Archives par mot-clé : conte

Roman « Frères devant Dieu ou la Tentation de l’alchimiste » un très beau retour de lecture

roman_freres-devant-dieu_medecin_alchimie_medieval_moyen-age_chretienSujet  : roman, livre, aventure médiévale,  médecine médiévale, alchimie, Moyen-âge chrétien, science médiévale, savant, conte.
Période  : Moyen-âge central, XIIIe siècle
Auteur  : Frédéric EFFE
Titre :  Frères devant Dieu ou la Tentation de l’alchimiste,  éditions Librinova, 2019

Bonjour à tous,

C_lettrine_moyen_age_passionhaque nouveau lecteur est un encouragement. Chaque nouveau retour est précieux. Celui-ci nous a particulièrement touché. Merci beaucoup Michelle et merci à tous ceux qui nous ont déjà fait confiance.


« J’ai terminé Frères devant Dieu et l’histoire m’a longtemps habitée. Dès le départ et tout au long du livre, j’ai été impressionnée par les descriptions si vivantes des lieux, les ambiances, la psychologie des personnages, les discussions, les idées qui s’opposaient, et la quantité de détails documentés sur le Moyen Âge. Au départ tout cela m’a rappelé — avec plaisir Le Nom de la Rose. Et puis l’intrigue a pris une tournure tout à fait originale.

En le terminant et encore maintenant, cette histoire qui se prête à différentes lectures possibles me semble très riche. Elles sont toutes très intéressantes par leur opposition entre la Raison et l’Irrationnel, la Science et la Magie, la Justice et l’Éthique, dans la recherche des questionnements d’autrefois tels qu’ils nous paraissent aujourd’hui — ainsi que ceux de notre propre temps.

Merci pour ce beau roman. »

Michelle Gales – Réalisatrice – A la recherche de Vaubeton


Notre roman Frères devant Dieu ou la Tentation de l’Alchimiste est toujours en promotion dans le cadre de notre opération spéciale « Le Moyen-Age à la plage ».  Merci d’avance à tous ceux qui en feront l’acquisition et mettront, ainsi, une touche de magie médiévale dans leur été.

Une très belle journée à tous.

Frédéric EFFE
Pour Moyenagepassion.com

A la découverte du Moyen-âge sous toutes ses formes

Le moyen-âge à la plage : Promotion spéciale sur notre roman

roman_freres-devant-dieu_medecin_alchimie_medieval_moyen-age_chretienSujet : roman, livre, aventure médiévale,  médecine médiévale, alchimie, Moyen-âge chrétien, science médiévale, savant, conte.
Période : Moyen-âge central, XIIIe siècle
Auteur : Frédéric EFFE
Titre : Frères devant Dieu ou la Tentation de l’alchimisteéditions Librinova, 2019

Bonjour à tous,

A_lettrine_moyen_age_passionvec l’arrivée des beaux jours, nous lançons une opération spéciale autour de notre roman « Frères devant Dieu ou la Tentation de l’Alchimiste ». Dans les semaines à venir, vous pourrez ainsi profiter de réductions dépassant les 40%. Cette offre, limitée dans le temps, devrait permettre à tout ceux d’entre vous qui n’en ont pas encore fait l’acquisition de pouvoir découvrir cet ouvrage aux meilleures conditions.

Offre Spéciale :  le Moyen-Âge à la plage

icone_epubFormat  Ebook, Epub  5,99 €  -> 3,99 €  (+40% réduction)
Dans toutes les grandes e-librairies :
Amazon  –  Librinova –  Cultura –  Decitre  –   Kobo –  Bayard –  Paris Librairies – Sciences po –   Forum du Livre –  La Buissonnière 

icone_livreFormat Broché 18,90 €  -> 14,90 €  (+20% réduction)
Pour le format papier, cette réduction exceptionnelle est disponible chez TheBookEdition au lien suivant.


Quelques retours de lecteurs

« Philosophie , médecine, religion, croyances et vie médiévale font de ce roman un agréable moment de lecture. le narrateur est soit omniscient, soit ce sont les personnages tour à tour et c’est ce qui permet d’impliquer le lecteur encore plus dans l’histoire. J’aime beaucoup les romans historiques et celui ci m’a beaucoup plu. »
Isabelle sur Netgalley.

« J’ai adoré ce roman. Très beau voyage dans ces temps reculés. Personnage vraiment attachant ce Geoffroy ! C’est une lecture que je conseille vivement ! »
Pascale Lainé  – Maquettes médiévales

« Je viens de terminer la lecture de « Frères devant Dieu ou la tentation de l’Alchimiste ». J’écris des scénarios et c’est en cherchant de nouvelles idées de sujets que j’ai découvert votre livre. Je voudrais vous adresser mes compliments. Votre roman m’a passionnée !!! « 
Marianne – Scénariste

« Le Moyen Age reste tout de même toujours dans mon cœur et m’accompagne dans mes quelques temps de loisirs grâce à la lecture d’un livre que j’aime beaucoup et qui aborde des sujets sensibles pour  Conscience Médiévale comme l’Alchimie et la médecine au Moyen Age. Une lecture prenante, facile et très agréable, je vous la recommande !  Merci à l’auteur de Moyen-âge Passion qui est aussi l’auteur de ce livre, pour ce bon moment de lecture ! »
Blog Conscience Médiévale

« Frédéric Effe, l’architecte du site @moyenagepassion, vient de publier un chouette roman racontant l’histoire de deux frères, un médecin et un troubadour, confrontés à une obscure affaire de sorcellerie dans une seigneurie du XIIIe siècle… Avec plein de vrai Moyen Âge dedans ! « 
Florian Besson – Historien-médiéviste, blog ActuelMoyenAge

« J’ai terminé Frères devant Dieu et l’histoire m’a longtemps habitée. Dès le départ et tout au long du livre, j’ai été impressionnée par les descriptions si vivantes des lieux, les ambiances, la psychologie des personnages, les discussions, les idées qui s’opposaient, et la quantité de détails documentés sur le Moyen Âge. Au départ tout cela m’a rappelé — avec plaisir Le Nom de la Rose. Et puis l’intrigue a pris une tournure tout à fait originale.  En le terminant et encore maintenant, cette histoire qui se prête à différentes lectures possibles me semble très riche. Elles sont toutes très intéressantes par leur opposition entre la Raison et l’Irrationnel, la Science et la Magie, la Justice et l’Éthique, dans la recherche des questionnements d’autrefois tels qu’ils nous paraissent aujourd’hui — ainsi que ceux de notre propre temps. Merci pour ce beau roman. »
Michelle Galles – Réalisatrice – A la Recherche de Vaubeton

 » Vous avez su nous immerger dans le Moyen Âge au travers de ce récit enlevé et fluide. Certains passages sont particulièrement éloquents. Parmi eux, ceux ayant trait aux réflexions métaphysiques, religieuses et philosophiques qui donnent à votre ouvrage les caractéristiques d’un «conte philosophique», doublé d’un roman d’aventure et historique. Il possède également un aspect théâtral qui fait penser, par certains côtés, à la tragédie antique. Cet aspect tragicomique n’est pas exempt de lyrisme avec des passages poétiques. « 
Karen – Redacnet


Une très belle journée à tous.

Frédéric EFFE
Pour moyenagepassion.com
A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.

Roman « Frères devant Dieu ou la Tentation de l’alchimiste » : vu sur Netgalley

roman_freres-devant-dieu_medecin_alchimie_medieval_moyen-age_chretienSujet : roman, aventure,  médecine médiévale, alchimie, monde chrétien, science médiévale.
Période : Moyen-âge central, XIIIe siècle
Auteur : Frédéric EFFE
Titre : Frères devant Dieu ou la Tentation…
Date de parution :  mars 2019



« Philosophie , médecine, religion, croyances et vie médiévale font de ce roman un agréable moment de lecture. Le narrateur est soit omniscient, soit ce sont les personnages tour à tour et c’est ce qui permet d’impliquer le lecteur encore plus dans l’histoire. J’aime beaucoup les romans historiques et celui ci m’a beaucoup plu. » 

Isabelle. Lectrice sur Netgalley.


Trouver ce roman en ligne –  Voir article détaillé à son sujet

Conte médiéval : l’exemple XVI du Comte de Lucanor de Don Juan Manuel

armoirie_castille_europe_medievale_espagne_moyen-ageSujet : auteur médiéval, conte moral, Espagne Médiévale, littérature médiévale, réalité nobiliaire, vassalisme, monde féodal, Europe médiévale.
Période  : Moyen-âge central ( XIVe siècle)
Auteur  :   Don Juan Manuel (1282-1348)
Ouvrage : Le comte Lucanor, traduit par Adolphe-Louis de Puibusque (1854)

Bonjour à tous,

E_lettrine_moyen_age_passionn explorant la littérature et les faits de l’Espagne médiévale, nous avions, il y a quelque temps, croisé la route de Don Juan Manuel de Castille et de Léon, prince de Villena et duc de Penafiel et d’Escalona, entre autres titres.

Après avoir été l’un des tuteurs du jeune roi Alphonse XI, les deux hommes avaient fini par s’affronter dans des luttes sans merci, pour finalement se réconcilier, longtemps après, face à l’avancée des armées maures et aux exigences de la Reconquista. Entre temps, une princesse, la fille de Don Juan Manuel avait été retenue en otage, plus de 10 ans, par la couronne, de perfides guet-apens et de sanglants assassinats avaient aussi eu lieu, qui pourraient faire penser à certaines scènes parmi les plus spectaculaires du trône de fer de GRR Martin. Et, au sortir, la vie et la destinée de ce puissant et noble seigneur espagnol du XIVe siècle semblent ne rien avoir à envier aux plus grands romans d’aventure (voir portrait et bio détaillé ici).  Aujourd’hui nous revenons donc à lui, à travers le plus célèbre de ses écrits : Le comte de Lucanor, précis d’éthique et de moral, considéré comme un ouvrage d’importance majeure pour la littérature espagnole médiévale.

Grands vassaux et seigneurs du moyen-âge,
entre tensions et luttes incessantes

Loin de l’image d’éternelles ripailles et de joyeuses agapes, de flamboyants tournois ou encore de grandes chasses en forêt, être noble et seigneur, dans le courant du Moyen-âge central, est loin d’être de tout repos, tout spécialement quand on se tient proche des couronnes et qu’on en est un grand vassal. S’il y eut, bien sûr, des périodes propices au relâchement, la vie des puissants du monde féodal demeure mouvementée. Sans même parler des départs pour la terre sainte qui ont ruiné un nombre non négligeable d’entre eux deco_medieval_espagne_moyen-agequand ils ne les ont pas simplement décimés, leurs devoirs envers leurs suzerains autant que leurs alliances, dans le contexte de guerres de territoire et de pouvoir incessantes, à quoi on ajoutera  encore l’ambition d’autres héritiers ou de provinces voisines, forment bien des raisons pour eux d’avoir à s’inquiéter.

Si on la connait généralement mieux dans le contexte de l’Histoire française, cette réalité est présente sur de nombreuses terres de l’Europe médiévale et la vie de Don Juan Manuel pourrait presque en sembler un archétype, pour ne pas dire une caricature : entre pressions royales sur ses possessions et titres, fausses promesses et complots, mais aussi, réalité des invasions maures sur le territoire espagnol, peu de répit lui fut laissé et on retrouve cet esprit, évoqué plus haut, de tensions fréquentes sinon permanentes, entre de nombreuses lignes du Comte de Lucanor : la confiance n’y est jamais acquise, bien au contraire, c’est presque toujours la réserve et la méfiance qui l’emportent et, dans ce climat « délétère », les trêves semblent toujours chargées de la menace de futurs offensives ou de futurs traîtrises : la défaite, la mort, le déshonneur planent. C’est encore le cas dans cet Exemple XVI qui nous occupe aujourd’hui. Bien qu’arrivé à un certain âge, le noble espagnol se questionne encore sur le bien fondé de se distraire un peu. Comme nous l’apprend Adolphe-Louis de Puibusque, dont nous suivons ici la traduction, Don Juan Manuel puise d’ailleurs son inspiration dans l’Histoire, en invoquant le personnage de Fernán González  (Ferdinand Gonzalez de Castille), puissant comte, seigneur et chevalier espagnol du Xe siècle, entré dans la légende. La réponse que fait ici ce dernier à son parent Nuños Lainez est, en effet, tirée de la Première Chronique générale d’Alphonse X de Castille (Primera crónica general – Estoria de Espana). La boucle est ainsi bouclée.

Au delà du spectre de la défaite ou de la déroute, la morale de ce conte porte son propos un peu plus loin, en opposant au renom, l’oisiveté, désignée ici comme un des plus grands ennemis du prince ou de celui qui veut laisser, à la postérité, quelque souvenir de son nom.


Le Conte Lucanor

Exemple XVI : de la réponse que le comte Fernan Gonzalez fit à Nuño Lainez, son Parent.

L_lettrine_moyen_age_passion_citatione comte Lucanor s’entretenait un jour avec Patronio, son  conseiller : «  Patronio, lui dit-il, vous savez que je ne suis plus très jeune et que j’ai eu beaucoup de soucis et de peines dans ma vie :  Eh bien ! je voudrais maintenant me donner du bon temps, chasser à loisir et me débarrasser enfin de tout le fardeau des affaires ; comme vous ne pouvez me conseiller que pour le mieux, dites-moi, je vous prie, ce que vous pensez de telle résolution. »

— Seigneur comte, répondit Patronio, puisque vous demandez un avis raisonnable, je voudrais qu’il vous plût d’apprendre ce que le comte Fernan Gonzalez dit un jour à Nuño Lainez.

— Volontiers, dit le comte.

Et Patronio poursuivit ainsi :

— Le comte Fernan Gonzalez, qui résidait à Burgos, avait eu fort à faire pour défendre ses domaines ; il arriva un moment de tranquillité qui lui permit de respirer un peu plus librement : alors Nuño Lainez, pensant que tout irait au mieux désormais l’engagea à se donner quelque répit et à ménager ses pauvres gens :  » Certes, lui répliqua le comte, personne ne désire plus que moi se donner congé et liesse, mais j’ai guerre avec les Mores, avec les Léonais, avec les Navarrais, et si je me croise les bras, mes ennemis ne manqueront pas d’en profiter pour fondre sur mes terres ; je sais que s’il me plait de chasser avec de bons faucons et de chevaucher sur de bonnes mules dans tout le pays d’Arlanza, j’en suis bien le maître ; mais il pourra m’arriver ce que dit le proverbe : L’homme mourut et sa renommée avec lui : tandis que si je n’ai le souci que d’échapper à l’oisiveté, de tout faire pour me défendre et de laisser bonne mémoire, on retournera le proverbe en disant : L’homme mourut, mais non sa renommée. Puisqu’un jour nous devons tous trépasser, bons ou mauvais, il ne conviendrait pas, ce me semble, de sacrifier à l’amour du plaisir des devoirs dont l’accomplissement peut faire vivre notre nom en ce monde longtemps après que nous n’y serons plus.

— Et vous, seigneur comte Lucanor, qui savez aussi qu’il vous faudra mourir, occupez-vous toujours de votre réputation, et n’immolez rien à l’amour du repos ou du plaisir, si vous tenez à ce que votre nom vous survive.

Le comte goûta beaucoup ce conseil, il le suivit et s’en trouva bien. Don Juan Manuel, estimant aussi que la leçon était utile à retenir, la fit écrire dans ce livre et composa deux vers qui disent ceci :

« Nos jours sont peu nombreux, qui veut être cité
Ne doit se reposer que dans l’éternité. »*

*On notera que bien que très réussis, les deux vers de fin, issus de la traduction de  A de Puibusque  sont très librement inspirés de l’original.

Version espagnole (ancien) original :

« Si por viçio et por folgura
la buena fama perdemos,
la vida muy poco dura,
denostados fincaremos. »

Si par vice ou par folie
Nous perdons notre renommée
La vie est de courte durée
Nous demeurerons injuriés (déshonorés).

Version espagnole moderne

« Si por descanso y placeres la buena fama perdemos,
al término de la vida deshonrados quedaremos. »

Si par paresse ou pour céder aux plaisirs, nous perdons notre renommée
A la fin de notre vie, nous resterons déshonorés.

En vous souhaitant une excellente journée.
Fred
pour moyenagepassion.com
A la découverte du Moyen-âge sous toutes ses formes