Sujet : légendes arthuriennes, cinéma, Excalibur, Leodagan, citations médiévales, citations autour du Moyen Âge, roi Arthur, épée, rocher. film Période : Moyen Âge central, haut Moyen Âge Film : Excalibur (1981) Réalisateur : John Boorman
Bonjour à tous,
l’approche des fêtes, pour les enfants du tube cathodique que nous sommes pratiquement tous désormais (même si certains d’entre nous ont décidé, après coup, de s’en affranchir un peu), cette période est souvent celle où la télévision repassait les vieux classiques. A l’occasion des vacances de Noël, on se souvient presque tous de films que l’on a vus un nombre incalculable de fois : à chaque génération, les siens.
Bien sûr, à l’ère du DVD, les choses sont différentes. Si les habitudes sont restées, on se retrouve avec la possibilité de choisir son programme. Calés au fond d’un bon sofa, on se retrouve enclin à se laisser aller à quelles bonnes soirées, à rejouer, le temps d’un film, à la madeleine de Proust cinématographique. Pour la période médiévale, j’hésite entre l’Excalibur de Boorman, un bon vieux Robin Hood ou pourquoi pas, dans un autre genre, une des trilogies de Peter Jackson à la revisite de Tolkien. Et vous, quels seraient les classiques que vous auriez envie de revoir ?
Le pouvoir d’un roi couronné par une épée
“Je l’ai vu de mes yeux. Le garçon a tiré l’épée ! Si un garçon a été choisi alors un garçon doit être roi !” Leodagan (Patrick Stewart) – Excalibur, John Boorman
« I saw what I saw. The boy drew the sword! If a boy has been chosen, then a boy shall be king! » Leodegrance – Excalibur
En vous souhaitant une belle journée.
Frédéric EFFE Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
Sujet : Kaamelott, série télévisée, médiéval-fantastique, comédie, légendes arthuriennes, musique, album, bande originale, film, cinéma Auteur-compositeur :- Alexandre Astier Musique : Kaamelott premier volet, l’album Dates : sortie le 25 novembre 2020
Bonjour à tous,
ialoguiste, scénariste, réalisateur, musicien, auteur-compositeur, Alexandre Astier a de quoi surprendre et ça tombe bien parce qu’il aime ça. D’une certaine façon, il vient à nouveau de le faire puisqu’à l’heure où les mesures sanitaires n’en finissent plus de pleuvoir, Regular Prod, sa maison de production, vient d’annoncer la sortie de l’album de la musique de Kaamelott, le film, premier volet pour le 25 novembre.
Une sortie de la musique du film en phase avec la sortie en salles
En réalité, il s’agit plus d’une confirmation que d’une surprise puisque cette date coïncide avec celle annoncée (et toujours officielle) de la sortie du film en salles. Le seul élément étonnant tient donc moins à ce choix de calendrier qu’aux doutes que pourrait faire planer la gestion du Covid sur une sortie cinématographique sereine du premier volet de la trilogie Kaamelott. En général, une bande originale de film sort en même temps, voire un peu après un film, même si, dans l’histoire du cinéma, il a pu arriver que l’inverse se produise et que la musique d’un film draine les spectateurs au cinéma.
Alors faut-il y voir une façon de faire la nique à ce Covid qui n’en finit plus de nous pourrir la vie, tout en confirmant que le film sortira bien à l’échéance convenue ? Ou la décision suit-elle simplement le plan de distribution prévu ? Point ne le sait. En tout cas, quelles que soient les mesures qui paralysent le pays, son économie, ses spectacles et sa culture, la musique du film Kaamelott, suivra, elle au moins, le calendrier et c’est une bonne chose.
Sergio Astier ou Alexandre Morricone ?
« Pour Alexandre Astier, chaque projet artistique est avant tout prétexte à écrire de la musique. »
Pensant à cette musique qui pourrait peut-être pré-exister à la découverte du film, je relisais cette citation au sujet d’Alexandre Astier, glané dans un dossier de presse, et tout cela m’évoquait un peu certains interviews, redécouverts dernièrement sur youtube du légendaire Sergio Leone. Celui qui avait fini par s’allier comme complice, dans la plupart de ses films, le grand compositeur et directeur Ennio Morricone, concevait la musique comme quelque chose qui devait se trouver au cœur du 7ème art. Pour Leone, elle n’était jamais un accessoire de l’œuvre cinématographique mais un pilier et presque un préalable. Elle devait, tout à la fois, venir poser, prolonger, soutenir l’univers. Il n’est pas question ici de fond, mais quelquefois même de poser le cadre : renforcer les dialogues au point de les rendre superflus, remplir de sens les longs silences des personnages. On raconte que le réalisateur italien la diffusait même, parfois, sur les plateaux et demandait aux acteurs de s’en imprégner parce qu’elle contenait une partie des clés pour les aider à comprendre leur personnage.
un beau teaser musical à se mettre sous la dent en attendant la sortie de l’album
Aujourd’hui, repenser aux grandes réalisations de Sergio Leone sans que la musique d’Ennio Morricone ne vienne à l’esprit relève de la gageure. Ce n’est pas dû qu’au talent de ce dernier ou du réalisateur, c’est une alchimie entre les deux. une façon d’écrire et faire en sorte que la musique participe entièrement de l’œuvre.
Avec le premier opus de cette fresque Kaamelott sur grand écran, il va être intéressant de voir à quel point Alexandre Astier a adopté cette « écriture » entremêlée ; comme il en est à la fois l’auteur, le réalisateur et le compositeur, on ne doute pas qu’il y soit allé franchement. La musique était déjà indissociable de la sérié télévisée. On se souvient même qu’elle y a pris une ampleur grandissante, à partir du Livre V et au fil des formats qui gagnaient en durée.
Sous la direction de Frank Strobel
Du côté de la direction d’orchestre, vu le perfectionnisme de A. Astier et son goût pour la chose, on est presque étonné qu’il l’ait déléguée ; on se souvient aussi d’avoir vu quelques teasers le montrant face au grand Orchestre national de Lyon et laissant présager qu’il « faisait » l’orchestre à sa main. C’est le cas puisqu’il signe la composition mais aussi l’orchestration de cet album. Quant à la direction, elle a été confiée à Frank Strobel, talentueux chef d’orchestre allemand au brillant parcours.
Compositeur, arrangeur et interprète des plus grands compositeurs, Frank Strobel est un directeur de renom qui a, lui-même, beaucoup travaillé sur les interrelations entre musique et cinéma. Il a même été projectionniste avant de se consacrer à la musique d’où cette double passion. Avec le temps, il est devenu un grand spécialiste de la direction de musiques de films et on a pu le voir à la tête de nombreux orchestres de renommée internationale sur des projets touchant le 7eme art et la télévision. Avec une baguette de cette trempe, on peut être sûr que l’œuvre musicale de ce « Kaamelott premier volet » sera desservie comme il se doit.
« Dans la grande tradition de la musique symphonique pour le cinéma »
Pour Frank Strobel, l’alchimie a, en tous les cas, fonctionné puisque le grand chef d’orchestre a laissé un belle éloge à l’attention du compositeur.
« La musique d’Alexandre Astier est enracinée dans la grande tradition symphonique de musique pour le cinéma. Il faut se souvenir que ce qu’on appelle aujourd’hui le “Hollywood sound” a été créé en majorité par des compositeurs européens qui ont fui leur continent pour l’Amérique dans les années 1930. (…) Alexandre Astier, en choisissant une formation de 85 musiciens, s’inscrit dans cette tradition postromantique, mais conserve une “French touch”. Parfois, ses notes s’envolent de manière délicieuse, ses changements de couleurs sonores sont subtils : c’est presque impressionniste et assez français selon moi. »
Frank Strobel
La main à la pâte
Avec 34 pièces au menu, si Alexandre Astier s’est affranchi de la direction de ce généreux premier volet musical, c’est peut-être pour mieux céder au plaisir de mettre la main à la pâte en tant que musicien. Dans l’album, on le retrouvera, en effet, comme soliste à des instruments variés dont certains peu connus voir même exotiques : piano, guembri, ghungroo, cajón, dholak, hulusi, Bon courage aux fans de Kaamelott qui vont s’empresser de les googleliser s’ils ne les connaissent pas déjà. Retenons pour l’instant que l’auteur donne là un échantillon de ses larges talents d’instrumentiste sur claviers, percussions et instruments à cordes.
Il ne sera pas le seul à plonger dans l’arène puisque cette musique du film Kaamelott réunit autour d’elle pas moins de 115 artistes : l’Orchestre national de Lyon, le Choeur de chambre Spirito, ainsi que les solistes Cyril Dupuy (cymbalum), Gabriel Rignol (théorbe).
Pour ce qui est des 34 pièces, les titres en sont très évocateurs. En bon auteur, Alexandre Astier, soigne toujours cette partie là. Un peu moins énigmatiques que certaines autres fois, à leur lecture, on imagine même déjà les vidéos des youtubeurs venues pêcher quelques vues, en essayant de deviner ou d’anticiper ce que sera le film et ses intrigues. Bon courage à eux. Hors comédie musicale, une bande originale de film est bien souvent plus étendue que ce que le film en donne à entendre. Attention par contre ! Le titre numéro 32 de cet album risque d’en faire bondir, trembler et spéculer plus d’un. Oui je sais, c’est dur. A moi aussi, ça me le fait, faut pas croire. En cherchant un peu vous devriez le retrouver facilement.
En vous souhaitant une belle journée.
Fred Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
Sujet : Kaamelott, humour, , série télévisée, médiéval-fantastique, comédie, bandes dessinées, légendes arthuriennes, nouveauté, fantasy Période : haut Moyen Âge à central Auteur : Alexandre Astier Ouvrage : Les Renforts Maléfiques, BD, Casterman
Bonjour à tous,
l’occasion de la sortie de la nouvelle BD autour de l’univers Kaamelott, la chaîne Youtube Captain Popcorn a pris l’excellente initiative de nous gratifier d’un long interview de l’auteur Alexandre Astier que celui-ci a eu la bonne idée d’accepter.
Ce bel entretien, posé et au calme, permet à l’auteur des légendes arthuriennes à la française et de l’Exoconférence de se livrer sur de nombreux aspects : références aux jeux de rôle, spécificité de l’écriture BD, détours sur quelques références aux super-héros, à Star Wars et aux incontournables Monty Python et un mot encore de Kaamelott Resistance, toujours dans les cartons.
Opus 9 : les Renforts Maléfiques
Côté nouveauté, ce nouvel opus, qui se présente comme le tome 9 des bandes dessinées Kaamelott, a pour titre Les Renforts Maléfiques. Il correspond à la suite de l’Antre du Basilic, même si, on le notera à l’écoute de l’interview, il se présente, d’une certaine façon, comme un ouvrage à part entière ou un diptyque qui ne dit pas son nom.
Cette nouvelle BD et d’ors et déjà à la vente dans tous les bonnes librairies. A toutes fins utiles, voici également un lien pour l’acquérir en ligne : Kaamelott, Tome 9 : Les Renforts Maléfiques.
L’Interview d’Alexandre Astier sur l’univers et les BD Kaamelott
A propos des Bandes Dessinées Kaamelott
Depuis l’année 2006, neuf tomes de BD Kaamelott sont déjà parus chez Casterman, tous écrits de la main d’ Alexandre Astier . Depuis le début de la saga, la partie illustration a, quant à elle, été confiée au talentueux dessinateur belge Steven Dupré.
Coté format, chaque album propose des aventures inédites et débridées dans l’univers de la série. On connait l’exigence d’Alexandre Astier sur ses productions : il n’a donc pas été question de céder, ici, à la facilité, ni de remâcher des choses déjà traitées à l’écran. L’écriture se trouve également affranchie de certaines contraintes de moyens liées aux productions télévisuelles des premières heures même si l’auteur nous expliquera, dans l’interview, que c’est une liberté dont il faut savoir user, sans abuser (en BD comme à l’écran).
Grandes espaces, effets spectaculaires et créatures fantastiques, cet affranchissement permet tout de même, d’offrir au lecteur, des histoires qui se démarquent d’autant plus de la série TV. De fait, ces Bandes Dessinées Kaamelott en ressortent presque plus clairement ancrées dans un médiéval fantasy épique, teinté de références à la Donjons et Dragons. Alexandre Astier les a, du reste, toujours revendiqué à propos de Kaamelott et on a encore en tête certains d’épisodes mémorables de la Série TV dédiés au Donjon Crawling et à l’exploration de labyrinthes.
Fred
Pour moyenagepassion.com « L’ardente passion, que nul frein ne retient, poursuit ce qu’elle veut et non ce qui convient.»Publilius Syrus Ier s. av. J.-C.
Sujet : roman arthurien, légendes arthuriennes, Monty Python, Kaamelott. monde médiéval, médiévalisme, podcast Période : Moyen Âge central, modernité Média : vidéo-conférence, livres. Titre : le roi Arthur, un mythe contemporain Conférencier : Justine Breton, William Blanc Lieu : Mediathèque BnF (mars 2020)
Bonjour à tous,
n mars dernier, dans le cadre de son cycle/exposition sur la Fantasy, la BnF recevait Justine Breton et William Blanc pour une conférence sur le thème du mythe arthurien pris sous l’angle de ses versions modernes. Après être rapidement passé sur les sources anciennes de la célèbre légende (des premières traces de Nennius à Geoffroy de Monmouth, Wace et Chrétien de Troyes en allant jusqu’à Thomas Malory et Le Morte d’Arthur), les deux historiens allaient se concentrer sur des déclinaisons plus récentes du roman arthurien et aussi plus connues du grand public : écrits et romans contemporains, films de cinéma ou d’animation américains de la deuxième moitié du XXe siècle, pour aller jusqu’au Sacré Graal des Monty Python , à l‘Excalibur de John Boorman ou à la série TV Kaamelottsignée Alexandre Astier.
L’histoire au secours de la modernité
et de son interprétation
Pour ceux qui ne les connaissent pas encore William Blanc et Justine Breton, font partie d’un courant d’historiens qui se sont fait une spécialité de l’étude des manifestions de l’Histoire au sein de notre modernité : revisites modernes des mythes ou récits médiévaux ou historiques, racines historiques cachées sous certains mythes modernes, instrumentalisation des mythes anciens par le monde moderne, médiévalisme, Moyen Âge reconstruit et médiéval-fantasy, etc… Autant de questions qui, vous le savez, sont aussi au cœur de notre questionnement.
Références et lectures pour prolonger la conférence
Les deux conférenciers l’affirmeront plusieurs fois eux-mêmes dans cette intervention : qui veut étudier le roman arthurien dans ses grandes longueurs trouvera largement matière à s’y noyer. Pour les suivre dans leurs raisonnements, ils nous ont toutefois laissé, tous deux, des ouvrages permettant de faire un peu mieux le tri entre toutes ces notions : fantasy et histoire, mythes modernes et mythes anciens, instrumentalisation des thèmes historiques par l’idéologie moderne, échafaudages conceptuels entremêlées, reconstructions complexes,… Voici donc quelques livres pour creuser tous ces passionnants sujets en leur compagnie.
On se souvient de l’ouvrage collectif Kaamelott un livre d’Histoire (avril 2018) sous la direction de Florian Besson et Justine Breton dont nous vous avions déjà parlé ici. Il reste tout à fait d’actualité pour prolonger le plaisir de cette conférence. De son côté, sur les légendes arthuriennes, William blanc a également publié en 2016 l’ouvrage Le roi Arthur, un mythe contemporain : de Chrétien de Troyes à Kaamelott en passant par les Monty Python. Plus récemment, il s’est aussi distingué par ses analyses sur les origines du mythe moderne des super héros américains (Super-héros, une histoire politique, 2018) ou encore sur son approche originale de l’histoire de la fantasy (Winter is coming : une brève histoire politique de la fantasy, 2019). Vous trouverez ci-dessous des liens directs vers toutes ces publications.