Archives par mot-clé : haut Moyen Âge

trésor, bracelets, mondes et mode vikingS

Sujet : bijoux, bracelets viking, archéologie médiévale, mode viking, trésor viking, Viking Heritage, Musée de Copenhague, mondes vikings
Période : haut Moyen Âge, Xe siècle, an mille, période moderne
Lieu : Danemark, musée de Copenhague, Vejen

Bonjour à tous,

lors que le Moyen Âge demeure toujours à la mode, une partie de cette fascination contemporaine pour la période médiévale s’étire du côté de l’an 1000 et même un peu avant. Cette tendance qui se distingue consiste à s’intéresser, de plus en plus, à la civilisation viking, à son histoire et à l’univers des hommes du nord.

Engouement & mode pour les mondes vikings

Avant que la Covid et, plus encore, les confinements en cascade ne nous tombent dessus, on a vu, ces dernières années, de plus en plus de troupes de reconstitution d’inspiration viking émerger et s’inviter dans les fêtes et réjouissances médiévales. Certaines festivals ou événements se sont même entièrement créés ou fédérés autour d’eux (Normandia, Yggdrasil, …) et on a pu ainsi assister à de nombreuses démonstrations autour de leur mode de vie, leur équipement, leur façon de se vêtir, de se parer ou encore leur façon de combattre. Cet engouement de nos contemporains pour les mondes vikings dépasse de loin les terres normandes qui ont vu des tribus du légendaire chef Rollon s’y sédentariser au Moyen Âge. On le retrouve dans les fêtes médiévales sur l’ensemble du territoire, c’est dire s’il est présent.

Humour Viking

Hors des salons médiévaux et de ce genre d’agapes, les vikings sont aussi à la mode dans le cinéma, à la télévision, mais encore la BD ou la littérature. Comme pour le Moyen Âge, la présentation de leur culture ne colle que rarement à leur histoire véritable. Le médiéval fantastique vient aussi s’en mêler en mettant encore plus de distance avec la vérité historique. Au final, on sombre donc bien souvent dans la caricature, même si on sait aujourd’hui que les hommes du nord sillonnaient les mers et les fleuves d’Europe pour y commercer et pas systématiquement pour y piller.

Quoiqu’il en soit, le grand public reste toujours friand de références à la mythologie, aux légendes nordiques ou à la culture de ces navigateurs venus d’Europe du nord. Dans ce cadre, on ne se surprend pas de voir fleurir sur la toile, des boutiques spécialisées qui proposent des bijoux, vêtements, accessoires ou objets de décorations sur le thème viking.

Trésor, Bijoux et Bracelets Vikings

Bracelets et bijoux viking


Faisant écho aux légendes au sujet de trésor vikings encore enfouis ou, même, dormant dans quelques eaux profondes, des archéologues en herbe danois ont fait, il y a quelques années, une trouvaille d’exception. Bien que datée de 2016, elle demeure encore, à ce jour, unique : il s’agit, en effet, de sept bracelets vikings en métal précieux (6 d’or et 1 d’argent), qui pourraient faire rêver plus d’un amateur de bijoux nordiques anciens.

Bracelets viking archéologie

Loin de l’imaginaire populaire, ce véritable trésor n’a pas été trouvé dans un souterrain oublié, pas plus que dans les profondeurs des mers ou d’un fleuve. C’est, en effet, dans le sud du Danemark que ces incroyables bracelets d’or et d’argent vikings ont été débusqués, sur le terrain de la municipalité de Vejen. Dans le même registre, ni grande épopée, ni longues recherches ne furent nécessaires pour effectuer cette découverte majeure ; pour trouver ces étonnants bijoux, il n’a fallu que quelques minutes aux trois chercheurs amateurs, équipés de détecteurs de métaux et qui se sont baptisés, eux- mêmes la Team Rainbow Power.

La plus précieuse collection de bracelets viking du Danemark

La collection, datant de l’an 900, pourrait avoir appartenue à l’élite viking locale de l’époque. Avec un poids voisin de 750 g d’or, elle constitue une des plus importante collection d’objets vikings découverte en terres danoises, une vraie pépite en matière d’archéologie médiévale. Les raisons de son enterrement sur le site demeurent toujours sujettes à spéculation.

Bracelets viking

La mise au jour de tous ces bracelets a, bien sûr, excité les chercheurs et archéologues d’autant que le même terrain avait déjà livré, un lourde chaîne en or au début du XXe siècle (1911). Dans la foulée, de nouvelles recherches ont donc été entreprises, les mois suivants. Bonne pêche ! Elles ont conduit à la découverte de nombreuses autres pièces : près de 160 ! parmi lesquelles des pendentifs dont certains en or, garnis de pierres semi-précieuses ou de perles d’or. Se joignait encore, à ce trésor viking exceptionnel, des pièces de monnaies romaines et même arabes, et d’autres bijoux d’argent.

Des bracelets viking à porter ou à offrir

Bien entendu, qui révérait de porter ces bijoux vikings du Xe siècle ne pourrait y avoir accès. Ils n’ont pas de prix. Aujourd’hui, ces somptueux bracelets sont conservés sous bonne garde au musée de Copenhague où ils ont rejoint le patrimoine national danois.

Ne désespérez pas toutefois, si vous aimez l’art et la bijouterie à la façon des hommes du nord, les amis de Viking Heritage ont pensé à vous. Dans leur boutique en ligne, ils vous proposent, en effet, un large choix de bracelets vikings pour homme ou pour femme du plus bel effet. Tous sont réalisés artisanalement et à la commande, avec les matériaux précieux ou semi-précieux les plus variés : acier, bronze, cuivre, cuir, argent, or, en fonction des goûts ou du budget de chacun.

Bracelets viking

Du point de vue symbolique, vous retrouverez, bien sûr, sur ces bracelets uniques en leur genre, de nombreux rappels aux légendes et aux mythologies nordiques : runes, dragons, loups, corne d’Odin, Yggdrasil et arbre de vie, et plus encore… De quoi fournir des idées de cadeaux originaux au vue de la période de l’année.

Une excellente journée à vous.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
« A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes »

archéologie médiévale : un village mérovingien à Pontarlier

Sujet : archéologie médiévale, sites de fouilles, village mérovingien, architecture médiévale, centre domanial, INRAP
Période : Haut Moyen Âge, Ve au VIIe s
Sites : Les Gravilliers à Pontarlier, Doubs, Bourgogne-Franche-Comté.

Bonjour à tous,

i vous êtes amateurs d’archéologie médiévale, de monde mérovingien, de haut Moyen Âge et de trous de poteaux, ne manquez pas les dernières nouvelles de l’Inrap au sujet du grand chantier de fouilles des Gravilliers à Pontarlier, dans le Doubs.

Ce site a été mis au jour, en 2011, à l’occasion de l’aménagement d’une zone d’activités économiques. Sur une surface de plus de 20 hectares, le chantier de fouilles a révélé, depuis, un centre d’habitation mérovingien, sur 8 ha, daté des VIe et VIIe siècles et sa nécropole, mais également une occupation plus ancienne, datée du mésolithique.

Plan de fouille mérovingien, haut Moyen Âge
Vue d’ensemble du site d’habitation mérovingien (à retrouver HD sur le site web de l’INRAP

Un centre domanial franc
sur la route stratégique du Jura

Sur la partie du site qui concerne le haut Moyen Âge, les vestiges découverts sont d’une grande richesse. Ils permettent, désormais, de dégager quelques conclusions et de former quelques hypothèses sur la vocation du lieu et ses habitants.

Pour l’instant, les fouilles ont permis de restituer un nombre relativement important de constructions concentrées sur une zone d’environ 1 hectare. On y trouve de grands édifices dont les vocations ont pu être d’habitation mais aussi d’élevage. Véritable trouvaille, un peu à l’écart de ce centre, on a également relevé les traces d’une église contemporaine du village et qui pourrait bien être l’une des plus anciennes mise à jour, à date, dans le Jura. La nécropole, quant à elle, n’est pas concentrée près du bâtiment religieux. Elle se compose de plusieurs dizaines de sépultures (autour de 70) dont la majorité se trouve disséminée sur l’aire du hameau, autour des habitations.

Eglise mérovingienne du Haut Moyen Âge
L’église du site de fouilles mérovingien de Pontarlier par François Gauchet, Copyright Inrap

A partir des trous de poteaux et des résultats du chantier, François Gauchet, dessinateur en archéologie, attaché à l’Inrap a extrapolé une superbe illustration de l’édifice religieux dont on a trouvé les vestiges sur site. On lui doit également un plan d’ensemble (image en tête d’article à retrouver en HD sur le site de l’Inrap) qui permet d’avoir un excellent aperçu du site, de l’emplacement de l’église et des bâtiments centraux. Tout autour de ces derniers, sont disposés diverses installations plus petites qu’on devine être des greniers surélevés, des habitations de taille modestes ou encore des cabanes excavées et des fonds de cabanes. L’illustration montre également les différents emplacements des sépultures à proximité des habitations.

Chevaliers éleveurs ?

D’un point de vue factuel, les relevés de fouilles ont montré qu’on élevait ici des bœufs et des chevaux et qu’on les abattait à des fins d’alimentation. Autre découverte d’intérêt, avérée à la fois par le contenu des sépultures et la richesse de certains objets retrouvés sur place, ce bourg fait plus l’effet d’une installation à composante chevalière et seigneuriale que d’un site d’exploitation rurale. L’Inrap parle même à son propos de « centre domanial ». Dans les sépultures, on a aussi trouvé des épées et des éléments qui démontrent la présence de cavaliers.

Résultat fouilles archéologiques mérovingiennes

Sorti de terre plutôt rapidement, installé à une courte distance du bourg de Pontarlier (qui existait déjà à l’époque), l’endroit fut occupé durant un peu moins de deux siècles. Il semble s’être vidé de ses habitants aussi rapidement qu’ils s’y étaient installés. En croisant datation et observation, les archéologues émettent l’hypothèse que la mise en place du site pourrait témoigner d’une installation rapide des Francs afin de consolider leur position sur un territoire burgonde nouvellement conquis. On parle même, sur le site de l’Inrap, de « transplantation de population ». L’endroit est aussi imminemment géostratégique puisqu’il permet de garder un œil sur la route d’accès qui, rallie, par le Jura, l’Italie au nord de l’Europe.

Découvrir plus de détails sur ce chantier de fouilles sur INRAP.fr

En vous souhaitant une très belle  journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen Âge sous toutes ses formes.

En octobre, à Vézelay, projection du film documentaire « A la recherche de Vaubeton »

girart_de_roussillon_vienne_chanson_de_geste_bataille_vaubedon_archeologie_histoire_medievale_film_documentaire_haut_moyen-age_IXeSujet : Girart de Roussillon, chanson de geste,  France carolingienne, monde féodal, histoire médiévale, médiéviste, film, documentaire.
Période  
: haut Moyen Âge, IXe siècle
Titre    :   À    la recherche de Vaubeton
Durée :   86 minutes
Réalisatrice    : Michelle Gales
Production  :  Le Chemin derrière les murs,  Now & Then et Rivarts  (2018)
Evénement   : Projection, échanges
Date     : le  26 octobre 2019 à 15h30
Lieu    :    La cité de la Voix ,  Vézelay

Bonjour à tous,

I_lettrine_moyen_age_passion-copial y a quelque temps,  nous vous avions présenté le film documentaire  « À la   recherche de Vaubeton » de la réalisatrice Michelle Gales. Avec comme fil conducteur le personnage et la geste de Girart de Roussillon, ce long métrage,  filmé en Bourgogne, autour du site supposé de la bataille de Vaubeton,  est, tout à  la fois, une invitation à la poésie et à la réflexion.  Ainsi, si l’histoire de Girart y est questionnée avec l’appui des médiévistes, il y est aussi question d’un jeu de miroirs entre monde  médiéval et modernité.

Filmer le Moyen Âge aujourd’hui

video-documentaire-monde-medieval-moyen-ageAu delà des faits historiques ou archéologiques, Michelle Gales s’y laisse entraîner, avec délectation,   sur les traces de la légende ; elle  la traque de son regard et de sa caméra jusque dans ses recoins les  plus secrets, pour mieux la suggérer ou la faire resurgir : à travers les paysages, les sites, les vieilles pierres et même jusque dans les gestes et les regards.

 Au delà du factuel,  il s’agit aussi de questionner  l’empilement du temps  et les liens mystérieux et muets qui peuvent encore nous unir au Moyen Âge ; que nous en fassions un relecture consciente ou que ce dernier s’invite, à tâtons, jusque dans notre présent.


La Projection-échange du 26 octobre à Vézelay

Le film documentaire sera projeté le  26 octobre prochain, à 15h30 à la   Cité de la Voix, en la  belle cité médiévale classée de  Vézelay.

 L’événement est organisé  en partenariat avec les Amis de Vézelay, Association de préservation de l’Histoire  et du  Patrimoine de  la ville, et de sa  région.  La projection  sera suivie d’une rencontre échange avec la réalisatrice. Les entrées sont libres dans la mesure des places disponibles.  Pour plus d’informations, nous vous conseillons ce lien : contacter les Amis de Vézelay.


Si vous n’avez pas la chance de vous trouver autour de Vézelay à cette date, vous trouverez plus d’informations sur le site officiel   du documentaire ici  (calendrier de projections,  visionnage, location, …).

Voir également notre article précédent sur ce beau documentaire :   « À    la Recherche de Vaubeton, sur les traces de Girart de Roussillon »

En vous souhaitant une très belle journée.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen Âge sous toutes ses formes.

Haut Moyen Âge et légendes arthuriennes : nouvelle découverte d’intérêt sur le site archéologique de Tintagel

chateau_tintagel_haut_moyen-age_celte_histoire_archeologie_medievale_legendes_roi_arthur_angleterreSujet : archéologie médiévale, Tintagel, roi Arthur, site touristique,  légendes Arthuriennes,  patrimoine, Angleterre médiévale, château, site  archéologique d’exception, English Heritage
Période : haut Moyen Âge (VIe, VIIe siècle)
Lieu : Tintagel, Cornouailles, Grande Bretagne.

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passionla faveur des fouilles archéologiques qui se poursuivent sur le site historique antique de Tintagel (pas le château du XIIIe mais celui nettement plus ancien et datant du Haut Moyen Âge et des VI et VIIe siècles), les archéologues viennent de faire une nouvelle découverte qui enflamment, une fois de plus, les consciences autour de l’existence réelle possible de la personne du Roi Arthur et de ses légendes.

La trouvaille est un large morceau d’ardoise de près de deux pieds de long,  qui serait issu d’un rebord de fenêtre. Datée du VIIe siècle, l’objet comporte des inscriptions gravées, mélange de latin, de symboles grecs et chrétiens. Il s’agit un « doodle », entendez « brouillon », « griffonage », « griboullage », soit le résultat d’un exercice auquel aurait pu se livrer un scribe d’un niveau certain d’éducation. L’écriture est, en effet, inspirée des techniques en usage pour les manuscrits anciens d’époque et attesterait de la présence sur site d’une cour cultivée et ouverte sur le monde, faisant montre d’un certain niveau legende_arthurienne_archeologie_site_de_tintagel_cour_roi_arthur_haut_moyen-aged’éducation.

(ci-contre Win Scutt, conservateur d’English Heritage, avec la découverte
crédits telegraph.co.uk)

On se souvient qu’à l’occasion d’une campagne de fouilles effectuée au même endroit, une autre pierre avait été trouvée dans le courant de l’année 1998, datée elle aussi du haut Moyen Âge et portant la mention « Pater Coliavificit Artognov » que  l’archéologue Charles Thomas avait traduit :  « Artognou, father of a descendant of Coll, has had this built » (Artognov (Arthnou, Arthur) père et descendant de Coll a possédé cette construction). (voir notre article précédent sur le sujet).

La nouvelle découverte ne peut donc manquer d’agiter les amateurs de légendes arthuriennes en venant apporter de l’eau à leur moulin. De nombreux articles sont sortis, ces derniers jours, dans la presse britannique pour en faire état et nous nous sommes fendus ici de la traduction littérale de celui du Telegraph, en date du 15 juin 2018 :

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Un antique  « griffonage » découvert au château  de Tintagel : preuve de la cour du Roi Arthur  ?

« Depuis des siècles, les historiens ont recherché les preuves que le château de Tintagel était le lieu de naissance du roi Arthur.

Perché sur un éperon rocheux de la côte de Cornouaille, le site balayé par les vents semblait un endroit improbable pour une cour royale. Mais la découverte d’un morceau de fenêtre vieux de 1300 ans a accrédité l’idée que Tintagel a bien été, malgré tout, la demeure de rois.

Le morceau d’ardoise de deux pieds de long arbore un mélange de Latin et de Grec avec des symboles chrétiens, dans une écriture décorative similaire à celle trouvée dans les manuscrits de prière de la même période, et démontre une familiarité de son auteur avec ces textes.

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English Heritage, l’organisme qui gère Tintangel, a déclaré que cette découverte « confère plus de poids à la théorie qui fait de Tintagel un site royal doté d’une culture chrétienne lettrée ».

On pense que ces inscriptions ont été faites par quelqu’un exerçant son écriture manuelle, gravant peut-être ces mots dans la pierre pendant qu’il contemplait la mer. Les caractères incluent les noms de « Tito » et « Budic » et les mots latins « Fili » (fils) et « viri duo » (deux hommes). La lettre grec Delta apparaît également.

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Le site de fouilles du haut Moyen Âge à Tintagel, une mine d’or sur la Grande Bretagne post-romaine.

La trouvaille enchantera tous ceux qui prêtent foi à la légende arthurienne, qui a fait de Tintagel une attraction touristique populaire, même si pour ses détracteurs, cette découverte ne produit aucune preuve concrète de plus, de l’existence d’Arthur.

La légende du Roi Arthur fut popularisée par Geoffroy de Monmouth, dans son ouvrage du XIIe siècle : l’Histoire des rois de Bretagne. (ndt : Historia Regum Britanniae. voir article)

Il y a, en réalité, deux sites à Tintagel : l’originel, une installation médiévale ancienne (VIe, VIIe siècle) et les ruines d’un château du XIIIe siècle édifié ici par Richard, comte de Cornouaille, au motif que l’endroit était supposé être le site originel du pouvoir local en Cornouaille. Le morceau de pierre gravée a été découvert sur le site le plus ancien qui est actuellement l’objet de fouilles.

Win Scutt, conservateur de English Heritage a déclaré :

 » il est incroyable de penser qu’il y a 1300 ans de cela, sur cette dramatique falaise cornique, quelqu’un s’entraînait à l’écriture, en utilisant des phrases latines et des symboles chrétiens. Nous ne pouvons établir avec certitude qui les a faites, ni pourquoi, mais ce que nous pouvons affirmer c’est qu’au VIIe siècle, Tintagel avait des scribes professionnels qui connaissaient les techniques d’écriture utilisées dans les manuscrits, et cela en soi, est très excitant. Nous savions que c’était un site de haut rang mais ce que nous ne savions pas, c’était jusqu’où allait son niveau d’éducation. »

Cette trouvaille établit que « les maîtres des lieux n’étaient pas des chefs de guerre ignorants, ayant pris possession, dans la Grande Bretagne post-romaine, de zones déjà établies auparavant, un peu comme cela s’est produit dans l’Afghanistan de l’après-guerre. » a t’il ajouté, mais qu’il s’agissait ici d’une véritable communauté ouverte à différentes cultures.

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Sur la question de savoir si cette découverte amène la légende arthurienne plus près ou non de la réalité, Scutt a encore ajouté diplomatiquement : « Cela montre que nous avons ici les conditions  correctes réunies pour une figure Arthurienne, si elle a existé. »

En 2016, l’English Heritage avait été accusé de “Disneyfication” de Tintagel après avoir commissionné un sculpteur pour graver le visage de Merlin, à l’entrée d’une grotte ou l’enchanteur avait été tintagel_chateau_site_archeologique_sculpture_merlin_legendes_arthuriennescensé avoir emmené Arthur enfant (ndt. voir notre article précédent sur la question).

L’organisme a également installé un statue du roi en bronze brandissant une épée.  L’association  des historiens locaux de Cornouailles s’était alors déjà plainte que le site antique était en train d’être transformé en «parc à thème autour des conte de fées».

A tout cela, Scutt répond :

 » Nous ne pouvons ignorer les légendes. Le château a été construit par Richard, comte de Cornouailles, entièrement sur la foi de la légende arthurienne. Il n’y a pas d’autres raisons pour le château de se trouver là.
Ces fouilles nous permettront d’en apprendre plus sur le site d’origine, et nous espérons bien en retour qu’elles encouragerons les gens à le visiter »

Article du Telegraph par la journaliste traduit de l’anglais par nos soins. Voir article original ici

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Sans conclure hâtivement sur le fond des légendes arthuriennes, ajoutons encore qu’avec les autres trouvailles faites jusqu’à récemment sur le même site et qui attestent clairement d’une effervescence commerciale de l’endroit et d’échanges qui s’effectuaient alors vraisemblablement, avec des destinations aussi lointaines que la Turquie ou la méditerranée (voir photo ci-dessous), ces fouilles archéologiques n’en finissent pas de confirmer leur grand intérêt historique, autant que la présence à Tintagel d’un haut site seigneurial ou royal d’exception, installé là durant le haut Moyen Âge.

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Fragments d’objets & poteries découverts en 2017 sur le site de Tintagel, haut Moyen Âge

Sur le sujet de Tintagel et de ses fouilles arthuriennes, voir aussi nos autres articles :

En vous souhaitant une très belle journée.

Fred
Pour moyenagepassion.com
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