Sujet : marché, festival, événement médiéval, agenda sortie, moyen-âge, artisanat, animations, compagnies médiévales, musique rock, médiéval, folk et pagan metal. Evénement : Festival de chair et d’Acier Lieu : Mâcon, la cave à musique. Dates : les samedi 22 et dimanche 23 avril 2017
Bonjour à tous,
élanger ambiance médiévale et concerts rock métal, c’est le pari que tient, chaque année, depuis trois ans, le Festival de Chair et d’Acier qui se tient durant deux jours à Mâcon.
Médiéval en journée, métal en soirée
rganisé par les associationsWake Up Deadet l’association Luciol, l’événement au carrefour du médiéval et du métal se tient au coeur de l’espace musical et événementiel, lacave à Musique, géré par cette dernière, il est donc question d’y célébrer le moyen-âge le samedi et le dimanche après-midi et le samedi, au soir venu, de pouvoir assister à quatre concerts très métal, concoctés tout spécialement pour vous par les organisateurs .
Du point de vue du programme en journée, l’espace s’ouvrira à des animations aux couleurs médiévales avec marché artisanal, forgerons, conteurs, magiciens, parades et spectacles, troupes musicales, escrime ancienne encore avec l’association jura médiéval. Il y aura bien sûr aussi de quoi se sustenter et se restaurer. Petit plus pour l’ambiance, autant que pour vos deniers, à noter que les visiteurs qui viendront costumés à la façon médiévale bénéficieront d’un tarif d’entrée préférentiel.
En soirée, le samedi, quatre concerts emmèneront les amateurs de rock métal ou les curieux désireux de découvrir un peu mieux ce genre musical, (du folk metal au death ou au sludge metal) jusqu’au bout de la nuit, sur les rives du metal le plus affûté et tranchant.
Folk metal, pagan metal, mediéval metal,
les influences « médiévales » dans le metal
a relation entre le métal et le monde médiéval n’est pas nouvelle. On se souvient du guitariste Tony Iommy de Black Sabbath qui utilisa dès 1970 des accords interdits au moyen-âge car réputés trop durs à l’écoute et considérés comme diaboliques. Entre messes noires et accords diaboliques, la référence était lancée en creux, un certain paganisme ne s’était pas tout à fait éteint avec le moyen-âge.
Bien sûr, et plus tard encore, il n’est pas rare que la référence à la magie noire et autres cultes interdits ait souvent conduit certains groupes métal à rechercher une partie de leur univers de référence dans un lointain passé que l’on devine empli de paganisme, de sorcellerie et autres rites obscurs, et que l’on pourrait aisément rattacher à un certain « moyen-âge », dusse-t-il être imaginaire ou revisité.
Quoiqu’il en soit, du point de vue musical, c’est véritablement autour des années 90 que le genre métal commencera à voir émerger sa forme « folk » notamment avec l’arrivée du violon chez le groupe britannique Skyclad.
A cette même époque, le groupe irlandais Waylander ouvre aussi son métal à la mythologie celtique, en même temps qu’il y invite la flûte, la mandoline et le bodhrán, instrument de percussion celtique ancien. Signe des temps et de cette référence au moyen-âge qui s’affirme dans une certaine branche du métal, la sortie de l’album « Dark Medieval Times » du groupe norvégien de black metal Satyriconconsacrera définitivement l’avènement du Medieval Metal. Nous sommes en 1994.
e mouvement se poursuivra et l’aube des années 2000 verra se former un grand nombre de bandes se revendiquant du Pagan Metal du Folk Metal ou du Medieval Metal. Depuis, le genre connaît toujours de beaux jours à travers des nombreux représentants qui le portent sous des formes variées. Comme toujours depuis les origines du Metal, les groupes en provenance d’Allemagne y sont particulièrement actifs : Corvux Corax, Saltiato Mortis, In extremo, Schandmaul, etc.
A l’évidence, le rapprochement entre le monde médiéval et le genre musical métal ne date pas d’hier et ce petit topo devrait vous permettre de mieux comprendre les origines de cette fusion et, du même coup, la raison d’être d’un festival entre célébration du moyen-âge et concerts de musique métal comme celui qui vous attend à Mâcon, cette fin de semaine.
En vous souhaitant une belle journée et un bon festival de Chair et d’acier, si vous vous y rendez!
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
Sujet : marché, salon, festivités, festival, événement médiéval, agenda sortie, historique, moyen-âge, artisanat, animations, compagnies médiévales. Evénements : Salon de la Passion médiévale Lieu : Montréal, Quebec. Dates : les 5, 6 et 7 mai 2017
Bonjour à tous bonne gens
de toutes les terres de ce monde où l’on parle le françois,
ujourd’hui, nous avons le plaisir de vous annoncer un bel événement qui se tient chaque année à Montréal et qui donne l’occasion aux belles terres du Quebec de s’enflammer pour la passion du monde médiéval.
Si vous résidez en France, il vous sera sans doute compliqué de vous y rendre, mais comme nous sommes suivis au delà des frontières par un public francophone qui se tient aussi outre-atlantique, nous voulions saluer cet événement et en souligner la présence auprès de tous nos amis québécois ou encore français et francophones résidents au Québec.
Un programme complet pour
trois jours de festivités et découvertes
usiques, danses historiques, costumiers, défilés de « mode », compagnies et animations médiévales, artisanat d’époque, cuirs, fabricants d’armes anciennes et autres « reconstituteurs », chaque mois de mai, Montréal se met à l’heure du moyen-âge durant trois jours complets, pour un salon entièrement dédié à l’Histoire vivante.
Au fil des années, ce rendez-vous toujours très attendu, s’est imposé comme le principal rassemblement des amateurs et professionnels, passionnés d’histoire et de moyen-âge du Quebec. On y vient depuis les quatre coins du pays et l’événement est de taille; il comptera, cette année, plus de cents exposants et intervenants.
Pour cette édition 2017, on retrouvera bien sûr de très sérieuses troupes de reconstitutions historiques : vikings du haut moyen-âge, routiers du XVe siècle, mais aussi templiers du Quebec, tous venus pour faire revivre à travers démonstrations, campements, tournois ou ateliers, ces temps lointains dont ils se sont fait une spécialité.
A tous ceux qui auront la chance de s’y rendre en mai prochain, ainsi qu’aux organisateurs, nous souhaitons un très heureux salon et une belle réussite pour cette année!
Une excellente journée à tous.
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes.
Sujet : poésie médiévale, satirique, satire, humour, poète, épigramme, poésies courtes. Période : fin du moyen-âge, début renaissance Auteur : Clément Marot (1496-1544) Titre : D’un curé, épigramme
Bonjour à tous,
ous partageons, aujourd’hui, une nouvelle poésie courte, prise dans le répertoire des épigrammes de Clément Marot. Le poète et auteur du début de la renaissance nous entraîne, cette fois-ci, et toujours avec beaucoup d’humour et d’esprit, dans une moquerie au sujet d’un curé qui, à l’évidence ne cesse de se vanter d’apprécier la gente féminine.
Nous sommes aux portes de la renaissance ou à l’hiver du moyen-âge comme on préférera, pourtant l’esprit satirique qui courait déjà dans les fabliaux au sujet des curés ou prêtres dévoyés, est toujours bien présent chez Marot qui ne perd pas une occasion d’en rire : cupidité, grivoiserie, sexualité débordante, écarts entre la prêche et les actes, tout y passe. Nous avions déjà publié sa Ballade sur frère Lubin, voici donc ici une autre épigramme sur le même sujet. Ce ne sont que deux exemples, on en trouvera encore d’autres chez le poète .
D’un curé, Epigramme.
« Au curé, ainsi comme il dit, Plaisent toutes belles femelles, Et ont envers luy grand credit, Tant bourgeoyses que damoyselles; Si luy plaisent les femmes belles Autant qu’il dit, je n’en sçay rien; Mais une chose je sçay bien, Qu’il ne plait pas à une d’elles. »
Clément Marot, (1496-1544)
En vous souhaitant une belle journée.
Fred
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Période : moyen-âge central, XIIIe siècle Conservation : Musée de Condé, Chantilly Manuscritancien : le Psautier d’Ingeburge
Bonjour à tous,
e week end pascal nous donne l’occasion de vous souhaiter de joyeuses pâques tout en vous parlant d’un célèbre manuscrit ancien du XIIIe siècle et du personnage historique qui s’y trouve attaché. Il s’agit d’un ouvrage religieux et même d’un livre de prières, connu sous le nom de Psautier d’Ingeburge, du nom de la reine de France Ingeburge de Danemark (Ingeborg), seconde et « éphémère » épouse du roi Philippe-Auguste, pour lequel le manuscrit aurait été réalisé et qui lui aurait appartenu.
La cène, Psautier d’Ingeburge, enluminures et peintures sur feuille d’or du XIIIe siècle
L’étrange et douloureux destin
de la reine Ingeburge de Danemark
Concernant le destin de cette jeune noble danoise, fille du roi Valdemar 1er, en tant que reine de France, on se souvient qu’il fut assez particulier puisque, dès le lendemain de la nuit de noces, le roi Philippe Auguste la rejeta et s’employa, dés lors, à faire annuler ce mariage. A ce jour, le mystère reste entier sur ce qui survint, cette nuit-là, dans la chambrée royale et les historiens s’y sont perdus en conjectures, sans que l’on puisse rien avérer.
Suite à son rejet par le roi, la jeune danoise qui n’a alors que 18 ans cherchera et obtiendra l’appui du pape et de Rome contre l’annulation du mariage. Le roi lui fera payer puisqu’il lui imposera une errance de plus de vingt ans, en la tenant recluse ou prisonnière dans divers monastères et forteresses royales. Il surseoira même à l’interdiction du pape en finissant par se remarier, même s’il n’eut jamais gain de cause face à l’Eglise. Quatre conciles se prononcèrent, en effet, en défaveur de l’annulation et rien ne fit jamais fléchir Rome, ni la détermination de Ingeburge à maintenir son honneur sauf et à défendre son statut de reine de France.
Vingt ans après, à la mort de sa troisième et illégitime épouse aux yeux de Rome, Agnès de Méran, Philippe-Auguste réhabilitera la noble danoise sur le trône, comme il l’avait répudié, sans aucune explication. Elle aura, entre temps, subi ses foudres pendant de longues années, de sévices psychologiques en humiliation, pour une raison encore, à ce jour, inconnue, comme nous le disions plus haut.
Concernant la réhabilitation tardive d’Ingeburge, elle fut à l’évidence plus le fruit de calculs et de manoeuvres politiques en vue d’alliance de la part de Philippe-Auguste que dénotant d’une quelconque volonté d’expiation face au sort qu’il avait réservé à la jeune femme. La stratégie fut vaine puisqu’il n’obtint rien des danois face aux anglais, mais la reine y gagna au moins sa liberté.
Une décennie plus tard, à la mort du roi, ce dernier tint, dans son testament, à que soit rendue à la reine, la dot de 10 000 marcs d’argent qu’il avait « injustement » perçue, à l’occasion de ce mariage; cette volonté inexpliquée d’effacer totalement cette union sera restée implacable jusqu’au bout. Après la mort de Philippe Auguste, Ingeburge fut reçu avec tous les égards de son rang par Blanche de Castille et le nouveau roi Louis VIII, elle put alors se consacrer à ses « oeuvres », jusqu’à 1238, date de sa mort.
Le prestigieux Psautier d’Ingeburge
omposé de 197 feuillets, ce manuscrit, riche en illustrations et enluminures, se trouve conservé au musée de Condé à Chantilly. A la faveur du week end de Pâques, nous en partageons ici quelques unes liées à cette fête religieuse. En plus du psautier et de ses enluminures, le manuscrit comprend aussi un calendrier décoré, ainsi que plus de cinquante peintures et encore d’autres prières et oraisons.
La reine Ingeburge y a fait écrire les dates de la mort de ses parents, ainsi que celle de la bataille de Bouvines qui consacrait la victoire de Philippe-Auguste, mais aussi la fin de sa période de souffrances et de réclusion.
Après la mort de cette dernière, le manuscrit resta attaché à la maison royale et il comporte une mention qui atteste qu’il aurait appartenu par la suite au roi Louis IX, Saint louis. Il fut d’ailleurs conservé dans le courant du XIVe siècle au château de Vincennes comme une relique de ce dernier roi.
Après le XIVe siècle, pour une raison inconnue, le manuscrit partit en périple jusqu’en Angleterre où il demeura jusqu’au milieu du XVIIe, date à laquelle il revint finalement en France. Une mention ajoutée par un faussaire sur le manuscrit tentait d’expliquer les raisons de ce passage en Angleterre mais ses affirmations ont été démontées depuis la fin du XIXe siècle, notamment par l’historien Léopold Delisle.
Après avoir été la possession de plusieurs familles ou collectionneurs, ce psautier fait partie désormais de la collection du Musée de Condé. Outre le fait qu’il est passé dans les mains de grands personnages historiques, il demeure un précieux témoin de l’art légué par les ateliers d’enluminures des débuts du XIIIe siècle.
En vous souhaitant une belle journée et de joyeuses pâques !
Fred
Pour moyeagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes