
Auteur : Clément Marot (1496-1544)
Période : moyen-âge tardif, début de la renaissance
Titre : épigramme.
Bonjour à tous,

« Frère Thibault, sejourné gros et gras,
Tirait de nuit une garce en chemise
Par le treillis de sa chambre: où le bras
Elle passa, puis la tête y a mise,
puis tout le sein, mais elle fut bien prise,
Car son fessier y passer ne peut onc:
“Par la morbieu, ce dit le moine adonc,
Il ne m’en chaut de bras, tétin ne tête;
Passez le cul, ou vous retirez donc,
Je ne saurois sans lui te faire fête.”
Clément Marot (1496-1544)
Chasteté et célibat des religieux,
le premier concile du Latran


L’interdiction formelle du mariage ou du concubinage pour les prêtres, par l’église catholique romaine, au premier Concile œcuménique du Latran de 1123 fit suite, en réalité, à des siècles de débat sur la question mais, cette fois-ci, le don se durcit. On menaça d’annulation les mariages existants et on élargit même la mesure de célibat aux clercs. Sur ces points, l’église catholique romaine et l’église d’Orient furent longtemps en désaccord et cette position prise par Rome, fut même à l’origine d’un forme de schisme. Ces règles prônées par l’église catholique se sont posées, toutefois, comme un point de discipline propre à cette dernière et n’ont pas été érigées en dogme; outre une forme de mimétique christique, les questions du célibat comme de la chasteté sont d’ailleurs encore présentées de nos jours comme le signe, pour ceux qui ont décidé de rentrer dans les ordres, d’un engagement et d’un dévouement total envers Dieu comme envers l’église. 
Pour autant, qu’il s’agisse de chasteté comme de célibat, une fois le concile diffusé sur le sol de l’Europe chrétienne, il ne fut pas simple de le faire appliquer aux prêtres et sans doute encore moins aux clercs. De fait, si les moines ou les religieux volages émaillent de leurs facéties grivoises le moyen-âge comme les siècles suivants, le fait correspond indéniablement à une réalité et pour longtemps encore, l’humour populaire comme un certain anticléricalisme en feront largement leurs choux gras, comme le faisait alors Clément Marot dans cette épigramme. (ci-dessus l’escapade amoureuse du jeune novice dans la version filmée du Nom de la Rose d’Umberto Eco par Jean Jacques Annaud)
Du côté de l’église, ce débat, censé avoir été tranché il y a plus de neuf siècles, est, du reste, demeuré ouvert jusqu’à nos jours.
En vous souhaitant une belle journée!
Fred
Pour moyenagpassion.com
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Sujet : musique ancienne et médiévale, musiques et cultures méditerranéennes, oud. viole de gambe
isser un dialogue entre les musiques anciennes et médiévales de l’Espagne chrétienne, juive et musulmane, de l’Italie, du Maroc, de Perse, d’Afghanistan, ou encore de l’empire ottoman, telle était l’ambition de
Hespèrion XXI dans un album de 2006, ayant pour titre Orient-Occident et dont nous vous proposons aujourd’hui d’écouter une pièce.
infinies du savoir et de la culture: la médecine d’
ouir le bonheur de peur qu’il se sauve ou le cueillir pour ce qu’il est? Tel est « le » question comme dirait un de mes amis anglais.
figurer Marot et qui est, d’ailleurs elle-aussi, un portrait présumé. On la doit à Corneille de la Haye (1500-1575), peintre franco-hollandais contemporain de Marot, rebaptisé, quelques siècles après sa mort, Corneille de Lyon.
Sujet : poésie médiévale, morale, satirique, politique et réaliste, ballade, vieux français
ncore une fois, la morale, quand elle est bonne, est un peu comme un vin de garde, elle ne vieillit pas ou, si elle le fait, elle le fait bien. Je vous laisse donc déguster à nouveau ces mots écrits, il y a plus de six siècles, par un des auteurs et poètes les plus prolifiques du monde médiéval et, notamment, du XIVe siècle: le grand Eustache Deschamps. Peut-être les trouverez-vous, comme nous, d’une grande modernité ou en tout cas d’une brûlante actualité? Sur certains aspects, les temps changent-ils
vraiment? La question reste ouverte.