
Période : XIIe, XIIIe siècle, moyen-âge central
Titre : Tempus Est iocundum Carmina Burana
Manuscrit ancien : Codex Buranus 179
Compositeur : Carl Orff (Karl)
Interprètes : Oni Wytars & ensemble Unicorn
Bonjour à tous,


La formation Oni Wytars en collaboration
avec l’ensemble Unicorn

Formé en 1983 en Allemagne, par le compositeur, musicien et vielliste Marco Ambrosini, l’ensemble Oni Wytars se dédie à un répertoire qui va du monde médiéval à celui de la renaissance, en élargissant son champ d’investigation musical et instrumental au berceau méditerranéen et à des pièces en provenance du monde byzantin ou de l’Est de l’Europe. La qualité des artistes qui le composent les ont amenés à participer à des concerts ou productions en collaboration avec d’autres formations, et ils font eux-même appel, à l’occasion, à d’autres musiciens ou formations comme ici dans cette interprétation de Carmina Burana avec l’ensemble Unicorn.
Pour faire partager sa passion, Oni Wytars organise encore des 
Les paroles de Tempus est iocundum
et leur traduction adaptation en français
Tempus est iocundum,
o virgines,
modo congaudete
vos iuvenes.
Le temps est joyeux,
O vierges,
Réjouissez-vous avec
Vos jeunes hommes.
Oh – oh, totus floreo,
iam amore virginali
totus ardeo,
novus, novus amor est,
quo pereo.
Oh, oh, oh !
Je fleuris entièrement !
De mon tout premier amour
Je brûle ardemment !
Un nouvel, nouvel amour
Est ce dont je meure.
Mea me comfortat
promissio,
mea me deportat
negatio.
Je suis réconfortée
Par ma promesse,
Je suis abattue par mon refus
Oh – oh, totus floreo,
iam amore virginali
totus ardeo,
novus, novus amor est,
quo pereo.
Oh, oh, oh !
Je fleuris entièrement !
De mon tout premier amour
Je brûle ardemment !
Un nouvel, nouvel amour
Est ce dont je meure.
Tempore brumali
vir patiens,
animo vernali
lasciviens.
Au solstice d’hiver
L’homme patient,
Par l’esprit printanier
Devient folâtre.
Oh – oh, totus floreo,
iam amore virginali
totus ardeo,
novus, novus amor est,
quo pereo.
Oh, oh, oh !
Je fleuris entièrement !
De mon tout premier amour
Je brûle ardemment !
Un nouvel, nouvel amour
Est ce dont je meure.
Mea mecum ludit
virginitas,
mea me detrudit
simplicitas.
Ma virginité
Me rend folâtre,
Ma simplicité
Me retient.
Oh – oh, totus floreo,
iam amore virginali
totus ardeo,
novus, novus amor est,
quo pereo.
Oh, oh, oh !
Je fleuris entièrement !
De mon tout premier amour
Je brûle ardemment !
Un nouvel, nouvel amour
Est ce dont je meure.
Veni, domicella,
cum gaudio;
veni, veni, pulchra,
iam pereo.
Viens, ma maîtresse,
Avec joie,
Viens, viens, ma toute belle,
Déjà je me meure !
Oh – oh, totus floreo,
iam amore virginali
totus ardeo,
novus, novus amor est,
quo pereo.
Oh, oh, oh !
Je fleuris entièrement !
De mon tout premier amour
Je brûle ardemment !
Un nouvel, nouvel amour
Est ce dont je meure.
Oh, oh, oh, une belle journée à tous!
Fred
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes



l demeure difficile de s’intéresser sérieusement au moyen-âge sans effectuer des recherches à la source des documents, codex et autres manuscrits anciens qu’il nous a légués. Après plus d’une année d’exploration de la médecine, la poésie, la littérature, les enluminures, les chansons et la musique en provenance du monde médiéval, nous en avons identifié pour vous un certain nombre.

ujourd’hui nous mettons le nez dans les vieux livres en provenance du monde médiéval, pour vous parler d’un des plus prestigieux d’entre eux. Ce manuscrit ancien, encore exceptionnellement bien conservé à ce jour, est connu sous la référence de Ms M 638, mais aussi sous de nombreux autres noms: Bible de Maciejowski ou Maciejowsky, Bible de Morgan, Bible de Shah Abbas ou encore bible des croisés.







e me permets de citer ici les mots même de Jordi Savall à propos de cet album entièrement dédié aux estampies du manuscrit du Roy parce qu’ils ont le mérite de montrer tout le soin et le sérieux apportés à la préparation de ce type d’albums. En l’absence d’annotations (instruments, tempo, ornementation, etc…), il s’agit d’effectuer là un véritable travail de reconstitution et on voit bien à quel point l’artiste et le chercheur travaillent alors de « concert » pour retrouver l’interprétation la plus juste tout en conservant une liberté laissée de fait également aux musiciens d’alors, par les « vides » même de l’écriture musicale médiévale:
