Sujet : fêtes médiévales, marché médiéval, animations médiévales, compagnies médiévales, artisans, évocation moyen-âge. Evénement : Fête médiévale des bateliers et de Saint-Nicolas Lieu : Châteauneuf-du-Rhône, Drôme, Auvergne-Rhône-Alpes Date : les 8 & 9 décembre 2018
Bonjour à tous,
réée en 2003, à quelques exception près, cette fête médiévale s’est, jusque ici, célébrée tous les deux ans et il s’agira là de sa 8e édition. Comme à l’occasion de ses précédentes programmations, près de 20 000 visiteurs y sont attendus.
Concert, marché et animations médiévales
Sous l’égide de Saint Nicolas, saint patron de la cité, mais aussi des nombreux bateliers qui sillonnaient, par le passé, les berges du Rhône, ces réjouissances, évocatrices du Moyen-âge, proposent diverses animations et parades scénarisées (ronde des flambeaux, bestiaire, jacquerie, attaque du village, …). Le thème choisi, cette année, gravitera autour du Bestiaire médiéval. En plus des diverses saynettes, démonstrations de combats, danses et musiques qui investiront les rues, on trouvera également sur place un marché artisanal d’inspiration médiéval riche de plus de 60 exposants, ainsi qu’un espace dédié salon du livre, inauguré, pour la première fois, cette année.
Le samedi en fin d’après-midi et juste avant le grand banquet médiéval, un spectacle son et lumière sera donné, suivi d’un concert des Compagnons du Gras-Jambon. Les agapes et ripailles se prolongeront en nocturne jusqu’à 22 heures.
Compagnies médiévales
Du point de vue des compagnies invitées pour l’occasion, on notera la présence sur place de la Compagnie des Mercenaires du Temps venue renforcer les défenses de la ville et l’ambiance avec la présence de plus de 60 combattants et personnages, en provenance du moyen-âge et particulièrement des XIIIe et XIVe siècles. Elle sera accompagnée par la Compagnie les Vaguabondes qui aura, de son côté, en charge la partie plus orientée « Bestiaire » de la programmation.
Liste non exhaustive des troupes présentes sur place.
Compagnie des Mercenaires du Temps – Les Compagnons du gras jambon Compagnie les vaguabondes –
Sujet : conférences, congrès, histoire, sciences sociales et humaines, virtuel, techno-sciences. Evénement : Le 114 congrès du CTHS Thème : le Réel et le Virtuel Organisateur : Comité des travaux historiques et scientifiques Lieu : Mucem, Marseille, PACA Dates : du 9 au 11 mai 2019
Bonjour à tous,
eux qui connaissent moyenagepassion savent déjà combien nous affectionnons, en plus des sciences historiques, humaines et sociales, les technologies numériques (internet, mais aussi plus largement les mondes virtuels et l’infographie 3D). Ces dernières et plus généralement les techno-sciences peuvent s’avérer précieuses au moment de voyager dans l’histoire et le moyen-âge, et, disons-le aussi, sans leur présence, nombre d’articles et de recherches que nous effectuons dans le cadre de ce site n’auraient pas été matériellement possibles et, en tout cas, pas aussi « aisément ».
Voilà donc un événement qui sort du cadre médiéval mais que nous relayons avec grand plaisir parce qu’il intéresse les manières de conduire les sciences autant que l’apport du numérique dans notre monde moderne et les nombreuses questions soulevées par son utilisation.
Le 114 congrès du CTHS
Marseille du 9 au 11 mai 2019
Ouvert aux jeunes chercheurs, aux universitaires, mais aussi aux auditeurs libres, le 144e Congrès du Comité des travaux historiques et scientifiques se tiendra à Marseille, en mai prochain. Il proposera trois journées de réflexions sur le thème du Réel et du Virtuel en compagnie d’érudits, d’universitaires et de représentants de Sociétés Savantes d’origine pluridisciplinaire.
Au programme, conférences, réflexions et échanges sur « la virtualisation du monde, sur l’histoire et le statut contemporain du virtuel, sur ses conséquences directes sur le fonctionnement et l’organisation de nos sociétés, ainsi que sur les réceptions sociales de ces représentations ».
Sous la présidence scientifique de l’anthropologue et ethnologue, Sophie Chevalier, également co-directrice de la revue numérique Ethnographiques.org, cinq-cent participants sont déjà attendus, issus, comme nous le disions plus haut, des disciplines les plus variées; histoire, géographie, sciences, ethnologie, anthropologie, préhistoire et protohistoire, archéologie, philologie, environnement, histoire de l’art. De fait, ce congrès promet d’être un événement d’exception pour qui s’intéresse à toutes ces problématiques.
Le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques : quelques mots d’Histoire
ondé par décret dans la première moitié du XIXe siècle (1834), par l’historien et homme politique François Guizot, le Comité avait pour vocation de publier des documents et recherches inédites, avec l’appui des fonds publics. Au cours des trois décennies suivantes, il allait faire l’objet de nombreux aménagements de statut, pour devenir un organisme représentant à la fois le champ de la recherche mais également les sociétés savantes. Du même coup, les questions de l’articulation de l’Histoire avec les autres sciences et « humanités » y trouverait une place de choix et les thèmes allaient même bientôt s’élargir du champ national vers d’autres terres.
Les deux guerres successives du XXe siècle ayant ralenti son activité et décimé aussi un nombre important de ses membres, il fut question, autour de 1942, de procéder à sa liquidation, mais il tint bon sous l’égide de Julien Cain, alors fraîchement nommé administrateur de la Bibliothèque Nationale. La décision fut la bonne et dès l’après-guerre, le comité se vit attribuer de nouveaux crédits de recherche.
A dix ans de là, en 1956, il modernisa ses statuts en s’ouvrant sur la province et renforça encore ses liens avec les Sociétés savantes et les universités. En 1981, séparé de la Bibliothèque Nationale alors rattachée au Ministère de la Culture, il augmenta ses domaines d’investigation, en confirmant, une nouvelle fois, son ouverture vers les Sociétés savantes et leur représentation. Il accrut également le nombre de ses membres et, dans le courant des années suivantes, put ainsi publier un nombre grandissant d’ouvrages dans ses différents domaines de prédilection : philologie et histoire (jusqu’aux débuts du XVIIIe), archéologie, sciences, géographie, sciences économiques et sciences sociales, histoire contemporaine. histoire des sciences & des techniques, protohistoire et préhistoire, anthropologie et ethnologie française.
Rattaché depuis 2007 à l’Ecole Nationale des Chartes sous le nom de Comité des travaux historiques et scientifiques, il se compose aujourd’hui de 255 membres titulaires élus, tous adhérents de sociétés savantes nationales et locales. Ses missions et travaux ouvrent la participation de près de 700 000 intervenants. En plus des ouvrages et publications qu’il fait paraître chaque année, il édite également un Bulletin gratuit sur ses activités et colloques: le bulletin de liaison des sociétés savantes.
Sujet : poésie satirique, morale, poésie médiévale, poète breton. devoirs des princes, miroirs des princes, poésie politique, auteur médiéval, Louis XI Période : moyen-âge tardif, XVe siècle Auteur : Jean (Jehan) Meschinot (1420 – 1491) Manuscrit ancien : MS français 24314 bnf Ouvrage : Les lunettes des Princes & poésies diverses.
Bonjour à tous,
ans le courant du XVe siècle et à l’aube de la renaissance, le poète breton Jean Meschinot s’élevait avec véhémence contre la poigne et les abus de la couronne, en la personne de Louis XI. De sa plume satirique et acerbe, l’auteur médiéval contribuait ainsi à alimenter la légende du roi tyrannique, injuste et cruel qui allait suivre longtemps le souverain du moyen-âge tardif (voir par exemple le verger du roi Louis de Théodore de Banville) (1).
O vous qui yeux avez sains et oreilles, Voyez, oyez, entendez les merveilles -, Considérez le temps qui présent court. Les loups sont mis gouverneurs des oueilles ; Fut-il jamais (nenny!) choses pareilles? Plus on ne voit que traisons à la court.
Je croy que Dieu paiera en bref ses dettes, Et que l’aise qu’avons sur molles couettes Se tournera en pouvretez contraintes. Puisque le chef qui deust garder droicture Fait aux pouvres souffrir angoisse dure Et contre luy monter larmes et plaintes.
Les bestes sont, les corbins et corneilles, Mortes de faim, dont peines non pareilles Ont pouvres gens : qui ne l’entend est sourd ! Las ! ilz n’ont plus ne pipes ne bouteilles, Cidre ne vin pour boire soubz leurs treilles, Et, bref, je vois que tout meschief leur sourt…
Seigneur puissant, saison n’est que sommeilles, Car tes subjectz prient que tu t’esveilles. Ou aultrement leur temps de vivre est court. Que feront-ils si tu ne les conseilles ? Or n’ont-ilz plus bledz, avoines ne seigles, De toutes parts misère leur accourt.
A grant peine demeurent les houettes. L’habillement des charrues et brouettes, Qu’ilz ne perdent et aultres choses maintes, Par le pillart* (allusion au roi) qui telz maulx leur procure, Auquel il faut de tout faire ouverture. Et contre luy montent larmes et plaintes.
(…)
Le peuple donc qu’en main tenez Ne le mettez à pouvreté, Mais en grant paix le maintenez, Car il a souvent pouvre esté, Pillé est yver et esté, Et en nul temps ne se repose : Trop est batu qui pleurer n’ose.
Croyez que Dieu vous punira Quant vos subgectz oppresserez; L’amour de leurs cueurs plus n’ira Vers vous, mais haine amasserez ; S’ilz sont pouvres, vous le serez, Car vous vivez de leurs pourchas* (leurs avantages, leur travail)…
Bien sûr, le contexte a changé et il ne s’agit pas de comparer la France de Louis XI à celle du XXIe siècle, et encore moins l’action de ce souverain à celle de nos dirigeants en date.
Si ce dernier a rien moins que tripler ou quadrupler l’impôt au cours de son règne, l’usage qu’il en fit reste sans commune mesure avec les politiques actuelles. Pour n’en dire que quelques mots, il modernisa, en effet, le royaume, mis à mal la féodalité et œuvra dans le sens de sa prospérité économique. A tout cela et pour mieux se resituer dans le contexte, il faut encore ajouter que Meschinot était pris activement dans le conflit qui opposait alors le roi de France à ses nobles et vassaux, sous la bannière de la ligue féodale du bien public auquel le duc de Bretagne avait adhéré.
Au delà de tout cela, il reste tout de même, de ces Lunettes des princes de Meschinotquelques belles leçons de morale politique qui continuent encore, aujourd’hui, de faire sens sur le fond.
En vous souhaitant une très belle journée.
Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
(1) Sur les représentations complexes et paradoxales autour de la personne de Louis XI et notamment l’usage qu’en firent les romantiques du XIXe siècle, voir l’article de Isabelle Durand-Le Guern : Louis XI entre mythe et Histoire, Figures mythiques médiévales aux XIXe et XXe siècles, CRMH, 11.2004.
Sujet : manuscrits anciens, monde médiéval, Europe médiévale, France médiévale, Angleterre médiévale, mécénat, digitalisation, bibliothèque numérique, préservation, patrimoine culturel. Période : du haut moyen-âge au moyen-âge central (700-1200) Porteur de projet : Fondation Polonsky Partenaires : BnF, British Library (2016-2018)
Bonjour à tous,
oilà une excellente nouvelle qui devraient combler les amateurs de culture médiévale et de beaux manuscrits anciens. Avec le soutien de la fondation Polonsky, la Bibliothèque Nationale de France et la British library ont, en effet, depuis 2016, conjugué leurs savoir-faire et leurs efforts pour digitaliser et mettre à la disposition du public et des chercheurs plus de 800 manuscrits anciens, en provenance du monde médiéval.
Les relations franco-anglaises du haut moyen-âge au moyen-âge central
La sélection, qui porte sur les plus beaux ouvrages témoignant des relations franco-anglaises du haut-moyen-âge au moyen-âge central, a fait l’objet de toutes les attentions. On y trouvera ainsi de véritables chef-œuvres d’enluminures couvrant de vastes champs thématiques : psautiers, bibles, hagiographies, mais aussi ouvrages de sciences, musique, histoire, médecin, philosophie ou encore de littérature médiévale.
Du point de vue linguistique et au vue de la période une grande partie de ces ouvrages est en langue latine, mais on en trouve aussi en anglo-saxon, en anglais moyen, en français ancien, en gallois et encore en anglo-normand.
Pour qui ne maîtrise pas nécessairement ces idiomes ou qui n’est pas versé en paléographie, on pourra largement se contenter de feuilleter ces merveilleux manuscrits pour y découvrir de véritables trésors de miniatures et d’enluminures. Rappelons qu’il s’agit d’une collection qui n’a pas son pareille au niveau mondial.
La Fondation Polonsky
A l’initiative du projet et de son financement, on retrouve la Fondation Polonsky. Cette institution, dédiée au mécénat et basée en Angleterre, se consacre toute entière au financement de projets en relation avec les « Humanities », soit d’une manière large le champ des Sciences Humaines et sociales, avec des visées claires de préservation de l’héritage culturel et historique de l’humanité.
Préservation & démocratisation du patrimoine historique et culturel de l’Humanité
Depuis sa création par Leonard Polonsky, la fondation a apporté son soutien à de nombreux projets à travers le monde, sans se limiter aux manuscrits anciens. Entre autres actions, on relèvera une collaboration semblable à celle qui fait l’objet de cet article et qui a permis de 2012 à 2017 de réunir la prestigieuse Bodleian Library d’Oxfordet la Bibliothèque apostolique du Vatican. Le fruit de ce financement avait alors rendu possible la numérisation et la mise à disposition des chercheurs, mais aussi du grand public, du fleuron de ces deux collections. La période ciblée était, cette fois, le moyen-âge tardif et le XVe siècle. Un nombre impressionnant de manuscrits grecs, latins et hébreux du XVe siècle ont été ainsi digitalisés à cette occasion, pour un total de plus de 1,5 million de pages. Si vous en avez la curiosité, vous pouvez consulter le site de ce programme ici.
France Angleterre, 700-1200 : manuscrits médiévaux de la BnF et de la British Library,
Pour revenir au projet faisant intervenir la Bibliothèque Nationale de France et de la British library, après deux ans de travail soutenu, cette superbe collection est enfin consultable en ligne et un site spécial lui a même été dédié. A lire et découvrir les publications enthousiastes des conservateurs, copistes et de l’ensemble des acteurs impliqués des deux côtés de la Manche, on ne peut que mesurer la passion qui les a portée tout au long de ce projet et on ne peut que se réjouir avec eux de voir, aujourd’hui, le fruit de leurs efforts récompensés. Des trésors de patience et de précautions ont, en effet, été nécessaires pour mener à bien cette opération dans le respect des manuscrits anciens et de leur fragilité.
Ceux d’entre vous qui sont familiarisés avec le site Gallica.fr de la BnF (que nous ne finissons jamais assez ici de remercier pour ses précieuses ressources), ne devraient pas être déroutés par l’interface de recherche de ce nouveau « bébé » de la BnF. C’est en effet le moteur marque blanche de Gallica qui a servi de base à son interface, à son indexation et à sa navigation.
En plus de fonctionnalités avancées pour les recherches les plus pointues, vous y trouverez également des entrées multiples par thème, par auteur, par lieu ou par siècle.
En vous souhaitant une très belle journée.
Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes