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une BD Sur le métier d’archéologue et quelques réflexions entre HISTOIRE & archeologie

Sujet : archéologue, archéologie, métiers, découverte, archéologique, Bande Dessinée, histoire, pédagogie
Titre : Arkeos, Plein les fouilles
Auteurs : Cédric Ghorbani (illustration), Jean-Luc Garréra et Alkéo (scénario)
Date de sortie : juin 2020
Editeurs : Bamboo Edition.

Bonjour à tous,

ous vous avons déjà touché un mot, ici, de la maison Bamboo, à l’occasion de la sortie du premier tome d’une de leur BD sur le thème des Vikings : Harald et le Trésor d’Ignir. Si vous vous souvenez, cet éditeur français a fait de la Bande dessinée son grand terrain de prédilection.

Avec un catalogue qui s’élève, à ce jour, à près de 200 références, Bamboo Edition propose des titres qui vont des BD d’aventure et de pur divertissement, à des albums d’orientation plus pédagogique ou informative, sans pour autant tourner le dos à l’humour : BD sur les sports, sur les métiers, BD sur certains milieux professionnels, guides divers, … Or, cet été, en droite ligne de ces productions éducatives, la société a décidé de s’intéresser à un domaine qui touche de près les sciences historiques. Avec Les Arkeos, plein les fouilles, elle a ainsi lancé un album sur les différents aspects du métier d’archéologue que nous nous allons nous faire un plaisir de vous présenter. Dans un deuxième temps de cet article et pour ceux qui le souhaitent, nous jetterons quelques bases supplémentaires sur les différences entre les métiers de l’histoire et ceux de l’archéologie, mais, pour l’instant, place à la BD !

Les Arkeos : une série à la découverte des métiers de l’archéologie

Avec Les Arkeos, nous nous trouvons face à une BD pour la jeunesse qui mélange action, humour mais aussi des éléments très concrets sur la réalité des métiers d’archéologue. Si on y trouve, bien sûr, quelques clins d’œil aux aventuriers célèbres du cinéma ou du jeu vidéo que nous avons tous en tête, c’est plutôt pour en prendre le contre pied. Les Arkéos joue, en effet, dans son approche, une carte bien plus pédagogique et réaliste, en mettant justement l’accent sur les arcanes et l’intérêt véritables du métier d’archéologue. Certaines planches de la BD sont même estampillées « Arkeofact », pour signifier qu’elles sont issues d’anecdotes réelles.

Une BD humoristique et éducative loin des clichés Hollywoodiens

Ce Tome 1 (intitulé « Plein les fouilles » donc) est signé de Cédric Ghorbani à l’illustration et de Jean-Luc Garréra au scénario, assisté de quelques solides conseillers professionnels eux-même archéologues, dont Alkéo. Avec quelques 50 pages d’aventure trépidante mettant en scène des situations et des sites de fouilles variés, cette bande dessinée comporte aussi dans son prolongement, un cahier pédagogique très utile, avec tout un tas de définitions formelles sur le métier d’archéologue, les filières, la pratique, les outils etc…

En conclusion, ces Arkeos de Bamboo Edition nous proposent un moyen très complet et distrayant de répondre à la question « Papa, c’est quoi un archéologue ? ». Ils permettent aussi de remettre quelques pendules à l’heure sur la réalité quotidienne des quelques 3000 professionnels qui exercent ce métier en France, loin de l’exploration de pyramides antiques, truffées de trésors et de chausse-trappes à la façon d’un Fort Boyard. On y apprendra aussi comment ils contribuent, par leur pratique, à une meilleure connaissance de l’histoire, autant qu’à la sauvegarde du patrimoine niché dans nos sols ou nos constructions anciennes.

Pour plus d’informations sur la BD Les Arkéos , suivez ce lien

Une belle illustration du documentaires 6 trous de poteaux (voir lien en pied d’article)

Les métiers de l’Archéologie et de l’Histoire


i les métiers de l’Histoire et ceux de l’Archéologie nous apparaissent souvent comme nécessairement complémentaires, ils font, en réalité, l’objet de cursus assez différenciés. Quant à leur exercice, en faisant quelques raccourcis, on pourrait dire qu’avec l’Histoire, on est plutôt face à une science qui privilégie d’abord l’étude des documents, des archives et des sources écrites. Pour reconstruire sa vision du passé, c’est aussi une discipline qui vise à intégrer,de plus en plus largement, un faisceau de connaissances en provenance de recherches extérieures à ses frontières. Avec la Nouvelle Histoire, mais aussi avec les avancées de certaines autres sciences modernes, l’Histoire est ainsi devenue, de plus en plus, ce que l’on pourrait appeler une « méta-science ». En ce sens, elle s’évertue à tirer ses conclusions en agrégeant, au besoin, dans ses théories : d’autres sciences sociales et humaines (sociologie, anthropologie, psycho-sociologie …) des disciplines annexes (archéologie, climatologie, …) ou encore les leçons de ses propres pratiques, recherches, débats et erreurs (historiographie, histoire comparative).

Cette pluri-disciplinarité est « tendancielle ». Dans sa réalité et ses particularismes, elle semble plus être fonction des itinéraires particuliers, voire des parcours suivis par ses chercheurs (typicité des enseignements historiques ou des écoles, cursus croisés) que d’une systématisation méthodologique formelle. Autrement dit, elle n’est pas un passage obligé. C’est assez caractéristique des sciences humaines, cela dit : comme on a des ethnologues, on a des ethno-psychiatres, des ethno-musicologues, des socio-anthropologues, on peut avoir des historiens-archivistes, des historiens-anthropologues, des historiens-archéologues, ou des historiens « tout court »…

L’archéologue, aventurier de la conservation

De son côté, l’Archéologie est, pour une part importante, une science du terrain qui combine la recherche de traces ou d’objets (dans le sol ou dans les bâtiments et vestiges anciens), avec leur étude et leur conservation.

En dehors de ses quadrillages besogneux et ses recherches minutieuses, le métier d’archéologue a longtemps excité les imaginaires et continue de le faire. Du chapeau et du fouet d’un Indiana Jones à une très sexy Lara Croft virevoltant entre des pièges machiavéliques, à la recherche d’improbables trésors, jusqu’aux promesses d’ADN de dinosaures nichés au creux de morceaux d’ambre, l’archéologie est, pour partie, devenue, au moins aux yeux du public, une discipline « aventurière ».

Chargée de son lot de mystères, elle s’en tire donc avec l’image d’une « pratique » indéniablement plus physique que théorique sur bien des aspects. Dans leur réalité pourtant, hors des sites de fouilles, les métiers de l’archéologie se prolongent avec la conservation des découvertes présentes et passées, la protection du patrimoine, la muséographie et quelquefois même, la mise en place d’expériences d’archéo-reconstitutions. De manière encore indissociable, pour la datation et le recoupement de ses trouvailles, elle compte avec des études de laboratoire de plus en plus poussées scientifiquement.

Méta-science vs discipline auxiliaire ?

Complémentaires mais suivant chacune des voies différentes, les deux disciplines universitaires ont vu, quelquefois, des tensions se soulever entre elles, dans les courants du XXe, mais aussi au XIXe siècle. En schématisant un peu, on pourrait dire que ces frictions sont intervenues, le plus souvent, quand la première, l’Histoire, s’est mis en tête de dénier à la seconde, l’Archéologie, le droit ou même la légitimité épistémologique d’avancer sur une théorisation globale de ses trouvailles : l’archéologue ne serait-il rien sans l’historien ? Allait-il être condamné à rester à sa place (comprenez à la porte de l’académie des sciences historiques) ? Comme on le verra, notre infatigable chercheur de vestiges n’allait pas l’entendre de cette oreille .

Dans une certaine mesure, certaines critiques adressées par les historiens aux archéologues auraient même pu être prises comme un peu condescendantes, une façon de dire, en somme : « creuse et tais-toi ». Dès lors, on comprend qu’elles aient pu parfois alimenter des réactions corporatistes, à défaut d’ouvertures sur de véritables collaborations. De leur côté, certains archéologues ont pu finir par trouver agaçant d’être réduits à des sortes de « manutentionnaires » de la science du passé, privés de la légitimité d’extrapoler quand ils se sentaient pourtant bien, eux-même, au cœur de l’Histoire et de ses enjeux, mais encore, en situation tout à fait légitime de se lancer dans de possibles théorisations. C’est devenu d’autant plus vrai qu’au fil du temps, un grand nombre de développements scientifiques et même d’autres sciences sont venus se mettre, au service de l’archéologie pour la rendre de plus en plus technique et pointue.

Comme on va le voir, les motivations de ces « Casus Belli » n’ont pas toujours été corporatistes. Des chercheurs issus de double-cursus, autrement dit des historiens archéologues, ont même pu être à l’initiative de cette volonté de voir l’archéologie prendre vraiment son envol en tant que discipline totale et non plus auxiliaire : ie, une méta-science à même de produire des modélisations complètes, en intégrant, au besoin, des apports scientifiques ou théoriques annexes, fussent-ils de l’Histoire elle-même (ouch ! ).

Chassés-croisés et dialogues difficiles

On sait que certains paléontologues se livrent, entre eux, à des guerres de terrain et de découvertes féroces. Toutefois, les tensions interdisciplinaires qui nous préoccupent ici, ont été moins présentes avec le domaine des sciences préhistoriques, sol fécond sur lequel l’archéologue peut s’étendre à loisir, loin de la concurrence des historiens. C’est plutôt quand ses terres de fouilles entrent dans le domaine de l’Histoire qu’il doit marcher sur des œufs (de dinosaures ?), en particulier pour les périodes où les traces écrites et documentaires commencent à être abondantes.

Mais alors, volonté hégémonique de certains historiens de faire de leur discipline une chasse gardée ? Ou plutôt conclusions trop hâtives d’une jeune archéologie, débordant d’enthousiasme devant ses trouvailles et soucieuse d’échapper à la coupe de la « Grande » Histoire ? En s’enflammant, pouvait-elle donner, un peu trop vite, l’impression de vouloir déjà la supplanter ? Dans certains cas, des découvertes d’archéologues ont pu donner lieu à des tentatives de théorisation qui reléguaient au piloris de beaux échafaudages d’historiens. Ce n’est pas que ces derniers ne soient pas coutumiers des débats intellectuels sans merci mais ils les exercent plutôt dans les frontières de leur propre académie.

Pour nous élever un peu, n’éludons pas, une fois encore, les questions d’épistémologie. Dans ce domaine, elles touchaient beaucoup la légitimité des angles de vue. Schématisons encore : 1/ Le fragment d’objet peut-il suffire, à lui seul, à reconstruire toute la complexité de la scène ou pire de la période ? 2/ Quand il ne suffit pas (et il suffit rarement, les archéologues le savent bien), peut-on emprunter des concepts ou des parties seulement d’échafaudages à l’Histoire ? Venant de l’anthropologie et de la sociologie, je vous avouerai que rien ne me choque en terme de sciences humaines. Les cloisons sont rarement étanches et les concepts ou modèles y circulent assez ouvertement, mais ceci n’engage que moi et je suis hors académie.

Enfin ajoutons que dans ses voies d’accès, l’archéologie compte des origines hybrides qui ont pu jouer contre elle. Entre Histoire de l’Art et de l’objet d’un côté, et Histoire tout court de l’autre, elle a pu, à certains moments de son aventure scientifique, se trouver placée dans un entre-deux propice à essuyer les plâtres de part et d’autre.

Histoire et archéologie médiévale

Naissance d’un nouvel « homo medievalis archeologicus »

Concernant la période du Moyen âge, dans les années 70-80, on assista, autour de l’Université de Caen, à une volonté de faire naître l’archéologie médiévale comme une discipline ( voire même une « Académie ») à part entière, et ce au niveau européen même. Des noms comme ceux de Michel Bur ou de Michel De Boüard (sur la photo), eux-même à la fois historiens et archéologues, férus de Nouvelle Histoire, furent à cette initiative (voir vidéo sur les mottes castrales). Ils réussirent même plutôt bien leur affaire puisque, depuis un certain grand colloque de Caen au début des années 1990, l’archéologie médiévale a continué de faire son chemin.

Nous l’avons dit, quand on se réfère aux tensions entre les deux disciplines, il faut prendre garde ne point forcer exagérément le trait ; il y eut de nombreux cas de complémentarité, d’éclairages mutuels , loin des querelles académiques ou même de tout enjeu épistémologique, entre histoire et archéologie médiévale. A l’image des fondateurs de cette dernière, certains chercheurs ont également continué d’avoir les deux casquettes, maniant aussi bien la paléographie que le pinceau ou « le latin que la truelle » (pour paraphraser l’article de Isabelle Cartron et Luc Bourgeois cité ci-dessous).

Des incompréhensions qui se sont installées

Quoiqu’il en soit, bien après la fondation de cette archéologie médiévale, on notait encore quelques sorties continuant d’alimenter les frictions, le plus souvent de la part d’historiens. En but à ces attaques, les archéologues médiévaux semblent plutôt, de leur côté, avoir joué la carte du retrait poli ou du silence, en continuant de fortifier leurs terres, non sans une certaine placidité. En 2008, à quelques 40 ans de l’émergence de leur discipline, l’harmonie ne semblait, pourtant, toujours pas au beau fixe comme le confirmaient les enseignants et chercheurs universitaires Isabelle Cartron et Luc Bourgeois dans un article sur le sujet :

« Aujourd’hui, les historiens, selon leur formation et leurs centres d’intérêt, font plus ou moins apparaître les sources archéologiques dans leurs ouvrages méthodologiques. Elles sont, par exemple, traitées à l’égal des autres sources dans un petit livre publié par Olivier Guyotjeannin, alors qu’on les cherche en vain dans un ouvrage collectif récent consacré aux sources du médiéviste. Malgré ces remarques, il faut tenir compte du fait que cette spécialité a fait l’objet d’attaques – violentes à défaut d’être toujours bien informées – venues justement d’historiens et d’historiens de l’art.« 

Isabelle Cartron et Luc Bourgeois – Archéologie et histoire du Moyen Âge en France : du dialogue entre disciplines aux pratiques universitairesEtre Historien du Moyen-âge au XXIe siècle (2008)

Un peu de lumière au bout du chemin : au terme de leur article, nos deux auteurs œuvraient tout de même dans le sens d’une réconciliation (surmontable de leur point de vue), tout en plaidant pour une plus grande clarté dans les positionnements.

L’envol de l’Archéologie

Un peu plus de 10 ans plus tard, l’archéologie médiévale, et, au delà, l’archéologie, en tant que science à part entière, continue de bien se porter. Déjà loin des quolibets essuyés par le passé, elle semble moins disposée que jamais à renoncer à sa volonté de produire une compréhension globale des données historiques, à partir de ses trouvailles et à l’aide d’autres sciences. Aujourd’hui, entre toutes les disciplines concernées, l’heure est aussi plus à l’ouverture et à l’intégration. On collabore, par exemple, volontiers autour du concept élargi de « culture matérielle » qui réconcilie et fédère autour d’un même objectif, anthropologie, ethnographie, archéologie et histoire. Sur un autre front, il faut aussi constater que l’archéologie se trouve de plus en plus débordée par certaines exigences du terrain : les opérations de sauvegarde urgentes et in extremis du patrimoine pour lesquelles des crédits sont plus favorablement déclenchés, prennent, quelquefois, le pas sur des études de fond, plus propices à la théorisation.

Pour conclure, nous avons commencé par une BD légère et éducative pour faire un détour plus large sur les métiers de l’Histoire et de l’Archéologie et quelques-unes de leurs frictions passées. Félicitations si vous êtes parvenu jusque là. N’hésitez pas à jeter un œil aux Arkéos de chez Bamboo (à l’attention des jeunes publics). Enfin, pour prolonger votre voyage dans le domaine de l’archéologie médiévale, nous vous proposons de retrouver, ci-dessous nos articles les plus consultés sur le sujet.


Sur l’archéologie médiévale, voir aussi :

En vous souhaitant une très belle journée.

Fred
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.


Quelques autres sources pour aller plus loin

– Salammbô et la querelle du « roman archéologique Corinne Saminadayar-Perrin – Revue d’histoire littéraire de la France (2011)
L’archéologie médiévale dans et hors l’histoire Mathias Dupuis – Faire l’anthropologie historique du Moyen Âge (2010)
L’archéologie médiévale au MuCEM aujourd’hui. Survivance insolite ou nouveaux chantiers ? Charles Viaut – Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre (2016)

Les Renforts Maléfiques, sortie du Tome 9 des BD Kaamelott et un interview d’Alexandre Astier

kaamelott-serie-tv-alexandre-astier-M6 Sujet  :   Kaamelott, humour, , série télévisée,     médiéval-fantastique, comédie, bandes dessinées, légendes arthuriennes, nouveauté,  fantasy
Période  : haut moyen-âge à central
Auteur  :   Alexandre Astier
Ouvrage :   Les Renforts Maléfiques, BD,  Casterman

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passion l’occasion de la sortie de la nouvelle BD autour de l’univers Kaamelott, la chaîne Youtube Captain Popcorn a pris l’excellente initiative de nous gratifier  d’un long interview de l’auteur  Alexandre Astier que celui-ci  a eu la bonne idée d’accepter.

Ce bel entretien, posé et au calme, permet à l’auteur des légendes arthuriennes à la française et de l’Exoconférence  de se livrer sur de nombreux aspects : références aux jeux de rôle, spécificité de l’écriture BD, détours sur quelques références aux super-héros,  à Star Wars et aux incontournables Monty Python et un mot encore de Kaamelott Resistance, toujours dans les cartons.

Opus 9 : les Renforts Maléfiques

bandes-dessinees-kaamelott-tome-9-nouveaute-interview-Alexandre-astierCôté nouveauté, ce nouvel opus, qui se présente comme le tome 9 des bandes dessinées Kaamelott, a pour titre Les Renforts Maléfiques. Il correspond à la suite de l’Antre du Basilic, même si, on le notera à l’écoute de l’interview, il se présente, d’une certaine façon, comme un  ouvrage à part entière ou un diptyque qui ne  dit pas son nom.

Cette nouvelle BD et d’ors et déjà à la vente dans tous les bonnes librairies. A toutes fins utiles, voici également un lien pour l’acquérir en ligne : Kaamelott, Tome 9 : Les Renforts Maléfiques.

L’Interview d’Alexandre Astier  sur l’univers et les BD Kaamelott

A propos des Bandes Dessinées Kaamelott

Depuis l’année 2006,  neuf tomes de BD  Kaamelott sont déjà parus chez Casterman,    tous écrits de la main  d’ Alexandre Astier . Depuis le début de la saga, la partie illustration a, quant à elle,   été confiée au talentueux dessinateur belge   Steven  Dupré.

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Coté format, chaque album propose des aventures inédites et débridées dans l’univers de la série. On connait l’exigence d’Alexandre Astier sur ses productions : il n’a donc pas été question de céder, ici, à la facilité, ni de remâcher des choses déjà traitées à l’écran. L’écriture se trouve également affranchie de certaines contraintes de moyens liées aux productions télévisuelles des premières heures même si l’auteur nous expliquera, dans l’interview, que c’est une liberté dont il faut savoir user, sans abuser (en BD comme à l’écran).

Grandes espaces, effets spectaculaires et créatures fantastiques, cet affranchissement permet tout de même, d’offrir au lecteur, des histoires qui se démarquent d’autant plus de la série TV. De fait, ces  Bandes Dessinées  Kaamelott en ressortent presque plus clairement ancrées dans un médiéval fantasy épique, teinté de références à  la   Donjons et Dragons.  Alexandre Astier les a, du reste, toujours revendiqué à propos de Kaamelott et on a encore en tête certains d’épisodes mémorables de la Série TV dédiés au Donjon Crawling et à l’exploration de labyrinthes.

Découvrir les  BD  de  Kaamelott déjà parues

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En vous souhaitant une belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
« L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient.» Publilius Syrus   Ier s. av. J.-C.

Découvrir d’autres lectures autour de Kaamelott –  
Retrouver notre page FB sur la série 

Passion des livres et du monde médiéval : la librairie du Roy Lire à Provins

librairie_moyen-age_monde_medieval_provins_lieu_interet_passion_livreSujet : lieux d’intérêt, librairie, livres, romans, livres d’Histoire, monde médiéval, libraire médiévale, médiéval fantastique
Période : Moyen-âge
Lieu : La librairie du Roi Lyre, 9, Rue de Jouy,
Provins, Seine-et-Marne, Île-de-France
Téléphone01.64.00.52.71.

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passion l’heure des liseuses et des Hi-pads, les amoureux de lecture, ceux qui gardent toujours avec eux ou presque, un bouquin dans leur poche, ceux-là aiment souvent autant les mots que les objets qui les retiennent captifs dans leur petit univers clos, entre une première et une dernière de couverture, O livres et grimoires, gardiens muets des relations charnelles, secrètes ou dévorantes que nous entretenons avec les nourritures spirituelles, les histoires et le verbe, ceux qui ont gardé pour vous un amour indéfectible savent toute la magie que vous retenez en vos filets et ils connaissent aussi tout le plaisir qu’il y a à mettre un pied dans les temples qui vous sont dédiés et où l’on vous chérit.

L’amour des livres

Hors des bibliothèques, il y a, bien sûr, les grands palais généralistes où l’on vous trouve en quantité, un peu de tout, dans tous les genres et, par les inévitables lois du marché, surtout ce qui se vend le mieux. Les amateurs de livres peuvent parfois s’y perdre en d’heureuses errances, mais leurs couloirs demeurent souvent froids et dépourvus de cette âme qui fait le charme des espaces plus intimes. Je veux parler de ces endroits privilégiés où chaque coin d’étagère renferme, en des codes secrets, toute la passion et tout l’amour de celui qui se tient là, au milieu des ouvrages, placide et tranquille, mais souvent prompt, sur une simple question, à emporter le visiteur curieux vers les destinations les plus lointaines. Là encore, les amoureux des livres le passion_livre_monde_medieval_moyen-age_provins_librairiesavent bien,  il n’est rien, absolument rien de comparable, aux trésors d’échanges et aux richesses que l’on trouve dans une librairie à échelle humaine, quand elle s’est formée autour de l’intérêt et de la flamme réelle d’un être, qui, avant d’être un simple vendeur, était d’abord, lui aussi, un lecteur. Il faut de la passion pour faire un vrai libraire, sans doute à notre époque encore plus qu’à tout autre.

Dans ces lieux là, quelque soit le thème de prédilection, il règne une atmosphère particulière que le lecteur aguerri peut reconnaître et que chacun peut ressentir. Ici, le silence a des profondeurs pleines de mystères et de promesses. Ici, chaque menu détail semble être le fruit d’un agencement savant, et tout y est disposé patiemment, comme autant d’indices pour vous inviter à de nouvelles aventures. Et quand on en pousse la porte nous vient encore comme une jubilation mêlée d’humilité face à l’inconnu et face aux rayons chargés de tous ces livres ensommeillés, qui n’attendent que leur lecteur pour découvrir leurs multiples trésors. Ah toi !, mon insatiable soif de découvrir et de m’étonner encore, toi qui m’a poussé, là, au seuil de toutes les destinations, dans l’espoir d’infinis voyages, sur les ailes magiques de l’agencement des mots, permets, je t’en conjure, durant le temps anxieux de cette exploration que le tenant des lieux, l’authentique libraire, le passionné de livres, l’affamé comme moi de s’extasier toujours, me donne quelques clés et sache me guider sur les routes à prendre. Et comme dans le confort rassurant d’une maison amie, les ouvrages sourient déjà et m’invitent,  je sais qu’il le fera. 

La belle librairie du Roy Lire à Provins

Au cœur de Provins, il est un endroit qui, pour se trouver dans une cité médiévale de prédilection en relation à son sujet, se tient comme hors du temps et de l’espace, au rythme sûr et paisible du savoir et des livres. Dédiée tout entière au moyen-âge, elle est ouverte depuis près de quinze ans déjà. Abritée sous ses magnifiques voûtes datant du XIIIe siècle, elle se tient en sous-sol dans la tranquillité et le mystère de ses pierres. Au Moyen-âge, l’endroit hébergeait un espace de vente pour une famille de marchands, du temps des grandes foires de Champagne. La cité était alors florissante et elle comptait parmi les plus grandes villes du Nord de la France, la deuxième après Paris en terme de superficie.

Plus de 5000 ouvrages autour du Moyen-âge

passion_livres_monde_medieval_moyen-age_provins_librairie_le-roy-lyreDu point du vue du fond, le monde médiéval reste donc de mise dans les sélections et on peut y trouver déjà près de 5000 ouvrages et références sur le sujet, nombre considérable qui devrait encore augmenter dans les temps à venir. Les ouvrages d’Histoire y tiennent une part importante mais on trouve aussi une grande variété de livres sur le moyen-âge réaliste ou fantastique: : romans, policiers, BD, beaux ouvrages, artisanat, sciences et techniques et savoir-faire médiévaux mais encore des choses plus ésotériques. Une section consacrée consacrée à des ouvrages plus anciens ou même à des occasions devrait également bientôt voir le jour.

Une ouverture sur la ville et la Culture

C’est Max qui fait battre le cœur de la librairie de sa passion pour les livres et pour le monde médiéval. Il y a été longtemps employé, prenant le temps d’apprivoiser l’endroit, de faire sa connaissance, avant de le reprendre et de le faire totalement sien, il y a tout juste quelques mois. Homme de lettres, d’ouverture et d’esprit, il a repris à son compte la devise de Thomas d’Aquin : « il faut craindre l’homme d’un seul livre » et croyez qu’il en a lu bien plus d’un. Créatif, fourmillant d’idées de projets, il s’emploie déjà hardiment à faire découvrir l’endroit à un nombre croissant de curieux, d’amateurs ou de passionnés: l’ouvrir sur le monde, mais aussi mieux l’ancrer dans la cité et l’amener encore un peu plus loin que sa noble vocation touristique en relation au patrimoine de Provins, sur le terrain de l’éducation, la découverte ludique et la Culture.  A l’heure où le moyen-âge est partout, gageons qu’il surpassera ce bel objectif servi par une passion véritable.

Amis, si vous passez du côté de Provins ou si vous comptez parmi les âmes de cette belle cité, bien après que cette dernière ait cessé, comme elle le fait chaque année, de vivre au rythme de ses grandes fêtes médiévales, vous y trouverez un endroit unique qui bat à l’unisson du Moyen-âge en toute saison. Avancez posément, poussez-en doucement la porte, les marches de pierres sont là. Tenez-vous prêts à entrer dans l’aventure.

Voir la page FB officielle de la librairie médiévale de Provins ici 

En vous souhaitant une excellente journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes.