’un véritable campement du XIVe siècle avec plus de quatre-vingt tentes de campagnes. Le dimanche 25, les joutes d’archers permettront aux amoureux de l’arme de jet et, notamment de l’arc long, de se mesurer mais sera aussi l’occasion de vous offrir des reconstitutions historiques grandeur nature, avec même une grande mêlée à laquelle participeront force hommes en armure et en arme! A la bataiiiiiiillle!
Pour contacter les organisateurs, réserver ou même simplement pour plus d’informations sur ces réjouissances, suivez le lien du site de l’association ou celui du Facebook.
Blain et le château de la Groulaie :
neuf siècles d’Histoire.
Un monument historique classé de près de 9 siècles d’histoire
A quelques quarante kilomètres au nord de Nantes, et non loin de la route qui conduit à Rennes, le site de la commune de Blain a été occupé depuis des temps reculés. A l’époque gallo-romaine, les romains s’y étaient déjà établis et plus tard, les francs, à leur tour, firent de même. Ce sont eux qui élevèrent les premières fortifications au bord de l’Isac, une installation militaire proche d’une motte castrale avec son donjon de bois. Quelque temps après, au tout début du XIIe siècle, Alain IV Fergent, duc de Bretagne et comte de Nantes dressera là une nouvelle forteresse qui deviendra alors l’un des châteaux forts les plus grands et les plus imposants de Bretagne.
D’abord confié en fief par un Chevalier, du nom de Guégon, premier seigneur de Blain que l’histoire connaisse, la forteresse passera bientôt et ce jusqu’à la fin du XIVe siècle, sous la main d’une grande lignée de seigneurs de Bretagne, celle des Clisson. La seigneurie de Blain, ainsi que le château, seront ensuite transmis en héritage à la maison de Rohan, en la personne de Alain VIII, vicomte de Rohan. Les Rohans étaient alors une autre puissante famille du Duché de Bretagne qui jouera également un rôle dans l’Histoire de France. Sous leur main, le château de Blain se verra doté d’installations luxueuses et prendra des allures de palais. Plus tard, séjourneront en ses murs des rois et des reines et notamment le roi Louis XII et son épouse Anne de Bretagne(portrait ci dessus), et plus tard encore Henri II.
Aujourd’hui le site est classé monument historique et c’est à la commune de Blain, propriétaire du lieu, qu’il revient de le maintenir et de le faire vivre, ce qu’elle prend très à coeur et dont elle s’acquitte fort bien; l’événement de cette fin de semaine en est d’ailleurs la preuve, s’il en était besoin, Pour ceux qui peuvent s’y rendre, vous y êtes donc attendu à bras ouverts que vous soyez Guillaume Tell en herbe, même si le héros suisse préférait l’arbalète à l’arc long, fan de Robin des bois, ou même simplement à la recherche de belles distractions médiévales, à l’ombre des pierres d’un château de prestige.
Une fort belle journée et un excellent week end à tous!
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.
Sujet : réjouissances et fêtes médiévales, fêtes historiques, idées sortie, idées week end, lieu d’intérêt Lieu : château de la chapelle d’angillon Département : Cher Date : 3 et 4 septembre 2016 Nom : 6ème grande fête médiévale du Château d’Angillon
Bonjour à tous,
ui mes amis, nous nous le sommes jurés! Bien que septembre soit déjà là et même si la liste de choses à faire pour engager cette rentrée du meilleur pied semble, pour certains d’entre vous, n’en pas finir de s’allonger, nous ne nous laisserons pas abattre, pas plus que nous ne vous laisserons céder à la morosité qui, quelquefois, assaille les pauvres créatures que nous sommes face aux dures lois du temps social: ce drôle de temps qui s’est affranchi des lois naturelles et qui nous dit quand, où et comment s’affairer, se stresser, et même se détendre et qui pèse, parfois, en ces périodes de reprise, comme une fatalité sur nos fragiles épaules d’hommes et femmes modernes.
Alors, Fi! Nenni! Et j’irais même plus loin, nenni non point! Nous ne baisserons pas la garde et nous brandirons haut et fier notre plume, telle une Excalibur rédemptrice et vengeresse, pour nous libérer du joug de ce méchant calendrier et pour démarrer ce coquin de mois de septembre sous les meilleurs auspices. Oui, vous l’avez compris, en dépit du contexte et contre vents et marées, nous vous livrerons une belle idée de sortie médiévale pour ce week end, comme pour mieux pour faire la nique aux agendas de rentrée. Alors, une fois de plus ouvrons en grand la porte au moyen-âge avec ses rêves de châteaux, de batailles, de chevaliers et de princesses.
Deux jours entiers pour célébrer
le moyen-âge au château d’Angillon
ous voilà donc rendus, cette fois-ci, au centre de la France, à quelques lieues au nord de Bourges et dans le Cher, pour nous replonger dans l’histoire du moyen-âge et nous ressourcer à l’ombre de ses vieilles pierres, et pas n’importe lesquelles puisqu’il s’agit, cette fois, de se rendre dans un château que le XIe siècle a vu naître: celui de la Chapelle d’Angillon. Monsieur le comte Jean d’Ogny et sa famille, dont la lignée est propriétaire et fortement attachée au lieu depuis plus d’un demi-siècle vous y ont, en effet, concocté deux jours de fêtes et de célébrations intensives autour du monde médiéval.
Mais de grâce, bonne gens, ne vous laissez surtout pas abuser par la taille modeste de la commune de la Chapelle d’Angillon toute proche du château pour juger de la prestigieuse histoire du site, pas d’avantage que de la qualité de ses réjouissances médiévales. C’est en effet la sixième édition de l’événement que l’on y célèbre durant cette fin de semaine et le succès y a toujours été au rendez-vous, depuis le premier jour; jugez plutôt, les cinq premières années de cette grand fête ont déjà vu passer et accueilli plus de 50 000 visiteurs au château!
Le programme des réjouissances
our la modique somme de 9 euros pour les adultes et une entrée totalement gratuite pour les enfants de moins de 14 ans, vous pourrez découvrir, en plus d’un grand marché médiéval, plus de vingt troupes de professionnels venues sur place pour recréer devant vous une ambiance médiévale joyeuse et festive. Entre ateliers, jeux, théâtre, musique, troubadours, cracheurs de feu, saltimbanques, animations et spectacles, vous pourrez également revivre l’attaque du château et d’épiques combats d’époque et d’épées (Bobby lapointe sors de ce corps!), mais encore découvrir de nombreux camps médiévaux, dont un dédié au merveilleux et devenu trop rare métier de la taille de pierre avec la présence d’un compagnon, meilleur ouvrier de France.
Pour la joie des plus petits mais aussi des plus grands qui les aiment, il faut également souligner la grand place faite au château, aux animaux et aux spectacles les concernant. En plus des animaux de la ferme, des cerfs et des biches, vous pourrez en effet, découvrir une meute de loups ainsi que des démonstrations de fauconnerie, avec aigles, vautours et même hiboux!
Sur place, vous trouverez bien entendu de quoi vous sustenter mais pour les appétits plus sérieux et une fête prolongée en soirée, de grandes ripailles animées sont prévues le samedi soir sur réservation. C’est ce même soir que l’ensemble Carité de Guingamor, « compaignie de joyeux jongleurs* » (*au sens médiéval du terme) comme ils se définissent eux-même, donnera un concert de musique médiévale.
Les riches heures du
château de la Chapelle d’Angillon
uand bien même aucun événement n’y tiendrait place, une visite du Château d’Angillon représente, à elle seule, une plongée au coeur de neuf siècles d’Histoire. Monument classé au patrimoine historique français depuis les années soixante, le lieu se visite, par ailleurs toute l’année et c’est même le comte d’Ogny en personne qui se charge le plus souvent de vous faire découvrir le riche passé du site et son histoire.
Songez qu’au XIe siècle, époque où l’on bâtissait presque partout en France des châteaux de bois et des mottes castrales, le site possédait déjà son donjon de pierre carré, l’un des plus anciens de la région. Gillon, l’un des fils de la puissante famille des Seuly alors propriétaire du site l’érigea autour de l’an 1050. Au cours des siècles suivants, le château s’étoffera de murailles et d’autres tours ou bâtiments, prenant des allures d’édifice plus résolument résidentiel que défensif et offrant, à lui seul, un panorama de l’architecture du moyen-âge à la renaissance. Au delà de ses pierres, de ses tours et de ses murailles et durant ses neuf cents ans d’histoire, il verra aussi défiler de prestigieuses familles.
Résidence des princes de Bois Bel (BoisBelle), dont Gillon héritera en dote, à la suite d’un mariage avec la fille du vicomte de Bourges, le château fera alors partie d’une principauté autonome et indépendante au coeur du royaume de France, qui sera patentée et reconnue, durant de longs siècles par les ducs de Berry et les rois de France eux-mêmes. S’il reste difficile de dater précisément la naissance de cette principauté, elle est attestée dans des documents du XIIIe siècle mais la première mention des Boisbelle datant d’avant l’an 1000, il est à supposer que la reconnaissance de l’indépendance de ce territoire était certainement antérieur à ce XIIIe.
Les seigneurs et princes de Boisbelle avaient alors sur leur domaine des privilèges souverains, y édictant les lois, rendant la justice et battant même leur propre monnaie. Exemptés d’obligations militaires, les habitants y échappaient à l’impôt ainsi qu’à la gabelle et même aux tâches ou corvées qui sévissaient alors dans bien des seigneuries sur les terres de France. Fait intéressant qui dénote bien de l’autonomie juridique de la principauté, au moment où l’on brandissait la vieille loi salique qui proscrivait l’héritage du royaume par les femmes pour contester la légitimité d’Edouard III d’Angleterre sur le trône de France, loi qui permit notamment auxValois de succéder aux Capétiens à la couronne, les femmes comme les hommes pouvaient hérités directement de la principauté de BoisBelle.
Quand le Berry sera rattaché à la France, l’indépendance de ce territoire perdurera et la principauté reviendra d’ailleurs en héritage à la maison de Clèves, en la personne d’Henriette de Clèves, Duchesse de Nevers, puis elle passera aux mains de Charles de Gonzague. Plus tard encore dans le temps, ce dernier la revendra à Maximilien de Béthune célèbre ministre d’Henri IV, que l’on connaîtra mieux par la suite, sous le nom de Sully.
Pour en finir avec cette courte histoire du château d’Angillon, on ne peut bien sûr parler de l’endroit sans évoquer l’enfant du pays, né à la chapelle d’Angillon, qui au début du XXe siècle, partit mourir sous les drapeaux et pour la France, lors de la première guerre mondiale, cet écrivain qui entra dans la postérité avec un seul roman dont on parle encore et que l’on lit toujours, plus d’un siècle après, je veux parler d’Alain Fournier et du Grand Meaulnes.
Voilà donc pour cette idée sortie du week end dans la qualité. Comme je vous l’avais annoncé c’est un lieu riche en Histoire qui vous ouvre ses portes et vous invite, ce week end, à venir revivre avec lui le moyen-âge dans la joie et la bonne humeur. Alors si vous en avez l’opportunité, n’hésitez pas un seul instant à vous rendre au château de la Chapelle d’Angillon et sa grande fête médiévale.
En vous souhaitant une belle journée et un très beau vendredi!
Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
Sujet : mottes castrales, châteaux à mottes, châteaux de bois, documentaire historique, 3D, reconstitution historique Période : moyen-âge central, Xe, XIe et XIIe Titre : tout savoir sur les mottes castrales ep 1. Auteur : votre serviteur Média : vidéo, chaîne vidéo youtube
Bonjour à tous,
ujourd’hui, nous nous permettons de partager à nouveau, ici, le premier épisode de notre série de vidéos sur les mottes castrales. La suite est encore en post-production mais sa sortie ne saurait tarder. Nous avons, en effet, passé plus de temps que prévu à le peaufiner mais, si tout va bien, nous pensons la publier entre cette fin de semaine et le courant de la semaine prochaine. Nous y présenterons le contenu de la basse-cour et en profiterons pour aborder de nombreux aspects de la vie médiévale tel qu’elle pouvait se dérouler dans un château à mottes, dans ses dimensions agricoles, religieuses, judiciaires, artisanales mais aussi quotidiennes, En attendant, je vous invite à redécouvrir ou même à découvrir le premier épisode pour le cas où vous l’auriez manqué lors de sa première publication dans le courant du mois de juillet. Il y est question de contexte historique, d’invasions barbares et de bien d’autres choses encore et nous espérons que vous l’apprécierez.
« Tout savoir sur les mottes castrales » épisode 1: naissance des mottes castrales
Pour rappel, l’ensemble de cette série de vidéo sur les mottes castrales ( il y aura trois épisodes) se base sur des recherches qui croisent à la fois les découvertes de l’archéologie et celle de l’Histoire médiévale. Même s’il est fictionnel, le monde que nous y présentons se veut donc réaliste et se situe, au moins, dans l’ordre des possibles. L’idée étant de nous fournir un support viable et ludique pour aborder le sujet des châteaux à mottes de manière sourcée et sérieuse. Comme l’intérieur du Donjon s’inspire d’une tour de bois décrite dans les chroniques du curé d’Ardre, le monde en question se situe au milieu du XIIe siècle, et en 1170 pour être plus précis. Dans l’idée, cette motte castrale est construite depuis déjà quelques cinquante ans au moment où nous la découvrons.
En vous souhaitant une belle journée!
Fred
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Sujet : festivités médiévales, Saint-Louis, festival médiéval, défilés, ville historique, lieux d’intérêt, idées sortie week-end. Evénement : Fêtes de La Saint-Louis, Période : Moyen Âge central Lieu : Aigues-Mortes (Camargue, Gard) Dates: Samedi 27 et dimanche 28 août.
Bonjour à tous,
ans le cadre de nos idées de sorties à thème, nous vous invitons cette fin de semaine en direction de la Provence et de la méditerranée, dans la belle et encore quelque peu préservée Camargue, au Sud des terres de France. Ce week-end, s’y déroule, en effet, à Aigues-Mortes, l’une des plus jolies et des plus médiévales villes de cette région, de grandes festivités qui s’étalent sur plus de deux jours et qui ont pour thème le XIIIe siècle et le roi Saint Louis. Quel est donc le programme que nous ont concocté les organisateurs de cette grande fête médiévale mais encore, que vient y faire Saint Louis vous demanderez-vous peut-être? Et bien, si c’est le cas, ces deux questions tombent extrêmement bien puisque c’est justement ce à quoi nous allons nous employer à répondre dans cet article.
Aigues-Mortes : joyau médiéval surgi de terre par la volonté d’un roi
Surgie au XIIIe siècle, au milieu des sables et des zones marécageuses du delta du Rhône et à deux pas de la mer, Aigues-Mortes s’y tient encore fière et comme au premier jour, dressant jusqu’au ciel ses beaux remparts de pierre remarquablement préservés du temps. Et quand, arrivant à ses portes, on la découvre dans son bel écrin de pierre, on se dit presque, avec raison, qu’une telle cité n’a pu naître que du caprice d’un roi ou de sa volonté. De fait, il y a indéniablement, concernant la belle cité historique et fortifiée d’Aigues-Mortes, un avant et après son fondateur Louis IX, connu encore sous le nom de Saint-Louis.
Dès le début de son règne, soucieux de posséder un débouché direct sur la méditerranée, autant que de se doter d’une autonomie pour le transport maritime des croisés (alors affrétées, la plupart du temps, par les flottes italiennes), Saint-Louis, décide qu’il lui faut un port au Sud du territoire. A cette époque le grand port de Marseille n’est pas encore sous la main du roi de France, mais sous celle de son frère Charles D’Anjou. roi de Naples.
A l’époque où Saint Louis décide d’en faire son port vers la méditerranée, le site d’Aigues-Mortes n’était déjà plus tout à fait qu’une bande de terre bordée de Salins mais il n’avait pourtant encore rien de commun avec la ville fortifiée que l’on connait aujourd’hui et que le roi de France fit alors surgir de terre. A la fin du IXe siècle, Charlemagne avait déjà fait renforcer la place d’une tour pour y protéger les exploitations de sel et les ouvriers qui en faisaient l’extraction. Bientôt cédée par le légendaire roi des francs aux bénédictins de l’Abbaye de Psalmodie, dont la présence sur le site est attestée dès le début du IXe siècle, la place restera durant de longs siècles sous la coupe des moines. Ils y mèneront une vie pieuse et recluse au milieu de ses terres encore à demi-sauvages où de petites gens et familles d’ouvriers y exploitent le sel, vivant chichement dans leurs petites cahutes.
Les remparts de la belle ville d’Aigues-Mortes remarquablement conservés
En 1240, le roi Saint Louis négociera avec les religieux pour récupérer ces terres et commencera alors à y édifier les premières tours et fortifications. Un peu moins de vingt ans plus tard, c’est de là qu’il partira pour sa première croisade. comme il le fera à nouveau en 1270 pour sa deuxième croisade, celle de Tunisie. De fait, Aigues-mortes est la dernière ville du sol français à avoir vu Louis IX vivant puisque le roi, périt lors de cette dernière expédition et n’en revint jamais.
Les fortifications et les travaux impulsés par ses soins seront poursuivis après lui sous le règne du Philippe le Hardi et la ville verra finalement la dernière pierre posée à ses remparts quelques décennies plus tard. L’édification d’Aigues-Mortes, bastide fortifiée, fleuron de l’architecture médiévale et nouveau port du sud de la France aura pris pas moins de trente ans.
Moins d’un demi-siècle plus tard, au début du XIVe, la cité sera encore témoin privilégié de l’affaire des templiers, puisque le roi Philippe le Bel, tirera partie des fortifications pour y enfermer une partie de ces derniers. Du point de vue maritime, elle restera un port d’importance longtemps après Saint Louis, et de grands travaux y seront même entrepris au début du XVe siècle, mais à la fin de ce même siècle, le ralliement de la Provence au territoire de France ré-ouvrira la possibilité pour la couronne d’utiliser Marseille et atténuera irrémédiablement l’importance stratégique du port d’Aigues-Mortes.
Une grande fête entre les hauts remparts
Le monde médiéval et les beautés de la ville d’Aigues-Mortes en plein coeur de la Camargue
Pour ceux qui auront la chance ou l’opportunité de s’y rendre, ce sont donc deux jours entiers de festivités et de festival que vous propose ce week-end la belle cité médiévale camarguaise. Parée de ses plus beaux atours d’époque, elle célébrera son histoire, autant que le roi Saint Louis qui fonda la ville, il y a près de huit cents ans et changea pour toujours la destinée du site.
Les réjouissances commenceront le Samedi, dès le milieu de matinée avec un marché médiéval et se poursuivront jusqu’à la nuit par un bal médiéval où damoiseaux et damoiselles pourront se rendre pour y danser et y festoyer sans compter. Les agapes et festivités reprendront le lendemain, de la matinée jusqu’au soir et le festival se terminera, le dimanche soir et à la nuit tombée, par un grand spectacle pyrotechnique et musical restituant le départ de Saint-Louis pour la croisade.
Entre les deux et au programme, en plus des nombreuses animations, théâtres, amusements et autres musiques de rue, vous pourrez assister à de grands défilés historiques et thématiques de Louis IX et sa cour, mais également à un tournoi de Chevalerie, proposé par les voltigeurs de France (seul spectacle payant de la fête qui, par ailleurs, sera totalement libre d’accès et gratuite). Il y aura aussi de nombreux camps médiévaux à thème: forge, cuisine médiévale, armes et escrime anciennes, tir à l’arc, calligraphie et frappe de monnaie et même encore un camp à la triple nationalité (luxembourgeoise, italienne et française) qui se proposera de vous faire découvrir le quotidien de la vie monastique au Moyen Âge.
En un mot, pour vous mettre l’eau à la bouche et sans même parler de gastronomie et des plaisantes ripailles qui accompagneront l’événement pour le plus grand plaisir de vos estomacs affamés ou de vos gorges sèches, plus d’une vingtaine de compagnies de troubadours, acteurs, jongleurs, et artistes sont à l’affiche des réjouissances! C’est vous dire si le programme promet d’être riche en événements. Pour plus de détails le concernant, cliquez ici.
Voilà donc, mes amis, une petite idée de sortie, avant la rentrée dans une ville unique que l’histoire médiévale a touché du bout de ses doigts. Si vous êtes non loin de la belle Camargue et du côté d’Aigues-Mortes en cette fin de semaine, n’hésitez pas un seul instant et allez vous plonger dans l’ambiance médiévale, le temps d’une journée ou deux, au souvenir d’un de nos plus célèbres roi du passé: Saint Louis et, bien sûr, pour vous y divertir!
En vous souhaitant une belle journée!
Fred
Pour Moyenagepassion.com « L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient. »Publiliue Syrus Ier s. av. J.-C