Sujet : châteaux moyen-âge, peinture, art pictural, inspiration médiéval, romantisme, Période : moyen-âge central et XIXe siècle Artiste : J Mallord William Turner (1775-1851) Titre : Alnwick Castle, Northumberland (1829) (ci-contre Turner auto portrait 1799 )
Bonjour à tous,
lus d’un siècle avant que le cinéma ne s’empare de son incomparable décor pour y réaliser un nombre considérable de films, dont une partie de la série des Harry Potter, le château anglais de Alnwick avait déjà inspiré le célèbre Joseph Mallord William Turner.
Si le peintre anglais a su sublimer l’art des paysages, les châteaux du moyen-âge et leur vestiges l’ont aussi inspiré à de nombreuses reprises. Il leur a consacré de nombreuses toiles, au long de sa carrière et, à la faveur de voyages en France, Turner a même eu l’occasion de peintre quelques unes de nos forteresses (Blois, Saint-Germain-en-Laye, …). La toile du jour date du début du XIXe siècle (1829). Parti d’Angleterre et d’Allemagne, le romantisme est désormais en marche jusqu’en France, notamment sous la plume d’Hugo (voir article). A l’image d’auteurs et artistes de ce mouvement qui lui sont contemporains, Turner revisite, à sa manière, les châteaux et monuments du moyen-âge comme pour en faire mieux resurgir la nature mystérieuse et grandiose.
La forteresse médiévale de Alnwick par William Turner
Le château de Alnwick
Sis dans le Northumberland, le château de Alnwick a connu ses premières mentions et heures de gloire dans le premier tiers du XIIe siècle. A la frontière anglo-écossaise, il a été au coeur des tensions entre les deux couronnes, avant d’être le témoin, jusqu’au XVe siècle, de luttes de pouvoir entre la couronne et ses puissants vassaux les Percy, comtes et ducs de Northumberland. De nos jours, il est toujours la propriété et la résidence des ducs de Northumberland.
En vous souhaitant une bonne journée.
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes
Sujet : fêtes, festivités médiévales, Jeanne d’Arc, guerre de cent ans, commémoration historique, histoire vivante, défilé, marché médiéval, patrimoine culturel immatériel. Période : moyen-âge tardif, XVe siècle Lieu : Orléans, Loiret, Centre-Val de Loire Evénement : 590e fêtes Johanniques d’Orleans Dates : du 29 avril au 8 mai 2019
Bonjour à tous,
ébutées depuis hier déjà, les traditionnelles fêtes johanniques sont de retour à Orléans, cette semaine. Jusqu’au 8 mai, elles célébreront le reprise de la ville des mains des angloys par la jeune et légendaire guerrière du Moyen-âge tardif : de son entrée dans la cité, jusqu’à la remise de l’étendard, en passant par un office religieux solennel à la cathédrale Sainte Croix, l’événement se clôturera avec les hommages officiels et un grand défilé.
C’est la 590e fois que ces réjouissances, qui comptent parmi les plus anciennes fêtes commémoratives de France, se tiendront à Orléans. Depuis près de six siècles, leur succès ne s’est pas tari et, ces dernières années, elles ont attiré, en moyenne et à chaque nouvelle édition, près de 100 000 personnes, Depuis 2018, les fêtes johanniques d’Orléans ont même été ajoutées à l’inventaire du Patrimoine culturel immatériel de France.
Cette édition 2019 mettra particulièrement à l’honneur la fraternité, en associant à la fête les villes jumelées avec la cité d’Orléans. Le thème fait sens puisque l’histoire de l’héroïne médiévale a largement débordé les terres de France pour être connue dans le monde entier. Côté temps fort, en plus de la mise en scène de l’épopée orléanaise de Jeanne d’Arc dans les rues de la cité, on retrouvera sur place et à l’habitude de nombreuses animations, parades et réjouissances d’inspiration médiévale, mais aussi des concerts (classiques ou plus électro) et encore un grand spectacle son et lumière projeté sur les murs de la cathédrale (le 7 mai).
Jeanne d’Arc victorieuse des Anglais entre à Orléans, Jean-Jacques Scherrer, 1887
Comme chaque année, depuis sa première apparition sur le site, il y a plus de cent ans, en 1912, le vaste marché médiéval sera à nouveau installé, au Campo Santo, près de la cathédrale. A l’occasion de cette édition, il ouvrira ses portes du samedi 4 jusqu’au 8 mai. Plus de 100 exposants s’y tiendront et en plus des échoppes, on pourra y croiser, danse, musique, farces et scénettes, ou encore jeux d’époque variés. Des tavernes seront aussi à la disposition des visiteurs affamés ou assoiffés.
Du coté des animations toujours, le samedi, un grand campement composé de plusieurs compagnies médiévales sera également planté sur le site de La Clairière. Il proposera, lui aussi, son lot de divertissements aux couleurs du Moyen-âge : ateliers d’époque, danses, musiques et démonstrations de combats et d’escrime ancienne, etc…
Compagnies médiévales présentes (marché et campement)
La Mesnie des Leus du Val de Loyre – Cléry, son Histoire en Lumière – La Compagnie des Hauts Coeurs – Les Chardons d’Orléans – Bella Travée – Gueules de Loup – Sembadelle – Corazon – La ferme du Chaineau – Médiémômes. Vol en Scène – Compagnies les Pies
Pour le détail des autres spectacles et concerts prévus à l’occasion de ces fêtes johanniques d’Orléans, nous vous laissons consulter le programme détaillé aux liens suivants.
Sujet : histoire médiévale, historien, médiéviste, moyen-âge, définition, vidéo-conférence, nouvelle Histoire Période : moyen-âge Auteur : Jacques le Goff entouré de Jean-Claude Schmitt, Robert Philippe, Emmanuel Le Roy Ladurie, Pierre Nora. Titre :« Pour un autre moyen-âge : un entretien avec Jacques le Goff », conférence produite par Marc Ferro en 1992 (EHESS) (canal-U.tv)
Bonjour à tous,
ous avons souvent eu l’occasion de parler, ici, de l’historien médiéviste Jacques le Goff, en partageant notamment quelques extraits de ses entretiens ou même quelques-unes de ses citations. Avec son « autre moyen-âge », il a proposé de déplacer, et même d’étirer, les lignes chronologiques de cette période mais, dans la veine de l’Ecole des Annales et avec l’apport de sciences humaines connexes à l’Histoire, il s’est aussi évertué à restituer les formes vivantes du monde médiéval et ses mentalités.
« (…) Ce que je veux appeler notre moyen-âge c’est un moyen-âge très concret. Et ça je tiens à le dire par rapport au moyen-âge insipide que l’on présentait à ce moment là, j’ai vraiment eu l’envie de proposer un moyen-âge qui était fait de sang, de chair, autant que d’esprit, et en plus si possible, un moyen-âge qui ne serait pas ennuyeux. Le moyen-âge qu’on nous proposait était mortellement ennuyeux. L’Histoire est une chose passionnante et on doit passionner les gens à l’Histoire en leur montrant que ce n’est pas du tout un discours embêtant. Et j’ai éprouvé très vite le besoin d’aller chercher, en dehors de ce que l’on appelait les sciences auxiliaires de l’Histoire traditionnelle. » Jacques Le Goff– Citations – Extrait entretien EHESS – 1992
Dans cette conférence de 1992, il revenait sur son parcours intellectuel, ses influences, ses maîtres en Histoire, tout en donnant quelques clés sur sa vision si particulière du Moyen-âge et sur son approche méthodologique de la « Nouvelle Histoire ». Au passage, avec la présence autour de la table de Emmanuel Leroy Ladurie, il revenait également sur leur collaboration mutuelle autour de Mélusine dont nous avions déjà touché un mot ici (voir article à ce sujet).
Sujets abordés
– Le long Moyen-Âge (04:37) – De l’histoire à l’anthropologie historique (34:44) – Histoire nouvelle et nouvelle histoire (50:24) – De l’imaginaire au politique (1:11:12)
Si vous aviez quelques difficultés pour visualiser cette vidéo-conférence, nous vous conseillons de cliquer sur la roue dentée dans la barre de contrôle du Player et d’en réduire le débit. Cela n’affectera pas la qualité du son mais vous permettra d’en avoir une lecture bien plus fluide.
En vous souhaitant une belle journée.
Fred
Pour moyenagepassion.com A la découverte du moyen-âge sous toutes ses formes
Sujet : poésie, épigramme, amour courtois, renouveau, printemps. Période : fin du moyen-âge, renaissance Auteur : Clément MAROT(1496-1544) Titre : « Du moys de May et d’Anne » Ouvrage : œuvres complètes de Clément MAROT, par Pierre Jannet, Tome 3 (1870)
Bonjour à tous,
vec l’arrivée du mois de mai, nous poussons nos pas jusqu’au XVIe siècle, à la rencontre de Clément Marot et de son style poétique incomparable qui, sans l’y réduire, brille tout particulièrement dans les pièces courtes et leur chute.
Nous sommes rendus au siècle de transition qui, de manière conventionnelle pour bien des d’historiens, vit s’éteindre le moyen-âge pour laisser place à la renaissance. Pourtant, on ne gomme pas si facilement 1000 ans d’histoire ; le monde médiéval et son esprit auront encore de beaux restes et de beaux jours devant eux. Entre autre thème, l’amour courtois, né dans son berceau, continuera, pour longtemps, d’inspirer l’expression amoureuse littéraire et nombre d’exercices poétiques. Avec son talent habituel, le poète de Cahors s’y adonne dans cet épigramme. Au renouveau printanier (référence clairement médiévale et courtoise), il engage un dialogue avec le mois de mai et ses floraisons pour louer la dame de son cœur, en lui faisant le plus beau des compliments.
Du moys de May et d’Anne
May, qui portoit robe reverdissante, De fleur semée, un jour se meit en place, Et quand m’amye il veit tant fleurissante, De grand despit rougit sa verte face, En me disant : « Tu cuydes qu’elle efface, A mon advis, les fleurs qui de moy yssent (1); » Je luy respons : « Toutes tes fleurs perissent Incontinent (2) qu’yver les vient toucher; Mais en tous temps de ma Dame fleurissent Les grans vertus, que Mort ne peult secher.
(1) sortent, surgissent (2) Aussitôt, dès l’instant que
Une belle journée.
Fred
Pour Moyenagepassion.com A la découverte du monde médiéval sous toutes ses formes.